La voiture électrique entre enjeux environnementaux et rentabilité

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Dans un contexte d'économie durable, comment un constructeur d'automobiles électriques peut-il réussir à s'insérer sur un marché de l'automobile saturé ?

Développer une économie durable est devenue l’un des défis les plus important de notre époque (si ce n’est le plus important). La voiture électrique est l’une des voix qui permet de repenser l’économie actuelle et traditionnelle en prenant désormais en compte l’impact de l’homme sur la nature. Toutefois, n’est pas constructeur de voiture électrique qui veut! Des difficultés de nature diverse se dressent face à ce projet. Le marché de l’automobile est saturé, la pression concurrentielle est intense et le marché de la voiture électrique, très contraignant, n‘est encore qu’une niche.

Pourtant des constructeurs tels que Tesla, un des pionniers sur ce marché, croient au potentiel commercial et économique de la voiture électrique. Tesla est un constructeur automobile reconnu pour ses voitures électrique. Il est le pionnier dans ce domaine en ayant créé des véhicules électriques en série abordables pour le plus grand nombre d’entre nous. Tesla a fait de la voiture électrique son fer de lance sur ce le marché de l’automobile. Au cours des années, l’entreprise a réussi a réduire ses pertes et a booster ses revenus grâce à une stratégie et un management efficace. Nous souhaiterions montrer à travers ce dossier et l’exemple de Tesla qu’il est possible d’intégrer le marché de la voiture électrique tout en restant économiquement viable. Nous souhaiterions, par ailleurs, démontrer qu’il existe des compétences requises et des facteurs favorisant l’intégration d’un tel marché.


Points traités :

- Les enjeux environnementaux et économiques du marché considéré.

- Les obstacles/barrières s’érigeant face aux constructeurs et aux consommateurs.

- Les clés pour réussir sur le marché de la voiture électrique.

Notre dossier de production

http://www.slideshare.net/manoariilegrand/dossier-de-production-41274053

Notre reportage


https://www.youtube.com/watch?v=WdAf9QsYMFk&feature=youtu.be

Aide pour les jardiniers wiki au lien suivant

Nous tenons à remercier chaleureusement Tierno DIALLO conseiller commercial chez Renault

Notre article journalistique sur la problématique

Notre époque est caractérisée par une hausse des préoccupations environnementales. Le réchauffement climatique s’accentue et la pollution de l’air générée, notamment par les automobiles, atteint un niveau inquiétant dans les villes. Certes, des initiatives sont prises dans beaucoup de pays afin de favoriser les comportements éco-responsables. Ainsi, régulièrement on entend parlé de taxe carbone, de bilan carbone ou encore de fiscalité « verte ». Autant d’initiatives environnementales louables mais qui reste pour la plupart insuffisantes. Le défi aujourd’hui est de repenser l’économie en profondeur. Il nous faut adopter une économie plus durable prenant en compte l’impact de l’Homme sur la Nature afin de limiter la dégradation de celle-ci. Un début de réponse à ce défi pourrait émerger de la voiture électrique mais ce marché n’est encore qu’à ces balbutiements. Des difficultés de diverse nature s’érigent lorsqu’on parle de voiture électrique : le marché de l’automobile est saturé et le marché de la voiture électrique n’est encore qu’une niche. Ainsi, dans un contexte d’économie durable, comment un constructeur d’automobiles électriques peut-il réussir à s’insérer sur un marché de l’automobile saturé ? Pour répondre à cette question, nous aborderons les enjeux économiques et environnementaux qui gravitent autour de la voiture électrique, puis, nous déterminerons les clés de la réussite sur ce marché.


Quels sont les enjeux économiques et environnementaux de la voiture électrique ?



Le marché de l’automobile n’est plus en phase avec les enjeux environnementaux grandissants de notre époque. Les ressources naturelles, notamment le pétrole, s’épuisent alors que nos besoins ne cessent de croître.

Le marché de l’automobile en générale perd de sa pertinence quand il s’agit d’environnement. Aux Etats-Unis par exemple, les constructeurs automobiles (General Motors) n’ont cessé de produire des voitures de plus en plus gourmandes en pétrole au risque de compromettre une quelconque transition vers une énergie plus verte. Au contraire, au Japon, les constructeurs ont depuis longtemps développés des petites voitures moins polluantes.

Le marché de la voiture électrique est une évidence dans un tel contexte. En France, c’est un marché de niche et leur production reste difficile. En effet, les voitures électriques représentent aujourd’hui moins d’1% du parc automobile français contre 68% pour les voitures diesel. Bien qu’il y ait un certain engouement, les usagers ne sont pas encore prêts à acheter une voiture électrique puisque celle-ci coute assez cher, coutent en moyenne 1.6 fois plus cher que les voitures traditionnelles (essence-diesel). De plus, ce sont des voitures majoritairement urbaines en raison de leur autonomie faible. Bien que celles-ci soit très rentable (2 euros pour 100 km) et que l’Etat français concède aux acheteurs de voitures électriques de nombreux avantages fiscaux et bonus allant parfois jusqu’à 7000 euros. L’utilisation de la voiture électrique reste compliqué en France notamment à cause du manque de borne de recharge, du temps de recharge, la location de la batterie et la revente de la voiture.

                              Voici les principales mesures que l’Etat va mettre en place:  
              
- Intention d'acheter 50.000 véhicules électriques
- Déployer un forfait spécial qui comprend:
o 490 millions d'euros de subventions
o La contribution de l‘état est passée de 5 000 euros à 7, 000 euros pour les acheteurs de voitures électriques et de 2, 000 euros à 4, 000 euros pour les hybrides.
o 175 millions d'euros pour soutenir les fournisseurs (petite et de taille moyenne).
o 350 millions d'euros pour des activités de recherche et de développement.

L’Etat s’est fixé un objectif concernant les voitures électriques : 450.000 véhicules électriques ou hybrides d'ici à 2015, 2 millions en 2020 et 4,5 millions en 2025. (Rapport Grand Thorton) Par ailleurs la Ville de Paris a donné un financement de 35 millions d'euros (US $ 48,8 millions) pour aider à établir le service Autolib (premier réseau de libre location de voiture écologique en France). Une start up « Better Place » a repensé au mode de commercialisation de la voiture électrique en y introduisant un modèle économique similaire à celui des téléphones portables. Cette star up a déjà convaincu le Danemark et l’Israël, et passé un contrat de 10 0000 « Fluence » avec Renault. La mise en place de ce modèle économique pourrait avoir un très grand succès, puisque ce modèle d’une part permettrait aux consommateurs d’acheter une voiture électrique au lieu d’une voiture thermique, et, permettrait aux constructeurs d’avoir un lien direct avec les consommateurs.

Dans le passé des voitures électriques ont déjà été créées tel que l’EV1 de General Motors. Pourtant, aucune ne s’est avérée suffisamment rentable pour être maintenu sur le marché. La résolution du problème de rentabilité des voitures électrique est donc cruciale. En effet, le coût de production des voitures électriques est très élevé. Cela nécessite des batteries innovantes très chères à produire et un processus de production différent du model classique.


Quelles sont les clés pour réussir sur ce marché ?



Aujourd’hui le potentiel du marché de l’électrique est une évidence. Ainsi, la plupart des constructeurs automobiles se sont lancé dans le développement d’une voiture électrique. Certains ne sont qu’au stade de concept et d’autres en commercialisent déjà (Chevrolet Volt, Nissan, Tesla, Zoé, etc.)

Pour réussir sur ce marché il faut comme dans toute entreprise être rentable. Cela signifie qu’il faut être capable de dégager un revenu plus important que les charges engendrées dans la production de véhicules électriques. Les constructeurs automobiles doivent être capable de maîtriser leurs coûts de production. Les constructeurs doivent avoir une structure financière suffisante pour se lancer dans un tel projet. D’autant plus qu’il est nécessaire pour eux d’avoir une certaine maîtrise technologique qui peut coûter cher. En effet, il faut développer des innovations industrielles : repenser les modes de production pour les adaptés au véhicules électriques, proposer des batterie innovante à longue durée et légères. Pour l’instant seulement quelques constructeurs automobiles arrivent à amortir leurs couts de productions et appliquer une faible marge de moins de 5%. Mais des entreprises comme Tesla croient au potentiel de la voiture électrique. Les dirigeants de Tesla ont gagné le pari qu’ils s’étaient lancé, aujourd’hui ils font de moins en moins de pertes, vendent de plus en plus de voiture (ils ont vendu 22 000 voitures-model S et prévoient d’en vendre 36 000 en 2014). Par ailleurs, les prévisions de ventes corrélées avec les installations de nouvelles bornes de recharges, avec des batteries plus puissantes et résistantes, nous indiquent que l’Europe sera le troisième plus grand marché de voiture électrique en 2016 (rapport de Grant Thornton) et que la France sera un marché à fort potentiel. Donc les entreprises qui se sont déjà installés sur ce marché et qui se sont approprié ce marché, vont pouvoir rentabiliser leurs investissements. Pour booster le marché de la voiture électrique, de nombreux plans d’actions, mesures ont été adoptés ou vont être appliqué par les collectivités locales, l’Etat, les constructeurs automobiles et même de nouveaux acteurs. Par ailleurs, pour réussir sur le marché il faut convaincre les consommateurs. Il est nécessaire que les consommateurs dépassent les aprioris qu’ils ont envers le model électrique. En effet, beaucoup de consommateurs se pose des questions quant aux performances de la voiture électrique (autonomie, vitesse, etc.). Les constructeurs doivent gagner la confiance des consommateurs. Ce notamment pour cela que certains constructeurs tardent à lancer leur voiture électrique. Chacun reste prudent afin de limiter le risque de lancer une voiture électrique pas très performante. La voiture électrique doit trouver son public et répondre à ses inquiétudes en terme de performance.


Malgré les risques liés à la rentabilité de la production de voitures électrique, de nombreux constructeurs automobiles se sont lancés dans la production de voitures électriques avec beaucoup d’optimisme mais aussi avec une part d’incertitude. Cet optimisme se retrouve aussi chez les consommateurs malgré leur réticence. La plupart croient en cette technologie mais peu franchissent le cap de s’acheter une voiture électrique. De là, la voiture électrique n’est ainsi pas très loin de se démocratiser. La voiture électrique pourrait ainsi être un début de réponse aux questions environnementale.


Sources:
"http://scienceofrevenue.com/tag/tesla-marketing-strategy/"
"http://www.teslamotors.com/fr_CH/blog/secret-tesla-motors-master-plan-just-between-you-and-me"
"http://fr.slideshare.net/nkhattab/tesla-strategic-management-final-30084939"
"http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ED41.pdf"
"http://www.voiture-electrique-populaire.fr/actualites/analyse-persperctives-vehicule-electrique-france-022"

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Due date : 08/12