Les conflits d’intérêt entre le lobbying automobile et les écologistes dans une ville en transition énergétique: l’avenir de la voiture ou la voiture de l’avenir ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante : Les conflits d’intérêts entre le lobbying automobile et les écologistes dans une ville en transition énergétique: l’avenir de la voiture ou la voiture de l’avenir ?


I - L'objectif de la ville : moins de voiture ? plus de transport en commun ? autant de voiture mais moins polluante ? plus de piétons ?

II - L'objectif des constructeurs en matière de voiture citadine ? Taille, poids, matériaux, prix ?

III- Concilier les deux intérêts est-il possible ?

Notre dossier de production

Notre fil conducteur ? Nous aimerions essayer de déterminer quel sera l'avenir de la voiture : va-t-elle devenir un transport secondaire ou parviendra-t-elle à s'adapter dans une ville tournée vers les énergies vertes ? Pour cela, nous aimerions interviewer un salarié d'un entreprise automobile, nous nous tournons plus pour le moment vers Toyota ED² (Toyota Europe Design Development) située à Sophia.

Parallèlement il serait intéressant de pouvoir interviewer une personne travaillant dans une structure "verte" et ainsi comparer les différents points de vues. Les villes privilégient-elles les bus et les transports en commun ou des moyens de transport faibles voir nuls en émission de CO².

Les constructeurs automobile cherchent-ils à s'adapter aux nouveaux enjeux de développement durable et non polluant ? La taille de la voiture, le design, le nombre de passager, le poids, comment les constructeurs s'adaptent aux demandes ?

Nous aimerions aussi pouvoir parler à des utilisateurs de voitures électriques et/ou d'autolib afin de mieux connaitre leurs motivation : question économique ou pour soutenir l'écologie...


Pourquoi utilisez-vous autolib ? Plus responsable vis à vis de l'environnement ? Gain d'argent ? Seriez-vous prêt à acheter une voiture électrique ? Quels sont pour vous les avantages ? Vous déplacez vous en vélo ? Si problème vis à vis de la voiture car trop polluant : vélo ou voiture électrique ? Taille de la voiture ? Faciliter pour se garer ?


Synopsis de la vidéo :

Pour débuter la vidéo le reporter explique le concept et les enjeux du sujet "le reporter est au milieu d'un parking vide blabla...". On pose une ou deux questions générale et assez piégeuses et on montre rapidement à la chaîne les réponses des gens "quel est le transport de l'avenir/ quel est la voiture de l'avenir", "comment les villes pourraient réduire la pollution ?" "Comment vous déplacez-vous en ville ?".

Montrer les réponses à quelqu'un plus éclairé/un agent territorial qui pourrait expliquer ce qu'il est possible de faire ou non ? Pourquoi pas expliquer les projets de la ville, des contrats avec des constructeurs comme à Grenoble ?

On montre en parallèle les réponses des passants à un "constructeur automobile" et on compare/mélange/oppose les réponses.

Notre reportage


Nous tenons à remercier chaleureusement :

- Monsieur Freddy Aknine, Directeur de la concession Toyota Antibes

- Monsieur Alain Noyelle, Chef de service Aménagements et Habitats de la Communauté urbaine de Lille

- Monsieur Francis Dhieu de la Communauté urbaine de Lille

Notre article journalistique sur la problématique

Aujourd’hui, la réduction de la pollution est l’un des enjeux principaux auxquels nous devons faire face. Cela passe non seulement par le changement de nos habitudes de consommation mais également par des moyens de locomotion plus adaptés. Selon les estimations d’Airparif, les émissions d’oxyde d’azote provenant du trafic routier ont doublé ces dix dernières années. On peut alors se demander quels sont les conflits d’intérêt entre lobbies automobiles et les écologistes dans une ville en transition énergétique : l’avenir de la voiture ou la voiture de l’avenir ?

De nombreuses mesures ont été mises en place par les constructeurs automobiles et les villes afin de faciliter l’accès à des transports propres. Actuellement, la voiture hybride est une alternative plus avantageuse et plus facile à mettre en place que la voiture électrique. La première a été créée il y a une vingtaine d’années par l’entreprise Toyota, qui commercialise notamment la voiture full hybride permettant d’être en autonomie électrique au démarrage et lors de la locomotion à faible vitesse. Les voitures électriques restent encore trop coûteuses mais certaines villes ont mis en place des véhicules électriques en libre-service (Autolib …) permettant à tous leur utilisation. En effet, en France la majorité des voitures électriques sont possédées par des entreprises telles que La Poste ou des collectivités territoriales. D’autant que de nombreuses agglomérations ont décidé de développer des transports en commun écologiques tels que les bus électriques, les tramways, les vélos en libre-service… De plus, la mise en place par l’Etat de bonus et de malus écologiques incite à l’achat de voitures moins polluantes. Ces mesures poussent aussi à la recherche et à la construction de voitures de l’avenir telles que la voiture à hydrogène prévue courant 2015 ou la possibilité d’un jour créer une voiture solaire. Suite au Grenelle de l’environnement ces nouvelles voitures propres répondent ainsi à la volonté du gouvernement de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Cependant ces mesures doivent faire face à de nombreuses menaces et divergences d’opinions. La course à la réduction des gaz à effet de serre et la mise en place de mesures écologiques se multiplient afin de réduire la pollution principalement en milieu urbain. Les constructeurs automobiles ont alors suivi cette tendance par le développement de concepts novateurs comme les voitures full hybrides, électriques et bientôt la voiture à hydrogène.  La ville de Grenoble grâce à un partenariat avec Toyota, a développé le lancement de 70 “Toyota I-road”, voitures électriques en auto-partage afin d’être un complément aux transports en commun. Cette opération vise à sensibiliser les automobilistes et à s’accommoder aux véhicules électriques individuels. Cependant l’émergence de cette nouvelle demande du consommateur pourrait soulever des points très préoccupants. Une augmentation de 20% du parc électrique français déclencherait une insuffisance structurelle au niveau national. Le territoire français ne dispose pas du nombre de bornes nécessaires ni de la capacité électrique suffisante pour faire face à ce changement énergétique, à moins de construire de nouvelles centrales électriques, barrages hydroélectriques, ou des hydroliennes… La construction de ces infrastructures relancerait les débats entre les écologiques et les industriels qui opposeraient la réduction des gaz à effet de serre à des politiques keynésiennes écologiques créatrices d’emplois et de ressources pour l’État à long terme. L’émergence d’une voiture électrique individuelle dans un environnement urbain adapté et efficient est donc un défi pour l’État ainsi que pour les constructeurs automobiles.

L’obsession de développer des villes vertes. Les conflits d'intérêts entre les villes, l’État et les constructeurs reposent principalement sur la volonté des villes de promouvoir les transports en commun, ce qui influence négativement les ventes des constructeurs. Tout d’abord, un projet de grande ville sans voiture fait face à de nombreuses difficultés. La mise en place d’un réseau de transport en commun efficace adapté à la géographie du territoire, conjugué à la demande des habitants, semble incompatible. Toutefois, la ville de Lille a mis en place avec l'aide de la SNCF une carte Pass Pass qui permet de mettre en adéquation et adapter le cadencement des rames de tram par des enquêtes origine/déplacement des utilisateurs. Les coupes budgétaires suite à la crise économique et la volonté de réduire la dette de l’État ont entraîné des disparités flagrantes au sein des budgets des conseils régionaux ne laissant pas l’opportunité à certaines villes de développer leurs projets. Les volontés écologiques ne s’inscrivent pas toujours dans la réalité économique. L'exemple d'Amsterdam illustre bien le fait qu'il est possible de réduire au maximum la présence de voitures citadines au sein d'une ville mais il passe aussi par une intensification des réseaux de transports en commun.

Vraisemblablement le transport de l’avenir sera moins polluant, axé sur l'électrique ou l’hybride pour les voitures et les transports en commun, ainsi qu’en auto partage afin de répondre à la demande des concitoyens. Cette idée pourrait s’engager dans l’annonce du jour en voulant la fin des véhicules diesels dans la capitale en 2015.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Justine : Grâce à ce cours, j'ai appris que monter un film était loin d'être chose facile, il est difficile de savoir par où commencer. J'ai également appris à composer avec les compétences de chacun, certains étant plus doués en informatique, d'autres plus tournés vers la recherche. d'autres encore sont plus à l'aise pour parler avec les professionnels. J'ai donc développé mes compétences en travail d'équipe. Il m'a également fallu développer ma détermination face aux refus ou au manque de disponibilité de certains professionnels. Malgré tout, cela s'est révélé être une expérience intéressante.


Christophe : j'ai réussi à développer mes compétences, c'est à dire tenir à jour un agenda, prendre des rendez vous, gérer un projet de A à Z tout en respectant un cahier des charges précis. Cela m'a également permis de travailler en équipe et de comprendre les rouages des travaux de groupe.


Henri : ce cours m'a appris à coder sur le Wiki mais également à utiliser des logiciels de montage de vidéos type Movie-Maker. J'ai aimé le concept de la Skem Bank pour la coopération et la recherche de nos avantages comparatifs. Travailler avec quatre autres personnes pendant plus de trois mois a été une bonne expérience tant au niveau organisationnel qu'au niveau personnel. Le support de notre projet (une vidéo) est original et on ne se doute pas que la création de A à Z d'une vidéo est aussi éprouvante, le montage est véritablement un travail de patience et de minutie. Enfin, j'ai développé mes connaissances sur le sujet que nous avons traité.


Clémentine : Ce cours m’a permis d’apprendre à gérer un projet du début à la fin. En effet, nous avons dû démarcher des professionnels afin de réaliser des interviews, et répondre à notre problématique. Le travail en équipe est un très bon exercice dans la mesure où nous y serons confrontés dans notre vie professionnelle future. Cela m’a donc permis de développer mes compétences en matière de gestion des délais et de négociation de par l’utilisation de la Skembank et le démarchage. Ce fut donc très enrichissant malgré les contres temps auxquels nous avons dû faire face ainsi que certaines réticences à l’égard de notre projet (le micro trottoir en particulier).


Emilie : j'ai aimé par dessus tout travailler en équipe, c'est un projet que nous avons mené ensemble tout au long du semestre. J'ai fait des démarches qui sont sorties de mon quotidien - contact professionnel, rendez-vous avec des entreprises. J'ai beaucoup appris sur ce sujet et la réalisation de cette vidéo était enrichissante. Ce cours est l'expression pratique de nos connaissances théoriques.




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