Le crowdfunding est-il une solution efficace pour financer un projet entrepreneurial/innovant?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Le crowdfunding est-il une solution efficace pour financer un projet entrepreneurial ou innovant?


MESSAGE DU PROF : Sujet très intéressant. Il faut définir ce qu'est un projet innovant. Et montrer le pour et le contre du crowd funding. Montrer des exemples précis d'entreprenariat, car sinon, votre propos risque de rester très réthorique

Notre dossier de production

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Notre reportage



Nous tenons à remercier chaleureusement Gilles GALLO, président-directeur général de Sunited, pour sa participation à notre reportage !
Un grand merci également à Véronique et à Justine pour leur intervention.

Notre article journalistique sur la problématique

Le crowdfunding est-il un système de financement efficace pour des projets innovants de nos jours ?

Tout d’abord, définissons un projet innovant. Un projet innovant apporte un caractère nouveau à un produit déjà existant ou crée une fonction tout à fait nouvelle sur un marché déjà ou peu existant. C’est ce type de projet que s’attachent à développer tout particulièrement les sites de crowdfunding. Cette technique de financement participatif connaît un nouvel essor, dans la même lignée que les sites collaboratifs tels que la Machine du voisin ou Mymajorcompany.com, et présente une alternative attractive face aux méthodes de financement classiques victime s de la crise.

Cependant nous pouvons nous interroger sur la viabilité et sur la pérennité d’un tel système Si des projets révolutionnaires tels que Sunited ont pu se développer (voir notre vidéo ci-dessus), c’est grâce à des interfaces dont l’une des plus importantes est Anaxago, dédiée essentiellement aux PME et Start-ups en croissance. Anaxago finance de nombreux projets comme Monette Paris, une gamme de lingerie 100% française et Ynsect, premier entrant sur le marché de la valorisation et de la bio raffinerie d’insectes en France. Ces deux projets ont déjà récolté à eux seuls 120 000€ et 551 000€, grâce aux investissements de particuliers via la plateforme.

Mais alors comment expliquer cet engouement pour une technique apparue il y a quelques années seulement et qui devrait rapporter 5 milliards de dollars en 2013 ? Pour les entreprises, il s’agit surtout d’un système attractif présentant une alternative moins contraignante que les systèmes de financement classiques rigides, surtout en temps de frilosité économique (taux d’intérêt élevés, problèmes de solvabilité…). De plus, cette technique permet aux entrepreneurs d’être plus proches de leur public-cible et de tester le potentiel de leur concept. Le crowdfunding est ainsi un vecteur marketing certain pour faire connaître leur produit. En témoigne le succès du chanteur Grégoire en France grâce à la plateforme de financement participatif MymajorCompany qui permit de le faire connaître au grand public.

Pour les investisseurs, il s’agit d’un moyen efficace de soutenir l’innovation et de contrôler de façon concrète leur investissement à moyen terme. De plus, leur investissement est souvent sujet à défiscalisation sur l’Impôt sur le revenu et l'ISF.

Cependant, il reste de nombreux sceptiques face à cette technique en France, tant parmi de potentiels investisseurs que des entrepreneurs. Pour les premiers, la question du retour sur investissement par rapport au risque pris se pose. Pour les seconds, c’est celle du droit de vote lié à un grand nombre d’investisseurs et donc aux difficultés de prise de décision à l’unanimité. Enfin se pose la question de la législation. En France, certaines activités liées au financement participatif demeurent très réglementées, ce qui tend à freiner le développement de ce secteur. François Hollandea d’ailleurs annoncé en avril 2013 l'établissement d'un cadre juridique sécurisé pour le développement de la finance participative en France.

En conclusion, une seule chose est sûre : le crowdfunding n’a pas fini de faire parler de lui !


L’équipe 31 de sustainable performance, SKEMA Business School

Sources :https://www.anaxago.com/

http://vimeo.com/75384748

https://fpfrance.wordpress.com/2013/02/11/reglementation-du-crowdfunding-en-france/#more-56

http://www.journaldunet.com/web-tech/expert/55576/crowdfunding---une-reglementation-specifique-pour-la-finance-participative-debut-2014.shtml

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202845030671-le-crowdfunding-ou-comment-miser-sur-les-pme-via-internet-583026.php

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

1/ En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? Et plus largement de la société ?


Florence : "Ce cours m’a permis de mieux comprendre les fondements du capitalisme, donc de l’économie d’aujourd’hui. J’ai aussi pris conscience de l’importance d’améliorer nos pratiques de consommation pour que le système soit plus facilement viable à long terme."

Manon : "Ce cours est l’un des plus concrets du semestre que nous avons eu. On a laissé libre cours à notre imagination et créativité pour créer ce reportage dans des délais restreints, et on nous a demandé d’utiliser notre réseau et nos connaissances pour aborder des sujets pertinents et intéressants sur la société d’aujourd’hui. Cela est plus formateur qu’un cours magistral composé de concepts, de noms de théoriciens et d’exemples divers."

Valentin : "Ce cours m’a permis de confirmer ma vision du fait qu’il est possible de concilier performance durable et performance économique."

Charles-Alban : "Ce cours m’a permis d’appréhender le monde de l’entreprise d’un œil différent surtout en ce qui concerne la création et l’évolution d’un projet."

Camille : "Ce cours m'a permis de comprendre une nouvelle technique de financement d'entreprise,et de saisir la complexité du processus de création d'entreprise. De par son aspect concret, il m'a permis de mieux saisir l'état économique actuel."


2/ Qu'avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises?


Florence : "Je pense pouvoir diviser les compétences acquises en deux parties. D’une part, le savoir. J’ai en effet pris conscience de concepts qui me permettent d’avoir une vision plus à long terme du business et de l’éthique. D’autre part, le savoir-faire. Ce projet m’a permis de faire des choses concrètes pour mener à bien le reportage et c’est certainement ce qui a été le plus stimulant."

Manon : "J’ai appris durant ces quelques semaines, à travailler autrement en équipe, sur un nouveau projet, sur une nouvelle base de travail. J’ai appris à contacter et relancer nos acteurs (directeurs d’entreprises), à être diplomate envers nos acteurs ou mes collègues. J’ai appris à construire un nouveau projet avec des échéances plus ou moins espacées. Et bien sûr, j’ai beaucoup appris sur mon sujet (crowdfunding) mais également ceux des autres (greenwashing, recyclage alimentaire etc…), ainsi que sur d’autres sujets auxquels nous nous sommes intéressés au début du projet (obsolescence programmée, panneaux solaires..)"

Valentin : "Ce que ce cours m’a le plus appris ce sont des compétences en montage vidéo plus qu’en performance durable et économie collaborative. Réalisation, Tournage et Montage. "

Charles-Alban : "Je pense avoir développé mes compétences plutôt qu’en avoir appris de nouvelles. La compétence à travailler en groupe a été celle que je pense avoir le plus développée."

Camille : "Les compétences que je pense avoir acquises dans le cadre de ce cours sont celles que j'ai développées en tant que jardinière wiki. J'ai en effet découvert comment créer et gérer une page wiki (ajouter des photos, mettre des couleurs, justifier un texte...) en codant. Ce cours m'a également appris à travailler en groupe avec une deadline très courte et un programme très chargé"


3/ Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d'apprentissage ?


Florence : "J’ai trouvé ce cours très intéressant dans la mesure où nous étions livrés à nous même. Le principe de mener à bien un reportage de cette envergure était vraiment très dynamisant. C’est une très bonne idée d’avoir une pratique aussi concrète pour nous faire comprendre la théorie."

Manon : "Je l’ai trouvé assez stressante, quand il s’agit de contacter et de relancer les directeurs d’entreprise pour obtenir un rendez-vous, leur autorisation de tournage, dans des délais permettant ensuite de ne pas négliger la partie post-production du projet ! Je l’ai trouvé formatrice et novatrice, bien qu’avec des délais trop courts (les directeurs d’entreprises n’ont pas beaucoup de temps à accorder aux étudiants, bien qu’ils trouvent la démarche intéressante et utile !)"

Valentin : "Le format pédagogique (reportage vidéo) était bien plus agréable et ludique qu’un dossier/exposé à rendre. Les délais peuvent être un peu court pour rendre un travail d’une très bonne qualité."

Charles-Alban : "J’ai trouvé ce cours très intéressant dans la mesure où nous étions livrés à nous même dans un problème concret. Je pense qu’il faut continuer à faire ce genre de cours mais augmenter la liberté de choix pour les étudiants."

Camille : "J'ai trouvé ce cours très innovant. Il sortait du cadre actuel de pédagogie que nous connaissons et nous laissait une marge de liberté assez grande pour le choix du sujet et la façon de le traiter. Cependant, j'ai trouvé les délais imposés trop courts au vu du travail à réaliser, ce qui a été assez stressant pour notre équipe (peu de temps des interviewés à accorder à des étudiants sur une si courte période)"


4/ A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et des liens associés? Qu'est ce qui a été utile pour vous ? Si vous en avez fait une faible utilisation, pourquoi ?


Florence : "Je pense pouvoir dire que j’ai utilisé le wiki et ses liens à hauteur de 75%. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir avoir accès à tous ces concepts qui m’ont permis de mieux discerner le but de ce cours."

Manon : "Le wiki nous a servi au début pour comprendre ce que vous attendiez de nous, comment faire pour monter la vidéo, quelles erreurs à éviter etc.. Il nous a également servis pour les liens vers des sites relatant du développement durable etc.. Voir également le travail des autres stimule, et donne des idées/exemples pour notre propre projet. On ne s’est par contre pas servis, ou peu, de nos de SKEM car nous n’en avons ni besoin ni eu le temps de les utiliser !"

Valentin : "10% . Les ressources ne m’ont pas été réellement utiles pour répondre au sujet."

Charles-Alban : "Je pense pouvoir dire que j’ai utilisé le wiki et ses liens à hauteur de 50%. En tant que caméraman peu d’articles concernaient mon rôle cependant la documentation proposée était intéressante."

Camille : "J'estime avoir utilisé les ressources proposées à hauteur de 50% en tant que jardinière wiki. Les liens d'aide à la mise en ligne des vidéos et différents documents m'ont beaucoup servis et appris. En revanche, la Skem banque et le mur collaboratif nous ont très peu servi, car nous avions peu de temps et peu besoin de les utiliser, bien que ce soit un très bon système favorisant l'entraide."

5/ Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives intra et intergroupes dans le cadre de ce projet ? Apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?


Florence : "Mes pratiques collaboratives intra et intergroupes n’ont pas véritablement changé. Je ne pense pas que ce sera le cas à court terme. Mais j’ai bel et bien pris conscience, grâce à ce cours, que le système dans lequel nous évoluons nécessite des améliorations pour être viable à long terme."

Manon : "Non ce cours ne m’a rien apporté sur les pratiques de travail entre collègues, on s’est bien réparti le travail et ce dès le début, cela nous a réussit ! Chacun ayant apporté sa propre pièce du puzzle, nous n’avons pas eu besoin d’échanger nos compétences, ni le temps…"

Valentin : "Nous avons très peu utilisé la bourse de compétences car nous en avons eu très peu besoin. La plateforme n’était pas vraiment fonctionnelle/pratique à mon goût."

Charles-Alban : "Mes pratiques collaboratives intra et intergroupes n’ont pas véritablement changé. Je ne pense pas que ce sera le cas à court terme. Mais j’ai bel et bien pris conscience que le système dans lequel nous évoluons peut sur le long terme être pérennisé par des projets de petites envergures mais qui peuvent changer la manière de consommer que nous avons actuellement."

Camille : " Le cours n'a pas eu d'influence sur mes pratiques collaboratives, à part peut être au sein de notre groupe où nous nous sommes beaucoup entraidés au delà de nos postes (aide à la réalisation, à l'interview, brainstorming...). La bourse des compétences est une très bonne idée mais elle ne nous a pas servi dans notre cas car nous avions déjà le matériel pour la réalisation du film et peu de temps disponible."

Sujet original et innovant. Vous avez bien posé votre problématique. C'est dommage que vous ne restiez que sur un exemple, sans trop le remettre en contexte. L'interview est longue et aurait pu être coupée et complétée par des exemples ou des données autre que l'entreprise présentée. L'article est intéressant, mais j'aurais apprécier vous voir plus creuser ce sujet qui est riche.




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