Quels moyens marketing le constructeur Rabot Dutilleul utilise-il pour émanciper le marché de la construction écologique ?

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Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
L’immobilier est aujourd'hui le deuxième émetteur de gaz à effet de serre et le premier consommateur d’énergie en France. Quels moyens marketing le constructeur Rabot Dutilleul utilise-il pour émanciper le marché de la construction écologique ?

Notre dossier de production

Lien vers notre dossier de production

Notre reportage

Nous tenons à remercier chaleureusement Julien Barcet, Chef De Projets Développement Durable & Innovations chez Rabot Dutilleul Construction pour le temps qu'il nous a accordé.

Notre article journalistique sur la problématique

Quels moyens marketing le constructeur Rabot Dutilleul utilise-t-il pour émanciper le marché de la construction écologique?


1. L’importance d’une nouvelle façon de concevoir l’immobilier L’immobilier est aujourd'hui le deuxième émetteur de gaz à effet de serre et le premier consommateur d’énergie en France. Afin d’améliorer les conditions écologiques et dans un but de prospérer, le constructeur immobilier Rabot Dutilleul vise l’innovation, les nouveaux projets, le développement et la recherche de la meilleure performance qu’il soit. Les moyens marketing sont donc un pilier pour l’entreprise, car il s’agit de convaincre le client qu’il doit se comporter en citoyen responsable, et ainsi, prendre en compte la dimension durable dans son projet, même si cela a un coût.

2. Les moyens marketing mis en place pour émanciper le marché de la construction écologique Créé en 1920 en métropole lilloise, le groupe Rabot Dutilleul a développé au fil du temps des compétences croisées qui lui permettent de concevoir et réaliser tout type de projet immobilier. Ses savoir-faire en promotion, construction et maintenance de bâtiments font de lui un acteur complet de son secteur, le plaçant parmi les dix premiers groupes français du BTP. Au-delà de la responsabilité qu’elle engage sur les produits et services qu’elle propose, l’entreprise développe une démarche ambitieuse portant sur son implication sociétale et environnementale. Pour cela le constructeur Rabot Dutilleul appuie sa stratégie marketing sur trois axes :

Le management interne de l’entreprise La réussite du groupe familial repose sur le capital humain, placé au cœur de l’organisation. Ils ont su développer une dynamique RH marquée par un esprit d’ouverture, préciser et faire évoluer le rôle du manager, proposer un environnement stimulant à tous les collaborateurs, les encourager à développer leur potentiel. De plus, l’entreprise est certifiée ISO, une norme importante concernant la performance durable dans l’immobilier.

L’innovation, vraie culture d’entreprise L’entreprise Rabot Dutilleul a vite compris qu’aujourd’hui, de plus en plus de constructeurs immobiliers s’engagent dans des politiques durables similaires, et que le terme important pour conquérir les clients, et remporter les appels d’offres était l’innovation. Avec un produit fini par définition engagé dans la société, Rabot Dutilleul choisit également la voie de l’engagement. L’entreprise fabrique effectivement des morceaux de ville, des quartiers à vivre. Elle se préoccupe toujours plus du bien vivre. Cela se concrétise dans les projets qui sont menés et par l’ambition d’aller vers l’excellence, d’expérimenter, d’innover. Poussé par un environnement changeant, par des préoccupations financières mais aussi par le pouvoir d’achat des clients, le groupe s’est placé dans une démarche globale d’innovation, devenue aujourd’hui une part importante de sa culture d’entreprise. Cette innovation se retrouve dans une réalisation « durable » des projets clés, et une mise en action « écologique » sur les chantiers.

Imagine 2014 : un projet porteur de sens Le projet Imagine 2014 porte la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise. La performance globale recherchée n’est pas seulement économique. Elle donne tout autant d’importance aux démarches sociales, sociétales et environnementales. Plus que jamais Rabot Dutilleul suit les orientations définies par ce projet porteur de sens.

3. Quels sont les nouvelles perspectives pour l’immobilier écologique ? La prise de conscience environnementale a entrainé la multiplication des labels écologiques. Le concept du bien immobilier respectueux de l’environnement semble doucement s’ancrer dans les mentalités. Selon le gouvernement actuel, la France devra relever le défi de la transition écologique et prioritairement celui de la transition énergétique d’ici 2025. Cette économie écologique s’articule autour de trois objectifs majeurs : la prospérité, la soutenabilité et la solidarité. Entre écologie, praticité et innovation, les projets de bâtiments des années à venir, s’ils sont retenus et appliqués, changeront le paysage, voir notre mode de vie. Plusieurs projets de construction écologique ont déjà vu le jour dans de nombreux pays et ce phénomène va se multiplier dans les années à venir.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Question 1 : En quoi ce cours vous donne t il une nouvelle compréhension du business en énéral ? Et plus largement de la société ?


Audrey : Ce cours m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement du point de vue soutenable des entreprises. D’un point de vue beaucoup plus large, j’ai pu mieux percevoir les enjeux de la performance durable au sein des entreprises ainsi qu’au sein de la société. J’ai aussi pu appréhender comment les individus concilient les différents enjeux de la société.

Julien : Grâce à l'interview de M Julien Barcet (surtout ce qu'il nous a dit en off, j'ai pu voir que dans le business, la recherche du succès rapide et sur n'est pas forcément la meilleure solution, et que parfois, il faut être prêt à faire des concessions dans certains domaines (dépenser un peu plus, avoir un délais un peu plus long etc), pour entretenir ses relations professionnelles et, à long terme, se retrouver dans une meilleure situation avec plus de solutions aux difficultés rencontrées.

Johanne : Le cours de sustainable performance m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement d’une entreprise, comment sont négociés les contrats, et dans notre cas particulier, comment intégrer la notion écologique de « construire durable » dans des projets, au sein de l’entreprise Rabot Dutilleul. Chaque entreprise doit intégrer ces nouvelles données, un challenge encore plus important dans le secteur de la construction. Au sens de la société, nous avons eu quelques difficultés pour collecter des témoignages pertinents, la plupart des auditeurs n’étant pas intéressés, ou se sentant peu concernés par ce problème …

Clémence : Ce cours m’a permis de découvrir une matière que je ne connaissais pas réellement. Je ne m’intéressais pas vraiment au développement durable jusqu’alors. Je me suis rendue compte de l’impact de la construction immobilière écologique sur la société.


Question 2 : Qu’avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises? 


Audrey :Dans le cadre de ce cours, j’ai pu développer mon aptitude à travailler en groupe. Effectivement, cela demande beaucoup de patience et d’écoute. En tant que chargé de production j’ai aussi du organiser les rendez vous.

Julien : Pendant le cadre de ce cours, j'ai appris à travailler en groupe à distance (étant donné que nous ne pouvions pas toujours nous retrouver), à faire du montage de vidéo (certes pas forcément incroyable, mais c'est la première fois que je touchais un logiciel de montage), et à aller à la rencontre d'inconnus (et de professionnels) pour leur poser des questions (certes, après de nombreux refus).

Johanne :Le cours de sustainable performance est le premier cours ou nous devions vraiment travailler en équipe, avec le choix d’une problématique et d’un sujet, avec la structure d’un projet, la relation avec une entreprise, la création d’un reportage, une mise en scène, etc. Ce cours m’a donc permis de vraiment travailler en équipe sur un projet choisi et commun. Les compétences développées sont donc la gestion d’un groupe, l’organisation intra-groupe (rédaction du projet, répartition des tâches), l’organisation personnelle (respect des dead lines, et de mes tâches à effectuer), et le contact avec les entreprises (journaliste pour le reportage).

Clémence : J’ai appris grâce à ce cours tous les avantages à acheter une maison écologique. Qu’il s’agisse de la santé de l’habitant, de la protection de l’environnement, des avantages fiscaux etc.


Question 3 : Comment avez vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez vous le plus appris (de vos pairs ? De l’interviewé ? De vos profs ? …)


Audrey :Cette nouvelle expérience d’apprentissage est avant tout nouvelle pour moi, cependant il a fallu s’adapter. Cette expérience d’apprentissage n’est pas très simple car elle impose des délais très courts et il a fallu faire un maximum en un minimum de temps.

Julien :Honnêtement, j'étais un peu perdu au départ. Surtout que notre groupe a eu du mal à se constituer, qu'à l'arrivée nous n'êtions que 4 et que nous ne nous connaissions pas auparavant. J'ai le plus appris de M Julien Barcet, qui en off de l'interview, nous a expliqué pas mal de choses sur le monde de la construction, notamment écologique.

Johanne :Le cours de sustainable performance est le premier cours ou nous devions vraiment travailler en équipe, avec le choix d’une problématique et d’un sujet, avec la structure d’un projet, la relation avec une entreprise, la création d’un reportage, une mise en scène, etc. Ce cours m’a donc permis de vraiment travailler en équipe sur un projet choisi et commun. Les compétences développées sont donc la gestion d’un groupe, l’organisation intra-groupe (rédaction du projet, répartition des tâches), l’organisation personnelle (respect des dead lines, et de mes tâches à effectuer), et le contact avec les entreprises (journaliste pour le reportage).

Clémence :J’ai appris la difficulté du travail en groupe. Nous avons cependant eu la chance de rencontrer un employé de chez Rabot du Tilleul, constructeur immobilier, qui a répondu très clairement et sympathiquement à notre problématique du cours de Sustainable Performance. Nous avons grâce à lui pu développer nos connaissances sur le sujet.


Question 4 : À quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés (inférieur a 25%, entre 25 et 50%, entre 50 et 75% ? Au delà de 75%) ? Qu’est ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation, pourquoi? 


Audrey :Je pense avoir utilisé les ressources mises à disposition sur le wiki ainsi que les liens associés entre 20 et 50%. Les liens concernant le travail attendu ainsi que l’emploi du temps avec les dates limites m’ont beaucoup aidé. L’amphithéâtre de présentation m’a aussi permis de comprendre les enjeux de la matière. Cependant si je n’ai pas plus utilisé le wiki c’est qu’il m’a paru plutôt complexe à utiliser et pas assez clair.

Julien :Mon utilisation du wiki et des liens associés pour moi était inférieure à 25%. Je n'ai utilisé le wiki que pour voir comment remplir telle ou telle étape du travail, pour suivre les consignes, mais pas pour le reste. Le wiki me semblait trop vague, et je ne savais pas forcément quoi utiliser pour m'aider.

Johanne :Pour ma part, je n’ai pas beaucoup utilisé les ressources du wiki, car je me concentrais plutôt sur la rédaction du dossier, et la vidéo. Je dirais donc que dans mon cas, j’ai utilisé les ressources du wiki à – de 25%.

Clémence :J’ai utilisé les ressources du wiki et les liens associés à un pourcentage entre 25% et 50% car j’ai fait pour la plupart mes recherches par moi-même sur Internet.


Question 5 : Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaborative intra et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui ci ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé?


Audrey :Non ce cours n’a pas eu d’influence particulière car nous travaillons déjà souvent en groupe. Dans notre groupe, nous avons eu plusieurs fois des transferts de compétences ce qui nous a rendu service.

Julien :Honnêtement, ce cours n'a pas forcément eu énormément d'influence. Nous travaillons déjà en groupe dans beaucoup d'autres matières, et ce depuis plusieurs années. Et la bourse de compétences nous a aidé à régler quelques problèmes mineurs, mais je ne pense pas qu'elle ait été très utile finalement, car même si elle n'avait pas existé, les groupes se seraient naturellement aidé entre eux car nous nous connaissons maintenant bien et sommes amis avec beaucoup de personne à Skema.

Johanne :Oui, nous avons beaucoup échangé avec les autres groupe, la bourse de compétence a favorisé ces échanges : elle nous obligeait d’une part à nous tourner vers les autres groupes en cas de problèmes, nous apportait donc une vision différente de celle intra groupe, et cela nous permettait également d’être récompensée lorsque nous aidions de notre côté un autre projet et un autre groupe. Ainsi, cela favorisait les échanges, la circulation de compétence a donc été large, et nous l’avons bien utilisé.

Clémence :Ce cours a été difficile à réaliser car nous ne nous connaissions pas en tant qu’étudiants. De plus, je pense que les étudiants ont eu du mal à jouer le jeu avec la bourse de compétence, peut être car nous ne comprenons pas trop son intérêt dans un contexte de travail comme celui-ci.


Question 6 : Quelles sont vos critiques et suggestions d’amélioration pour ce cours ?


Audrey :Concernant le wiki, je pense qu’il devrait être plus simple à comprendre. De plus, je pense aussi que la matière devrait être lancée au début du semestre pour nous permettre d’avoir des délais plus longs et ainsi pouvoir s’organiser librement tout au long du semestre.

Julien :Je pense d'abord qu'il faudrait supprimer l'idée des Skems. Comme dit précédemment, entre amis, nous n'avions pas besoin de skems pour rendre service à nos collègues, mais nous faisions des échanges "par principe", quand on se rendait mutuellement service, alors que dans le fond les skems n'importaient pas dans notre choix d'aider. Ensuite, je pense que le Wiki est trop vague. Et pour finir, il faudrait, dès le début du cours, annoncer de manière claire et précise qu'il faudra prendre rendez-vous avec un professionnel, et bien insister sur le fait que nous risquons de rencontrer énormément de refus.

Johanne :La notion de "sustainable" n'est pas assez large, et ferme beaucoup de porte pour des problématiques plus intéressantes. Egalement le cours n'est pas assez étalé dans le temps, si nous avions commencé la sustainable performance plus tôt, nous aurions pu produire peut être un dossier plus approfondis.

Clémence :Il aurait été préférable que nous ayons un amphi de présentation de la matière au début du semestre, cela nous aurait permis d’avoir le temps de chercher une entreprise à interviewer qui accepte de nous recevoir -chose difficile- et de ne pas travailler dans l’urgence. De plus la répartition des groupes devrait se faire d’une manière différente. Nous avions après le premier cours une ou deux heures seulement le midi pour former des groupes et choisir un jardinier pour le cours de l’après-midi. Il faut savoir qu’en Master 1 un bon nombre d’étudiants sont AST2 et viennent d’arriver dans l’école. Il est alors difficile de trouver des personnes pour former le groupe. Notre groupe s’est formé une semaine plus tard et nous étions 4 étudiants au lieu de 5 ou 6 comme il aurait fallu.