Un festival de musique peut il être moteur de l'économie locale?

De Movilab.org

Problématique

Notre problématique est la suivante:

Un festival éco-conçu peut-il être à la fois rentable et vecteur de développement économique et social du territoire?


Choix de la problématique

Intéressés par le secteur des festivals de musique pour la mise en exergue de leurs actions de performance durable, nous avons tenté de développer les thèmes principaux abordables qui découlaient de ce sujet. Il en résulte le graphe suivant.

Résultat du brainstorming de groupe


Nos préférences se sont alors portées sur l'aspect de développement de l'économie locale, car ce thème assez complet englobe des notions de microéconomie, management, tout en les reliants directement au problème de performance durable.
En effet, outre l'environnement, les logiques et choix stratégiques d'organisation d'un festival peuvent être capitaux pour l'économie locale et sa pérennité.
C'est ce que nous allons tenter d'analyser lors de notre reportage.

Notre dossier de production

"La performance durable inclut la performance économique. Donc par redondance, économique et durable." - Christophe Sempels

Notre reportage

Nous tenons à remercier chaleureusement Sébastien Hamard, Francesco, Nathalie, Jean-Michel, Label Note et le Festival Les Nuits Carrées d'Antibes.

Notre article journalistique sur la problématique

Un festival éco-conçu peut-il être à la fois rentable et vecteur de développement économique et social du territoire ?

Depuis la fin des années 60, forcé de constater le pouvoir dévastateur de l’activité humaine sur la santé publique mais surtout sur l’environnement et la nature, l’on assiste à une véritable prise de conscience mondiale de l’opinion publique ainsi qu’au fondement de la notion de développement durable. [1] [2]
Dans le monde mondialisé d’aujourd’hui, les entreprises ainsi que tout acteur de développement (économique, social, politique ou culturel), prennent de plus en plus le rôle de modèles et se doivent de se montrer responsables dans leurs activités, vis-à-vis de la société et de l’environnement.
Ainsi se développe une conscience d’éco-responsabilité (presque) mondialement respectée, qui tendrait à devenir une norme.

Tout en prenant l’exemple de festivals musicaux, supposés polluants et gaspilleurs de ressources naturelles et énergétiques, cette problématique cherche à démontrer que la conscience éco-responsable est effective d’une part, mais aussi que les acteurs de développement peuvent concilier leur soucis de rentabilité financière avec respect de l’environnement, tout en dynamisant l’activité économique et sociale locale plutôt que d’en jouer.

Comme le présente le reportage vidéo, un label “éco-conçu” a vu le jour depuis quelques années, aux critères stricts, complets et complexes. Il peut être applicable aux festivals qui sont réellement éco-responsables, plutôt qu’à ceux qui se prêtent au “jeu” de l’image et de la bonne conscience verte (“Green Washing”[3]) – il en va de même pour les entreprises. En effet, de nombreux leviers et choix organisationnels peuvent être mis en place à ces fins; dépendant surtout de la volonté du Festival à honnorer sa responsabilité auprès de la planète, de ses sponsors, et des festivaliers, mais aussi auprès de la population et des commerces locaux en tant que vecteur de développement économique, social et culturel. Pour le festival les Nuits Carrées d’Antibes[4], l’on peut notamment retenir l’exemple des toilettes sèches ou du parc lumineux pour leurs aspects écologiques et rentables, ainsi que le choix des partenariats avec les producteurs locaux typiques pour l’aspect de contribution au développement économique du territoire.

Ainsi, à l’échelle d’un festival de musique, il est possible de combiner développement durable avec rentabilité de l’activité, tout en étant vecteur de développement économique et social local.
Cependant, comme en conclut le journaliste ici, “ces initatives ne reflètent pas encore le paysage festivalier en France”, et il semble que ces engagements dépendent en premier lieu d’une forte volonté de l’entreprise. De même, des efforts seraient ainsi encore à faire à plus grande échelle, concernant le paysage des entreprises et peut-être que l’implication des Etats et d’Organisations Non-Gouvernementales pourraient accélerer le changement vers un monde aux perspectives éco-responsables durables.

J'ai trouvé votre sujet intéressant et original. C'est bien posé. Votre interview est intéressante. Vous parlez des deux aspects: environnement et développement local. Votre article est bon. Il n'appporte cependant pas forcément grand chose par rapport à la vidéo.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Lorsque nous avons assisté au premier amphi, nous avions tous une idée restreinte du développement durable. C'est vrai que tout le groupe pensait d'abord fortement à l'aspect environnemental.
Pourtant, après le brainstorming pour le choix du sujet, nous nous sommes rapidement rendu compte de l'étendue de l'application du développement durable et du lien étroit qu'il entretient avec le management aujourd'hui. Le long débat pour établir notre problématique nous a forcé à disséquer le thème de développement durable selon ses trois piliers (économique, social, écologique), voire quatre (culturel).
Comme nous l'avons montré sur cette page wiki, le thème de l’organisation d'un festival se prête parfaitement à ce sujet. Nous voulions une problématique qui mette en lumière la facette rentable d'intégration du développement durable à son management.

Si nous avions eu un cours classique, nous aurions possiblement appris cela... Mais sans être réellement partie prenante, et là est tout l'intérêt de cet apprentissage particulier. Rencontrer un professionnel nous a permis de vraiment mettre en relief ce que l'on avait vu dans pas mal de cours sur développement durable et rentabilité.

Mais la partie la plus intéressante et ce pourquoi le cours est réussi, à notre avis, est la part de travail réalisée. Si nous avions reçu un cours magistral et trois TD, nous aurions passé peut être 1 heure 30 pour préparer chaque TD et peut être 5 heures de révision du cours magistral. Soit au total moins d'une dizaine d'heures. Et ces heures, pas toujours joyeuses, auraient été occupées à se réciter le cours entre nous.

L'avantage d'avoir abordé le cours de cette manière est que nous avons travaillé 2 fois plus (sans compter les réunions hebdomadaires) sans que cela ait été redondant, parce que les tâches étaient diverses.

Aboutir à une video finale, fruit d'un travail de deux mois, nous a donné un sentiment d'appropriation de la matière et nous a rendu un peu fier. Etant donné l'engouement des gens à partager cet accomplissement sur des réseau sociaux, satisfaits de leur production, nous estimons que ce fut un plaisir partagé. Une expérience à renouveler.

Cette tâche particulière qui change des cours traditonnels fût très enrichissante pour l'ensemble du groupe. Malgré un début assez difficile au niveau de l'organisation, nous avons rapidement mis en commun nos différentes compétences afin de construire au mieux notre projet. Une fois la vidéo terminée et les retours des différents spectateurs, nous avons pu nous apercevoir de l'impact du travail réalisé.

Notes et références

  1. Les dates clés du Développement Durable sur le site de l' Assemblée Nationale, consulté le 23/11/2013.
  2. Module introductif "hommes, sociétés, institutions acteurs du développement durable" sur le site de UVED, consulté le 23/11/2013.
  3. Green Washing sur le site Wikipédia, consulté le 18/11/2013.
  4. Festival Les Nuits Carrées sur le site de Label Note, consulté le 23/11/2013.


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