La livraison responsable peut-elle être une alternative crédible et par conséquent, vecteur de performance ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :

La livraison responsable peut-elle être une alternative crédible et par conséquent, vecteur de performance ?
La livraison responsable de marchandises induit l’utilisation de moyens de livraison qui n’endommagent pas l’environnement. On distingue différents types de dommages : la pollution de l’air, les nuisances sonores, l'encombrement de la circulation routière aux heures de pointe. En ce qui concerne les modes de livraison, il y a par exemple les vélos triporteurs, les scooters électriques, les voitures hybrides et électriques, ainsi que les camions électriques.

Notre dossier de production

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Notre reportage

Nous tenons à remercier chaleureusement :

- Eric DEVIN, président de CERTIBRUIT, qui nous a consacré beaucoup de son temps

- L'entreprise CEMAFROID pour nous avoir accueillis dans ses locaux

- Nos chers volontaires qui ont accepté de faire face à l'épreuve du micro-trottoir : Nicolas BURTIN, Adam ELKHOUYAALI, Evrard LUVUNDA, Aminah KHEHAB, Naural ZOUAK et Aurore GILIBERTI.

- Ainsi que nos professeurs pour leur accompagnement : Christophe SEMPELS et Mélanie CIUSSI.

Notre article journalistique sur la problématique

La livraison responsable peut-elle être une alternative crédible et par conséquent, vecteur de performance ?

Comment ne pas paniquer quand on sait que les émissions de CO2 provoquées par le secteur des transports représentent 34% des émissions globales en France ?

Pour ce faire voici quelques conseils :
- Le matin, enfourchez votre vélo parce qu’en ville c’est plus pratique 
- Livrez la nuit c’est bien, mais en silence c’est mieux 
- Et un peu de bonne volonté !

Contexte & Enjeux

Comment trouver un mode de livraison respectueux des riverains et de l’environnement ? S’engager dans la mise en place de modes de livraisons responsables sous-entend l'utilisation de transports moins polluants pour livrer des marchandises.
On estime que 20% du trafic routier effectué chaque jour concerne des livraisons de marchandises.
D’après les statistiques de l’OMS, la voiture représente le facteur premier de pollution de l’air urbain, responsable de 30 000 décès par an en France.
Par ailleurs, il semblerait qu’à Paris, le niveau de bruit auquel sont exposés les riverains s’élève à 52%, ce qui constitue une nuisance non-négligeable à leur santé.

Défis & Challenges

L'association CERTIBRUIT innove et propose une alternative intéressante et durable : des livraisons de nuit, pour désengorger le trafic routier de jour, mais sans bruit. Une charte, "Livraison de nuit respectueuse des riverains", est délivrée aux partenaires de l’association désirant choisir ce type de livraisons. En signant cette charte, les entreprises certifiées s'engagent à effectuer des livraisons silencieuses et moins polluantes, ce qui implique l'utilisation de matériel discret, l'aménagement des aires de livraison, ainsi que la programmation de formations en vue de sensibiliser les livreurs au bruit. Par ailleurs, la communication du dispositif aux riverains est nécessaire afin de favoriser une collaboration et une entente mutuelle.

Les collectivités locales cherchent elles aussi à limiter l'engorgement des villes et principalement à améliorer la qualité de l'air, qui représente pour celles-ci un enjeu politique. Ainsi, la communication de cette alternative encourage leur participation et permet une meilleure intégration du processus en renforçant son impact.

Une alternative crédible et vecteur de performance

Les bénéfices liés à l’élaboration d’une telle initiative sont nombreux. D'une part, pour l'environnement et la population, cette alternative permet de réduire les émissions de particules polluantes, d'augmenter la sécurité des piétons et des cyclistes, mais aussi d'éviter tout encombrement du trafic, améliorant ainsi le rendement énergétique des véhicules.

D'autre part, pour l'entreprise, on constate que la mise en place de ce dispositif engendre des modifications managériales, puisqu'il convient de réquisitionner du personnel pour accueillir les livraisons de nuit, mais aussi de permettre une coordination optimale des éléments de logistique (capacité à solliciter des transports la nuit ou à avoir accès à des zones de livraisons « sanctuarisées » par exemple).
Cependant, cette alternative permet également à l'entreprise de réaliser des bénéfices. En effet, si l'on étudie le cas d'un grand commerce de proximité, participant au dispositif, celui-ci peut ainsi réduire son transport annuel moyen de 7 000€, ce qui peut notamment avoir un impact considérable, en termes de réduction d'émissions de CO2 et de consommation de carburant, si ce dispositif est généralisé.

  • Mais alors, qu’en est-il de la pérennité de la livraison responsable ?
  • Quelles vont être les prochaines mesures applicables visant à démocratiser ce dispositif?



Sources
- Eric DEVIN, président de CERTIBRUIT
- Site de CERTIBRUIT (www.certibruit.fr)
- Site Acteurs du Paris durable (www.acteursduparisdurable.fr)

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Question 1 : En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? Et plus largement de la société ?

Contribution de Delphine : De part son originalité de concept ce cours m’a vraiment apporté un plus dans ma vision du business. Nous sommes allés à la rencontre d’entrepreneurs qui nous ont réellement apporté de la valeur ajouté à notre vision des « performances durables » en entreprise. J’ai pu me rendre compte des moyens déployés ou non par la Société et par les entreprises pour améliorer le développement durable.

Contribution de d'Elora : L’obtention d’une nouvelle vision, tout du moins une vision plus approfondie, du business en général vient principalement des personnes que nous sommes allés rencontrer. Nous nous sommes interroger sur les questions que nous, jeunes étudiants, pouvions leur poser. Nous avons dû nous mettre à leur place, savoir ce qui pouvait à la fois les intéresser en matière de « connaissances à transmettre » et ce qui pouvait nous intéresser. Par là même, nous avons vu comment un entrepreneur entreprend.

Contribution de Jordan : Ce cours m’a permis d’appréhender le « business » sous un nouvel angle. J’avais du mal à comprendre comment des problématiques de développement durable pouvaient être intégrées à un Business Model. Grâce à ce cours, j’ai compris que le développement durable pouvait réellement être facteur de production et améliorer la rentabilité d’une entreprise.

Contribution de Nicolas : Dans le cadre de notre étude, je pense avoir amélioré ma compréhension des enjeux auxquels les entreprises de distribution font face au quotidien. Des problématiques de logistiques fondamentales qui concernent non seulement les fournisseurs et leurs clients, mais aussi les riverains ou bien les municipalités.

Contribution de Yasmina : Ce cours m’a permis de comprendre les principaux enjeux auxquels doit faire face une entreprise quant à la prise en compte de son impact environnemental dans sa politique managériale. Cette vision s’est notamment approfondie par le biais de l’entreprise interviewée.


Question 2 : Qu'avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises ?

Contribution de Delphine : J’ai beaucoup appris sur le travail de groupe et son organisation. Nous avons dû nous répartir les tâches et nous investir au maximum ensemble.

Contribution de d'Elora : J’ai principalement appris sur le travail de groupe : s’adapter à ses collègues, subvenir à leurs besoins, faire des compromis, se mettre en accord et surtout, puiser dans leurs savoirs pour pâlir aux miens et ainsi travailler de la manière la plus efficiente possible.

Contribution de Jordan : Ce cours m’a permis d’acquérir une vision transversale en termes de gestion de projet : réalisation d’un dossier de production, prise de rendez-vous, préparation d’une interview, réalisation de l’interview…

Contribution de Nicolas : Etant en charge de la post-production, j’ai eu l’opportunité d’acquérir des compétences en montage vidéo et audio. L’entretien avec Eric Devin était enrichissant. La logistique était un facteur clé de la réussite du groupe, coordonner le groupe, répartir les tâches et utiliser au mieux les compétences de chacun.

Contribution de Yasmina : Dans le cadre de ce cours, j’ai notamment assimilé beaucoup d’informations en ce qui concerne le thème de notre projet et ses principaux enjeux. De plus, étant la jardinière de mon équipe, j’ai aussi appris à utiliser le wiki, avec sa syntaxe particulière, ainsi que Slideshare.


Question 3 : Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d'apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris (de vos pairs ? De l'interviewé ? De vos profs ?...)

Contribution de Delphine : Cette expérience était très novatrice pour moi, d’une manière ludique nous avons pu réellement apprendre des interviwés. Ces personnes se sont rendues disponibles et ouvertes à nos questions. J’ai trouvé cette expérience très enrichissante. Je crois en avoir autant appris sur l’entreprise en général que sur la nature humaine !

Contribution de d'Elora : J’ai très bien vécu cette expérience, malgré l’appréhension du début. Les personnes auprès desquelles j’ai le plus appris sont avant tout les interviewés. Je ne pensais pas que cette disponibilité existait encore dans un milieu professionnel où tout tourne trop vite. Et a contrario, je suis extrêmement déçue de l’attention et de la disponibilité encore une fois, que nos pairs nous ont accordé. Démarcher les personnes en bas des bâtiments ne me paraissait pas être la tâche la plus lourde et pourtant, c’était sans compter sur un certain « égoïsme » de la société actuelle. Je garde un très bon souvenir de ma collaboration avec les membres de ce groupe !

Contribution de Jordan : J’ai trouvé cette méthode d’apprentissage vraiment innovante. Je pense que la théorie est importante, mais elle doit être complétée par une application sur le terrain. Le fait d’avoir rencontré des professionnels permet vraiment de mettre en lien la théorie et l’application pratique en entreprise. La personne qui m’a le plus appris pendant cette expérience est Éric Devin, Président de Certibruit. Il nous a fait partager son expertise et son expérience et a répondu de manière très claire et très précise à nos questions.

Contribution de Nicolas : En étant parfaitement honnête, j’étais assez sceptique à l’idée de réaliser un reportage vidéo en lieu et place d’un cours traditionnel. Ceci étant, je pense avoir profité au maximum de cette expérience, j’ai eu la chance de faire de nouvelles rencontres avec d’autres étudiants, des professionnels travaillant dans le domaine de la performance durable. L’entretien avec Eric Devin de Certibruit a enrichi mes connaissances, j’ai appris sur le sujet des livraisons durables.

Contribution de Yasmina : J’ai été agréablement surprise par cette nouvelle expérience d’apprentissage, qui selon moi se démarque fortement des autres enseignements classique de notre programme. Cela a donc dynamisé notre semestre. De plus,j’ai fortement appris de l’interviewé, Eric DEVIN, notamment concernant les défis que posent la livraison responsable et comment celle-ci impacte le management de l’entreprise. Par ailleurs, les professeurs, et notamment Christophe Sempels, ont contribué au savoir que j’ai acquis sur la performance durable et la façon d’utiliser le wiki.


Question 4 : A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés (inférieur à 25%, entre 25 et 50%, entre 50 et 75% ou au delà de 75%) ? Qu’est-ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation, pourquoi ?

Contribution de Delphine : Etant dotée d’une excellente jardinière, je n’ai pas vraiment eu besoin de me rendre de nombreuses fois sur le wiki ! Je dirais donc entre 25 et 50% .

Contribution de d'Elora : Mon utilisation du Wiki : inférieur à 25 %. Mon groupe était doté d’une jardinière performante, au point sur les règles et le planning à suivre, je n’ai donc pas particulièrement utilisé le wiki.

Contribution de Jordan : J’estime avoir utilisé les ressources du Wiki à 25%. Les informations étaient trop nombreuses et souvent difficiles à trouver.

Contribution de Nicolas : Entre 25% et 50%, le wiki m’a surtout été utile pour mettre en place la partie technique du reportage (montage, angles de camera), mais aussi pour trouver un sujet potentiel et les documents. A partir du moment ou nous avons trouvé notre sujet, la majeure partie du travail de recherche s’effectuait en dehors du wiki (site de Certibruit, site écologie de la ville de Paris…).

Contribution de Yasmina : Etant la jardinière de mon équipe, j’ai été amenée à utiliser régulièrement le wiki, soit un pourcentage d’environs 50 à 75%. Les liens présents sur la page de « L’espace collaboratifs des jardiniers wiki » m’ont été très utiles et étaient faciles à trouver. Cependant, je dois avouer que mon pourcentage d’utilisation du site comprend aussi le temps perdu à chercher des précisions quant au travail à rendre (cas de l’article wiki ou du dossier de production par exemple).


Question 5 : Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives intra et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

Contribution de Delphine : Tout à fait, la banque Skem a été une grande découverte et j’ai trouvé le système très attractif, cela a permis certaines négociations !!! Grâce à cette banque, nous avons pu aussi bien révéler des talents de cuisiniers pour gagner des Skem que prêter mains fortes à des personnes en difficultés (sous conditions d’échange Skem évidemment) !

Contribution de d'Elora : Non, ce cours n’a eu aucune influence sur mes pratiques intra-groupe et encore moins, inter-groupe. J’ai eu un groupe aux compétences individuelles relativement hétérogènes, ce qui nous a permis de nous compléter et de ne pas beaucoup avoir affaire aux compétences extérieures.

Contribution de Jordan : Comme dans de nombreux travaux de groupes, ce travail a favorisé l’échange avec les membres de mon groupe. La bourse de compétences a été utile sur certains points. Cependant, je pense que ce travail aurait été réalisable sans l’utilisation de cette bourse.

Contribution de Nicolas : J’ai vraiment senti une mutualisation complète des compétences de chacun pour la réalisation du projet. Ayant les ressources, tant matérielles que créatives, au sein du groupe, nous n’avons pas eu beaucoup recours à la bourse de compétences.

Contribution de Yasmina : Ce cours n’a pas eu d’influence notable sur mes pratiques collaboratives intra et inter groupes dans le cadre d’un tel projet, étant déjà habituée au travail de groupe. Néanmoins, il est vrai que la bourse de compétences a favorisé l'entraide entre les groupes.


Question 6 : Quelles sont vos critiques et suggestions d'amélioration pour ce cours ?

Contribution de Delphine : Il aurait été judicieux d’étaler un petit peu plus le travail à rendre. En effet, plusieurs personnes ont demandé à retarder l’échéance de la vidéo car le timing n’était pas au top !

Contribution de d'Elora : Je suggèrerais peut-être un léger réaménagement des deadlines : la période accordée à l’élaboration de la problématique est bien trop longue en comparaison du temps qu’il nous est accordé pour les rendez-vous et le montage de la vidéo. On a tous tendance à « gâcher » ce temps précieux. Il serait donc peut-être plus ordonné de raccourcir cette période au profit de la période d’interviews.

Contribution de Jordan : Je pense que ce format de cours est intéressant car il favorise la créativité et la prise d’initiatives. Cependant, les délais étaient trop courts et j’avais parfois l’impression que nous étions « seuls » dans la réalisation de notre film. La mise en place de deadlines « physiques » (amphi) avec notre responsable de groupes pourrait être intéressant. Nous pourrions alors valider étape par étape notre projet afin d’avoir la certitude d’avancer dans la bonne direction.

Contribution de Nicolas : Le format vidéo est une excellente idée, mais à l’avenir peut-être organiser la première séance de cours un peu plus tôt dans le semestre serait une piste à explorer. C’est une matière qui reste assez chronophage. Les amphis inter-campus n’ayant pas été une réussite, faire des amphis dédiés à chaque campus est une meilleure solution.

Contribution de Yasmina : Selon moi, ce cours devrait commencer plus tôt, au début du semestre de M1 par exemple, et le wiki pourrait être plus clair et plus réactif dans les recherches de mots-clés.

Commentaire du professeur

Bon sujet. Bien traité et bien réalisé. Petite remarque de fond: vos 2 questions de fin d'article sont très pertinentes, et elles auraient donné encore plus de profondeur à votre reportage.