Jusqu'où peut-on dématérialiser dans le monde médical?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Jusqu'où peut-on dématérialiser dans le monde médical?

Pour structurer notre raisonnement, nous avons pensé à:
- interviewer une personne du monde médical
- rencontrer une personne étant DSI (Directeur système d'informations) ou RSI (Responsable des systèmes d'informations)

- expliquer la place que peut prendre la dématérialisation dans le monde médical (gain de productivité, meilleur gestion des données, aspect de la sécurité, etc)
- analyser ses impacts et limites
- Ses avantages et Inconvénients
- Le regard de la loi sur cela

Notre dossier de production

Notre dossier de production peut aussi être disponible en cliquant sur le lien ci dessous

dossier de production

Notre reportage

Notre article journalistique sur la problématique

Jusqu’où peut-on dématérialiser dans le monde médical ?

En France...

Les évolutions technologiques actuelles nous permettent de pouvoir stocker nos données personnelles ou non sur internet, que se soit sur des serveurs ou dans un "cloud". Toutes les sphères économiques et sociales mondiales sont affectées par ce phénomène. Le monde médical n'est donc pas épargné et est lui aussi en train d’évoluer. Les données médicales sont de plus dématérialisées. En radiologie, par exemple, les imageries médicales sont numérisées et archivées sur des serveurs depuis plus d'une dizaine d'années. Les documents peuvent ainsi faire la navette entre radiologues et médecins plus aisément. De plus il est aujourd'hui possible d'examiner le corps d'un patient à partir d'images numérisées en 3D, le radiologue peut ainsi se "promener" dans le corps du patient au travers de son ordinateur.

Dans l'avancement de la dématérialisation des données médicales, le gouvernement français à aussi tenu à mettre sa pierre à l'édifice. Le lancement du DMP (le dossier médical personnel) en 2011 est l'aboutissement de d'un projet très onéreux commencé en 2005. Il consiste en un dossier informatisé où figure toutes les données médicales d’un patient (ordonnances, radios,antécédents médicaux,...). Le but de ce fichier était de donner accès aux professionnels de la santé à des informations médicales pouvant les aider à dressé le bon diagnostique ou à prescrire les bons médicaments. Si l'intention était louable sur le papier, sa mise en pratique à rencontré de forte résistances. En effet il incombait aux médecins et aux médecins seul d'ouvrir un DMP pour un patient, de le remplir et de le mettre à jour. Cette charge administrative supplémentaire et non rémunéré n'a pas vraiment plu et très peu d'entre eux ont fait la démarche d'en proposer à leurs patients. A l'heure actuelle le DPM est un échec même si les autorités française ne perdent pas espoir est tente de relancé le projet.

Cette tentative d'uniformisation nationale à eu pour conséquence un revirement au niveau de la politique d’harmonisation de la santé en France. En effet le gouvernement à voulu mettre en place un système national alors que les systèmes locaux ne fonctionnaient pas. Et donc aujourd'hui on tente dans un premier temps de mettre en place des synthème à un niveau régional.

Le transfert de l’information médicale entre les hôpitaux, même à niveau local, ne s’effectue pas simplement car les systèmes informatiques ne sont pas les mêmes. En effet il faut savoir que chaque hôpital a en charge son système d'informations, la dématérialisation s'accompagne le plus souvent de sous-traitance des données à stockées, ces prestataires obtiennent ce marché grâce aux appels d'offre dont les critères sont propres à chaque hôpital ainsi les architectures des systèmes d'information sont totalement hétérogènes. Ce qui amène par exemple au cas où les données d’un patient qui fait un examen à l’hôpital de Nice ne sont pas transmises à l’hôpital d’Antibes.


La dématérialisation dans le monde médical devient très compliquée du fait de ce problème. Il est donc indispensable d’uniformiser ces systèmes informatiques pour créer un système national. La société Agfa HealthCare qui c'est spécialisé dans les logiciels de gestion médical pour hôpitaux. A équipé en 2009 de son logiciel Orbis tous les hôpitaux de Paris pour 125 millions d'euros. Cela devait permettre une gestion globalisé de tous les hôpitaux de Paris, mais au jour d'aujourd'hui ce logiciel avec ses nombreux bugs auraient entrainé un surcoût de 175 millions d'euros à l'assistance publique. Malgré ce surcoût c'est une belle démarche vers une centralisation des données médicales. Le logiciel Orbis devrait évoluer et s'internationaliser avec des dossiers patients en ligne sur un Cloud, comme nous l'a expliqué le directeur commercial de l'entreprise au téléphone.

De nombreux problèmes sont sous-jacents, des questions d’éthique et de morale font débat sur le stockage de ces informations qui peuvent être confidentielles. La CNIL recherche des solutions pour pouvoir encadrer ces précieuses données médicales, qui circulent sur internet. Il faudrait créer un numéro qui serait une clé permettant d'ouvrir son dossier médical en ligne, ce numéro ne peut pas être celui de sa carte de sécurité social car cela signifie que si on perd sa carte vital on perd l’accès à son DMP. Ce n'est pas non plus éthique de mettre un numéro sur une personne d'après le droit Français. La question n'est pas simple et demande de faire un choix entre loi et morale.


Cependant les hôpitaux ne prennent pas la décision de dématérialiser pour faire des économies (la mise en place étant très onéreuse, cela couterait 6 millions d'euros par an au CHU de Nice). La dématérialisation apporte à l'établissement de santé plus de fluidité dans la transmission de l'information, minimise la perte de document, augmente la productivité de chaque échelon et permet de réaliser des études et un meilleur traçage d'un patient sur toute la durée de son hospitalisation.

...Et ailleurs

Au niveau international, la dématérialisation évolue plus rapidement. On peut observer des avancées technologiques qui peuvent donner un aperçu sur la question.

Voici deux exemples concrets : Le premier est un microscope qui se fixe à un Smartphone et qui permet de détecter les cancers de la peau. Les photos sont stockées et envoyées sur un Cloud sécurisé et transmises à un dermatologue. Ce microscope sera commercialisé début 2015 pour 99 dollars. Le deuxième est un électrocardiogramme connecté en Bluetooth à un IPhone. Il suffit de placer ses doigts sur les deux capteurs qui sont installés sur la coque pour obtenir immédiatement son électrocardiogramme. Les données sont également envoyées sur un Cloud personnalisé et sous la forme d’un fichier PDF imprimable.


Ces deux exemples permettent d’avoir une vision plus futuriste de la dématérialisation des données médicales. Des applications mobiles sont également en train de se développer pour le suivi de maladies chroniques. La dématérialisation dans le monde médical pourrait s’effectuer à partir de son propre Smartphone, et les informations reliées directement sur un Cloud personnalisé et partagé avec son propre médecin. Ces deux exemples sont l'illustration que les applications de ces nouvelles technologies sont seulement au stade du bourgeonnement.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Réponse de Pierre: Pour ma part, étant la personne en charge du wiki, cela m'a appris à coder sur ce genre de plateforme collaborative. Au delà des compétences acquises grâce à mon rôle, le fait de travailler avec plusieurs autres personnes sur un projet relativement long a été bénéfique pour moi au niveau organisationnel, les deadlines permettaient de savoir comment avancer. Cependant elles étaient parfois un peu contraignantes. J'aurais préféré seulement une deadline finale pour pouvoir être encore plus autonome au niveau de l'organisation. Le fait d'évoluer dans un monde ouvert aux autres groupes nous a permis de pouvoir coopérer et chercher ce qu'il nous manquait, et vice versa.

Réponse de Thomas: Beaucoup de choses sont à retirer de ce cours de Performance Durable. Notre travail a été très professionnalisant car nous avons été relativement autonomes. En effet, nous avons choisis nous-mêmes notre thème sur la dématérialisation des données médicales, et avons développé ce sujet jusqu’à son aboutissement. En dehors des deadlines et de la durée de la vidéo, nous n’étions pas limités par une structure fixe, ce qui offre une grande liberté, qui existe davantage dans le monde professionnel que dans le monde académique. De plus, le travail en groupe est également un facteur professionnalisant car nous sommes tous amenés, un jour, à travailler en groupe. Enfin, c’est un cours très différent de ce qu’on a l’habitude d’avoir car nous devons faire des recherches personnelles, et acquérons ainsi un niveau d’expertise dans un domaine choisi. C’est une nouvelle manière d’étudier que je trouve très bénéfique puisque nous choisissons d’abord le thème à aborder (lié au développement durable, une problématique très importante qui va s’intensifier dans les années à venir), puis faisons nos recherches dans le monde de l’entreprise (grâce à l’interview d’une personne issue du domaine concerné) afin de répondre à notre problématique. C’est un premier pas important dans le monde de l’entreprise qui a permis d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences.

Réponse de Grégoire: Je ne vais pas reprendre tous les propos de mes camarades. Mais seulement rajouter que ce travail a permis d'étoffer mon carnet d'adresse dans le domaine médicale. Carnet d'adresse que j'ai acquis au cour d'un stage de trois mois en tant que assistant de direction commercial dans une entreprise française de rapatriement médical. J'ai pu faire jouer ce carnet d'adresse pour obtenir une de nos interviews. J'ai pu aussi améliorer mes compétences en tant que monteur vidéo grâce à notre reportage que je trouve très bien réalisé autant sur le fond que la forme.

Réponse de Jérôme: Au-delà des connaissances acquises sur un sujet aussi complexe que la dématérialisation médicale, la grande liberté accordée au projet nous a donné l’occasion d’organiser le travail à notre manière et de faire parler notre créativité. Travailler en équipe sur ce projet original m’a permis de développer mon sens du relationnel et de développer mes capacités d’écoute. J’ai ainsi appris à faire des compromis pour avoir un projet cohérent dans lequel nous étions tous impliqués à sa réussite. Le profil différent de chacun a été une richesse qui nous a permis d’avancer plus vite et d’avoir un meilleur résultat. Cela nous a également permis d’apprendre des connaissances de chacun.

Réponse de Claire :Étant l’esprit féminin et ordonnée de l'équipe, ce fût ma responsabilité que de prendre le leadership de l'équipe, de répartir les taches et faire un planning du suivi des opérations. Ce travail m'a permit de géré de nouveau une équipe, ce que je n'avais plus fait depuis que j'ai arrêter le sport de haut niveaux pour les études. J'ai été la caméraman de l'équipe, j'ai donc du étudier vos vidéos réalisés sur Youtube pour m'améliorer pour les prises de vus du reportage. Ce cour était intéressant par sa forme et son objectif : donner une réponse en vidéo.

Sources

http://pharmaon.fr

http://www.dmp.gouv.fr/




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