M1 Inconnu 2013 - Consommation collaborative

De Movilab.org



DEFINITION

La consommation collaborative est un phénomène mondial depuis quelque année seulement. Elle est née des innombrables possibilités de connexion sur Internet entre individus qui ne se connaissent pas. Appliqué sur des centaines de sites sans concertation entre les différents acteurs, le phénomène a été observé et conceptualisé dans le livre : « What’s Mine is Yours » de Rachel Botsman et Roo Roger. Les auteurs font état de l’apparition dans le monde entier de ce phénomène à la fois culturel et économique en passe de transformer les relations commerciales classiques, la consommation et même notre mode de vie. On l’appel aussi consommation collaborative ou collective. La consommation collaborative propose une nouvelle façon de consommer, se n’est plus un acte individuel mais bien une facon de penser ensemble, et de consommer ensemble. Elle désigne un modèle économique où utiliser un bien, un service, ou encore des privilèges ce fait entre les citoyens et n’est plus une question de propriété. La consommation collaborative induit donc l’augmentation de 
l'usage d'un bien, service, privilège, car ils peuvent être augmenté par le partage, l'échange, le troc, la vente ou la location entre plusieur individu. Cette optimisation de l'usage est une réaction à la sous-utilisation de ces produits materiel et non materiels. On prend souvent en exemple la vie moyen d’utilisation d’une perceuse qui est de seulement 13 minutes.

La consommation collaborative est principalement permise par l’échange d’information via Internet et à l’essor, dans un cadre légal, sécurisé, dans la transparence, de cette tendance depuis les années 2000 on peut donc dire qu’elle est fortement lié à l’essor des échanges en ligne, des immenses places de marché, publiques, telles qu’eBay, ou la Ruche, le bon coin, les sites de covoiturages … aux secteurs émergeant de :


-la location entre particuliers ; -le prêt entre particuliers ; -service d’hébergement ; -l’autopartage. -l’échanges de savoirs entre particuliers -La vente d’objets d’occasion.

La consommation collaborative bouscule les anciens modèles économiques en changeant non pas ce que les gens consomment mais la manière dont ils le consomment. C’est aussi une nouvelle façon de vivre ensemble. On peut aussi associer la consommation collaborative au système d’entre aide économique.

LE CONCEPT EN TROIS POINTS


1. Développement durable

La consommation collective est un idéal de vie post-industriel axé sur la réduction. Elle permet au consommateur ordinaire de faire du développement durable  en remplaçant les achats individuels et/ou les démarches d'achat individuelles de biens et de services par des biens et des services collectifs qui desserviront les besoins de plusieurs personnes, réduisant ainsi la consommation agrégée de la société. En plus, elle est un moyen de consolider le pouvoir d'achat, afin de le rediriger en masse vers les produits les plus durables. Ultimement, elle préconise un mode de vie sans voiture alors qu'elle tend à rassembler sous un même toit les services et les contacts, éliminant ainsi la dépendance à l'automobile.


2. Société du loisir

La consommation collective contribue également à réduire le coût de la vie, en préconisant l'abandon de ce concept individualiste du confort selon lequel nous devons tous et chacun être propriétaire pour être heureux.  Ceci rend possible des économies importantes qui peuvent servir, entre autres, à une mise de fond pour une hypothèque, à un démarrage d'entreprise ou à saisir le temps qui nous est donné en vue d'un projet. Cela peut aussi permettre de combattre l'isolement dû au concept individualiste du confort et profiter d'échanges avec les autres.  Nous accédons ainsi à un mode de vie plus efficace, plus ingénieux et plus humain qui, par la réduction des coûts, augmente soit le revenu discrétionnaire, soit le temps de loisir disponible ou un peu des deux.


3. Économies d'échelle

Les économies d'échelle peuvent venir de deux sources: le partage par l'utilisation simultanée et le partage à travers le temps. L'utilisation simultanée consiste à augmenter le ratio du nombre de personnes par bien ou service, par exemple le nombre de personnes par appareil électroménager, le nombre de personnes par pied carré d'espace habitable ou le nombre de personnes desservies par un même service (efficacité d'échelle). 

Dans le partage à travers le temps, les mêmes biens sont utilisés par plusieurs personnes l'une à la suite de l'autre. Un exemple serait celui de meubles ou encore de vêtements loués. Les consommateurs s'en trouvent libérés de la gestion personnelle de l'achat, la vente, le remplacement, l'entretien et l'entreposage des biens qu'ils utilisent. Cela permet d'avoir moins de possessions, moins de responsabilités et donc d'avoir le pied plus léger, c'est-à-dire d'être plus mobile selon les exigences de la vie.


ORIGINE

Le terme avait été introduit par Ray Algar dans la revue Leisure Report d'avril 2007. Il s'agissait alors de faire remarquer que les acheteurs, mieux informés par le Web avaient un plus grand pouvoir de négociation face au vendeur et pouvaient même, s'ils en avaient la patience, organiser des commandes groupées pour faire baisser les prix. La plus value de cette démarche était également pour certain secteur de faire des offres convenables au consommateurs, mais également d’offrir du positif au vendeur. La réaction des vendeurs ayant été une fixation dynamique des prix : des prix bas pour ceux qui semblaient sensibles aux prix et des prix hauts pour ceux qui semblaient avoir d'autres priorités.

La croissance des formes d’échanges directs entre particuliers que décrit la consommation collaborative a été notamment permise par l’avènement et la démocratisation des nouvelles technologies. Si les formes de troc et d’échange ne sont pas nouvelles, Internet et les systèmes Pair-à-pair ont permis leur développement à une toute autre échelle, grâce à deux leviers :

Internet et les places de marchés Pair-à-pair ont rendu possible le déploiement de masses critiques d'internautes intéressés par les mêmes types d’échanges en permettant et en optimisant la rencontre entre ceux qui possèdent et ceux qui recherchent (des biens, services, compétences, argent, ressources…) comme jamais auparavant. La question de territoire à donc changé en effet, internet propose une accessibilité plus vaste, donc plus performantes, et offre la possibilité de mettre en relation des personnes avec un encore plus grand nombre de personne.


UNE NOUVELLE FACON DE PENSER L’AUTRE ET SOI-MÊME.

Internet et les systèmes de réputation ont permis de créer et de maintenir la confiance nécessaire entre inconnus utilisateurs de ces systèmes d’échanges. On remarque que la question de confiance est aussi un des point important de la consommation collaborative, ceux qui utilise cette pratique sont nettement plus confiant face à un étranger contrairement à ceux qui n’utilise pas les réseau sociaux, qui facilite l’échange entre individu. Derrière ces plateformes d’échanges se trouvent des systèmes de réputation (références, notation) des utilisateurs qui les incitent à « bien se comporter » et qui expliquent en grande partie leur succès fulgurant. La confiance reste une des dernières barrières à l'explosion de la consommation collaborative. De nouveaux acteurs, comme IDN La Poste (Identité Numérique) ou encore Fidbacks tentent de lever cette barrière en offrant aux utilisateurs de ces places de marché une solution trans-plateforme. Il semble aussi que la consommation collaborative induise qu’il faille une nouvelle forme d’éducation, sur les pratiques d’achat, de déplacement et d’utilisation, il ne faut plus penser propriété mais vivre ensemble, entre aide, usage collectif. Mais, bien que le besoin de sécurisation persiste, voire reste un des freins principaux au développement de ces pratiques (avec l'attachement à la propriété et les obstacles logistiques), la consommation collaborative dévoile un lien étroit avec la confiance, montre l'étude.

Si moins de la moitié de l'ensemble des personnes interrogées se montrent optimistes face à l'avenir, celles qui pratiquent la consommation collaborative le sont davantage que les autres, notamment sur la capacité des Français d'être solidaires entre eux et la reprise économique du pays. Les adeptes du troc vont jusqu'à exprimer une plus grande confiance vis-à-vis d'institutions telles les collectivités locales et l'Union européenne.

La pratique semble destinée à se développer et pourrait même dessiner un nouveau modèle économique, selon l'Observatoire de la confiance. Non seulement 51% de ses adeptes comptent s'y consacrer davantage, mais 74% d'entre eux considèrent ces changements de comportement comme durables. 59% pensent qu'ils auront un poids de plus en plus important sur leurs achats.


TYPES DE CONSOMMATION COLLABORATIVE

Jenna Wortham dans le New York Times suggère de distinguer deux formes de consommation collaborative : les formes où l’on se regroupe pour acheter en commun pour obtenir un meilleur prix ou savoir ce que et à qui on achète (comme La Ruche qui dit Oui !) ou financer un projet sur le principe de la finance participative (Kickstarter, en France Ulule, Kisskissbankbank, Reservoirfunds ou Wiseed) ; les formes qui organisent le prêt, le don, le troc ou l’échange de biens, de temps ou de compétences entre particuliers (exemples : Zilok, E-loue, ...).

Rachel Botsman propose de distinguer trois systèmes de consommation collaborative :

Les product service systems permettent de transformer un produit en service : l’autopartage, les vélos en libre-service ou encore la location (organisée par un intermédiaire ou entre particuliers) seraient à placer dans cette catégorie. Ces plateformes s’inscrivent dans le cadre plus général de l’économie de fonctionnalité. Le partage et la consommation de masse par plusieurs individus sur un même objet étant la première fonctionnalité.

Les systèmes de redistribution organisent le passage de biens d’une personne les possédant à une personne les recherchant. C’est le principe du C to C et des plateformes comme PriceMinister, LeBonCoin mais aussi du troc, du don (Freecycle), de l’échange… Le réseau mondial Freecycle est constitué d’une multitude de groupes à travers le globe. Il s’agit d’un mouvement de personnes qui offrent (et récupèrent) des objets gratuitement dans la ville où ils habitent (et aux alentours).

Les groupes Freecycle mettent en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin. C’est donc de personne à personne que cette action se réalise, comme on a souvent entendu dire qu’internet sépare les individus, ce système au contraire les rapproche, on pense à l’autre. On l’aide et il nous aide en retour, il y a donc une coexistence de besoins et de résolution par un seul acte.

La consommation collaborative est donc à double volet elle est à la fois économique pour le particulier, mais elle propose également une vision à long terme dans le développement durable. C’est une façon de recyler les objets, ce qui ne sert plus à l’un peut servir à l’autre. Le but étant de libérer les espaces naturels d’objets abandonnés bien qu’encore utiles. En utilisant ce que nous avons déjà sur cette planète, nous réduisons le consumérisme à outrance, la production de masse, et en réduisons l’impact nocif sur la planète. Un autre avantage à utiliser Freecycle est qu’il nous incite à nous défaire d’acquisitions compulsives dont nous n’avons plus usage et encourage chacun à adopter une attitude communautaire.

Les styles de vie collaboratifs regroupent les formules de partage de ressources immatérielles entre particuliers : espace, temps, argent, compétences. Couchsurfing, Colunching, Coworking, Cohabitat, Prêt entre particuliers, Achat groupé, Cohébergement, repas chez l'habitant feraient ainsi partie de cette catégorie. Wikipédia étant aussi un partage de savoir, et un travail collectif autoure d’une pensée commune.


L'apparition du "conso'vendeur"

L'occasion est ainsi perçu comme un moyen de faire des économies mais aussi une "nouvelle forme de recyclage lucratif", permettant de gagner de l'argent via la vente de ses propres biens : 39% des consommateurs déclarent avoir déjà revendu un bien culturel et 50% ont l’intention de le faire. Les intentions de revente se manifestent aussi fortement pour les voitures, l’informatique, l’habillement, ou encore les produits enfants (jouet, vêtement, etc.) En dehors de l’automobile, les ventes d’occasion par les particuliers portent encore pour les trois quarts sur des montants limités (moins de 300 euros) car concernent principalement que des catégories de produits bon marché,comme les livres ou le petit électronique.

Les modes de consommation collaboratives sont des modes de transaction qui évite le commerce de biens et services NEUFS. La consommation collaborative est donc une approche qui “tendance à devenir, par défaut, la façon dont les gens échangent que ce soit des biens, des lieux, des compétences, de la monnaie ou des services”. Et des sites de ce type apparaissent chaque jour, tout autour du monde. Mode ou phénomène de niche qui devient phénomène de masse ? Difficile à dire parce qu’il n’est pas évident d’arriver à mesurer ce phénomène > Voici un extrait d'un article 'du Monde, incomplet' mais qui montre bien que la consommation alternative, ou "collaborative" entre particuliers, commence à devenir un phénomène de masse bien perçue par les médias : " C’est pourtant ce que veut proposer le site Collaborative Consumption, tenter de donner une mesure au phénomène, tout en recensant les outils et en centralisant la discussion sur cette évolution, pointe Bruce Sterling sur Wired. Jenna Wortham pour le New York Times a ainsi loué un Roomba, ce robot aspirateur, pour 24 heures via la plate-forme SnapGoods. Une plate-forme parmi de nombreuses autres comme NeighborGoods ou ShareSomeSugar. Il existe bien d’autres services de ce type, allant des services d’achats groupés comme Groupon ou Vente privée, aux sites de voyages entre pairs comme Airbnb, aux sites d’échanges de maisons comme Home Exchange, voir même aux sites d’investissements collaboratifs comme My Major Company ou Kickstarter. Il y a plusieurs formes de consommation collaborative : les formes où l’on achète en commun, de manière groupée, un bien ou un service pour obtenir le plus souvent un prix ; et les formes où les gens se prêtent, se donnent ou s’échangent des biens et services plutôt que de les acheter, estime Jenna Wortham. Pour Ron Williams, ce phénomène est lié à ce qu’il appelle "l’économie de l’accès" qu’évoquait Jeremy Rifkins. "Il y a une sensibilisation croissante au fait que vous n’êtes pas toujours heureux d’hyperconsommer. La notion de propriété et la barrière entre vous et ce dont vous avez besoin est dépassée." La crise est également passée par là et le fait de pouvoir tester un produit avant de l’acheter réfrène (à moins qu’elle ne l’encourage) l’hyperconsommation dans laquelle notre société a depuis longtemps basculé, comme le souligne Gilles Lipovetsky dans son essai sur la société d’hyperconsommation. Pour autant, ces places de marchés ne devraient pas renverser le modèle traditionnel avant longtemps, estiment les spécialistes. "Ce n’est pas la fin de notre vieille façon de consommer. Mais petit à petit, l’échange entre pairs pourrait bien devenir la façon par défaut dont nous échangeons", estime Rachel Botsman.


PASSER DU PRODUIT AU SENS DE LA COMMUNAUTÉ

En attendant, les gens louent un nécessaire de camping pour un voyage, plutôt que de l’acheter, passent la nuit chez d’autres habitants plutôt qu’à l’hôtel… Pour les gens qui louent leur matériel, c’est une façon de se faire un peu d’argent, voire de rentabiliser leur achat. Ce n’est pas pour les économies qu’ils permettent de réaliser que ces services devraient gagner en popularité, mais parce qu’ils renforcent le sens de la communauté.

"Ces services transforment un bien de consommation en un moyen de rencontrer ses voisins", estime un utilisateur actif. "Nous surfons sur le désir d’avoir toujours de réelles connexions avec la communauté", estime Paul Zak, directeur du Centre pour les études en neuroéconomie de la Claremont Graduate University. L’interaction sociale réduit l’émission d’hormones de stress, même en ligne, estime le chercheur qui a montré que poster un message sur Twitter déclenchait une libération d’ocytocine, un neurotransmetteur de satisfaction.

Selon lui, le commerce en ligne est appelé à se déplacer au-delà des transactions pour développer l’interaction et les contacts sociaux, comme nous le faisons déjà dans les magasins réels. “Le web ramène le business à l’individu à mesure que les sociétés de commerce en ligne deviennent plus petites, plus spécialisées, de niches. Paradoxalement, le web nous ramène à un modèle d’affaires centré sur l’humain.”

Voilà longtemps que les places de marchés utilisent la notation et les critiques des consommateurs pour créer un sentiment de confiance entre les participants et éliminer les participants non fiables, en plus de protections techniques. Cette nouvelle vague de systèmes de pairs à pairs utilise également les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour susciter de la confiance".


La consommation collaborative, un concept proche de la Nouvelle consommation

Tenant compte des évolutions de la consommation moderne, de la tendance communautaire à une consommation plus collaborative, et différente de la consommation classique, partiellement ou fortement rejetée par certains, consoGlobe a forgé le concept de nouvelle consommation, plus large, plus conforme aux visages multiples de la consommation moderne. L'usage plutôt que la propriété Ce constat, c’est à Rachel Botsman qu’on le doit. Ses recherches l’ont en effet amenée à identifier 3 modèles différents mais complémentaires : « product service » : payer pour le bénéfice du produit (ce qu’il permet de faire / ce qu’il fait) sans avoir besoin de posséder le produit La consommation solidaire et le partage « redistribution markets » : la redistribution des biens de ceux qui n’en ont plus besoin vers ceux qui en ont besoin Les styles de vie collaboratifs « collaborative lifestyles » : le partage et l’échange de ressources et de compétences comme le temps, la nourriture, l’espace, les connaissances et l’argent Dans son livre « What’s mine is yours », elle décrit comment ces différents modèles parviennent à créer une véritable économie.


La consommation collaborative vue par aufemin.com

En 2010, on devient une "consommatrice consciente" La crise économique, la peur écologique soudaine et un certain écœurement face à la profusion de produits changent la donne en 2010. On a aujourd'hui envie de reprendre en main notre "conscience" d'achat plus encore que notre "pouvoir". En d'autres termes, ne plus subir le marché mais contrôler son rôle dans le cycle de la consommation. Désormais, l'acteur-consommateur veut comprendre ce qu'il achète (provenance, prix, impact sur l'écologie...). Une tendance largement décryptée par les agences de marketing, qui prévoient en 2010 une inversion de la donne : c'est l'acheteur qui dictera sa loi. Comment on se met à la nouvelle consommation  ? Pour devenir un "consommateur conscient" (citons la très écolo Marion Cotillard) rien de plus simple. Il suffit de faire ses courses selon 3 logiques. 1) Le recyclage de produits : revente, troc, customisation, on allonge désormais la durée de vie des achats 2) La comparaison : grâce aux guides et comparateurs, on trouve le meilleur à prix mini et on arrête de se faire aveugler pas les grandes enseignes 3) Le home made : légumes du marché, robots à tout faire et produits bio font leur grand retour, car c'est meilleur pour la santé, et le porte-monnaie.

LE PRÊT ENTRE PARTICULIERS

On peut aussi l'appeler crédit communautaire (peer-to-peer lending) c'est une activité financière qui consiste en des prêts d'argent entre particuliers. Le système est simple et permet à toute personne recherchant un crédit de le faire sans passer par les voies classiques que sont les banques et les organismes de crédit. L'idée est de reproduire l'action d'une banque en se défaisant du coût de cet intermédiaire. Il s'agit donc, pour plusieurs personnes d'en financer une seule. C'est une extension de la première forme de prêt.

Fonctionnement pour l'emprunteur : L'emprunteur donne le montant qu'il veut emprunter, renseigne ses informations personnelles (dettes, revenus, emploi actuel, informations sur l'emploi du crédit et informations personnelles éventuellement) Les prêteurs prêtent ou non à l'emprunteur selon leurs critères, quand suffisamment de prêteurs ont proposés de financer l'emprunteur, celui-ci se voit accorder son prêt et l'argent lui est transféré. Il rembourse ensuite le prêt comme un emprunt normal.

Fonctionnement pour le prêteur : Le prêteur donne le montant qu'il veut prêter et renseigne ses critères d'investissement (risque associé à un emprunteur, communauté d'emprunteurs, etc.) Ces prêts répondent aux demandes des emprunteurs. Chaque prêt qui sera proposé par un prêteur sera débité quand l'emprunteur concerné aura recueilli l'intégralité de son prêt.Une fois le prêt émis, le prêteur reçoit les remboursements mois après mois. Pour les particuliers emprunteurs, c'est alors une ressource possible de prêt hors du système bancaire classique. Les emprunteurs ont des profils divers. Ils peuvent emprunter à titre professionnel, pour monter une entreprise par exemple, ou privé, pour financer des travaux ou consolider leur dette à un taux plus avantageux. Le recours aux sites de P2P lending peut permettre aux profils « atypiques » de formuler des demandes de crédit habituellement rejetées par les organismes classiques puisque leur risque est moins aisément mesurable : jeunes salariés, entrepreneurs… Pour les particuliers prêteurs (ou investisseurs), l'intérêt réside dans le fait que ces prêts, plus risqués par nature, sont souvent mieux rémunérés. D'autres investissements à dimension éthiques, solidaires ou sociaux sont également soulignés.Le but de ce système est de réduire fortement les taux d’intérêts pratiqués, en limitant les coûts d’intermédiation bancaire et de refinancement. Le deuxième objectif est d'assurer des gains pour les prêteurs largement supérieurs à ceux proposés par des placements bancaires classiques. Par ailleurs, ce système présente un risque assez faible dû à la séparation des crédits en “pool” de prêteurs. La perte due au non remboursement d’un prêt est répartie sur l’ensemble des créanciers, ce qui permet de réduire fortement la perte finale. Le troisième objectif est de mettre l'humain au cœur de la logique du crédit et de faire fonctionner les gens ensemble, de leur faire prendre conscience qui peuvent s'aider.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Prêt_entre_particuliers

EN FRANCE

Un Français sur deux pratique désormais l'échange de biens et de services entre particuliers. Un phénomène qui se développe au rythme de la crise et du développement technologique. Ses deux principaux ressorts : l'envie d'améliorer son pouvoir d'achat, mais aussi la confiance dans un nouveau modèle économique. Revendre son canapé sur Internet, acheter un nouveau sac en vide-grenier, partir en vacances en covoiturage et dans un appartement échangé avec un particulier… : des comportements jusqu'à il y a quelques temps assez « marginaux », mais qui deviennent de plus en plus courants. Avec la crise et la généralisation d'internet, la consommation collaborative se répand : elle est désormais pratiquée de manière régulière par 48 % des Français, alors que 32% songent à s'y mettre, selon les résultats d'une étude publiée jeudi par l'Observatoire de la confiance du groupe La Poste. Les réfractaires ne sont plus que 20%. Les plus enthousiastes sont les femmes, les personnes de moins de 50 ans, les adeptes des réseaux sociaux… mais aussi les familles nombreuses et les membres d'associations. Si l'envie d'accroître son pouvoir d'achat est sans doute la principale cette nouvelle tendance, une vision « alternative » de la consommation participe aussi de ce phénomène : donner aux objets une seconde vie, créer des liens avec d'autres particuliers, expérimenter… En France, la machine aussi est lancée, d’abord, des tartups sont apparues en 2010 : « Super-Marmite », « La ruche qui dit oui » (soutenue par Marc Simoncini et Kima ventures notamment), « Livop », « Deways », « Voiturelib », « Cityzencar » et bien d’autres : toutes promises à un bel avenir (car pionnières dans leur secteur) à condition d’être suffisamment persévérantes (avantages et inconvénients des First-movers).


De nombreuses choses sont déjà en place aux États Unis

les systèmes qui transforment les produits en service : on paye pour utiliser un produit sans avoir besoin de l’acheter les marchés de redistribution : organisent la redistribution de produits utilisés ou achetés quand ils ne sont pas ou plus utilisés les styles de vie collaboratifs : des gens avec des intérêts similaires s’assemblent pour partager bien, temps, espace, compétences, monnaie, comme dans le cas des achats groupés sur l’internet via les ventes privées, ou du développement des espaces de Coworking comme les Cantines en France « Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses » affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde.

Les statistiques sont éloquentes, nous explique Danielle Sacks dans l’un des articles les plus complets sur l’émergence de l’économie du partage :

« Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service (tels que le Velib’ à Paris) qui sont effectués chaque mois dans le monde. »

Alors que le secteur du prêt entre particuliers vient d’atteindre la somme de 500 millions de $ aux Etats-Unis, les startups du partage enchaînent les levées de fond : 7 millions pour Thredup, site internet de troc de vêtements et de jouets pour enfants; 1,2 million pour Gobble, qui a un modèle proche de Super-Marmite et permet de réserver et d’acheter des plats fait maison près de chez soi); 1,6 million pour Grubwithus, qui propose un service de colunching ou social dinner, mélange de Meetic et de Groupon.


THEORICIENS ET PROMOTEURS

Le livre « What’s Mine is Yours » de Rachel Botsman et Roo Roger montre comment nous nous s’éloignons du 20ème siècle d’hyperconsommation placé sous le double signe du crédit et de la pub pour entrer dans le 21ème siècle qui sera celui des connexions entre individus au sein d’une communauté élargie aux dimensions d’Internet, de l’importance de la réputation de chacun au sein de cette communauté, et de tout ce à quoi nous pourrons accéder le plus souvent gratuitement grâce à ces connexions.
La consommation collaborative c’est quoi :
Prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies et les communautés de pairs », Ce qui est à moi est à toi. Il y a 2 grandes formes de consommation collaborative :
celles où l’on achète en commun , de manière groupée, un bien ou un service, pour obtenir le plus souvent un prix .
celles où les gens se prêtent , se donnent ou s’échangent des biens ou des services plutôt que de les acheter.

Sans que nous nous en rendions forcément compte, nous nous mettrions donc à moins posséder, à privilégier l’usage et à partager davantage. Dans un contexte de crise économique durable et de défiance vis-à-vis des grandes entreprises, ces expériences d’échange et de partage réussies interrogent nos comportements traditionnels de consommation. « Nous nous dirigeons vers une économie où l’accès aux biens s’impose sur leur possession » affirme Lisa gansky, auteur de The Mesh.

« L’âge de l’accès » décrit par Jérémy Rifkin serait-il effectivement en train de se concrétiser ? Le changement culturel est-il suffisamment profond pour nous conduire à privilégier l’usage sur la possession ? Une chose est certaine : les solutions alternatives réelles et fonctionnelles à la forme la plus traditionnelle de l’achat existent et se diffusent comme jamais auparavant, au point que l’argent, dans un contexte de turbulence des monnaies étatiques, soit lui aussi contesté. De nombreuses choses sont déjà en place aux États Unis :

-les systèmes qui transforment les produits en service : on paye pour utiliser un produit sans avoir besoin de l’acheter

-les marchés de redistribution : organisent la redistribution de produits utilisés ou achetés quand ils ne sont pas ou plus utilisés

-les styles de vie collaboratifs : des gens avec des intérêts similaires s’assemblent pour partager bien, temps, espace, compétences, monnaie, comme dans le cas des achats groupés sur l’internet via les ventes privées, ou du développement des espaces de Coworking comme les Cantines en France

« Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses » affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde. Les statistiques sont éloquentes, nous explique Danielle Sacks dans l’un des articles les plus complets sur l’émergence de l’économie du partage :

« Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service (tels que le Velib’ à Paris) qui sont effectués chaque mois dans le monde. » Alors que le secteur du prêt entre particuliers vient d’atteindre la somme de 500 millions de $ aux Etats-Unis, les startups du partage enchaînent les levées de fond : 7 millions pour Thredup, site internet de troc de vêtements et de jouets pour enfants ; 1,2 million pour Gobble, qui a un modèle proche de Super-Marmite et permet de réserver et d’acheter des plats fait maison près de chez soi) ; 1,6 million pour Grubwithus, qui propose un service de colunching ou social dinner, mélange de Meetic et de Groupon.

Paradoxalement, le web ramène le business à l’individu à mesure que les sociétés de commerce en ligne deviennent plus petites, plus spécialisées, de niche. Paradoxalement, le web nous ramène à un modèle d’affaires centré sur l’humain.


Nous & Co un exemple de consommation collaborative

La plupart des plateformes de consommation collaborative se concentrent sur un type de services en particulier (covoiturage, jobbing, etc.). Nous & Co, un site internet, regroupe à lui seul, biens, services, compétences, argent, ressources. « Partis d’un constat simple : quand on habite Nantes ou ses environs, les grandes plateformes nationales et internationales sont assez peu fournies en annonces ! A l’inverse, Nous & Co est une association ancrée localement : nous lançons notre service en partenariat avec la plateforme monECOCITY, qui a vocation à répliquer ce type d’initiatives à l’échelle locale dans toute la France. La ville et ses environs sont avant tout un espace d’échanges et d’interactions :l’ancrage local est une façon innovante de favoriser le développement de l’économie collaborative, à mon sens tout aussi valable que l’approche thématique. Nous voulons donner le choix aux gens, en leur faisant découvrir les plateformes existantes ou en leur permettant de s’organiser pour lancer leur propre service.

Nous accueillons tous les acteurs locaux : consommateurs, producteurs, entreprises, associations et collectivités. Aucun paiement ne transite directement via la plateforme, nous sommes avant tout un site de mise en relation. La France, c’est trop grand, le quartier, c’est trop petit ! L’agglomération me semble être l’échelle idéale. Nous & Co offre ainsi, entre autres, un annuaire, qui permet de cartographier l’économie du partage de la région nantaise. Par ce biais, les producteurs locaux et associations peuvent élargir leurs perspectives et gagner en visibilité. Par ailleurs, se concentrer sur un territoire en particulier nous permet d’utiliser des outils de communication classiques (affichage, presse, rencontres). C’est important, car tout le monde n’est pas hyperconnecté ! On ne peut pas se reposer exclusivement sur le Web et les réseaux sociaux, car ce qui semble naturel à une personne de 25 ans l’est beaucoup moins pour quelqu’un qui approche la cinquantaine…

Et sur le terrain C-to-C, comment s’y retrouve-t-on ?

Nous avons mis en place un système de catégories : logement, transport, alimentation, service à la personne (CESU), emploi et stage, se regrouper et agir ensemble, s’entraider , coin enfants, vide grenier et animaux. Vous trouverez ensuite, sous chaque thématique, des sous-catégories. Par exemple, sous l’onglet « logement », les annonces peuvent concerner de la colocation, de la colocation intergénérationnelle, de la location entre particuliers, de l’achat ou de la vente. Comme je te le disais, les paiements ne transitent pas via la plateforme. Il y a un système de « j’aime » et de favoris, mais pas de notation à proprement parler. Pour générer de la confiance entre les personnes inscrites sur le site, nous comptons sur la création d’une véritable communauté. L’adhésion à l’association est déjà en soi une démarche citoyenne et engagée, d’autant qu’un lien social préexiste en vertu de l’appartenance à un même territoire. Nantes est par ailleurs une ville très dynamique sur le plan de l’ESS au sens large : un pôle de coopération économique, Ecossolies, doit ouvrir se portes en janvier prochain, nous avons une cantine numérique, la ville a été élue « capitale verte européenne 2013« … J’espère que ce projet pilote donnera des idées à d’autres villes partout en France. L’association a en outre lancé une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank. Pour les soutenir, c’est par ici !

http://www.kisskissbankbank.com


l’économie du Don

A priori, nous pensons tous savoir ce qu’est le don. Il ne se passe pas une semaine, voire une journée, sans que nous trouvions dans notre courrier un ou plus souvent plusieurs appels au profit d’oeuvres charitables. Nous avons parfois mauvaise conscience de ne pouvoir répondre à toutes les demandes, d’être obligés de faire des choix sans savoir si nous ne devrions pas donner plutôt à l’un qu’à l’autre de nos solliciteurs. Cela peut même nous poser des cas de conscience ou, éventuellement, servir d’honorables prétextes pour ne pas donner.

- Notons alors que le propre de l’amitié, c’est la réciprocité. Elle n’est pas présente dans tous les rapportshumains. Certains sont davantage marqués par la dissymétrie, ne serait-ce que dans les rapports familiaux entre parents et enfants. La réciprocité ne veut pas dire équivalence et la “valeur du lien” créé est autre chose que la valeur d’usage ou la valeur d’échange. - Notons aussi que le don qui se veut sans retour est une négation du receveur. Il est, de ce fait, incomplet. Le don le plus “altruiste” est celui qui accorde à l’autre la capacité de réplique, qui lui rend sa capacité de donner à son tour. Donner, c’est prendre et assumer le risque de la relation. - Notons enfin que la gratuité du don ne se mesure pas au fait qu’il y a non-retour. La gratuité dépend de l’intention du donateur, laquelle intention ne peut jamais être connue avec précision. Cette incertitude ouvre l’espace de la confiance. Constater qu’il y a un retour, ce n’est pas la même chose qu’exiger qu’il en ait un. La relation créée par le don implique que le receveur puisse donner à son tour. Mais donner à son tour ne signifie pas nécessairement rendre à la même personne. Entrer dans la danse du don consiste souvent àdonner à une tierce personne.


AMAP

AMAP est association qui a été fondé pour le maintien d'une agriculture paysanne , en France, un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une exploitation locale (généralement une ferme), débouchant sur un partage de récolte régulier (le plus souvent hebdomadaire) composée des produits de la ferme. L'AMAP est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui paient à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie (la « saison »). Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilité du consommateur ; il représente une forme de circuit court de distribution. Le terme « AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) » est enregistré depuis la mi-2003 à l'INPI en tant que marque française par l'association Alliance Provence1. L'usage de la marque passe par l'engagement du respect de la charte des Amap2 inspirée de la Charte de l'agriculture paysanne, éditée en mai 2003 par cette même association.

Il y a aussi:
 circuits courts, amap, etc
conso de produits éthiques et écologiques
dons entre particuliers
location entre particuliers
troc et occasion entre particuliers
services et entraide au niveau local
infos pratiques sur le fait maison et local
L’image du village global refait surface, mais avec une démultiplication vertigineuse. Le troc de biens et de services jadis pratiqué dans les villages devient désormais à portée de clic à une échelle mondiale avec des moyens qui n’avaient jamais été techniquement imaginables auparavant.

Lien externe

http://www.agoravox.fr

http://www.encyclo-ecolo.com

http://www.latribune.fr

http://wikipedia.org

http://www.entreparticuliers.com

http://consocollaborative.com

http://www.consommationcollective.com

http://www.madariss.fr

http://www.francais.cci-paris-idf.fr

http://www.fondation-nicolas-hulot.org

http://www.monecocity.fr

http://www.nantesgreencapital.fr

http://cantine.atlantic2.org

http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_le_maintien_d'une_agriculture_paysanne

http://www.eco-planete.org

http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/27346-le-ctoc--commerce-entre-particuliers-pratique-par-plus-de-70-des-internautes- Rachel Botsman et Roo Rogers, What's Mine Is Yours: The Rise of Collaborative Consumption, Simon & Schuster, 2010 (ISBN 978-0-0619-6354-4) (en)/(fr) [vidéo] Rachel Botsman, « À propos de la consommation collaborative » [archive], mai 2010, Conférence TED à Sydney. ↑(en) [vidéo] Rachel Botsman, « Collaborative Consumption Groundswell Video » [archive], sur Vimeo, 2010 ↑ http://consocollaborative.com/ [archive] ↑ Consommer en garde partagée [archive], Libération, 10 décembre 2012

http://ouishare.net [archive] OuiShare.net

OuiShare, le média qui partage plus que l'utopie [archive]