Les Circuits Courts Alimentaires : renforcer les liens entre producteurs et consommateurs, une alternative viable ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Les Circuits Courts Alimentaires : renforcer les liens entre producteurs et consommateurs, une alternative viable ?

Les récents scandales alimentaires qui ont émaillé l'actualité ces dernières années, et dont Spanghero fait figure de proue, l’ont bien montré : le consommateur veut désormais savoir ce que cache son assiette. Exit la multiplication d’intermédiaires, ce qui est prôné aujourd’hui c’est la proximité. Et ça, certains producteurs locaux l’ont bien compris. D’où l’émergence de nouvelles pratiques de consommation collaborative.

Personnes que l'on souhaite interroger:
-Dirigeant de "la Ruche qui dit oui"
-Micro-trottoir

Notre dossier de production

Notre reportage


Nous tenons à remercier chaleureusement Marc-David Choukroun, Co-Fondateur de "La Ruche qui dit oui", Marie-Anne Hemelsdael, Propriétaire de "La Ferme des Anneaux", ainsi que Amaury Toulemonde, Responsable de la Ruche de Lille en son magasin de Envies d'ici.

Notre article journalistique sur la problématique

«C’était mieux avant!» peut-on entendre ici et là, aux abords des hypermarchés, quand il s’agit d’évoquer les produits vendus en grande distribution. Avatar d’une société désormais impuissante en terme de fixation des prix, elle a conduit à une issue inéluctable: la perte de pouvoir des producteurs, contraints de se soumettre aux diktats imposés par ces grands manitous de l’alimentation. C’est dans ce contexte, à priori défavorable pour les petits producteurs locaux, qu’est née l’idée de circuits courts alimentaires.

Mais un circuit court alimentaire, qu'est-ce que c'est ? Les services officiels du Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche se sont prêtés à une définition. Un circuit court alimentaire est donc « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire ».

Du champ à notre assiette, il n’y aurait donc qu’un pas que La Ruche qui dit Oui et autres AMAP ont décidé de franchir.

Mais pourquoi donc ces initiatives consistant à éliminer les frontières qui séparent le consommateur de son producteur connaissent-elles aujourd’hui un succès grandissant, comme un écho à une époque pas si lointaine où nos grands-parents ne juraient que par l’épicier du coin ?

Les réponses à cette question sont multiples. En voici néanmoins une liste loin d’être exhaustive. • Recherche d’une alimentation plus saine. Manger « vrai » en opposition aux produits transformés. Le souvenir de l’épisode de la Vache Folle est encore très présent. • Manger « local ». Des producteurs «locavores» avec des produits de saison. • La renaissance de liens sociaux, les consommateurs sont dorénavant en quête d’une relation basée sur la confiance, confiance malmenée ces dernières années par la Grande Distribution. Plus qu’une interaction monétaire, ce qu’ils recherchent dans les échanges avec leurs fournisseurs, ce sont des ressources immatérielles comme la fiabilité, les compétences, la santé ... • Une nouvelle ère, celle du consommateur responsable. On arrive en effet à la fin d’un cycle, celui d’une économie industrielle et productiviste. Le suivant amènera donc l’idée d’ « Alimentation Durable » qui induit celle de « Consomm’Acteurs ». Le Grenelle de l’Environnement a ainsi fait des émules et remis sur le devant de la scène médiatique et politique des valeurs liées au Développement Durable et à la préservation de l’environnement.

Mais force est de constater que malgré leur succès florissant, les circuits courts alimentaires ne sont pas encore totalement rentrés dans les mœurs et restent cantonnés à une minorité de la population, dont la proportion varierait entre 6 et 7%. Ces chiffres sont éloquents et amènent à la conclusion que l’utilisation des circuits courts reste marginale en comparaison avec les gains engrangés par de grandes enseignes telles qu’Auchan ou Carrefour pour ne citer qu’elles. Leur monopole n’est donc pour le moment pas menacé, ces dernières bénéficiant d’un soutien de poids, les banques, peu enclines à se risquer à des prêts d’argents à l’attention de producteurs en mal de moyens et de logistique. Cependant, d’autres facteurs peuvent également expliquer les limites inhérentes à l’instauration de ces nouveaux systèmes de consommation collaborative. Parmi eux, on trouve l’accès restreint des CCA qui attirent principalement des citadins dotés d’une sensibilité écolo et manquent de visibilité au-delà de ce microcosme.

A travers les nombreux exemples de CCA que nous avons pu voir, l’alternative semble parfaitement viable, en revanche, ces systèmes peuvent-ils s’imposer face à la grande distribution ?

Sources : http://www.challenges.fr/economie/20130722.CHA2569/vente-directe-du-producteur-au-consommateur-l-amap-au-banc-d-essai.html http://www.challenges.fr/economie/20130726.CHA2699/vente-directe-du-producteur-aux-consommateurs-3-3-la-ferme-au-banc-d-essai.html http://www.challenges.fr/economie/20130723.CHA2591/vente-directe-du-producteur-au-consommateur-2-la-ruche-qui-dit-oui-au-banc-d-essai.html

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Au cours de la réalisation de notre projet, nous avons appris à nous organiser de sorte à ce que nous parvenions à interviewer tous les acteurs qui nous intéressaient, en relation avec notre problématique. Lors de ces interviews et de nos recherches, nous en avons appris beaucoup sur le fonctionnement des circuits courts alimentaires, et nous avons pu réaliser les limites d'un tel modèle, qui n'ont pas encore réussi à être repoussées. Nous avons également appris au travers de l'exercice du montage comment devait être appliqué de façon effective une transmission des données les plus importantes que nous avons pu obtenir grâce à nos interlocuteurs. Finalement, ce cours nous a appris à travailler en groupe pour mettre en forme,à travers une vidéo et de façon dynamique, une problématique nous tenant à cœur et dont nous maîtrisons désormais bien les enjeux.