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Causeries du Summ(ak)ercamp 2018

De Movilab.org

Cette page rassemble les notes des causeries du Summ(ak)ercamp 2018 à l’Atelier Z.

Planning

Une causerie par jour ! (pas plus) Inscrivez-vous par ordre chronologique.

Prises de notes

19 juillet : Mouvement Slow Food, avec Xavier Hamon

Auteur et licence de la photo à préciser.

Le mouvement est né en Italie à l'arrivée de la malbouffe dans le sud de Turin. Des individus se sont rassemblés autour de la préservation de la diversité alimentaire, agricole et donc de la biodiversité. C'est avant tout un réseau de "mangeurs" avant d'être un réseau de cultivateurs. La diversité du goût vient des paysans qui nous entoure, et l'uniformisation des produits alimentaires fait disparaître cette diversité. L'histoire des produits et tout ce qu'il se passe derrière est aussi un marqueur du mouvement.

Au croisement de la philosophie, de la sociologie, de l’agronomie (...) le mouvement compte 100 000 adhérents à l’échelle globale et son impact diffère selon les pays. Il est particulièrement connu en Afrique et en Amérique ; il est encore peu connu et organisé en rance. Le mouvement défend une alimentation bonne (gout), propre (à minima « bio ») et juste (social). NB : cette dimension sociale demeure difficile à appréhender (cf. prix des repas, rémunération des agriculteurs / cuisiniers / serveurs, etc.).

La France profite d’une image de ‘Pays de la Gastronomie’, sur la base de ses cuisiniers étoilés, des techniciens super connus qui demeurent rarement peu connectés à leur territoire Pour dépasser cette image distordue, l'Alliance des Cuisiniers a été créée en France dans la dynamique du mouvement Slow Food avec une cinquantaine de cuisiniers. La question du prix est notamment adressée. En effet, il est « facile » de faire un « bon » repas Slow Food pour 50 € mais du coup on est plus juste. Il faut donc requestionner d'autres coûts (la plonge, le service, le sommelier, etc.) et s'interroger sur ce qui peut progressivement être fait, avec la réinvention de l’expérience du restaurant en point de mire : l’enjeu de l’alimentation aujourd'hui n'est plus dans le restaurant mais dans ce qu'il y a autour pour s'imprégner des solutions et les diffuser.

Le métier de cuisinier est également fortement rediscuté avec une réflexion sur les portions, la diversité alimentaire, l'usage des pièces chères (notamment la viande). Les légumes sont les parents pauvres de la cuisine française - malgré des pionniers comme Michel Bras dans les années 1970 (voir) - et pourraient être le cœur de la construction de l'assiette qu'on assaisonne avec la viande, du poisson. Ça marche bien l'été, mais l'hiver il faut avoir une grande variété de légumes et donc retrouver les semences anciennes qui permettent de jouer avec les goûts différents. Cela nous ramène à l'échelle du territoire où il faut partir de la graine et des variétés anciennes qui peuvent être produites localement. Au-delà de ces questionnements, la finalité de l'Alliance est d'enclencher une dynamique de territoire avec un impact économique fort et de permettre aux nouvelles générations de se projeter. Cela passe par un établissement foncier pour réimplanter des graines, intégrer des lieux et leur donner une nouvelle dynamique. Mais également d'outils politiques et pédagogiques qui puissent supporter un passage à l'échelle et instaurer des rapports de force avec le système actuel.

Organisé autour d’une éthique engagée, les 50 adhérents de l'Alliance s'organisent pour essaimer (publication d’un manifeste, pose de panneaux explicatifs dans les restaurants). Dans cette optique, Xavier Hamon a eu l’occasion d’exprimer (dans Ouest France) avec une tribune intitulée "Bien manger est un droit inaliénable".

La cuisine Slow Food / Low Tech de l'Atelier Z se destine à être une expérimentation non standard, qui ne répond à un appel à projet (car le livrable n'est pas connu). Ce projet ne peut bénéficier des fonds de recherche classiques car il n'est pas « High Tech", ni dans un lieu reconnu et croise des savoirs et des intuitions de long terme !

Voir aussi : L’agriculture libre - Les outils agricoles à l’épreuve de l’open source.

25 juillet : Transition(s) énergétique(s), avec Consometers & DAISEE

Photo prise par Nicolas Loubet (CC-BY-SA 4.0)
Ressources

Collectif Consometers

Ruby (ALOEN), Ronan & Grégory (BeMyHomeSmart) et Jaxom (BreizhEntropy) sont engagés depuis quelques mois dans le Collectif des Consometers, une initiative de transition par et pour les citoyens qui s’inscrit dans la continuité des missions de service public d’ALOEN, l'agence locale de l’énergie Bretagne Sud (basée à Lorient).

ALOEN a travaillé ces quatre dernières années sur le projet SOLENN autour de 4 objectifs : (1) la maîtrise de la demande en énergie, (2) la sécurité du réseau électrique, (3) la maîtrise de la donnée (et sécurité) (4) la politique énergétique territorial. Plusieurs stratégies d'animation (pour les citoyens) ont été analysées par des sociologues et différents types d'affichage des consommations ont été testé et analysés par des ergonomes (voir). Cette année (2018), le projet touche à sa fin et ALOEN avance vers d'autres projets (comme SEN 1 dans SMILE). Dans le cadre du projet SOLENN, l’agenda locale a été contactée par un particulier - Gregory Ellouet - ayant conçu son propre logiciel d'affichage des consommations d'électricité (BeMyHomeSmart). Le Collectif des Consometers fédère une communauté de personnes (issus du monde associatif, du logiciel libre et de la transition écologique) qui souhaitent amener ce projet plus loin (sur le modèle de ce qui a été expérimenté par Citoyens Capteurs).

NB : BeMyHomeSmart (client et serveur) est mis librement à disposition via un dépôt . Le matériel pour faire les mesures coute environ 70€. L'idée est de permettre de créer des serveurs locaux, les associations locales étant invitées à soutenir l’hébergement les données. L’animation et la gouvernance est à penser avec les collectivités. A terme, l’ambition est de pouvoir mesurer les consommations de toutes les flux (eau, gaz, chaleur...). Une concordance pourrait être possible avec le projet breton SMILE.

Par ailleurs, sur l'impulsion de Pierre Crepeau (de la Mairie de Lorient), ELOEN est engagé dans le projet EMPOWER dédié au partage des connaissances sur le « monitoring » de bâtiment. Pour ce projet, la ville de Lorient a développé (avec Gauthier de l’entreprise LIBERASYS) un logiciel libre d'affichage des productions électriques de panneaux solaires (un des grands enseignements du projet SOLENN étant que l’usage de solutions logicielles propriétaires bloque les démarches de transition !!).

La « mise à l’échelle » est pensée au travers d’une « Fédération » (dans le même esprit que le réseau social Mastodon). L’ambition à long terme est de permettre aux particuliers d’utiliser une diversité d'applications (en lien avec la mesure de la consommation d'électricité) et que ces applications puissent communiquer entre elles. Un projet de charte est envisagé pour encadrer les utilisations de la donnée (vente, retraitement, etc). Cela vise notamment à rassurer les élus sur les échanges de données.

Egalement mentionné dans la présentation : le collectif "Les lucioles de la ria d'Etel" (30 familles bretonnes réunies autour de la transition écologique qui ont commencé par comparer leur consommation énergétique via un simple tableur partagé) ; un projet solaire - financée par la SCIC Luciole Energie - a vu le jour sur la base de ce collectif de famille. Par ailleurs, sur Rennes, un projet de toiture solaire - financé par le budget collaboratif - permet de croiser les communautés du logiciel libre et de la transition*

Programme DAISEE

DAISEE a plusieurs points d’entrée : échanges d’énergie en circuit court, autoconsommation d’électricité, recherche citoyenne autour des données énergétiques... Il s’agit d’un programme de recherche (non standard), co-produit par la MYNE (laboratoire citoyen) et Cellabz (studio de recherche) sur les systèmes de transition énergétique.

DAISEE ne s'est pas construit par rapport à un appel à projet avec des livrables prédéfinis et DAISEE n’a pas de statut juridique au sens formel. Le programme réunit des individus, des collectifs, des associations, des laboratoires , des fablabs, des entreprises, etc. autour de l’objectif (fondamental) de co-produire des connaissances ouvertes. Il a été initié à la MYNE en 2016, sur la base de l’expérimentation du protocole blockchain Ethereum - alors émergent - dans le contexte de la transition énergétique.

L’ambition de long terme est d'expérimenter en conditions réelles des systèmes décentralisés et distribués de l’énergie en agissant sur les règles de gouvernance au prisme (notamment) des algorithmes. Les expérimentations sur lesquelles DAISEE agit visent à questionner les aspects statutaires afférents à l’énergie (L'énergie peut être considérée comme un bien commun ? Une marchandise ?) L'expérimentation terrain permet d'interroger les milles-feuilles législatifs qui bordent les usages énergétiques.

Différents prototypes ont permis de tester l'usage d'une version du protocole Ethereum en mode laboratoire pour démontrer la faisabilité d'échange pair-à-pair l'électricité (sur la base de courbes de consommation et production simulées) de manière complètement autonome [Note: le détail de ces prototypes peuvent se retrouver sur le site du HackadayPrize ou sur le GitHub de DAISEE - pour celles et ceux qui le souhaitent nous vous invitons à réitérer l'expérience chez vous en suivant ce tutoriel].

Le protocole blockchain Ethereum utilisé (à l’époque) s'est révélé limitant, aussi bien sur le plan technique que du point de vue de l'élaboration des règles de gouvernance [Note: pour information, nous étions à l'époque parmi les premiers à disposer de nœuds Ethereum porteurs d'informations énergétiques en capacité d'utiliser la donnée pour effectuer des transactions de manière autonome via l'appel à un "smart contrat", i.e. un algorithme d'automatisation de règles prédéfinies dont la valeur contractuelle et juridique est sujet à controverse]. Cela étant, cela a confirmé l’intérêt scientifique d’investiguer la notion de communs dans un contexte de transition énergétique.

La rencontre avec Prats De Mollo a fait évoluer l’approche (du technique vers le systémique) en partant des réelles possibilités de transition et d’autonomie énergétiques (très relatif aux territoires et aux collectifs qui les portent). À Prats, on parle d'un mix énergétique avec toutes les formes d'énergie du territoire. L'enjeu posé a clairement été économique et pas du tout environnemental, avec notamment les dépenses supportées par la commune en terme de transport de l'énergie imposés par ENEDIS. L'envie n'est pas d'être indépendant mais d'être souverain dans la gestion des budgets alloués à l'énergie, et donc d'être propriétaire des moyens de suivi et de production. Une petite commune comme Prats (1000 habitants) a un petit budget et le poste énergétique en régie permet d'agir directement sur le réseau, sans "soucis" réglementaires.

Pour engager sa transition, la ville - sur impulsion de la régie électrique municipale - a lancé en 2018 une Société d'Economie Mixte (SEM) pour soutenir le développement de filières de production locale d’énergie (photovoltaïque, hydraulique, méthanisation, etc.) et accompagner la transformation progressive du mode de gouvernance. En particulier, les chercheurs engagés dans DAISEE investissent les enjeux relatifs aux données énergétiques. En l’état actuel, cela se traduit par une étude (en cours) des usages des compteurs communicants. En ligne de mire, il s’agit de démontrer que la maitrise de l’information énergétique est aussi cruciale que la propriété des réseaux.

Discussion avec les présent.e.s

  • Il faut passer beaucoup de temps sur le terrain pour aboutir aux questions les plus pertinentes. Il a fallu plus d’un an pour se situer sur le territoire de Prats-de-Mollo.
  • L’articulation des temps entre les différentes infrastructures est complexe (ex: la carte Raspberry Pi et le compteur mécanique ont des longévités très différentes...).
  • Il n'y a pas de solutions mais des contextes de recherche-action qui demandent à être adressés. Les points communs sont les vulnérabilités, souvent esquivés.
  • Peut-on élargir le protocole utilisé à Prats à d'autres territoires ? A priori oui, sur les questions relative à la donnée. D’autres terrains se révèlent progressivement.
  • Comment traduire des actions comme menées à Prats en direction des élus ? du grand public ? C’est une question encore ouverte. A investiguer avec ALOEN ?!
  • Les territoires ont des "gisements" multiples d’énergie. DAISEE permet d’approfondir la pratique de diagnostic (au contact de David Gener, de la régie de Prats de Mollo).

26 Juillet : Tiers-Lieux de ville moyenne, avec Clément Marinos

Photo prise par Nicolas Loubet (CC-BY-SA 4.0)

Contributeur.trices

  • Manu
  • Rieul
  • Nicolas

Présent.e.s

  • Manu (P.Q) : Explore (montage du FabLab), acteur de Bretagne Transition
  • Claude : élu à la communauté d'agglomération. Intérêt pour BT & Atelier Z
  • Jaxom : habite Rennes, engagé dans les dynamiques FabLabs, communs
  • Rieul : contributeur de la La MYNE (Tiers-Lieux) et DAISEE. Basé à Lyon.  
  • Anton : Mobilab Songo (Tiers-Lieux mobile.) Autonomie, communs, pratiques.  
  • Julien : Tiers-Lieux et démarches contributives . InnoRov (fédération d’énergie)
  • Sebastien : Mainstenant, Communjeu (dispositifs ludiques sur les communs)
  • Domitie : amie de Blanche. Avec Titouan (8 semaines). Agriculture et alimentation.  
  • Erwan : Concarneau. Kairos. Travaille avec Cedric sur la construction du bateau.  
  • Cédric : hôte de Atelier Z (TL). Co-initiateur de l’association Bretagne Transition
  • Ruby : chargée de mission d’ALOEN à Lorient. Curieuse des dynamiques TL.
  • Yves : Fablab de l’Université de Brest. Projet FabCity. Connexion urbain et rural.  
  • Nicolas : intérêt : mettre en perspective le chemin de (dé)construction des TL.  
  • Clément : chercheur à Vannes. Etude des Tiers-Lieux (villes petites et moyennes).  
  • Vincent: entrepreneuriat Université de Nantes. Anc. à Montreal (Esplanade Montréal).  
  • Thibault : service civique à BretagneTransition. En découverte de Atelier Z.  
  • François : président de ConkarLab (FabLab de Concarneau, avec Explore).
  • Manu (L) : maker-physicien de l’énergie. La MYNE, Open Source Ecologie (France).  
  • Anne : nouvelle Concarnoise. Travaille avec Yves sur le FabLab et la FabCity de Brest  
  • Marion : basée à Concarneau. Sur la pépinière Explore. Indépendante facilitatrice.

Introduction

Deux questions en fil rouge : (1) Comment les TL se développent dans le contexte de l'étude ? (2) Pourquoi la focalisation sur les petites et moyennes villes ?

Contexte

Présentation de Clément de ses travaux recherche sur les tiers-lieux. Il a fait une thèse sur les réseaux de dirigeants d'entreprises, après une formation d'économie et de l'aménagement de l'espace. Une des questions posées dans le cadre des recherches : la Métropole (espace de réseau économique) est plébiscitée dans le cadre du développement d'activités économiques et de lieux de collaboration du fait d'une plus grande densité de réseau notamment. Qu’en est-il des autres territoires ?

L'étude s'est focalisée sur les petites et moyennes villes car les réseaux des grandes villes étaient déjà étudiés. Elle s’est focalisée sur le territoire de la Bretagne Sud au travers de rencontres (et d'un travail d'enquête) avec des dirigeants d'entreprise. Constat : le marché ne suffit pas au développement des activités ; le réseau familial, amical et professionnel a un rôle important dans le développement de l'entreprise. Les réseaux sociaux ont un rôle central dans les villes petites et moyennes au même titre que dans les grandes villes. Le parcours des dirigeants montre notamment que le réseau est clé pour le développement de l'entreprise. Ces travaux ont dérivés vers les nouvelles formes de mises en réseau des acteurs surtout sur un volet économique. Les gens qui viennent pour exercer ou développer un projet entrepreneurial.

Un ouvrage va paraître sur ce projet. Se pose la question de la définition du TL. Prend une définition par les représentations des personnes qui pratiques les TL.

Définition(s)

La définition du tiers-lieu fait l'objet de controverses (au delà du milieu universitaire). C'est un débat sans fin qui ne semble pas nécessairement pertinent. Selon Clément, une des caractéristiques des TL c'est leur capacité à évoluer et ne pas rentrer dans un cadre défini (voir ce dossier de l'Observatoire des Politiques Culturelles).

Selon Clément, le Tiers-Lieux vient de la notion de troisième lieu’ proposée par Ray Oldenburg (The Great Good Place) dans le contexte du développement des villes américaines dans les années 1980 (à savoir, des centres urbains dédiés à l'activité économique - le travail - et des centres résidentiels dédiés à l’hébergement... d'où l'émergence de dynamiques autour de troisièmes lieux qui ne sont ni strictement dédiés au travail, ni à l’habitat mais se situent la jonction des deux). Clément préfère la notion de « fabrique à tisser du lien social » pour designer le le tiers-lieu. A ce titre, le tiers-lieu stimule les collaborations et les interactions. C’est un lieu où l'on partage des ressources (matérielles, intellectuelles, culturelles, de réseau), les ressources permettant de générer des idées nouvelles, des "innovations" au sens très large du terme.

Note de @Rieul: des travaux plus récents, sur des périodes longues, ont été mis en oeuvre et permettent de dépasser la réduction du tiers-lieu au "troisième lieu » d’Oldenburg ; voir la base de connaissance MOVILAB ainsi que les travaux d'Antoine Burret et le corpus qui s'est construit autour des travaux effectués et valorisés dans le cadre de l'Expérience Tiers-Lieux Fork The World (Biennale de Design de St Etienne en 2017) dont un condensé peut être retrouvé sur le site forktheworld.eu.

Réflexions complémentaires :

  • Le lieu a une importance, mais elle est toujours relative par rapport au tiers.  
  • Les statuts ne définissent peu les construction des dynamiques tiers-lieux.
  • La proximité joue un rôle important. L’enracinement est lui aussi important.
  • Ces lieux sont (souvent) dédiés à l'engagement autour du travail collaboratif.

Les espaces

Les tiers-lieux se développent avec l’essor du travail indépendant, l'externalisation des fonctions de l'entreprise, le développement de l’accès à internet... Ce sont des lieux avec des échanges autres que marchands (cf. rencontres...) avec des dynamiques d'harmonisation des définitions entre disciplines différentes au sein du même projet.

La typologie des tiers-lieux étudiés s'est resserrée autour du la notion d'"espaces collaboratifs de travail" du fait de la géométrie de l'étude menée. Clément mentionne que "Si on exclut les espaces de travail collaboratif il ne reste pas beaucoup de lieu qui sont dédiés à la collaboration" "dans le cadre des lieux qui se positionne comme tel".

Note de @Rieul : ce résultat constitue selon moi une hypothèse forte pour de futurs travaux. Il me semble par ailleurs que c'est une forte réduction du réel basée sur 1/ une interprétation de ce qui est entendu par « espaces" 2/ une interprétation de ce qui est entendu par "collaboratifs" 3/ une interprétation de ce qui est entendu par "travail".

Les fondateurs

Méthodologie de récit de vie des fondateurs. Cela permet la représentation par la pratique des objets de recherche (tiers-lieux / espaces collaboratifs de recherche).

Retours :

  • Démarche en grande majorité 'bottom-up'
  • Faible portage public (par les collectivités)
  • Fondateur est souvent animateur du lieu
    • Syndrome psychologique "c'est mon bébé"
    • Mix entre vie privée et vie professionnelle
    • Ressources humaines simplement limitées
  • Basé sur un réseau personnel et professionnel  
  • L'aspect communautaire est toujours important
    • La communauté peut précéder l'occupation
    • Emergence du lieu VS émergence de communauté
  • Cumul d'activités (rémunératrices et non rémunératrices)

Animateur : "passeur de frontières" et "courtier en connaissances" (capacité à faire dialoguer des milieux différents). Posture d'entrepreneur au sens prise de risque. Rôle de "vigie" sur le territoire. La tension entre et l'ouverture et la fermeture du lieu est cruciale. Le parcours de vie est lié au territoire, et donc à l'ancrage dans le territoire.

Dynamiques urbaines

Quel rôle pour les Tiers-Lieux dans les dynamiques urbaines ?  Rôle de la localisation du lieu ? Peut on créer un espace collaboratif de travail n'importe ou ?  

Le choix du lieu est finalement important, avec des services accessibles, et/ou au croisement.  Ce qui fait parralèle avec le noeud de croisement de connaissances. Certains vont à l'encontre de ce discours pour être déconnecté et au calme. Pour beaucoup, ils veulent souvent être partie prenante de la vie du village, de l'engagement citoyen local. Le lien se continue également et surtout s'élargit avec la proximité électronique. Le Tiers-Lieux peut également amener un plus dans dans la rencontre de communautés éloignées. Il y a un enjeu fort de la mise en réseau des Tiers-Lieux, qui ne peut pas être fortement faite par l'animateur. Exemple du MIBS qui relie les FabLabs de Bretagne Sud. La proximité géographique dans la grande majorité des cas s'incarne autour d'espaces physiques qui prennent des formes très variées.  

Deux notions ressortent : l'accessibilité et la centralité.  

  • Le TL est un lieu de convergence d'information et de connaissance  
  • Les TL situés en périphérie assume leur situation d'ancrage local
  • Il y a la volonté de jouer un rôle dans l'animation du centre ville

Conclusion

  • Fort potentiel des TL dans les villages pour booster les zones rurales
  • Ambition de recréer des nouvelles centralités pour les zones rurales
  • Modèle économique fragile non adapté à au caractère évolutif des TL
  • Professionnalisation en cours des métiers d’animation / facilitation (...)
  • Impact sur le plan économique et démographique clé (projet sur ce point)

Ressources

29 Juillet  : Mairie participative à Saillans, avec Virgile (habitant de Saillans)

Auteur et licence à préciser.