Etat de l'art : danse machin !

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Sommaire

Danse machin ! introduction

Cet ensemble, pour le moins fabriqué, englobe des pratiques connexes entre conception des interactions homme-machine et danse.

Les interactions homme-machine (IHM) définissent les moyens et outils mis en œuvre afin qu'un humain puisse contrôler et communiquer avec une machine. Les chercheurs en ce domaine étudient la façon dont les humains interagissent avec des super calculateurs (ordinateur, robots, téléphone dit intelligent,...) ou entre eux à l'aide de ces intercesseurs. Le design des interfaces intègre aujourd'hui des dimensions de transferts symboliques et émotionels à l'objet et aux situations dans lesquelles il se trouve impliqué. C'est ce qu'on appelle "l'expérience utilisateur".

Le corps en mouvement participe de cette expérience. Il est à la fois la source d'un ressenti physique et le signifiant d'un langage compris par la machine. L'objet de la danse consiste d'un point de vue très global à donner forme au mouvement. Elle lui donne un sens intrinsèque, en dehors de ses finalités (scier du bois, courir pour être en bonne santé, lancer une balle, serrer une main ou essuyer l'écran de son smartphone... ).

Il existe donc un parallèle évident à observer entre ces deux pratiques. Il s’agit de donner du sens à un phénomène invisible (des échanges électriques si l’on s’intéresse à l’ordinateur, des émotions si l’on s’intéresse aux danseurs) au travers d’une gestuelle ritualisée.

La danse est par ailleurs une pratique interactive par essence. Le corps du danseur interagit avec le rythme, la musique, les autre danseur, un espace qui peut être celui de la scène, de la salle d’entrainement ou tout autre chose, avec enfin, et éventuellement un public. Interactions qui mobilisent elles même un ensemble de “fonctions” du corps dansant : -réception et d’interprétation de signal, -mimétisme -synchronisation -improvisation...

Comment se construit cette interaction supplémentaire avec un super calculateur ? Qu’est-ce qui fait sens dans ces pratiques en terme d’usage et de design ?


Le corps : du reflet à la singularisation des interfaces.

Refleter

Le miroir est une des premières “interfaces” qu’introduit la danse. Il revêt dans les pratiques classique de danse des fonctions de contrôle du corps et de perfectionnement du geste. Il joue le rôle de retour visuel qu’exerce aujourd’hui l’écran de contrôle de nos ordinateurs.

Dance de Lucinda Childs

musique : philippe Glass, scénographie : Sol Lewitt
https://www.youtube.com/watch?v=B_uHPXMsuX8
Ce spectacle fait suite aux 9 evenings qui mettent en place des collaborations entre artistes (John Cage, MerceCunningham, Philip Glass, Rauchenberg, Sol Lewitt...) et des ingénieurs du laboratoire d’expérimentation de la Bell Telecommunication. Confusion entre les corps réels et les corps reproduits puis devient un moyen de composition qui par le saut d’échelle opéré entre les corps permet de donner une profondeur et une spatialité à la scène en l’absence de tout autre décor. On peut rapprocher ce principe de répétition aux répétitions de figure que l’on trouve par exemple dans la peinture de Georges Seurat avec les mêmes finalités d’effet perspectif d’ailleurs.

Roshambo computer

https://www.youtube.com/watch?v=ZDGRdYNP4vo
Connu pour être le premier robot tricheur de l’histoire, ce bras robotique gagne à chifoumi à tous les coups…. Il fonctionne en miroir du compétiteur à ceci prêt qu’il “dégaine” dans une fraction de seconde après. Temps qu’il a pu mettre à profit pour interprêter le geste du compétiteur et fournir une réponse “juste “ à la requête de la main humaine. Ce projet est quelque part une forme de métaphore des interactions que nous avons avec les super-calculateurs  : nous définissons des moyens interagir plus ou moins sophistiqués, mais l’intelligence avec laquelle nous interagissons se trouve être une version transformée de la nôtre. Du moins avons nous ici un angle de conception des IHM : celui de la prestidigitation. Il s’agit par différents procédés (détournement de l’attention, rapidité d’exécution,machinerie cachée,...) de tromper les sens du public ou de l’utilisateur.

Ondule gregory lacoua/flavie+paul

http://vimeo.com/97818758
Avec ce miroir qui force à s’arrêter pour fixer une image nette, le collectif de designer formé par Greg Lacaoua/Flavie+Paul introduit un principe chorégraphique dans le quotidien. Le miroir renoue ici avec ses fonctions de contrôle et de synchronisation.

inFORM - Interacting With a Dynamic Shape Display-MIT-medialab

https://www.youtube.com/watch?v=ouP9xNujkNo
Les chercheur du laboratoire InForm au MIT ont mis au point ce qu'on pourrait appeler un miroir physique qui permet de restituer physiquement les mouvements de l'opérateur ainsi que la forme de ses membres ou de tout autre objet qu'il passe dans la zone de capture d'une kinect. Dans l'installation qu'ils présentent, un écran posé à la verticale sur une table restitue l'image vidéo du tronc de l'opérateur. Sur cette table se trouve une série de boutons poussoirs disposés comme autant de "pixels solides" suivant une matrice d'assez faible résolution. A chaque bouton poussoir est attribué une valeur sur l'axe Z. cette valeur correspond à la position des mains ou des objets capturés par la kinect. L'effet produit donne une idée de ce que pourrait être une forme de téléportation.

corps captés-corps augmenté

On touche ici au domaine de la prothèse, du costume... J’ai volontairement mis de coté nombre d’appareils que nous connaissons, (exosquelettes, occulus rift, bracelets de contrôle, chaussures aptiques, controlleur myo...) pour me concentrer sur ce qui était, effectivement utilisé, inventé dans un contexte lié à la danse. Vous retrouverez toutefois l’ensemble de ces dispositifs dans une #annexe matériel que je vous invite à ammender.

Benoit Maubrey, audio ballerinas

[1] Les audios ballerinas sont des groupes de danseurs équipées d’un tutu électronique équipé notamment de cellules photoélectriques qui permettent aux performeurs d’intéragir avec la lumière et leur mouvements. L’ensemble est retranscrit dans une composition sonore.

Dispositif de capture et de diffusion sont intégrés au tutu en polycarbonate porté par les danseurs. 2 types de captures sont effectivement réalisées. Une capture sonore de son ambient, (dans “The line”, elle s’effectue grâce un rateau qui se comporte un peu comme l’aiguille des disques microsillons), permet de capter le son de base de la composition. La donnée issue de la capture lumineuse permet de “pitcher” le son de sortie.

Isabelle Van Grimd, les gestes

[2] [3] [4] Un travail intéressant sur l’imaginaire de la prothèse. La prothèse s’articule au corps de la danseuse. Le signal de cette déformation est transmis au micro-contrôleur qui en fait l’interprétation. Ce sont comme des capteurs symbiotes dont la vie et le mouvement sont induits par la danse. Il est cependant difficile de lire les corélation entre mouvement et son dans le spectacle.

Ezra : gant de controle

Issus de plusieurs temps de recherche et d’expérimentation au sein du Labo Organic Orchestra, les outils technologiques développés par la Cie sont pour une grande partie utilisés dans leurs spectacles et installations.

Avec le détournement d’objets et la création de nouveaux outils technologiques, l’objectif est de rendre leurs spectacles et interventions plus interactifs, créant ainsi d’après eux “une nouvelle relation dans le trio artiste-oeuvre-spectateur.” Le gant vient jouer le rôle d’interface de contrôle, en live, par le performer, des différents objets et programmes développés par la compagnie. (surfaces articulées, logiciel de spatialisation du son, matrice visuelle vidéo projetée,...)

Ce gant a fait plus spécifiquement l’objet d’un partenariat avec le centre de design du CEA. Il propose une interface permettant à l’utilisateur de contrôler les lumières et/ou une interface visuelle et le son dans sa spatialité, son intensité et ses effets.

Le gant propose des controles par geste associé à 16 zones tactiles pouvant être actionnées comme autant de boutons poussoirs /push pull,...

On est plus ici dans la gestuelle de contrôle que dans la danse à vrai dire. Même si dans une certaine mesure il s’agit bel et bien d’une chorégraphie, dans le sens ou les mouvements sont bel et bien écrits, dessinés.

Annabelle Bonnery : virus - antivirus

Les bracelets que porte la danseuse (capteur de mouvement miniaturisé né au sein du Service Microsystèmes et Objets Communicants (CEA/ LETI/DCIS) : la “ StarWatch ”) génere le son du spectacle. Ils captent le son du corps de la danseuse. Ils contiennent aussi un accéléromètre qui permet de faire varier la hauteur du son généré. [5] [6]

corps controlé

La dimension de contrôle du corps

Charlie Chaplin : les temps moderne

https://www.youtube.com/watch?v=DfGs2Y5WJ14 l'intercesseur des rapports de classes.
Dans cet extrait, Charlot travaille à la chaine et prend une pause. Charlie Chaplin présente une anticipation en 1936 de la modernité. Un des principaux ressorts comiques de la scène repose sur les opportunité d'aliénation que proposent les IHM. La danse de charlot devient ici un dispositif critique qui permet d'opposer la liberté certes faillible de l'humanité à une infaillibilité supposée, mais stupide de la machine. Les intéractions homme machine sont représentées dans ce film à l'angle de la domination. Elles jouent le rôle d'un intercesseur de la contrainte du dominant sur le dominé.

Aurélien Baury : Sans-objet

http://www.numeridanse.tv/fr/video/549_sans-objet Un contrôle ambigu
Des deux qui contrôle qui de l'homme ou de la machine ?

Myriam Gourfink contraindre

https://www.youtube.com/watch?v=HIagU-a6ASc Synchroniser : le son comme outil de monitoring du mouvement.

Ka Fai Choy Synchrometrics

http://vimeo.com/25509587 Prendre le pouvoir sur le corps.
Dans une proposition un peu similaire à celle qu'a pu faire Stellarc, Ka faï ChoÏ prend le contrepied d'une certaine esthétique de la vidéo de danse pour mettre en scène des corps de ballerine dont le mouvement se trouve commandé et synchronisé par électro-stimulation.

Singularité ?

En robotique, la singularité est une configuration corporelle dans laquelle le robot se trouve en échec. S’il s’y trouve cela génère un comportement non prévu par le programmeur (ie monstres). Ces incohérences, abérration visuelles… et fonctionnelles sont à mettre en relation avec une certaine théorie de la singularité. Ses tenants prophétisent qu’ à un certain niveau de complexité des programmes d’intelligence artificielle, certaines soient en capacité par apprentissage de devenir réellement autonome.

Nicolas schöffer : Cyspe

https://www.youtube.com/watch?v=gJD27tJLoaQ CYSPE : le robot artiste.
Cyspe est le premier robot "dansant" de l'histoire. Très proche d'une proposition cinétique d'un Tinguely, le robot de Schöffer propose toutefois d'utiliser la combinaison de mouvements rudimentaires pour créer des images projetées complexes et in-imaginable. On peut d'ailleurs rapprocher la production de cyspe et celle de certains artistes visuels utilisant des algorithme de hasard (random) et des boucles conditionnelles pour créer des visuels animés auto-génératifs.

Bianca Li - Spectacle Robot - 2014

Dans ce spectacle, la compagnie de Bianca li expérimente notamment une relation avec le robot Nao de la firme Aldébaran. L’entreprise robotique a travaillé avec Nao sur des critères d’affectivité du robot et une capacité de celui-ci à apprendre par l’expérience des situations qu’il expérimente. Echelle, choix des formes et des matériaux ont notamment été orienté dans l'objectif de rendre le robot "mignon", "amical" et "attachant". Une scène du spectacle montre un danseur en train d'apprendre à marcher a un Nao. Le robot joue une forme de faillibilité finalement assez touchante. Le fonctionnement de cet effet produit est il à porter au crédit de la machine ou plus probablement à la justesse de l'attitude et des mouvements du danseur.

uncanny valley: animatronic

https://www.youtube.com/watch?v=xulnNDLlXf4

Langage

corps restitué/ corps traçant

La numérisation binaire à l’oeuvre dans les super-calculateurs devient une symbolique universelle puisque tous les symboles peuvent être transformés en une suite de 0 et de 1 et que réciproquement cette suite peut devenir après traitement : son musique, texte, bruit. Il existe une forme d’isomorphisme numérique qui permet le transfert d’un phénomène sensible vers un autre. Cela permet par exemple des pratiques d’interprétation du geste. Le corps se trouve restitué, interprété dans une forme graphique.

loïe Fuller : danse serpentine

Dès les débuts du XXe siècle, les artistes et notamment certains danseurs dont Loie Fuller s’intéressent aux nouvelles technologies de l’époques que sont le cinéma et l’éclairage électrique. Ils permettent de capturer grâce à ce costume- les tracés qu’effectue le corps de la danseuse dans l’espace. Il s’agit en quelque sorte d’une sculpture en mouvement.

universal everything Presence

http://www.universaleverything.com/projects/presence/
Utilisation de l’effet de latence pour interpoler le corps au temps t et le corps au temps t-1.

universal everything, made by humans

https://vimeo.com/52025659
Tracé du corps dans l’espace sur un principe de trainé où l’on garde l’intégralité des “chemins” ouvert par le corps dans l’espace. A ces chemins sont assignées des formes qui sont prolongées à la volée dans un logiciel d’animation 3D. On remarquera que ces deux dispositif de Universal Presence résultent d’une interaction danse-machine (capture interprétation, restitution) mais ne sont pas des interfaces elle-même.

scénocosme : metamorpy

https://www.youtube.com/watch?v=1ogQLzSpLl0#t=55 Scénocosme propose ici un dispositif interactif de restitution du corps - du moins dans la restitution de son effort. Cette membrane permet de capturer les variations de pression de l’utilisateur. Elle restitue cette pression dans une variation sonore et visuelle, jouant le rôle d’un retour d’information sensible.

Front design : sketch furniture

http://www.irresistable.fr/wp-content/uploads/2009/11/front-design.jpg Dessiner du mobilier comme au pinceau grâce à la motion capture. Fabrication grâce à l’impression 3D. Il s’agit plus d'une image de meuble que d’un meuble véritable. Il s’agit davantage d’une déclaration d’intention, une manière de se projeter dans une pratique possible que d’une démarche construite. On remarque qu’aucun fabricant de logiciel de CAO ne s’est engoufré dans ce scénario préférant développer des proces basés sur des bras aptiques. On aurait pu imaginer un développement de ce type d’approche d’un dessin tridimensionnel basé sur le mouvement du corps. Cette démarche n’a en fait pas donné de réelle suite actuellement.

Ecrire, mémoriser, reproduire, projeter…

On peut interroger le processus de mémorisation du geste. Cela permet bien sûr de le reproduire, de le standardiser ce qui peut être intéressant dans un processus industriel. Le travail de Pierre-Jules Marrey sur la chronophotographie sera d’ailleurs mis à profit en ce sens dans l’organisation scientifique du travail. Cette analyse fonctionnelle du mouvement a conduit à la mise au point de dispositifs robotiques qui ont petit à petit remplacé les OS à leurs postes. On verra à ce propos l’intéressante démarche de Toyota qui après une décénie de remplacement systématique de son personnel humains par des robots, réintroduit des ouvriers humains dans ses chaînes de production. Il s’agit pour la firme de maintenir vivant les principes de keizen : amélioration continue et de monozukuri : art de la fabrication qui on fait son succès. Il n’est en aucune façon question de supprimer la robotique des chaines d’assemblage mais d’entretenir et améliorer un “trésor vivant” de gestes-étalons pour les machines. Autrement dit, l’effort consenti pour mettre au point un langage unifié s’avère vain, si la langue ne peut être pratiquée, modifiée, améliorée, transformée par un processus vivant.

Rudolf Laban kinesphère/ labanographie

Parmis les différentes tentatives de mémorisation-notation du mouvement , le travail de Rudolph Laban se base sur une analyse fonctionnelle du mouvement. Il détermine un modèle tridimensionnel : la kinésphère. C’est un volume formé par les points extrêmes que peuvent atteindre les membres du danseur. Les clefs de notation indiquent des mouvement opérés en reliant ses points extrèmes.

Lartech

http://vimeo.com/42165239 Constituer une base de donnée de gestes.Vers une danse sans corps ?
Autonomiser le danseur dans sa pratique des nouvelles technologies.

William Forsythe : Improvisation technologie - synchronous objects

http://www.visualcomplexity.com/vc/project.cfm?id=667 D’un système d’écriture et d’analyse de la danse à une danse systemique.
Avec improvisation technologies, Forsythe a déployé un travail d’analyse des danses contacts dont il est un des principaux acteurs et promoteur. Sur une base vidéo, il a produit un ensemble de références graphiques qui lui ont permis de comprendre la façon dont fonctionne une danse basée sur l’improvisation. Improvisation qui est différente du désordre… C’est ce qui lui permettra de décrire un système de danse plus qu’une forme linéaire. Par exemple, certains danseurs vont être identifiés comme émetteurs d’un signal auquel d’autres (recepteurs) vont déclencher un ensemble de gestes. Parmi ceux-ci il y aura un autre émetteur, et ainsi de suite. On peut d’ailleurs faire le parallèle ici entre écriture de la danse et écriture du code. Le système d’écriture de Forsythe est aussi différent de celui de Laban que peut l’être un langage descriptif d’un langage de programmation qui introduit des boucles conditionnelles et des variables. Dans synchronous objects, il met en place une série de visualisation de donnée basée sur des outils de capture et des algorithmes. A noter qu’il emploie encore la vidéo comme dispositif de capture, l’analyse et l’interprétation se faisant à posteriori.

Flock Logic : un projet melant optimisation des mouvements et chorégraphie

http://www.princeton.edu/engineering/art/story-11/ Utiliser la danse pour modéliser des systèmes mathématiques.
Potentiel d’improvisation des danseurs utilisé pour voir si cela permet de reconstituer les phénomènes physiques.

Clarisse Bardiot : Rekall

http://www.rekall.fr/Documenter le spectacle de danse.
A des fins de conservation des oeuvres numériques contre l’obsolescence des programmes notamment. Visualiser sur une seule plate-forme l’ensemble du travail effectué sur un spectacle, une oeuvre. (Code, configuration plateau, mouvements,...) => conserver et reproduire le spectacle ?

Espace

Contrôler l’espace visuel de la scène.

distinguer la question de contrôle entre : -une illusion de contrôle basée sur une interprétation de montage de l’ordre du vjaying (interprétation, synchronisation d’après un ensemble de séquence prédéterminé ou montées à la volée- prestidigitation). -un véritable dispositif intéractif entièrement piloté par le danseur.

L’ambiguité se produit entre ces deux entrées mais c’est le sens du spectacle avec sa machinerie. En dehors des problématiques de coût des spectacles, est-ce que ça a un intérêt réel d’automatiser le travail du machiniste ?

Enra Primitive

https://www.youtube.com/watch?v=7IALYVS0E0Y
Typiquement dans un dispositif de vijaying- esthétiqe à la matrix qui permet de rentrer dans un imaginaire technologique.

Hakanai : Compagnie Adrien M

https://www.youtube.com/watch?v=qAYAuJ9dIlE
rapport de modelage et de transformation de l’espace qui fait sens.

The creators project

https://www.youtube.com/watch?v=lX6JcybgDFo</br> Ambiguité du plan et de l’espace. Mélange des surfaces d’écrans animés et des mouvements mécaniques créé une ambiguité entre les espaces réels et les espaces représentés.

Interface danse musique / la scène comme instrument ?

GRAME + Thierry Demey : Light music

http://vimeo.com/24453131
Light musique est une proposition du GRAME(Groupe de Recherche Acoustique Musique Electronique). Ils ont conçu pour le compositeur Thierry Demet un des tous premiers instruments de musique scénique entièrement piloté par la gestuelle du musicien compositeur. Il se compose d’un mur de lumière dans lequel une caméra vient capturer le mouvement des mains du musicien. Le mur de lumière est divisé en différentes zones. Certaines servent de potentiomètres. D'autre servent à activer des séquences.

Corps déployés

http://vimeo.com/35651371 l’intentionalité de la musique s’entrechoque avec l’intentionalité de la danse. Décorélation gestuelle/musique.

Tap dance

Interfaces récréatives. La danse et le jeux.

Dance dance revolution

https://www.youtube.com/watch?v=HPfEf40NBHg On peut parler des jeux de danse dont l’industrie du jeux vidéo fait ses choux gras. Le principe est de reproduire une série de geste qui permet d’obtenir un score. Dans le cas de dance-dance revolution, il s’agit d’appuyer avec ses pieds au bon endroit et dans le bon rythme.

Just dance 4 kinect

https://www.youtube.com/watch?v=O1kElC54MrQ propose un miroir virtuel.

Phonotonic : musical interactive game.

http://www.dailymotion.com/video/x1v1442_interactive-music-battles_music

Au delà des environnements maîtrisés : l’intercesseur numérique de nouvelles formes de danses sociales ?

La danse est aussi une pratique sociale pour lesquelles se posent plusieurs questions : La danse est-elle encore aujourd'hui un moyen de créer du sens commun ? Un travail d'interface peut-il être une solution de médiation pour régénérer ce caractère inclusif ? En quoi un travail d'interface peut permettre d'accéder à la danse ? Comment apprendre à danser? Que peut apporter une IHM dans ce domaine. Qu’est-ce qui pourrait en être l’intérêt ?

Flash mob

https://www.youtube.com/watch?v=YdtOsKpJoAY L’intérêt de cet objet - en dehors de toute considération d’ordre esthétique, c’est qu’il fait un double emploi

silent disco

https://www.youtube.com/watch?v=VN0WpjEuwpA http://silentdisco.com/videos/danser seul à plusieurs ?

Kilina cremona plancher-vibrant

http://www.dailymotion.com/video/xcm2o4_plancher-de-danse-vibrant-magazine_creation Retour aptique. Danse et surdité.

dances with google glass

http://www.huffingtonpost.com/carla-escoda/dances-with-google-glass_b_5663708.html ressentir l’expérience du danseur une nouvelle expérience pour le public

handiglass

http://dailygeekshow.com/2014/02/08/des-personnes-handicapees-retrouvent-le-plaisir-de-danser-grace-a-la-realite-augmentee/ Des personnes handicapées retrouvent le plaisir de danser grâce à un dispositif de vision immersive complétée par un opérateur charriot.

Conclusion/Contrôle-feedback-autonomie/

Contrôle.

On l’aura compris, la dimension de contrôle est une question clef des échanges réciproques entre interface homme-machine et danse. La danse offre une critique du rapport de contrôle et de transformation réciproque entre l’homme et ses outils : qui contrôle /transforme quoi ? - et réciproquement.

D’un point de vue plus prosaïque, les interfaces-homme machine sont des interfaces de contrôle. Le spectacle ou le produit fait sens si on peut lire la correlation entre l’action du performeur et celle de l’effet. Cette représentation traduit-elle notre obsession pour le contrôle ou simplement la nature des ihm ? Pouvons nous imaginer d’autres relations ou du moins relations de contrôle moins systématiques ?

Ce rapport de contrôle existe également entre chorégraphe et danseur - rapport entre d’une part le geste écrit et d’autre part la liberté d’expression du danseur, sa capacité à improviser. Les attitudes du chorégraphe sont passées de celle du marionnettiste (danse classique) auquel correspond une écriture stricte basée sur un ensemble de positions réifiées - à celle de l’architecte (Rudolph Laban) qui donne un cadre spatial dans lequel évoluer - à celle du programmeur (William Forsythe) lequel introduit la notion de condition, d’émission et de réception de signal. On voit ainsi que l’écriture du geste est passée d’un langage descriptif à un langage conditionnel dans lequel le danseur déploie sa propre gestuelle. Autrement dit, le chorégraphe abandonne le contrôle pur et simple pour des attitudes plus proches de l’indication ou de la stimulation réciproque.

Feedback

Les ihm s’inscrivent dans la danse comme un moyen de boucler les intéractions que le danseur a par ailleurs avec son corps, son environnement, le rythme,... Elles trouvent leur place dans la danse en donnant des retours d’information (feed back) aux danseurs et aux spectateurs. D’un certain point de vue, on peut définir la danse comme une médiation expressive de l’écoute et du plaisir qu’on a à écouter, une musique, un rythme. Plus particulièrement dans la définition de nouvelles interfaces entre corps et production de son, il y a renversement de ce rapport. On passe d’une situation dans laquelle la musique me donne des indications pour danser à une autre où je produis du son avec mon corps dansant. On voit qu’entre ces deux attitudes, notamment, le feed-back pose problème. La phrase suivante tiens lieux d’exemple  : Le rythme que je créé par le mouvement n’est pas forcément un rythme sur lequel je peux danser le mouvement que je suis en train de faire.

Autonomie

Le cadre technique contraint les pratiques de danses associées aux ihm dans un espace adapté- qu’il s’agisse de l’arcade, ou du salon pour le gameplay ou de la scène (voire d’une scène pour laquelle le spectacle a été créé). Cela rentre en contradiction avec la pratique qui se vit plutôt dans une libération des corps. Comment permettre une plus grande autonomie des spectacles associant danse et interfaces homme-machine - d’une scène à une autre, de la scène à la salle non équipée, voir de la salle à un extérieur,...


Ressources

contenus numériques

http://issuu.com/thirdway/docs/dancing-with-robots/21?e=0/3958493 http://content.thirdway.org/publications/714/Dancing-With-Robots.pdf

https://www.asme.org/engineering-topics/articles/technology-and-society/where-engineering-and-ballet-meet

contenus papier

  • Corps numériques en scène. Collectif, CDA 2008
  • Danse et nouvelles technologies : enjeux d’une rencontre, Olympe Jaffré, l’Harmattan 2007
  • l’être et l’écran.Stéphane Vial, PUF 2013
  • Interagir avec les technologies numériques. collectif, Nouvelles de danse 2004

annexe matérielle et logicielle