Gaspillage alimentaire et grande distribution

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La grande distribution gaspille chaque année près de 2,3 millions de tonnes de produits alimentaires non consommés ou encore emballés. Or, avec l’augmentation de la population et la diminution des ressources, la société ne peut pas se permettre ce genre de gaspillage et doit trouver des alternatives. Alors quelles sont celles mises en place par la grande distribution ? Et dans quelle mesure ces actions peuvent-elles être amenées à évoluer pour permettre d’allier performance durable et rentabilité économique au sein de l’industrie agro-alimentaire mais aussi d’autres secteurs?

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante : La malnutrition touche aujourd’hui près d’un milliard de personnes dans le monde soit 1 individu sur 7, alors que près du tiers des denrées alimentaires produites sont jetées sans même avoir été consommées. Le secteur de la grande distribution gaspille en moyenne 197 tonnes de produits alimentaires par établissement du type super- et hypermarché, par an, produits pour la plupart encore emballés. A ce constat s’ajoute un contexte de croissance démographique, de diminution des ressources terrestres, de surconsommation des pays industrialisés en contradiction à une situation de malnutrition dans les pays tiers. Ce pose donc le problème de faire générer de la valeur à des produits destinés à la destruction, ainsi que l’adaptation de ce type de modèle de revalorisation à d’autres secteurs que celui de la grande distribution.

Notre dossier de production

Lien vers notre dossier de production

Notre reportage


Nous tenons à remercier chaleureusement les maraîchers ayant accepté de participer à notre micro-trottoir, ainsi qu'Yves Deleurence, Directeur du Carrefour Market de Terdeghem, pour son temps et son investissement.

Lien vers la vidéo youtube : https://www.youtube.com/watch?v=IYQS17s8rLI

Notre article journalistique sur la problématique

La grande distribution gaspille chaque année près de 2,3 millions de tonnes de produits alimentaires non consommés ou encore emballés. C’est un constat alarmant et une destruction à laquelle il Notre problématique

Il nous semblait nécessaire de comprendre en tant que consommateur, comment fonctionnait le système de la grande distribution, et surtout si quelque chose d'effectif était réalisé pour lutter contre le gaspillage alimentaire. La grande distribution gaspille chaque année près de 2,3 millions de tonnes de produits alimentaires non consommés, quand 1 individu sur 7 sur terre souffre de malnutrition. Ou tout simplement à l'échelle nationale: cette année encore les Restos du Coeur vont ouvrir leurs portes à plus d'1 millions de français. C’est un constat alarmant et surtout une situation à laquelle il faut trouver une solution rapide, efficace et économique.

Notre enquête

Durant notre enquête, nous avons eu énormément de mal à obtenir des réponses auprès d’hyper- et supermarché comme Auchan, E.Leclerc, Super U. De part le système de banque mis en place par ce cours nous avons néanmoins obtenu in extremis le contact d’Yves Deleurence, Directeur du Carrefour Market de Terdeghem. Ce dernier a accepté de répondre à toutes nos questions et nous a permis de comprendre précisément le fonctionnement de l’enseigne Carrefour en matière de politique d’anti-gaspillage. En effet, il nous a donc fait part des différentes actions mises en place par Carrefour France notamment les dons aux associations (faisant bénéficier des enseignes d’une réduction fiscale de 60% non négligeable) ou encore les prix réduits fixés pour des produits à date courte. Certains Carrefour (ceci dépendant de la taille de ce dernier) vont également mettre en place une revalorisation des produits alimentaires comme par exemple la réalisation de smoothies avec les fruits plus abimés. (informations disponibles sur le site anti-gaspillage de Carrefour http://www.anti-gaspillage.carrefour.fr/ )

Ce qu'on a découvert

Au fil de notre discussion avec Monsieur Deleurence nous avons pris connaissance du poids des industriels dans le système de l'agro-alimentaire. Parce que si la grande distribution trouve effectivement des alternatives pour lutter contre le gaspillage alimentaire, ce sont les dates fixées par les industriels qui obligent les grands magasins à sortir des rayons des produits encore consommables.

Pour lutter effectivement et massivement contre le gaspillage alimentaire en grande distribution il ne suffirait donc pas seulement de redistribuer ou revaloriser les produits, mais de s’attaquer à la source. Il faudrait comprendre comment les dates limites de consommation et de vente sont fixées et pourquoi d’aussi grandes précautions sont prises par les industriels. Comprendre si oui ou non ces dates pourraient être rallongées sans aucun risque pour le consommateur, mais surtout s’il est vraiment nécessaire d’imposer aux hyper- et supermarchés de retirer leurs produits des rayons à 4 jours de leur date limite de consommation. A cela s'ajoute également le calibrage concernant les fruits et les légumes. Des normes qu'ils doivent respecter s'ils veulent pouvoir être vendu. Pour tous ces fruits et légumes sui ne respectent pas les bonnes mesures, ils sont renvoyés directement aux producteurs.

L'avenir

Il devient impératif de lutter contre le gaspillage alimentaire en grande distribution. Trouver des solutions à tous les niveaux : de l’industriel au consommateur. Avec une population toujours grandissante et un choix de produits toujours plus important , il devient nécessaire de limiter surproduction, surconsommation et ainsi limiter perte et destruction de produits saints, ou du moins favoriser le partage et le renouvellement du cycle.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

1) En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général? Et plus largement de la société ?

Contribution de Nina : Ce cours met en lumière l’aspect « performance durable » au sein d’une entreprise, et surtout sa valeur ajoutée. En effet, de part nos différentes recherches et finalement les différents reportages, je constate une (r)évolution de notre société mais aussi du monde de l’entreprise. Il existe aujourd’hui une certaine prise de conscience au sein de notre société mais également du monde de l’entreprise. Un aspect peut-être plus récent parce qu’aussi plus difficile à développer.

Contribution d'Ophélie : Dans le cadre de notre parcours, nous sommes amenés à nous intéresser au business dans son ensemble. Or, l’intérêt du cours de Sustainable performance, nous a permis de l’appréhender d’une manière plus spécifique. En effet, la variable écologique, nous a permis de faire l’état de l’économie globale, d’y percevoir les problèmes à différentes échelles et de comprendre qui en tenait la responsabilité. C’est d’ailleurs pour cela, que nous nous sommes concentrés sur le gaspillage alimentaire, fléau des sociétés développées. Ce cours m’a donc offert l’opportunité de constater l’état de nos pays, de me renseigner sur ce qui était proposé pour répondre aux difficultés, mettant en péril nos sociétés et de m’interroger de la manière dont nous devions concevoir notre politique économique, alliant à la fois progrès technique et développement durable. Enfin, pis, il m’a donné un regard sur le comportement du consommateur, et sur l’enjeu de notre génération : réapprendre à consommer d’une manière plus responsable.

Contribution d'Antoine : Ce cours nous a permis de découvrir des notions concernant la société que personnellement je ne soupçonnais pas. J’ai trouvé intéressant le fait de découvrir l’aspect « économie durable » dans les entreprises avec lesquelles nous allons être confrontées dans les années à venir. Le sujet étant d’actualité il y avait matière à apprendre de nouvelles notions. En revanche pour ma part, je n’ai pas trouvé que cela ait apporté une nouvelle compréhension du business en général.

Contribution de Nicolas : Ce cours m’a permis de réaliser l’importance de la performance durable dans le business. La responsabilité écologique et sociale des entreprises représente l’un des enjeux majeurs du monde du travail. Aujourd’hui, si dans les pays développés on constate une plus grande sensibilité des entreprises à la performance durable, les pays en développement notamment les pays émergents sont plus préoccupés par la croissance économique de leur pays que par son respect environnemental et social. Je pense donc qu'il faut une prise de conscience sociale dans ces pays pour une évolution générale au sein des entreprises.

Contribution d'Alexandre : Ce cours fut bénéfique pour tous les membres de notre équipe en ce sens où il nous a permis de découvrir un sujet assez peu abordé, celui du sustainable performance ou comment allier à la fois rentabilité économique et soucis de l'environnement. Il est vrai que l'aspect «économie verte » est très abordé ces derniers temps, mais il y a une différence entre regarder un reportage et être directement confronté à cette dimension de l'économie.

Contributoin de Léo : Ce cours apporte une nouvelle vision de la notion de travail de groupe, avec une réparttion assez stricte des tâches entre les différents memebres, tout en reposant sur les fondements habituels d’un travail en groupe “classique” en ce qu’il nécesitait également une forte corrélation entre les différents membres et leur travail. En traitant du développement durable, on a pu se render compte de l’importance de cette donnée, notamment chez un groupe de grande distribution comme Carrefour. Je ne pourrai pas dire que ce cours m’a donné une nouvelle comprehension de la société, car cette experience s’est déroulée sur un laps de temps trop court et portait sur un sujet trop restreint pour réellement affecter mon regard sur la société.


2) Qu’avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises ?

Contribution de Nina : Dans le cadre de ce cours, j’ai compris que le nouvel enjeu du développement durable se place au sein même des entreprises et du fonctionnement de leur économie. Ce cours m’a démontré qu’il était possible d’allier rentabilité économique et développement durable créant ainsi des économies circulaires bénéfiques à tous. De plus, outre le fond, j’ai également développé ma capacité à rebondir, et constamment développer et adapter notre projet en fonction des aléas du quotidien. S’ajoute à cela mes nouvelles compétences en montage vidéo et mon habileté à faire des affaires !

Contribution d'Ophélie : Comme je l’ai spécifié ci dessus, c’est dans le cadre du cours de Sustainable Performance, que j’ai été amené à me concentrer sur les problèmes écologiques actuels, à l’échelle des Industries, et plus précisément à celui du gaspillage alimentaire dans la Grande distribution, et donc être renseignée, par l’intermédiaire de notre problématique, sur un certain nombre de choses. En terme de compétences acquises, je m’attacherai plus à celles rattachées au montage de la vidéo.

Contribution d'Antoine : Je pense avoir acquis davantage d’expérience dans le contact vers les entreprises, j’ai également appris à monter des vidéos, compétence que je n’avais pas au début. Concernant notre sujet j’ai appris le fonctionnement du recyclage des déchets en grande distribution, ainsi que leur politique de gestion des dates de consommation.

Contribution de Nicolas : Etant responsable du compte SKEM, j’ai appris à utiliser une banque virtuelle et à gérer un compte factice. J’avais comme responsabilité de publier les offres de notre équipe et d’acheter des services dont nous avions besoin. Ce système d’achat nous a permis notamment de louer une caméra ainsi que diverses conseils et autres contacts, ce qui nous a été vraiment très utile lors de la réalisation de ce projet.

Contribution d'Alexandre : Étant responsable du Wiki de l'équipe via mon travail de jardinier, j'ai pu aborder de manière certes rapide, mais néanmoins intéressante tout ce qui a trait au codage. Cela m'a permis de découvrir des ressources inconnues jusqu'ici.

Contribution de Léo : Bien qu’étant habitué à travailler en groupe, j’ai le sentiment que ce cours m’a vraiment fait progresser quant au travail d’équipe. Il m’a appris à gérer les notions de temps et de contraintes au sein du groupe, avec ce que cela implique (delegation des tâches, responsabilité et confiance mutuelle …), et les réponses qu’il faut savoir y apporter en se fixant des deadlines. La réactivité et la spontanéité, tout en conservant la réflexion proper à l’objectif fixé sont donc les maîtres mots de ce projet de groupe.


3) Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris (de vos pairs ? De l’interviewé ? De vos profs ? ...)

Contribution de Nina : Ce cours était complètement inédit pour ma part. Une nouvelle manière d’apprendre qui, au final, m’a bien plu. En effet, l’apprentissage se fait de façon guidée mais pas assistée, nous avons choisit nous-même notre problématique et avons apporté une réponse grâce aux professeurs (et leurs indications) mais surtout grâce à l’interviewé. Je pense pour ma part que c’est de ce dernier que j’ai appris le plus. Les professeurs étaient indispensables pour encadrer notre travail et notre « terrain de jeu », mais se sont davantage positionnés comme spectateur concernant le fond. Une bonne chose au final puisque ça nous a je pense tous permis d’être davantage responsable les uns envers les autres et indépendant.

Contribution d'Ophélie : J’ai trouvé ce concept plus percutant dans la mesure où nous étions nous mêmes, intervenants dans l’exercice d’apprentissage, et responsable du résultat final. A la fois par nos recherches mais aussi par l’interviewé, j’en ai appris sur notre sujet.

Contribution d'Antoine : Comme mentionné plus haut, j’ai le plus appris lors de l’interview avec le directeur du Carrefour de Terdeghem, certaines notions que je ne soupçonnais pas.

Contribution de Nicolas : J’ai beaucoup aimé apprendre à travers des méthodes de travail en collaboration innovante. Je ne pense pas avoir appris plus d'une personne en particulier mais au contraire de l'ensemble des participants, intervenants à ce projet dans cette démarche interactive. J’ai par ailleurs trouvé enrichissant de se renseigner sur un sujet à travers le témoignage de professionnels directement concernés par notre problématique. Grâce à ce cour, j’ai beaucoup appris sur le thème du développement durable et notamment des problématiques alimentaires dans la gestion et le management des entreprises de la grande distribution.

Contribution d'Alexandre : J'ai apprécié cette expérience. Le sujet était intéressant et mon équipe était dynamique. Nous avons bénéficié d'une ambiance porteuse qui nous poussait à réaliser le meilleur travail possible. J'ai beaucoup appris de l'interview avec le représentant de Carrefour car le gaspillage alimentaire est une réalisé très peu abordée et peu exploitée.

Contribution de Léo : Je pense que c’est le côté dynamique de cette nouvelle matière qui m’a bien plu, cela change de la methode d’apprentissage traditionnelle. Ensuite, j’ai vraiment le sentiment que c’est de mes camarades d’équipe que j’ai le plus appris. Chacun était vraiment très doué dans sa spécialité et tenait vraiment à expliquer et donner des conseils aux autres. C’était très enrichissant tout en restant très naturel, très spontané. Le regard et l’avis du professionnel interviewé était également enrichissant d’un point de vue plus technique, et m’a apporté un nouveau regard quant à la stratégie des grandes enseignes sur la notion de gaspillage alimentaire.


4) A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés (inférieur à 25%, entre 25 et 50%, entre 50 et 75% ? Au-delà de 75%) ? Qu’est ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation, pourquoi ?

Contribution de Nina : Pour ma part, je pense pouvoir dire que je les ai utilisé entre 50 et 75%. Très régulièrement en ce qui concerne le calendrier et tout les liens en rapport avec les différents travaux à rendre au fur et à me sure de notre avancée (comment réaliser un dossier de production, les cessions de droit à l’image à faire remplir, comment traiter le sujet, etc). Je me suis également perdue quelques fois sur le wiki à la recherche de choses précises qui m’ont

Contribution de Ophélie : J’estime ne pas avoir utilisé beaucoup les ressources du Wiki, plus ou moins inférieur à 25%. Je l’explique par la quantité d’informations dont disposent Internet et celles reçues de notre intervenant.

Contribution d'Antoine : Je pense avoir utilisé entre 25 et 50%. M’occupant du montage de la vidéo j’ai surtout passé du temps sur le logiciel.

Contribution de Nicolas : J’estime avoir utilisé les ressources wiki entre 25 et 50% notamment pour me renseigner sur les enjeux de ce cours et pour la mise en problématique de notre sujet. La SKEM banque m’a bien évidemment également servi aux vues de mon statut de banquier.

Contribution d'Alexandre : Je pense avoir utilisé environ 50%. Étant jardinier, j'ai dû potasser les différents tutoriels nécessaires à la bonne compréhension du fonctionnement du Wiki.

Contribution de Léo : En n’étant pas jardinier, je dois reconnaitre que j’ai très peu utilisé le wiki. J’ai pu y lire quelques articles, mais je ne pense pas avoir utilisé plus de 50% des ressources de cette plateforme


5) SKEMBANK : Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives inter et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

Contribution de Nina : Indéniablement oui. Je pense que nous nous sommes tous prêté au jeu d’échanges de Skems assez facilement. Surtout les deux dernières semaines où les transactions étaient beaucoup plus nombreuses : certains commençaient à filmer, d’autres à monter ou d’autres encore étaient à la recherche d’un contact. Cependant, les échanges ont surtout eu lieu à petite échelle, c’est-a-dire localement sur le campus de Lille, mais surtout entre amis ou connaissances proches. Il était plus facile de discuter de vive voix de nos besoins ou de ce que l’on avait à offrir, que de se rendre sur la banque, ne sachant pas forcément à qui correspond quel groupe. La transaction s’effectuait donc souvent après s’être mis d’accord de vive voix.

En ce qui concerne notre groupe, la banque de compétences a été extrêmement utile voir indispensable. C’est grâce à elle que nous avons pu rencontré notre contact de la grande distribution, mais également échanger du matériel pour filmer.

Contribution d'Ophélie : Ce cours n’a pas vraiment eu d’influence sur mes pratiques collaboratives dans le sens où, cet esprit est déjà très présent au sein de Skema. L’apport de la bourse de compétences nous a incité à échanger avec les autres, mais surtout a donné un caractère réel à ses échanges, par sa monétarisation. Concernant leurs circulations, je pense que celles ci on été denses du fait des besoins de chacun.

Contribution d'Antoine : Je ne suis pas très convaincu par le système de SKEMBANK, je pense qu’une plateforme pour échanger des « bons plans » ou des compétences est une bonne idée, mais intégrer une partie de la notation aux montants totaux des échanges ne me parait pas très adapté, certains groupes n’ayant pas eu besoin de nouvelles ressources qu’ils ne possédaient déjà pas.

Contribution de Nicolas : Ce cours a eu une influence sur mes pratiques collaboratives intra et inter groupes dans la mesure où j'ai pu profiter d'un grand nombre d'outils collaboratifs complets dans un projet comme celui-ci, ou l'interaction et indispensable et se trouve au centre de sa réalisation. La bourse de compétence était par ailleurs indispensable à l'échange de compétences et de conseils et, en ce qui concerne ces échanges sur le compte SKEM, les compétences ont circulé de manière naturelle, en réponses à nos besoins et capacités du moment.

Contribution d'Alexandre : Je suis sceptique quant à l'application du SKEMBANK. Non pas sur le principe, que je trouve tout à fait pertinent compte tenue de l'exercice mais plutôt dans son fonctionnement pratique. Certains groupes, par chance, n'ont pas eu, ou très peu, besoin des autres groupes, ce qui sera pénalisé lors de la note finale.

Contribution de Léo : Bizarrement, c’est sûrement le côté du cours qui m’a le moins convaincu. J’ai trouvé cela un peu curieux de vouloir quantifier obligatoirement nos échanges entre camarades et équipes. Je pense vraiment que c’est un réflexe que nous avons tous ici à Lille, et sans SKEMBANK, personne n’aurait hésité à demander des conseils à d’autres équipes, ou à proposer de prêter ses équipements.


6) Quelles sont vos critiques et suggestions d’amélioration pour ce cours ?

Contribution de Nina : Je pense qu’il serait nécessaire d’améliorer le système d’échange de Skems. En effet, des problèmes sont survenu lors d’échanges au niveau des réponses (consultées sans avoir été payées) ou encore au niveau de l’après transaction, où il pouvait parfois être difficile de retrouver le groupe concerner ou du moins d’obtenir une réponse rapide alors que la transaction avait déjà été enregistrée.

Par ailleurs, lors de l’amphi de clôture j’ai été surprise d’entendre des chansons bien connues (Cold Play par exemple), de la durée supérieure à 7 minutes de vidéos ou encore l’utilisation d’images télévisées. Je ne dévalorise pas leur travail, néanmoins nous avons voulu respecter les règles aux pieds de la lettre en utilisant des musiques et images libres de droit. Je ne dis pas que notre travail aurait été plus qualitatif avec une meilleure bande son, mais j’ai trouvé ça quelque peu injuste et malvenue de les avoir placé dans le palmarès.

Contribution d'Ophélie : Je n’ai pas vraiment de critiques à faire ou de suggestions à apporter sur ce cours, mis à part sur les consignes, qui nous ont été donné pour le montage de la vidéo, qui n’ont pas été respecté par un certain nombre, notamment dans les vidéos sectionnées dans le palmarès et qui n’ont apparemment pas été mise en cause.

Contribution d'Antoine : Conserver le système SKEMBANK mais en trouvant une autre solution qu’intégrer le montant des échanges à l’évaluation.

Contribution d'Alexandre : Pas de critiques, le cours est bien expliqué et les consignes clairement présentées.

Contribution de Léo : Je pense qu’il faudrait tout d’abord revoir ce système de SKEMBANK, le modifier pour qu’il soit plus adapté à notre mode de travail et d’entraide. Ensuite je n’ai pas spécialement été convaincu par les amphis en simultanée, qui étaient bien plus souvent sources de problèmes techniques et de dissipation. Et en dernier, j’émettrai un avis très personnel, j’aurai souhaité que ce projet se déroule sur un laps de temps plus long, quitte meme à ce qu’il soit recoupé avec les projets que nous menons dans d’autres matières (marketing, business game …) de façon à ce que ce projet corresponde vraiment à une vraie recherche de fond sur une thématique aussi importante et d’actualité que le développement durable.

La partie sur les maraichers est un peu longue par rapport à leur pertinence. L'interview de la fromagère est longue et n'apporte pas grand chose au débat. Votre problématique porte sur la grande distribution, donc à priori, les marchés ne sont pas au centre de vos interrogations. La partie sur Carrefour est intéressante, mais un peu descriptive. L'article apporte quelques éléments complémentaires intéressants.

Retour critique sur notre production audiovisuelle

Notre problématique s’articulait autour du gaspillage alimentaire en grande distribution. Malgré notre réflexion, certains enjeux et objectifs de ce cours n’ont pas été atteints lors de la réalisation de notre production audiovisuelle.

Dans un premier temps, la partie sur les marchés, que nous voulions introductive mettant en relief la situation de gaspillage à petite échelle, occupe près de la moitié du reportage. Un temps accordé beaucoup trop long au regard de son objectif illustratif et de mise en valeur de notre problématique. Or, elle n’a finalement apportée ni valeur ajoutée à la problématique posée ni élément de réponse.

Dans un second temps, notre interview avec Yves Deleurence, Directeur du Carrefour Market de Terdeghem, constituant le point clé de notre production audiovisuelle, nous a donné des premiers éléments de réponse sur le potentiel que recèle le développement durable au sein de la grande distribution. Néanmoins, il nous paraît aujourd’hui évident que nous n’avons pas assez creusé les questions/réponses. Nous aurions dû faire notre travail de journaliste d’investigation avec plus de poigne : lui demander de développer avec plus de précisions les actions menées dans son magasin, le déstabiliser au lieu de se satisfaire des réponses données, confronter ses réponses aux faits ou à l’expertise d’une tierce personne, alimenter le débat en étant moins passif. Nous aurions notamment pu effectuer sur le terrain des contre-expertises comme la vérification des dates limites de consommation des produits frais par exemple.

De plus, nous avons évoqué le problème d’ordre social lié au gaspillage en grande distribution, notamment en amont de la production audiovisuelle, mais dans l’ensemble les politiques menées et solutions appliquées en grande distribution ne sont que rapidement évoquées. De la même manière, la question des enjeux managériaux d’un tel projet d’anti-gaspillage n’est pas évoquée. Or la mise en lumière de l’articulation de la performance financière autour de la performance durable d’une telle problématique était un point d’étonnement majeur qu’il aurait fallu développer plus en détail.

Par ailleurs, il aurait été plus pertinent d’inclure à notre production au moins un autre entretien avec un des autres groupes de la grande distribution comme Auchan. Cela aurait enrichit notre réflexion en confrontant des politiques d’anti-gaspillage et des solutions peut-être différentes selon les enseignes.

Donner la parole à une association aurait également permis d’illustrer de façon concrète une des solutions évoquées par Monsieur Deleurence. Le témoignage aurait peut-être mis en lumière des aspects non évoqués lors de l’entretien voire les limites de ces politiques.

Enfin, concernant la forme, nous aurions pu ajouter une rapide conclusion reprenant les faits et principaux éléments de réponse apportés avant de proposer une ouverture allant plus loin dans la réflexion. Cela aurait donné à notre reportage davantage de clarté pour le téléspectateur.


Article complémentaire

Gaspillage alimentaire et grande distribution


L’importance de cette problématique et mise en contexte

La grande distribution c’est 2,3 millions de tonnes de produits alimentaires non consommés et encore emballés gaspillés chaque année en France, quand près d’1 individu sur 7 dans le monde souffre de malnutrition. Ces résultats dressent un portrait alarmant de la situation alimentaire mondiale, un constat inquiétant qui nous a motivé à en savoir plus sur les solutions et les projets mis en place pour vaincre le gaspillage alimentaire au sein de la grande distribution. Car le gaspillage alimentaire aujourd’hui émane à 58% des professionnels de l’alimentaire.


Les éléments de réponse

Lors de notre entretien avec Yves Deleurence, Directeur du Carrefour Market à Terdeghem, nous avons obtenu des premiers éléments de réponse quant à notre problématique. Ce dernier a accepté de répondre à certaines de nos questions et nous a permis de comprendre davantage le fonctionnement de l’enseigne Carrefour en matière de politique d’anti-gaspillage. En effet, il nous a fait part d’actions mises en place par Carrefour France dont ressort principalement les dons aux associations. C’est le recourt le plus employé car en plus d’augmenter les performances durables de l’enseigne, il permet également d’augmenter les performances financières du groupe Carrefour (réduction fiscale de 60%). Certains magasins Carrefour mettent en place une revalorisation des produits alimentaires comme par exemple la réalisation de smoothies et soupes avec les fruits plus abimés. Toutes les initiatives mises en place par le groupe Carrefour pour lutter contre le gaspillage alimentaire sont disponibles en ligne sur leur site http://www.anti-gaspillage.carrefour.fr/. On y découvre également que Carrefour s’engage : > sur ses produits et ses invendus : revalorisation des produits consommables et recyclage via compost ou méthanisation des non consommables ; > sur la sensibilisation des ses fournisseurs, collaborateurs et consommateurs ; > en donnant aux associations : 83 millions de repas donnés aux banques alimentaire en 2012.

A titre de comparaison, d’autres enseignes de la grande distribution s’engagent. Auchan par exemple, s’emploie à redistribuer ses surplus de produits de différentes façons : > par le biais de stickers promotionnels variant de -20 à -50% sur les produits frais et boucheries dont la date de péremption sera dépassée 2 jours après ; > par le biais comme Carrefour de dons aux associations des produits encore consommables mais impropre à la consommation à la vente (emballage abîmé, un seul des éléments d’un lot est défectueux). Cela représente un don équivalent de 4 chariots de produits alimentaires par jour ; > les produits impropres à la consommation sont récupérés et transformés en biogaz. Ce biogaz sert à la production d’engrais naturels ou d’électricité.

Ce dernier point concernant la transformation des produits impropres à la consommation en biogaz met en lumière une solution durable et luttant indirectement contre le gaspillage alimentaire en grande distribution. Le biogaz obtenu après fermentation des déchets alimentaires est essentiellement composé de méthane et de dioxyde de carbone. Le principe est similaire au compost dont beaucoup de ménages sont adeptes, et donc 100% naturel. Contrôlé et conditionné, le biogaz s’avère être une excellente source d’énergie sans impact néfaste supplémentaire et proposant une solution alternative à la destruction des produits impropres à la consommation.

Lors de notre entretien avec Monsieur Deleurence nous avons également pris connaissance du poids des industriels au cœur de ce gaspillage alimentaire à grande échelle. En effet, le rôle des industriels dans le secteur agro-alimentaire est plus qu’important sur le résultat final de gaspillage et de surproduction. Ces derniers produisent trop et selon un certain nombre de normes respectées avec beaucoup de précaution, parfois trop. Les dates limites de consommation (DLC) fixées (arbitrairement) ou encore le calibrage des fruits et légumes strict émanent de l’industriel. Un reportage de « Capital » pour la chaîne m6 avait en 2013 mis en lumière le gaspillage alimentaire en grande distribution et les dérivent liées à certaines pratiques. Pour lutter effectivement et massivement contre le gaspillage alimentaire en grande distribution il faudrait donc également comprendre comment ces DLC sont fixées et pourquoi d’aussi grandes précautions sont prises par les industriels. Evaluer si ces dates peuvent être rallongées sans aucun risque pour le consommateur, mais surtout s’il est vraiment nécessaire d’imposer aux hyper- et supermarchés de retirer leurs produits des rayons à 4 jours de leur DLC. A cela s'ajoute également le calibrage très strict des fruits et légumes, à la source du gaspillage massif dans le secteur de l’agro-alimentaire.

Enfin, cela amène à se poser la question de l’implication gouvernementale dans cette lutte de l’anti-gaspillage. Certes, certaines initiatives ont été prises pour sensibiliser les consommateurs à ce problème avec notamment la mise en place d’une Journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire le 16 octobre ; mais les normes actuellement en place doivent être redéfinies par le biais d’une intervention au sein du gouvernement.

Les nouvelles questions que notre sujet soulève

Avec une démographie mondiale toujours grandissante et une production toujours plus importante au sein de la grande distribution, il devient nécessaire de limiter surproduction, surconsommation tout en revalorisant des produits alimentaires consommable et en recyclant des produits impropres à la consommation. Notre investigation nous a permise de mettre en lumière les initiatives lancées par certaines enseignes de la grande distribution, mais aussi le poids et l’impact de chaque acteur du secteur de l’agro-alimentaire. Il est évident que des initiatives sont menées au sein de grandes enseignes de la grande distribution, des initiatives efficaces à court terme ou, comme Auchan et sa production de biogaz, à long terme. Mais est-il plus impactant et efficace d’apporter des solutions à court terme ou à long terme ? Par ailleurs, quel rôle accorder aux industriels ? Comment savoir sur quels critères ces derniers se basent pour fixer les normes qui représentent à leur manière une source du problème de gaspillage ? Et qu’en est-il du rôle du gouvernement ? Ne faudrait-il pas établir des critères et normes à échelle européenne voir mondiale pour limiter le gaspillage alimentaire et revaloriser et recycler le plus possible les produits alimentaires des rayons de la grande distribution ? Ou peut-être établir certaines taxes applicables au-delà d’un certain pourcentage de produits jetés et non valorisés et/ou recyclés ?

Les déchets alimentaires sont amenés à augmenter de 40% d’ici 2020. Or, si l’origine du gaspillage alimentaire émane à 58% des professionnels de l’alimentaire, c’est également l’origine à 42% des ménages. Le changement doit donc également avoir lieu au sein des consommateurs, des solutions durables mais aussi économiques doivent être trouvées et mises en place à petite échelle. A l’image de deux bretons à l’initiative d’un site internet « Zéro-gâchis » qui recense chaque jour dans des grandes surfaces partenaires les articles approchant de leur DLC et vendus en rayon jusqu’à -70%. Une initiative qui profite à la communauté et donc au système entier articulant autour de performance durable, performance financière.



SOURCES


Gaspillage alimentaire, 17/12/2013, site du gouvernement : <http://alimentation.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-campagne>


Rapport Final : Pertes et gaspillages alimentaires, Novembre 2011, site du gouvernement : <http://alimentation.gouv.fr/IMG/pdf/Pertes-gaspillages_RAPPORT270112_cle02c35d.pdf>


Site anti-gaspillage du groupe Carrefour France <http://www.anti-gaspillage.carrefour.fr/>


Quand la grande distribution s’engage contre le gaspillage, 15/10/2013, 20minutes : <http://www.20minutes.fr/magazine/antigaspi/geste/quand-la-grande-distribution-sengage-contre-le-gaspillage-16556/>


Onze mesures pour dire stop au gaspillage alimentaire, 18/06/2013, Site du Gouvernement : <http://www.gouvernement.fr/gouvernement/onze-mesures-pour-dire-stop-au-gaspillage-alimentaire>


Zéro-gâchis fait la chasse au gaspillage alimentaire, 19/10/2013, Le Figaro : <http://www.lefigaro.fr/conso/2013/10/19/05007-20131019ARTFIG00235--zero-gachis-fait-la-chasse-au-gaspillage-alimentaire.php>


Distribution : les industriels contraints de baisser leurs tarifs, 04/03/2013, Le Figaro : <http://www.lefigaro.fr/societes/2014/03/04/20005-20140304ARTFIG00351-distribution-les-industriels-contraints-de-baisser-leurs-tarifs.php>


Gaspillage alimentaire : révélations sur un immense gâchis !, 03/03/2013, reportage « Capital » disponible sur 6play.fr : <http://www.m6.fr/emission-capital/03-02-2013-gaspillage_alimentaire_revelations_sur_un_immense_gachis/>




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