Projet ZéBU

De Movilab.org

Ampoule.png Cette page est une ébauche.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?).
Support : Le portail dédié à la documentation et aux codes sources


Sommaire

Présentation du projet ZéBU

ZéBU : Zone d'étude écosystémique sur le métabolisme des Brasseries Urbaines

[Vers un métabolisme amélioré des brasseries urbaines dans une logique de production circulaire et d'économie bleue]


Ce projet collaboratif sera coordonné par l'association Zone-AH! avec le soutien de la communauté Babylone à laquelle elle appartient (avec les associations Toits Vivants, Vergers Urbains, Miel de Quartier, Ex-Les Mauvaises Herbes, le Collectif DANT...).

Il se déroulera en deux phases :

  • Phase #1 : trouver des alternatives techniques et économiques à l'élimination des marcs des brasseries urbaines (drêches) dans le circuit des déchets ménagers.
  • Phase #2 : relocaliser la culture de certaines variétés de houblon dans les villes ou à leurs abords grâce à des itinéraires techniques adaptés.

La zone physique d'étude caractérisée par les différents partenaires impliqués dans le projet sera matérialisée grâce à un outil de cartographie opensource développé par Zoomacom.


Version modifiable ici : pad de travail

Essais de logo : ZéBU - l'écosystème des brasseries urbaines

LogoZeBU-ebauche.jpg

Partenaires

Partenaires identifiés, partants ou à contacter

  • BAP BAP - Brasserie en cours d'installation rue Saint-Maur (Paris 11e)
  • La Montreuilloise + Le Sens de l'Humus, Montreuil - Brasserie, compostage des drêches, culture du houblon dans les Murs à Pêches (projet de houblonnière, pépinière)
  • La Paillasse Biohacklab, Paris - Support projet, expérimentation, veille scientifique, support technique et réseau, biofermenteur opensource... Zone d'expérimentation.
  • La Paillasse Saône/Ecohacklab, Lyon - Approche énergétique de la valorisation des drêches.
  • L'Inra et AgroParisTech, Paris - Expérimentation substrats pour champignons (pleurotes) et potagers sur marc de brasserie, approche filière brassicole et Grignon énergie plus // gestion écologique intégrée d'une exploitation agricole)
  • Future Of Waste, Paris - Support projet et réseau, plateforme collaborative
  • ADIVALOR, Lyon - Filière française de gestion des déchets agricoles - modèle économique, approche filière REP (Responsabilité élargie du producteur) dans une filière agricole
  • BLU, Paris - Membre du Think Tank mondial de l'économie bleue et expertise de la culture de champignons sur nos déchets organiques
  • Darwin, Bordeaux - Ecosystèmes, brasserie, champignonnière, ferme urbaine, pépinière d'entreprises, coworking, commerces responsables
  • Zoomacom et CoCoTe, Saint-Etienne - Métabolisme urbain, développement territorial, gestion projet opensource (movilab)
  • Technistub Fablab, Mulhouse
  • Ville Ouverte, Montreuil - Agence d'urbaniste impliquée dans le soutien au développement de l'agriculture urbaine, support matériel, rédactionnel, et réalisations graphiques.
  • AEFEL (Agir ensemble pour une faible empreinte écologique), Paris - Société de Conseil et études en prévention des déchets // conseil sur le volet déchets, voire réalisation du diagnostic.
  • Téma La vache, Paris - Association militant pour le développement de l'élevage en zones urbaines et périurbaines

...

Phase #1

Ojectif : trouver des alternatives techniques et économiques à l'élimination des marcs des brasseries urbaines (drêches) dans le circuit des déchets ménagers.


> Opportunité de l'appel à projet "Amélioration du Métabolisme urbain" // Paris Région Lab et Ville de Paris


Notre réponse à cet AAP constitue la première brique du projet ZéBU pour l'amélioration du métabolisme des brasseries urbaines. Les solutions techniques identifiées et/ou mises au point dans le cadre de l'expérimentation qui va être lancée dans le contexte de cet AAP de la Ville de Paris, seront largement répliquées/adaptées dans les autres agglomérations françaises qui connaissent également un renouveau des brasseurs urbains (des structures à Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne et Mulhouse ont déjà manifesté leur soutien, probablement que d'autres nous rejoindrons en route).


"Expérimentations de solutions innovantes appliquées aux activités des services urbains municipaux"

[12/08/2014] La Ville de Paris s’associe au Paris Région Lab pour expérimenter des solutions qui participent à une gestion plus efficace des ressources naturelles et matériaux utilisés dans le cadre des activités et missions de la ville visant à l’amélioration de son métabolisme urbain. http://www.paris.fr/pro/entrepreneurs/amelioration-du-metabolisme-urbain/rub_9493_actu_146275_port_23879 ou http://www.parisregionlab.com/projet/166


Objectifs, enjeux zéro déchets pour les services municipaux parisiens, économie d'énergie et gestion des flux (de matière) entrants et sortants (flux circulaires à l'échelle du territoire entre les différents acteurs), approvisionnement énergétique renouvelable. Dans les grandes lignes. Il n'y a pas d'argent à la clé, mais une mise à disposition d'un espace pour une expérimentation grandeur nature et probablement un soutien d'une manière ou d'une autre des services de la Mairie concernés. (plus une visibilité appréciable sur le projet). Cela dit et dans certaines conditions, la participation à cet AAP peut permettre d'accéder à des prêts de la BPI.


  • Porteur de projet :

Association Zone-AH! avec la communauté Babylone (avec les associations Toits Vivants, Vergers Urbains, Zone-AH!, Miel de Quartier, Ex-Les Mauvaises Herbes, le Collectif DANT...).


  • Secteurs d'activité des services municipaux et leurs flux concernés ou susceptibles d'être concernés par notre réponse à l'AAP :

Collecte des déchets, Espaces verts et cimetières, Entretien et construction d'équipements municipaux, Gestion du parc animalier (poste nutrition), Transport et Gestion du parc automobile municipal.


  • Calendrier de l’Appel à projets :
    • Début Juillet : diffusion de l'appel à projets (téléchargeable ici)
    • 3 septembre 2014 : réunion d'information publique à la Maison des Acteurs du Paris durable, 21 rue des Blancs-Manteaux, 75004 Paris (compte rendu ici, le diaporama diffusé ),
    • 15 septembre : date limite de dépôt des candidatures. Pour candidater, il faut suivre les trois étapes détaillées dans le cahier des charges.
    • 30 septembre, 1er et 2 octobre : comités d’audition technique
    • Fin octobre : annonce des résultats
    • Début novembre : diffusion aux territoires partenaires


Ressources documentaires éventuelles

  • Une infographie du métabolisme urbain des services municipaux parisiens est en préparation pour octobre. En attendant, une étude de 2004 sur des données de 2003 décrit le métabolisme urbain au niveau du territoire parisien - Sabine Barles (Paris VIII, rapport final 2007)

http://www.iufn.org/wp-content/uploads/2014/01/Barles-2007-Le-métabolisme-urbain-de-Paris.pdf

Sabine-Barles couv.jpg

Le rapport de 98p parle notamment des déchets agricoles en IDF et il mériterait qu'on s'y attarde. Des liens intéressants a priori (méthanisation des déchets organiques en IDF notamment) - inutilisable en copié collé (comme souvent avec les pdf) à moins de tout retaper dans ce qui nous intéresserait.

On pioche aussi cette infographie qui peut servir :

Ordures-ménagères Syctom 2006.jpg



Résumé de la réponse à l'appel à projet

(A faire)


Contexte de l'expérimentation

La réponse proposée par notre groupe de travail à cet appel à projet de Paris Région Lab et la Ville de Paris pour une "Amélioration (de son) métabolisme urbain", vise à trouver des alternatives techniques et économiques à l'élimination des marcs de brasserie (drêches) dans le circuit des déchets ménagers de la Ville de Paris, tout en essayant d'identifier des impacts positifs sur d'autres services de la Mairie.


D'après une enquête (1) menée auprès de 220 collectivités franciliennes par l'Observatoire régional des déchets d'Île-de-France (ORDIF) en 2013, le poids des poubelles francilienne a diminué. A Paris, le programme de prévention des déchets mis en place par la municipalité en février 2012 a fixé un objectif de réduction des déchets de 7 % d'ici à 2015, soit 35 kg en moins par habitant. En 2013, la moitié de cet objectif avait déjà été dépassée (2).


Voir dans le doc Déchets d'activités économiques en Ile-de-France s'il y a des infos supplémentaires à pêcher.


Un phénomène récent à Paris et en Île-de-France, comme dans d'autres agglomérations françaises, provoque un regain d'intérêt pour la bière artisanale de qualité produite localement. Profitant de cet appel d'air, de nombreuses micro-brasseries voient le jour dans la région. Sur la seule zone de Paris et sa ceinture, on dénombre 9 brasseries artisanales, dont 6 brassent effectivement dans la région. Sur ces 9 brasseries, 8 ont été crées depuis 2010 ou sont en cours d'installation (début de production en 2015), soit une hausse de près de 90% de ce type de brasseries en 5 ans.

Pour la France en 2010, on dénombrait 339 brasseries, puis 442 en 2012. En 2014, il en existe 600, soit près de deux fois plus qu'il y a quatre ans (3).


L'essor rapide de ces brasseries vient nuancer les efforts menés par les collectivités franciliennes afin de réduire leurs déchets. Dans le cas de Paris, les marcs de brasseries sont pris en charge dans le circuit bacs verts de la Ville et éliminés comme déchets ménagers. L'arrivée de nouvelles brasseries brassant dans Paris en 2015, comme Bap Bap qui est l'un des partenaires impliqués dans ce groupe de travail (lancement de la production début 2015 dans le quartier Oberkampf ) et La Parisienne va donc peser encore un peu plus sur les volumes de drêches collectés dans les bacs verts.

Paysage brassicole parisien

Brasseurs parisiens, y compris bars producteurs brassant sur place ou en Île-de-France (cartographie en cours)


Brasseries parisiennes :

  • La Montreuilloise (Montreuil, 2014), a pris la suite de la Zymotik (2010)
  • Deck & Donehue (Montreuil, 2014)
  • Bap Bap (Paris 11e, 2015)
  • La Baleine (porte de Bagnolet Paris 20e, 2013)
  • Outland (Bagnolet, 2009) - Bière brassée par Parisis à Epinay sous Sénart (91)
  • La Levalloise - Brasseurs du Grand Paris (Levallois, 2011) - Bière brassée par la Brasserie de la Chevreuse (Volcelest) à Bonnelles (78) et Parisis
  • Gallia (Pantin, 2010) - Bière non brassée en Ile de France mais projet de relocalisation de la production
  • La Parisienne (Paris 13e, 2015)
  • La Goutte d'Or (Paris 18e, 2012)

Bars producteurs :

  • Frogs - 6 pubs à Paris (Bière produite à St Denis [et un peu dans les brew-pubs])
  • O'Neil - Brewpub (Paris 6ème)

Le retraitement des drêches, "LA galère du brasseur urbain"

Le retraitement des drêches, c'est "LA galère du brasseur urbain", comme le résume Jérôme Martinez de La Montreuilloise, l'autre brasserie francilienne partenaire impliquée dans ce projet d'expérimentation. "Pour les drêches, tous les brasseurs ont le même problème : elles sont humides, nous n'avons pas de lieu pour les faire sécher, et vu l'odeur dégagée il vaut mieux que cela soit évacué dans les 24h", précise Archibald Tropres chez Bap Bap.

Dans son cas, si la brasserie prévoit d'éliminer 500 kg de drêches (1 brassin) par semaine au début de son activité prévu en janvier 2015, elle devra éliminer 2 t de drêches (4 brassins) par semaine en rythme de croisière fin 2015, et jusqu'à 3 à 4 t par semaine à terme en pleine exploitation (2018), selon ses projections.

Pour la Montreuilloise, la production de drêches s’élèvera en 2014 à 600 kg par mois, et elle pourrait atteindre 800 kg par mois à l'échéance de 2015.


Selon les chiffres de production de bière du Dutin, l'annuaire professionnel des brasseurs français, fondés sur des données du premier trimestre, pour 2013 on peut estimer la production de drêches à Paris et petite ceinture à près de 470 t, sur la base d'un ratio de 30kg drêches/1hl bière produit :

  • Frogs Pub : 6600 hl soit 396 tonnes/an de drêches
  • O'Neil : 900 hl soit 54 t/an
  • Goutte d'or : 250 hl soit 15 t/an
  • La Levalloise - Les Brasseurs du Grand Paris : 20 hl, soit 1,2 t/an
  • 0utland : 60 hl soit 3,6 t/an

(sans la Baleine crée en 2013, ni la Zymotik remplacée en 2014 par La Montreuilloise)


Les chiffres de 2014 sont en cours d'acquisition, mais on constatera aisément la croissance de la production de drêches par les brasseries parisiennes en 2014, puis encore en 2015 avec notamment l'arrivée de Bap Bap (jusqu'à 32 t/an en prévisions hautes) et de La Parisienne.

Pour toute l'Île-de-France, ce sont 710 t de drêches qui ont été produites par les brasseries en 2013.


Outre le fait que ces drêches représentent un volume conséquent de déchets à éliminer par les collectivités, elles sont aussi un écueil économique pour les brasseurs qui n'ont d'autre choix aujourd'hui en zone urbaine que de les faire prendre en charge par les services de gestion des déchets des collectivités en l'absence de solutions techniques largement implémentées ou de circuit de gestion des déchets de brasseries collectifs et mutualisés.

---> Coûts annuels d'enlèvement et d'élimination des drêches aujourd'hui par le circuit bacs verts (En cours d'acquisition)


Pour les autres, dans un périmètre élargi, la problématique est toute différente par la proximité d'élevages et d'exploitations agricoles permettant un ré-usage des drêches.


D’après des éléments de réflexion apportés par AEFEL, et en attente des données de 2014 sur les volumes de drêches produits par les brasseurs parisiens - des déchets d’activité économique (DAE) fermentescibles, pour l’instant assimilés aux ordures ménagères -, on peut considérer qu’un bon nombre d’entre eux seront concernés en 2016 par la réglementation spécifique sur les gros producteurs de biodéchets (Circulaire du 10 janvier 2012 relative aux modalités d’application de l’obligation de tri à la source des biodéchets par les gros producteurs - article L 541-21-1 du code de l’environnement).


Cette réglementation introduit progressivement depuis 2012 l’obligation de tri à la source pour les gros producteurs de biodéchets, laquelle s’appliquera à partir de 10 tonnes/an en 2016. Les Frogs sont en principe concernés depuis le début, O'Neil depuis 2014, Bap Bap, La Goutte d'Or, et sûrement La Montreuilloise le seront au 1er janvier 2016.


Comme le remonte la CCI Paris Île-de-France, la Circulaire du 10 janvier 2012 explique que "la valorisation des biodéchets triés à la source sera, dans le cas général, confiée à un tiers, après collecte séparée et transport vers un site extérieur de compostage ou de méthanisation, mais la valorisation peut également être effectuée par le producteur du biodéchet lui-même, qui s’affranchit ainsi de la phase de collecte. Pour les gisements les plus importants, cette valorisation directe peut se faire par méthanisation, mais le cas le plus fréquent devrait être le compostage sur place. D’autres techniques peuvent également trouver leur place en tant que prétraitement, tel le séchage sur site des biodéchets".

Sauf que la quasi-totalité des brasseurs urbains n'est pas en mesure actuellement de pratiquer le compostage ou le séchage sur place de leurs drêches.


Autrement dit et en résumé, c’est un terrain mûr pour la mise en place d’une filière REP (Responsabilité élargie du producteur). A tel point que Bap Bap, qui sera concernée par cette obligation de tri à la source dès sa première année de fonctionnement, et "vu les enjeux à long terme", s’implique "dès à présent dans ce projet" tout en regardant ses capacités de financement contributif à la mise en place d’une telle filière de récupération et valorisation pour les drêches de brasserie.

Les enjeux sont très bien expliqués dans cet article du Journal de l'Environnement du 26 novembre 2013.

Première brique d'un projet de circularisation/relocalisation de la production brassicole francilienne

La réponse que nous proposons à l'appel à projet "Amélioration du métabolisme urbain" de la Ville de Paris et Paris Région Lab est une première brique en aval d'un projet systémique de circularisation/relocalisation de la production brassicole francilienne et la gestion de ses flux.

Notre projet collectif doit aboutir à un modèle reproductible dans les autres métropoles ("Projet ZéBU : Zone d'étude écosystémique sur le métabolisme des Brasseries Urbaines", en cours de référencement sur Movilab... Vers un métabolisme amélioré des brasseries urbaines dans une logique de production circulaire et d'économie bleue). En répondant à cet appel à projet, Zone-AH! et ses partenaires souhaitent dans un premier temps permettre aux brasseries parisiennes et à la Ville de Paris de réduire leurs coûts liés à l'enlèvement des drêches, en proposant des solutions techniques alternatives susceptibles d'avoir un impact positif sur certaines activités et services de la Ville. Certaines des solutions proposées permettront de générer un revenu pour les brasseries, ou pour certains intermédiaires dans la valorisation locale des drêches. Elles pourront occasionner également des économies d'énergie tant pour les brasseurs que pour les services de la Ville.

Une gestion de l'enlèvement des drêches selon un schéma de filière REP (Responsabilité élargie du producteur) optimisé d'un point de vue logistique (cf. ADIVALOR pour les déchets agricoles, EcoEmballage, Cartons, Pneus usagés, meubles, panneaux PV... et certains restaurants à Paris avec le Synhorcat pour leurs déchets organiques méthanisables), impliquant les brasseurs et les services de la Mairie de Paris (et/ou un prestataire privé), permettrait par ailleurs une économie financière potentielle pour ces deux parties en réduisant encore un peu plus leur impact environnemental. Mieux, une approche territoriale (Paris et proche ceinture) de la collecte des drêches vers une solution alternative à leur élimination, compte tenu de la répartition des microbrasseurs sur le territoire francilien (voir le paysage brassicole francilien), semble très adaptée pour répondre à une problématique commune à Paris, Est Ensemble ou Plaine Commune.

La deuxième brique en amont de la production (Phase #2 du projet ZéBU) concerne(ra) la production de houblon urbain selon des itinéraires techniques adaptés en réutilisant si possible les drêches de la brasserie pour une circularisation de la production brassicole (3).

Solutions techniques alternatives à l'élimination des drêches à étudier

Les solutions envisagées pour valoriser les drêches au niveau du territoire parisien et au-delà.

NB : la reproductibilité des solutions et leur essaimage jusqu'au niveau métropolitain est appréciée par le jury.


A savoir :

  • Durant le processus de fabrication de la bière, les drêches sont lavées en phase de filtration, ce qui leur enlève une certaine quantité de sucre, mais il en reste.
  • Séchage des drêches : en principe il se fait en plein air.

L'alimentation animale

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : Gestion du parc animalier (poste nutrition)
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : fermes urbaines parisiennes
  • Modèle économique envisagé : échange réciproque de service entre les brasseurs, les services municipaux en charge de la nutrition du parc animalier de la Ville et les fermes urbaines


L'élevage constitue un des débouchés reconnu et documenté pour l'écoulement des drêches de brasseries que nous souhaitons sortir autant que possible du circuit classique d'élimination des déchets ménagers. La drêche peut être utilisée dans la ration des animaux, notamment les bovins, caprins et ovins, les volailles, mais aussi pour nourrir les insectes ou les poissons en pisciculture. Elle permet par ailleurs un bon développement du phytoplancton dans les étangs. Dans le cas de l'aquaponie (aquaculture et cultures végétales hydroponiques en synergie), technique de production hors-sol particulièrement adaptée aux milieux urbains denses, insectes et drêches pourraient donc permettre d'intégrer la ration des poissons dans une chaine de production auto-gérée ou s'en approchant.

Pour les bovins, comme le remonte Darwin, un autre de nos partenaires, à Bordeaux, les drêches peuvent être mélangées avec d'autres aliments (ensilage, foin) dans la ration. Dans le cas de Darwin dont la bière est brassé dans le Sud-Gironde, les drêches (certifiées bio) sont écoulées intégralement dans l'alimentation des bovins des environs (Bazadais).

L'association BLU souligne que dans les principes de l'économie bleue, les marcs de brasserie sur lesquels ont poussé des champignons sont donnés aux poules.

Dans le cas des équins, l'utilisation des drêches dans la ration des chevaux de course est exclue pour des raisons nutritives (aliment trop gras et peu digeste).


Dans le cas d'une utilisation des drêches par les services de la Mairie pour nourrir le parc animalier dont ils assurent la gestion, il conviendra de mettre en place un circuit administratif simple et un circuit logistique de récupération des drêches qui soient optimisés et compatibles avec l'activité entrepreneuriale des brasseries parisiennes (temps, coût de la prise en charge). Les économies réalisées le cas échéant sur le poste alimentation animale par les services de la Mairie seraient à chiffrer dans le cadre de ce nouveau circuit de valorisation des drêches. Des fermes urbaines parisiennes déjà installées ou en cours d'installation pourraient être connectées à ce circuit, facilitant l'écoulement des drêches sans aller vers une élimination systématique dans le circuit des déchets ménagers.

L'alimentation humaine

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : Non identifié / Néant (ou services de restauration ?)
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : pâtissiers, boulangers, IAA (industrie agro-alimentaire)
  • Modèle économique envisagé : mise à disposition gratuite (échange de service)


On peut les introduire dans l'alimentation humaine. Les drêches de brasserie sont occasionnellement utilisées dans l'alimentation humaine, pour confectionner le pain à la drêche par exemple, qui est fait à partir de drêches et de farine, auxquelles il faut adjoindre un peu de bière. Elles peuvent également être utilisées en pâtisserie et pour les biscuits : par exemple Regrained aux USA. Dans cet esprit regarder avec Miel de Quartier ce qu'on peut faire avec des drêches et du miel en terme de barres énergétiques. Les Belges parlent aussi de faire des marmates (sorte de confiture) avec les drêches.

Les substrats de production

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : Gestion des espaces verts et cimetières de la Ville, jardins partagés gérés par la Mairie
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : acteurs parisiens de l'agriculture urbaine (associations, fermes urbaines, entrepreneurs jardiniers-paysagistes...), ainsi que des particuliers.
  • Modèle économique envisagé : échange réciproque de service entre les brasseurs et les services municipaux, vente de substrat pour la culture de champignons et pour le potager, vente de kits champignons DIY, vente de champignons


Il s'agit dans un premier temps d'étudier la culture des champignons (pleurotes...) sur le marc de brasserie, comme il est fait actuellement pour le marc de café. Puis profiter de cette matière mycorhizée pour en faire des substrats légers pour les potagers urbains et les espaces verts sur terrasses (procédure identique à celle de l'Inra AgroParisTech avec Topager sur les substrats à base de marc de café mycorhizés). On peut toucher les services de la mairie, les jardins partagés, des particuliers... entre service gratuit et source de revenus selon la cible. Il sera opportun de voir également si ce substrat pourra servir de support nutritif à la culture du houblon urbain hors-sol que nous souhaitons expérimenter en phase #2 du projet ZéBU, avec l'objectif de circulariser la production de la bière parisienne, en optimisant la gestion par les brasseurs de leurs matières premières et de leurs déchets revalorisés.

Le Compostage et le paillage

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : Gestion des espaces verts et cimetières de la Ville, jardins partagés gérés par la Mairie
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : acteurs parisiens de l'agriculture urbaine (associations, fermes urbaines, entrepreneurs jardiniers-paysagistes...), ainsi que des particuliers.
  • Modèle économique envisagé : échange réciproque de service entre les brasseurs et les services municipaux, vente de compost et de drêches pour le paillage


"Une fois compostées, les drêches constituent un engrais de bonne qualité" (4). La Montreuilloise avec le Sens de l'Humus va travailler sur le compostage des drêches sur place. "Nous tentons de mettre en place un partenariat avec le service des espaces verts de Montreuil pour expérimenter une plateforme de compostage spécifique", précise la Montreuilloise.

(Voir aussi la pile à compost comme source de chaleur)

Synergie avec Worgamic sur cette approche à étudier ?

Le paillage à base de compost immature (sur la terre, au pied des arbres, ou sur des cultures déjà avancées) de son côté peut permettre de "limiter les arrosages, en diminuant l'évaporation de la terre, tout en apportant de la matière organique à dégradation lente au sol. Cette couche peut en plus servir de gîte à de nombreux vers et insectes utiles" dans les espaces verts. Enfin, en hiver, le paillage participera à la protection des cultures implantées contre le gel (5)

Miel de Quartier propose d'observer l'impact de telles plateformes urbaines sur la nutrition des abeilles.

Les matériaux biosourcés

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : Entretien et construction d'équipements municipaux,
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : entreprises de travaux, ateliers de construction et ateliers créatifs, designer et architectes... particuliers bricoleurs.
  • Modèle économique envisagé : mise à disposition des panneaux à base de drêches aux services municipaux, vente.


Pour la construction (bardage), le prototypage d'objets (ateliers créatifs, makerspace, fablabs)... dans la logique de l'écoconception et de l'approche upcycling (recycler les déchets en leur redonnant vie et une valeur ajoutée). Cibles multiples incluant les services municipaux. Consultation auprès d'un ingénieur matériaux dans le giron de la communauté Babylone envisagée.

Question immédiate : Besoin en séchage ? Solidité d'un matériau brut ou composé de drêches ? Liant ? Miel de Quartier propose de tester des mélanges de drêches et de cire d'abeille.

La biomasse, production de chaleur et d'énergie renouvelable / Valorisation énergétique

  • Service(s) municipal(aux) de la Mairie de Paris concerné(s) : tous potentiellement
  • Autres acteurs économiques ou associatifs parisiens éventuellement concernés : les brasseries, industries, entreprises et associations, particuliers
  • Modèle économique envisagé : économies d'énergie pour les brasseurs et les services municipaux, vente de combustible, injection de biogaz dans le réseau, économies de carburant...


Production de chaleur, de gaz et/ou d'électricité (cogénération). Solutions pour le chauffage et/ou l'alimentation électrique de certains locaux municipaux ou bâtiments gérés par la ville (publics,HLM,...) et pour les brasseurs qui produisent les drêches (+ vente aux particuliers).

Selon l'un de nos brasseurs partenaires (Bap Bap), ce sont les solutions susceptibles d'écouler les plus gros volumes de drêches.


  • Combustible

On peut faire des pellets ou granulés de combustible par exemple, ce qui implique tout de même de connaître le potentiel calorifique de la drêche après séchage (dans certains exemples de procédés de fabrication de pellets à partir de déchets végétaux, il n'est pas nécessaire de les pré-sécher).

"Ce recyclage thermique nécessite que celles-ci soient déshydratées en préalable. Les drêches sont brûlées dans une chaudière à biomasse adaptée après avoir été pressées et séchées. Une partie de la chaleur produite est d'ailleurs utilisée pour sécher les drêches, mais la majorité va être utilisée dans le reste de l'usine. Les cendres produites sont riches en minéraux et peuvent être utilisées comme engrais. Certains projets récents utilisent les drêches comme comburants à l'extérieur de leur usine de fabrication, dans des centrales de cogénération à biomasse visant à produire de l'électricité." (4)

Par ailleurs, une participante du concours Lépine 2014 a inventé une bûchette à base de marc de café (6) : la bûche Smart & Green.

Autres sources d'inspiration : http://www.environnement-magazine.fr/presse/environnement/actualites/4229/biocombustibles/le-var-se-chauffe-aux-dechets-verts Ou encore : http://www.actu-environnement.com/ae/news/valorisation-dechet-vert-granule-chauffage-20445.php4

L'approche d'AgroNergy pourrait aussi nous offrir des solutions : "son credo est de « réussir à créer des économies circulaires au niveau local ». Si à chaque territoire correspond une nature d’agropellets, pourquoi centraliser la production dans quelques usines disséminées dans l’Hexagone ? La startup n’y va pas par quatre chemins : son objectif est de rassembler l’ensemble des acteurs d’un territoire autour de sa solution. Ceci afin de créer une usine de production d’agropellets locale, d’assurer des débouchés locaux et durables à cette usine et une sécurité d’approvisionnement de long terme aux acteurs publics et privés qui auront choisi cette solution. Un projet pilote réalisé à Etampes sous l’impulsion de RAGT Energie a prouvé que la technologie fonctionne."


  • Biométhanisation

Biométhanisation collective en installation industrielle, ou biométhanisation individuelle. La Paillasse Saône, un de nos partenaires à Lyon, "réfléchit à un système de production de biogaz a partir de déchets ménagers que l'on pourrait brancher sur une arrivée de gaz ou sur une chaudière". Les drêches pourraient l'alimenter.


  • pile à compost

Elle permet de chauffer l'eau qui circule dans le système durant la phase de compostage, pour alimenter radiateurs ou circuit d'eau chaude. Avec ce système biophysique de production de chaleur, il n'y a pas besoin de sécher les drêches. Le projet R-Urban à Colombes (92) avait il y a quelques temps travaillé sur un prototype open source de ce type. Une version plus basique avec des bottes de paille existe, mais elle n'est pas applicable par nos brasseurs urbains (à part La Montreuilloise sur site).


  • Biocarburant

Et un biocarburant à partir des drêches sucrées ? L'exemple de "Roule ma frite 17" (Charente-Maritime) qui récupère les huiles de friture usagées des restaurants, pour la filtrer et l'ajouter comme additif au diesel ---> On peut imaginer que les drêches utilisées pour fabriquer du biocarburant finissent par mouvoir des véhicules municipaux dont les moteurs seraient capables de les brûler avec un bon rendement et un impact écologique moindre que les carburants classiques.

Proposition de cadrage d’une étude globale (contribution d'AEFEL)

Ce type d’étude peut intéresser la filière micro-brassicole qui est en cours de constitution après la première Paris Beer Week, mais aussi la Ville de Paris qui assure la collecte soit en régie, soit en délégation suivant les arrondissements, ainsi que le Syctom qui assure le traitement.


L’étude globale comporterait les étapes suivantes :

Recensement des brasseries existantes et en cours d’installation

(carto en cours sur le wiki)

Diagnostic déchets pour chacune d’elles

  • Quantitatif : tonnage de drêches produites, mode et capacité de stockage, sèches/humides… Autres déchets (cartons, films, boites métalliques…)
  • Financier : cout de l’évacuation des déchets par un service « traditionnel » (collecte des collectivités ou prestataire type Véolia)
  • Recensement des filières disponibles en fonction de leur localisation (accès possible en déchetterie, collecte de déchets dangereux …)

Rapport d’audit pour chaque brasserie

  • Rechercher de solutions de réduction des déchets
  • Préconisations sur les filières de valorisation à mettre en place

Recherche sur les filières de valorisation

En parallèle, recherche sur les filières de valorisation existantes ou à créer, à partir de tous les débouchés décrits dans le wiki pour les drêches.

Réalisation d'une étude globale

A partir de ces données, une étude globale peut être produite :

  • Quantification des flux de déchets (tous types)
  • Proposition de solutions. Par exemple, s’il apparait que chaque brasserie est confrontée au même type de déchets en provenance d’un même fournisseur, une action collective peut être envisagée en direction de ce fournisseur afin qu’il propose une solution de reprise de ses déchets (par exemple, cartons, caisse en plastique…)
  • Focus (partie principale de l’étude) sur les drêches :
    • Proposition de scénarios permettant la prise en charge des drêches. Par exemple :
      • En fonction de la localisation de la brasserie (hyper centre de Paris ou banlieue avec espaces maraîchers/agricoles à proximité…)
      • En fonction de l’urgence de collecte (faible capacité de stockage, drêches humides …)
    • A développer…
  • Etude économique sur la mise en place d’une telle solution, ou alors retour d’expérience avec ce qui aura été testé dans l’expérimentation.

Autres contributions à l'expérimentation

L'association Téma La Vache propose d'expérimenter l’alimentation animale avec les drêches pour les vaches, les moutons et dans une moindre mesure pour des poules. Elle envisage également de tester différents stades de compostage ou encore la possibilité d’utiliser les drêches humides pré-compostées dans des cultures en lasagne, parmi d'autres solutions agricoles, en partenariat avec des fermes urbaines et notamment à Saint-Germain en Laye.

Ce qu'apporte la Ville et Paris Région Lab dans le cas où notre réponse est retenue

  • Recherche d'un terrain d'expérimentation,
  • Accompagnement systématique par les services municipaux, notamment sur des projets d'expérimentation transversaux comme le nôtre, DEVE, Paris Région Lab
  • Visibilité : mise en avant du projet sur les plateformes numériques Paris.fr et parisregionlab, force de communication, presse et public. Une infographie du territoire parisien géolocalisera les projets innovants retenus dans l'AAP.
  • Présentation des expé aux Etats généraux de l'économie circulaire au 1er semestre de 2015

Les dépenses éventuelles qui sont à charges des porteurs de projet : investissement, fonctionnement, fabrication, maintenance, entretien et réparation, nettoyage, démontage...

Nos besoins sur cet appel à projet

[Vis à vis de la Ville de Paris et de Paris Région Lab]


  • Mise à disposition d'une plateforme d'expérimentation

Une plateforme dédiée au compostage, au séchage et à des tests divers sur les drêches au volume de La Montreuilloise est opérationnelle dans les Murs à Pêches. Nous souhaitons que la Mairie de Paris mette à notre disposition une autre zone de test plus grande si possible pour les besoins de notre expérimentation autour des solutions permettant de valoriser les drêches urbaines. Idéalement ce site doit être en plein air ou sous couvert et aéré, une aire de rétention étanche doit être aménagée sur la zone de stockage (isolation du sol, notamment en cas de pollution aux métaux lourds, étanchéité). Tout espace libre autour de la zone d'expérimentation pourra être aménagé avec des matériaux de récupération lorsque cela nous sera possible, en adéquation avec la réglementation en vigueur pour les besoins et le confort des expérimentateurs en résidence ou de passage, avec une fonction de tiers-lieu.

Un site permettant de répondre à nos besoins existe à Montreuil (93), sur le toit-terrasse du Mozinor, bâtiment industriel en activité au pied duquel se trouve le site des Mûrs à Pêches, qui héberge la brasserie La Montreuilloise. La communauté Babylone à laquelle appartient l'association Zone-AH!, porteuse du projet ZéBU, s'est positionnée à travers l'association Toits Vivants, dans le cadre d'un appel à projet de la Mairie de Montreuil, pour y développer des projets en agriculture urbaine et autour de la transition (Projet ZAUM). Les résultats de cet appel à projet ne seront connus qu'en octobre. Un autre espace pourrait être mis à la disposition de Zone-AH! et de la communauté Babylone sur le futur site expérimental de La Paillasse à Saint-Ouen. Nous avons aussi reçu des propositions de mise à disposition d'espaces à la Caserne de Reuilly, Paris 12e, par des utilisateurs du lieu (Jardin d'Alice et l'(Ex)association Les Mauvaises Herbes), mais dans des conditions assez contraintes en terme de place, et sur un site très passant (Emmaüs).

  • Transport des drêches de la brasserie Bap Bap (Oberkampf) vers la (les) plateforme(s) d'expérimentation dans la limite des volumes utilisables.
  • Approche territoriale pour la mise en place d'une filière de récupération type REP / circuit de ramassage collectif dédié aux drêches des microbrasseries, avec mutualisation des coûts : Paris, Est Ensemble, Plaine Commune,... Territoires concernés par les microbrasseries et les drêches urbaines, relations Syctom (voir la carte d'intervention des Syctom sur le territoire francilien)

Voir l'approche de La Montreuilloise et du Sens de l'Humus / AAP compostage collectif Est Ensemble/Syctom - projet accepté.

  • Mise en relation des acteurs municipaux vs organisation compartimentée : coordination intra-service (circuit décisionnel pour l'alimentation animale) et inter-services (déchets/espaces verts, déchets/gestion parc animalier)
  • Consultation CPCU(Compagnie parisienne de chauffage urbain), installations de valorisation énergétique des déchets ménagers, faisabilité de l'utilisation des drêches comme combustible dans les installations municipales de production de chaleur (compatibilité combustion de drêches) ou pour la production de biogaz.
  • Etude de la faisabilité d'une adaptation d'un véhicule municipal pour rouler au biocarburant issu des drêches.
  • Accompagnement dans la recherche d'un partenaire industriel dans les solutions identifiées pour substituer la destination des drêches en déchets ménagers vers une ou des filières de valorisation. Ex : (Soufflet) coopérative très diversifiées avec laquelle travaille La Montreuilloise, (Sofiprotéol) pour la filière biocarburant... ou encore Sita (Suez Environnement) qui pourrait aussi être sollicitée comme partenaire financier.

Calendrier de l'expérimentation et protocole d'évaluation

Test des solutions expérimentales pendant une durée de 1 an, renouvelable une fois dans le cadre de l'AAP.
(jusqu'à 3 ans - deux ans de plus - demande motivée)

Calendrier

Jardinage du calendrier ici.


Protocole d'évaluation

L'alimentation animale

  • Hypothèse : fonctionnement optimal de la distribution de drêches des brasseries parisiennes vers les fermes urbaines et le parc animalier de la Mairie, usage approprié pour l'alimentation animale en zones urbaines
  • Critères d'évaluation : coût / économies réalisées, saisonnalité de l'usage des drêches, retour des éleveurs urbains et des services de la mairie (satisfaction, performances zootechniques)
  • Date(s) d'évaluation : 1 - intermédiaire avril 2015, 2 - intermédiaire juillet 2015, 3 - finale octobre 2015

Les substrats de production

  • Hypothèse : les drêches peuvent servir de substrat pour faire pousser des pleurotes, puis être recyclées en substrat pour les cultures végétales hors-sol ou sur buttes une fois mycorhizées
  • Critères d'évaluation : quantité et qualité des champignons produits, potentiel technique (légèreté) et agronomique des substrats mycorhizés pour culture végétales, notamment sur les toits
  • Date(s) d'évaluation : 1 - intermédiaire juin 2015, 2 - finale octobre 2015

Le Compostage et le paillage

  • Hypothèse : utilisation satisfaisante dans les parcs et jardins, les fermes urbaines
  • Critères d'évaluation :audit de satisfaction des jardiniers et des fermiers urbains
  • Date(s) d'évaluation : 1 - intermédiaire juin 2015, 2 - finale octobre 2015

Les matériaux biosourcés

  • Hypothèse : la drêche peut être utilisée et valorisée, seule ou combinée en assemblage naturel (sans liant de synthèse), pour produire des matériaux de construction et de prototypage de type panneaux OSB (bois)
  • Critères d'évaluation : solidité, durabilité, inocuité... usages. Audit d'un ingénieur matériaux, test matière.
  • Date(s) d'évaluation : 1 - intermédiaire février 2015, 2 - finale octobre 2015

La biomasse, production de chaleur et d'énergie renouvelable

  • Hypothèse : les drêches urbaines peuvent être valorisées de manière satisfaisante en combustible, en biocarburant, par biométhanisation ou par la pile à compost, pour produire une énergie renouvelable et non polluante.
  • Critères d'évaluation : faisabilité technique, potentiel calorifique, efficacité énergétique... économies d'énergie.
  • Date(s) d'évaluation : 1 - intermédiaire février 2015, 2 - finale octobre 2015

Création d'une filière de récupération et valorisation dédiée aux drêches

  • Hypothèse :
  • Critères d'évaluation :
  • Date(s) d'évaluation :

Etude générale (métabolisme des brasseries)

(Pour la prévention des déchets autres que les drêches)

  • Hypothèse :
  • Critères d'évaluation :
  • Date(s) d'évaluation :

Aspects économiques, coûts de l'expérimentation

  • Évaluer le coût de l'étude et de l'expérimentation si possible ou du moins le coût humain en temps passé
    • Bruno Vitasse/Zone-AH! - temps de mobilisation sur la gestion et la coordination de ce projet (40 % de son temps en phase de démarrage du projet, moins ensuite quand tout roulera pour tomber à 20 % et de l'animation pour ce qui est de la phase I du projet ZéBU),
    • Partenaires opérationnels (Téma La Vache, Inra AgroParisTech, BLU, La Paillasse en général et AEFEL),
    • Evaluer l'implication temps pour les brasseries Bap Bap et La Montreuilloise
      • Cette dernière ayant une plateforme pour des tests sur ses drêches on peut logiquement lui affecter du temps pour l'expé,
      • Bap Bap, pourra être plus impliquée sur la partie étude globale sur le métabolisme des brasseries pour limiter également leurs déchets - voir la contribution d'Annick Lacout à ce sujet).
    • un temps plein sur le suivi projet : audits, mise en place étude globale au niveau des brasseries, suivi expé...) - Emploi CDD mission subventionné, stage d'une durée à déterminer à une période donnée de l'expé...
    • Evaluer le temps dégagé par les services municipaux concernés pour la mise en oeuvre du projet sur le territoire parisien.
  • Budget estimatif au 15 septembre, à affiner pour les auditions fin septembre : pas d'estimation pour le moment
  • Le(s) modèle(s) économique(s) :
    • Sur la mise en place d'une filière type REP pour les brasseurs urbains :
      • Il faut connaitre le coût de l'enlèvement des drêches à Paris (données en cours d'acquisition) pour savoir à quel tarif pour les brasseurs ce circuit alter est intéressant/acceptable.
      • On peut s'inspirer de différents modèles existant (filière de récupération dans le secteur des déchets agricoles - ADIVALOR - organisée en REP volontaire) ou des circuits parisiens de récupération des déchets organiques des restaurants avec Synhorcat.
    • La commercialisation de certaines solutions mise aux point dans le cadre de cette réponse à l'AAP permettra à différents acteurs économiques dont les brasseurs et la Ville de Paris, de générer des recettes ou de faire des économies de charges ou de frais de fonctionnement.
    • Modèles économiques envisagés pour les solutions testées :
      • L'alimentation animale : échange réciproque de service entre les brasseurs, les services municipaux en charge de la nutrition du parc animalier de la Ville et les fermes urbaines.
      • L'alimentation humaine : mise à disposition gratuite (échange de service)
      • Les substrats de production : échange réciproque de service entre les brasseurs et les services municipaux, vente de substrat pour la culture de champignons et pour le potager, vente de kits champignons DIY, vente de champignons
      • Le Compostage et le paillage : échange réciproque de service entre les brasseurs et les services municipaux, vente de compost et de drêches pour le paillage
      • Les matériaux biosourcés : mise à disposition des panneaux à base de drêches aux services municipaux, vente.
      • La biomasse, production de chaleur et d'énergie renouvelable / Valorisation énergétique : économies d'énergie pour les brasseurs et les services municipaux, vente de combustible, injection de biogaz dans le réseau, économies de carburant...

Financements de l'expérimentation

  • Financeurs privés (hors partenaires) à trouver.
    • Sita (Suez Environnement) finance un de nos partenaires, Future of Waste.
  • Subventions. Aides mobilisables pour le financement du projet :
    • Le Syctom est approché par AEFEL, partenaire du projet ZéBU. D'après un premier retour, le Syctom dans le cadre de leur plan pour la prévention des déchets (Plan Métropole Prévention 2010-2014) subventionne des projets portés par des collectivités en général, jusqu'à 80 % de leur besoin de financement. Ils pourraient, à la rigueur dans le cas des associations, subventionner des investissements.
    • Ville de Paris et mairies d'arrondissement. Il serait donc plutôt opportun de se tourner vers la mairie du 11e (Bap Bap, Zone-AH!) ou vers la Mairie de Paris, pour supporter une demande de subvention auprès du Syctom dans le cadre de notre appel à projet, avec l'étude confiée à Zone-AH!. Pour avoir plus de chance de rentrer dans les critères de soutien des mairies, il conviendrait de se pencher aussi sur l'ensemble des déchets des brasseries dans la logique de leur prévention (voir approche Réalisation d'une étude globale).
    • CRIF : 10 à 20 % du projet http://www.iledefrance.fr/aides-regionales-appels-projets/aideinvestissement-entreprises-artisanales-faveur-demarche
  • Crowdfunding (financement participatif) pour développer des solutions envisagées avec valorisation commerciale : des buchettes de drêches pour les cheminées ou fours à biomasse, ou encore des kits de culture de champignons (pleurotes vraisemblablement)... Dans les contre-parties les mêmes buchettes/kits pleurotes, plus les substrats développés à base de drêches, voire du pain à la drêche ou barre énergétique à base de drêche comme il existe aux USA, coffrets bières.
  • Brasseurs (suggestion Annick Lacout - AEFEL) : étudier la possibilité d'un modèle de financement de l'étude en partie par les brasseries :
    • Chaque brasserie participe au financement de l’étude (par exemple de l’ordre 1500€ * 9 brasseries parisiennes = 13.500€)
    • En contrepartie, les brasseries ayant accepter de participer au financement de l'étude bénéficient ensuite pendant une période à déterminer d’une solution gratuite d’enlèvement et valorisation des drêches.

To Do List / Qui fait quoi ? / Remarques et commentaires

Toute aide, tous conseils ou critiques sont les bienvenus. En cas de question on peut faire appel à arthur.coussy@parisregionlab.com (chef de projet), sabine.romon@parisregionlab.com (directrice), thierry.mareschal@paris.fr (DEVE Agence écologie urbaine) et lise.dano@paris.fr


To Do list

  • (re)lire le formulaire de réponse (forme de la réponse)
  • Calibrer la réponse à l'appel (centré sur services municipaux) - On va être bons !

Eco, Financement :

  • Évaluer le coût des expé si possible ou du moins le coût humain en temps passé (hum - moi je sais pas) (La Paillasse, Zone-AH!, TV, EPN L'Annexe Paris 12e, BLU... ?)
  • Budget estimatif au 15 septembre, à affiner pour les auditions fin septembre (hum - moi je sais pas) - Pas besoin d'être complet et bouclé pour la réponse : "Le jury peut sélectionner les porteurs et les projets sur leur potentiel" (plus ou moins tout le monde...)
  • Le(s) modèle(s) économique(s) et le financement (modéle éco et faisabilité font partie des critères) (Zone-AH!, Darwin, CoCoTe, BLU, La Paillasse...)

Temporalité de l'expérimentation :

  • Le calendrier du projet en première phase (drêches) dans le cadre de cet AAP. (Zone-AH! et qui veux...) DONE, il faut affecter les ETP.

Illustrations :

  • (En cours) Schéma de la circularisation de la filière brassicole et flux de matières, (DANT, VO, BAP BAP et/ou La Montreuilloise, TV) - Archibald (Bap Bap) renvoie vers http://www.brasserie-fleurac.com/fr/accueil_fabrication.html pour ce qui est du détail sur la production de bière (mais je ne pense pas que nous ayons besoin de rentrer dans le détail à notre niveau).
  • (En cours) Schéma de la drêche dans le métabolisme urbain parisien tourné sur ses services municipaux (DANT, VO, Zone-AH!, TV)
  • (En cours) Cartographie partenaires (Zoomacom, Zone-AH!)
  • (En cours) Cartographie des brasseurs franciliens (voir la liste à jour) (Zoomacom, Zone-AH!, Bap Bap / La Montreuilloise
  • (En cours) Schéma des acteurs / Partenaires (DANT, VO, Zone-AH!)
  • (En cours) Calendrier de l'expé

Brasseurs :

  • (En cours)Coût d'enlèvement des drêches en déchets bacs verts à Paris : demander à La Goutte d'Or (thierry@brasserielagouttedor.com) (La Montreuilloise si le temps)
  • (En cours)Prévisionnels des drêches pour 2014 : Bap Bap, Montreuilloise. J'ai ceux de 2013.


  • Benschmark dans la francophonie (Quid du Canada, où les brasseries artisanales et l'agriculture urbaine sont bien plus développées qu'en France ? Et en Belgique ?) + En Allemagne et aux USA où fleurissent depuis plus longtemps les breweries artisanales.


Hors AAP :

  • Profiter de la création d'un wiki projet pour ZéBU sur Movilab pour renseigner Zone-AH! et Babylone ("et plus si affinité" Lab'AU, ZAUM, Jardin Mobile,...). Ca va permettre de créer des liens internes entre les projets.

Modalités de réponse (3 étapes)

"La Ville de Paris et le Paris Region Lab ont défini des règles très larges dans une démarche d’innovation ouverte afin de laisser une place à des propositions inattendues. Les entreprises et associations sont invitées à venir tester leurs solutions expérimentales pendant une durée de 2 ans maximum. L’expérimentation représente une opportunité pour les porteurs de projet de tester leurs prototypes ou solutions in situ ainsi que leurs modèles économiques."

Le cahier des charges détaillant les thématiques, les modalités précises ainsi que le format de la réponse attendu est disponible ici.

"Plusieurs entreprises ou associations peuvent s’associer pour répondre à l’appel à projets. Un porteur de projet devra alors être désigné pour les représenter et signer la convention."

Condition d'éligibilité au Fonds PIA (BPI) si retenus : En théorie budget à flot et éprouvé, modèle éco en place du porteur de projet = Ca peut difficilement être Zone-AH! en tant que porteur de projet si on compte sur un éventuel financement par ce biais (en gros jusqu'à 50 % de l'investissement nécessaire). Au vu de ce qui est écrit juste au-dessus ["Plusieurs entreprises ou associations peuvent s’associer pour répondre à l’appel à projets. Un porteur de projet devra alors être désigné pour les représenter et signer la convention."], on peut imaginer que de désigner Bap Bap en tant qu'acteur parisien partenaire du projet destinataire d'une éventuelle demande de PIA (et non co-porteur) peut convenir à la BPI qui accorde le prêt (supposition).

Ce n'est pas inutile de le répéter, mais "Le jury peut sélectionner les porteurs et les projets sur leur potentiel"

Phase #2

En vrac à cette étape et au tout venant des infos.

Début de rapprochement des microbrasseurs franciliens en court suite à Paris beer Week. Format coopératif de micromalterie pour relocalisation d'une production (bio) - ex à Lyon. Ca ouvre des débouchés aux petits producteurs d'orge (contractualisation...). Archibald (Bap Bap) souligne qu'il faut quand même un certain volume pour que ce soit rentable et met en avant les risques sanitaires liés à la malterie qui impose des installations adhoc + difficilement faisable dans Paris - en périphérie oui.

Ces bières qu’on aime locales et artisanales - reportage d'Anne-Sophie Novel à La Montreuilloise, le 24 juillet 2014 : http://alternatives.blog.lemonde.fr/2014/07/24/ces-bieres-quon-aime-locales-et-artisanales/ avec l'extrait à retenir : http://www.evernote.com/shard/s289/sh/74326039-fecc-4367-8faa-708e5c5e9e6d/096c140110c063a3e49df572b38bf2df) (3)


Vergers Urbains (Babylone, Ville Comestible) Accompagnement du Projet ZéBU dans l'identification d'espaces de production urbains hyperlocaux des variétés de houblon les plus adaptées, afin de faciliter l'ancrage de la filière brassicole dans le paysage urbain parisien (notamment, sur les façades urbaines et les toits).

Évaluation quantité produite / temps passé, et faisabilité économique des récoltes sur un espace de production diffus.

Duplication des solutions mises en oeuvre dans le cadre de ZéBU

  • Saint-Etienne :

Les associations Open Sources et Zoomacom étudient la réplicabilité du projet ZéBU sur Saint Etienne.

[Zoomacom et CoCoTe, projet de dev territorial ligérien / Renaud Denis, Saint-Etienne] "J'aimerais proposer aux brasseurs stéphanois et ligériens un projet du même type. Pour cela, j'ai besoin de leur amener des solutions documentées et des propositions balisées [sur ce qu'on peut faire des drêches, leur réutilisation...]. Il y a 2 brasseries à Saint-Etienne, et 5 autres dans la Loire. J'ai un acteur stéphanois qui pourrait s'occuper du métabolimse urbain (c'est leur métier - il s'agit de l'asso Open Source, NDBV)... je vais leur faire parvenir ces notes de suite pour voir ce qu'ils veulent en faire, et quel modèle économique ils voient derrière ça. Une autre asso Carton plein pourrait être intéressée par le projet. Retour d'expérience opensource et mise en pratique entre Paris et Saint-Etienne."


  • Bordeaux :

Darwin, l'Ecosystème de la Caserne Niel, étudie de son côté la mise en oeuvre des solutions identifiées à Bordeaux (Rive droite).

Annexes

(1) Etude ORDIF - l'Observatoire régional des déchets d'Île-de-France - http://www.ordif.com/public/ordif/ Coûts de gestion des déchets ménagers et assimilés (Éléments de référence sur des coûts observés en 2011)

(2) Source : "Moins de déchets dans vos poubelles" - A PARIS - Eté 2014, p15.

(3) Ces bières qu’on aime locales et artisanales - reportage d'Anne-Sophie Novel à La Montreuilloise, le 24 juillet 2014 : http://alternatives.blog.lemonde.fr/2014/07/24/ces-bieres-quon-aime-locales-et-artisanales/ avec l'extrait à retenir : http://www.evernote.com/shard/s289/sh/74326039-fecc-4367-8faa-708e5c5e9e6d/096c140110c063a3e49df572b38bf2df)

(4) Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dr%C3%AAche

(5)Fascicule d'information de l'ADEME sur les déchets : "le compostage domestique" (juin 2010) - Source Maison des Acteurs du Paris durable

(6) Buchettes pour les cheminées en marc de café - Concours Lepine 2104 : bûche Smart & Green par Valérie Grammont (06 72 60 93 72) http://www.smartandgreen-labuche.fr/concours-lepine-2014 Source : JT de france2 du vendredi 8 août à 19 min. http://www.francetvinfo.fr/top-3-des-materiaux-recyclables_665801.html




Accueil - Définition de MoviLab - Qui porte et constitue MoviLab ? - Pourquoi contribuer sur ce wiki ? - Comment contribuer sur ce wiki ? - Conciergerie MoviLab - Mentions légales