Eco-mobilité : Dans quelles mesures la politique managériale d'Altermove agit-elle sur les habitudes des déplacements des lillois ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

Actuellement, la pollution est un véritable problème de société qui inquiète de plus en plus les citoyens. C'est notamment le cas à Lille, ce qui résulte en partie d'une circulation automobile surchargée. A cela s'ajoutent les nombreux embouteillages, qui ne font qu'augmenter le temps de trajet de chacun. C'est donc pour remédier à ces problèmes que la société Altermove s'est développée, en proposant des moyens de transports urbains, qui sont à la fois propres et pratiques.

Dans quelles mesures la politique managériale d'Altermove agit-elle sur les habitudes des déplacements des lillois ?

Notre dossier de production

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Notre reportage


Nous tenons à remercier chaleureusement M. Thomas Lanzoni (directeur du magasin Altermove de Lille), le chargé Mission Plan de Déplacements Urbains de la mairie de Lille qui a souhaité garder l'anonymat et les citadins lillois qui ont accepté de répondre à nos questions.

Notre article journalistique sur la problématique

Dans quelles mesures la stratégie managériale de la société ALTERMOVE agit-elle sur la mobilité des lillois ?

L’intérêt de cette problématique réside premièrement dans la dimension économique qu’elle suppose ou comment le secteur privé transforme sa politique managériale en vue de l’adapter aux nouveaux enjeux de la mobilité urbaine, enjeux qui ne sauraient s’abstraire aujourd’hui des impératifs de développement durable ou de pollution par exemple. De ce fait, la politique managériale d’Altermove se doit d’inclure ces évolutions dans sa manière d’appréhender le marché et de constituer une offre en adéquation avec ces nouvelles préoccupations. Pour élaborer cette stratégie, il convient alors pour l’entreprise de comprendre qui sont les acteurs locaux sur le marché des nouveaux modes de transports urbains. Ainsi cela suppose de comprendre tant l’action des pouvoirs publics et des collectivités locales que celle de la concurrence pour répondre de façon adaptée et efficace au moyen d’une offre novatrice. L’intérêt est également de comprendre comment les transformations de l’urbanisme au cœur même de la ville et initiées par la municipalité impacte Altermove et sa stratégie.


L’action de la ville de Lille dans le cadre de notre reportage démontre une volonté claire de cette dernière à limiter la pollution tout en facilitant l’accès aux différents types de transports urbains. Ce double challenge impacte dès lors l’ensemble des utilisateurs et permet la diffusion d’un message éco-citoyen. Plus qu’une simple préoccupation écologique dangereusement réductrice, le vrai défi est une fluidification du trafic impliquant la réduction des temps de déplacements Altermove n’a pas vocation à rentrer en concurrence avec cette démarche. Notre interview souligne au contraire l’intérêt que peut avoir l’action publique et les retombées positives qu’elle peut engendrer pour l’entreprise. La demande par Altermove de l’installation d’une borne V’lille devant son établissement en est une illustration frappante. Cette décision s’explique par la visibilité conférée à l’enseigne. Advient alors une synergie surprenante entre Altermove et les pouvoirs publics s’inscrivant dans une logique complémentaire et bénéfique pour l’entreprise. Elle tire profit de l’aménagement des voiries pour proposer des véhicules répondant à ces transformations.


Quant à la problématique de la performance durable, Altermove fait de l’argumentaire pratique son atout principal. L’offre proposée devient une réponse définitive aux problèmes de mobilité des clients quand les moyens mis à disposition par la ville ne sont que des solutions partielles et temporaires. L’accessibilité aux transports publics mis à disposition par la ville souffre de nombreux écueils. Leurs utilisations supposent nécessairement une souscription pouvant apparaître comme une contrainte tarifaire à long terme et ne permet pas toujours une desserte optimale pour l’usager. Altermove incite ainsi à un achat définitif palliant aux contraintes qu’impose la location en prônant la liberté totale de mouvement et la facilité de circulation de ses clients. L’achat fait figure d’investissement durable. L’argument éco-citoyen n’est donc pas le plus utilisé, la demande des clients ne reposant majoritairement que sur des considérations pratiques. La performance se légitime donc par les qualités efficientes de l’offre permettant à la fois de répondre à une demande fondée sur des problèmes quotidiens de mobilité et des enjeux de développement durable. Altermove apparaît donc non pas comme une alternative aux véhicules mobiles mis à la disposition du plus grand nombre par les pouvoirs publics liée mais comme le prolongement définitif de leur utilisation partielle au détriment de la voiture.

La pertinence de cette offre et de cette stratégie peut-elle s’inscrire dans la durée ?

Altermove bénéficie d’un rayonnement local certain et d’un marché peu développé encore dans ce domaine. L’ouverture d’une enseigne à Lyon démontre la stratégie d’expansion de la firme mais la question d’un accroissement de la concurrence n’est pas à exclure. Les tendances de consommation jouent également un rôle essentiel. La démocratisation des modes de transports électriques est en cours induisant une baisse des coûts et un accès facilité à ce type de produit pouvant permettre la pérennisation définitive de cette activité.

Sources

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Question 1

Elise : Ce cours m’as permis de rencontrer des professionnels dans un contexte intéressant. Ce cours nous a permis d’acquérir des connaissances dans un domaine que nous avions choisi et sélectionné.

Agathe : Ce cours me donne une nouvelle compréhension du business ou de la société plus largement car il me permet de prendre en compte la dimension de la performance durable en tant qu’enjeu à part entière. J’ai compris qu’aujourd’hui dans notre société le développement durable est partout, et doit être pris en compte aussi bien dans les entreprises que dans les actions des citoyens.

Lucas : Ce cours nous a apporté la dimension collective du business en général. Cette dernière se retrouve également au sein de la société, où la question de performance durable réside essentiellement dans la collectivité.

Guillaume : La rencontre des professionnels qui ont répondu à nos questions m’ont donné une nouvelle approche du monde de l’entreprise et m’ont fait découvrir des fonctions que je ne connaissais pas

Sophia : Ce cours m’a permis de comprendre que la performance durable devient aujourd’hui une part intégrante des entreprises et qu’il est important de prendre conscience des enjeux qui l’entoure afin de répondre aux besoins du présent sans corrompre la capacité des générations futures à répondre à leur propre besoin.

Sylvain : L’intérêt de la performance durable est qu’elle doit aujourd’hui nécessairement être intégrée à la stratégie de l’entreprise. Elle peut tout aussi bien être un atout qu’un frein au premier abord. L’intégration de cette même logique chez le consommateur incite à une adaptation voire une anticipation des entreprises sur cette nouvelle question.

Question 2

Elise : Ce cours m’a appris à développer mes compétences en vidéo, film. Les travaux de groupe sont toujours un bon exercice de gestion du temps, de l’équipe, des compétences de chacun et de la répartition des tâches.

Agathe : Dans le cadre de ce cours, j’ai appris à m’organiser afin d’aboutir à des interviews avec les personnes que nous souhaitions, et à m’organiser afin d’être dans les temps à chaque échéance. Ce projet a surtout demandé une grande organisation peu évidente.

Lucas : J’ai aiguisé mes compétences techniques en montages vidéo et sonore, notamment sur Sony Vegas Pro, dont je me suis servi pour réaliser le montage final.

Guillaume : Ce cours m’a poussé à étudier un sujet que je ne maitrisais pas : le développement durable. J’ai également appris à faire un montage vidéo

Sophia : Dans le cadre de ce cours j’ai appris beaucoup concernant la notion de développement durable, mais également ce que peut apporter le travail de groupe, qui est très enrichissant sur le plan personnel. J’ai également acquis des compétences au niveau du montage vidéo et du tournage.

Sylvain : Avant tout une meilleure compréhension du terme « durable », galvaudé mais pourtant précis. Ensuite une capacité à s’interroger sur la démarche et les moyens mis en œuvre par les entreprises pour rendre performante cette aspect. De façon plus personnelle, j’ai beaucoup appris en terme de cadrage.

Question 3

Elise : Cette nouvelle expérience d’apprentissage nous a permis de démarcher auprès des professionnels pour décrocher des rendez-vous d’échange

Agathe : Cette nouvelle expérience d’apprentissage a été enrichissante mais pas assez encadrée à mon avis en ce qui concerne toute la partie montage qui varie beaucoup en fonction des groupes d’étudiants. J’ai donc appris à mener une bonne interview, et apprends des erreurs que l’on a pu commettre.

Lucas : Cette expérience me paraît intéressante sur le fond/ théoriquement. Cependant, elle n’apporte pas beaucoup en pratique : les deadlines sont trop rapprochées et le projet ne s’étale que sur un mois et demi. Ce court laps de temps ne permet pas d’optimiser la pertinence de ce cours.

Guillaume : Expérience très enrichissante car un réel travail de groupe était indispensable pour réussir.

Sophia : Cette nouvelle expérience d’apprentissage m’a beaucoup plu, je trouve le concept très innovant et ça permet aux étudiants de sortir de leur habitudes (cours en amphi, TD, révisions…). Avoir un vrai projet comme la création d’un court-métrage permet de nous rendre compte qu’on est capable de faire beaucoup de choses si on s’en donne les moyens, et c’est une satisfaction de voir l’aboutissement de ce projet en regardant notre page wiki.

Sylvain :J’ai le plus appris de mes collègues de travail sur ce projet qui ont été d’une réactivité exceptionnelle alors même que nos emplois du temps ne concordaient que trop peu pour se réunir efficacement tous ensemble. Or, en répartissant les rôles, le projet s’est constitué sereinement et efficacement. J’ai vécu cette nouvelle expérience comme un challenge stressant et nécessitant de travailler dans l’urgence, même si cela s’est révélé intéressant au final.

Question 4

Elise : je pense avoir utilisé les ressources du wiki entre 25 et 50 %. Le plus utile était la formation du jardinier wiki. Mais l’utilisation de la skem bank reste assez abstraite pour nous car cela est très virtuel a nos yeux

Agathe : Je pense avoir utilisé le wiki entre 50 à 75%. Il y a beaucoup d’informations donc il est parfois difficile de s’y retrouver dans tous les liens annexes, mais il a beaucoup servi notamment pour la réalisation de la vidéo, et pour comprendre les enjeux du reportage.

Lucas : J’estime avoir utilisé les ressources du wiki à environ 20%. Le plus utile me paraît évidemment être les conseils de réalisation du montage. Ma faible utilisation s’explique par une trop grande complexité du Wiki, trop de liens sur toutes les pages. Je trouve le wiki trop vaste.

Guillaume : Je pense les avoir utilisé à 25% car la Skem bank était une bonne idée mais nous étions trop à l’utiliser ce qui fait que les gens ne prenaient pas le temps de répondre aux nombreuses questions

Sophia : Entre 25 et 50%. Le plus utile a été la page d’accueil que je consultais très régulièrement ainsi que la boîte à outils, en particulier les ressources spécialisées donc la lecture était très intéressante.


Sylvain : Entre 25 et 50%. L’utilisation du wiki a surtout été utile pour les conseils de cadrage et de prise de vidéo.

Question 5

Elise : Ce cours, comme tous les cours ou l’on est amené à faire des travaux de groupe nous apprend a toujours mieux se débrouiller en équipe. Nous nous sommes bien réparti le travail.

Agathe : Ce cours a permis encore une fois de travailler en groupe et donc forcément de regrouper les compétences de chacun, qu’elles soient informatique, relationnelle ou organisationnelle

Lucas : Le cours de performance durable n’a pas eu de réel impact sur mes travaux de groupe dans le sens ou les autres travaux de groupe ne ressemblent en rien au projet que nous avons dû mener. Je n’ai jamais utilisé la bourse, je pense que l’idée est bonne. Néanmoins, l’équilibre entre l’offre et la demande me paraît à revoir.

Guillaume : Les compétences n’ont pas très bien circulé mais ce travail a renforcé la force du travail de groupe.

Sophia : Surtout une influence au niveau des pratiques inter groupes, puisque habituellement lorsque je travaille en groupe il n’y a pas de collaboration avec les autres. Les compétences ont circulé mais pas la manière que j’imaginais : je postais beaucoup de compétences qui n’ont pas eu le succès espéré, il fallait donc en faire la promo sur les différents groupes d’études Facebook pour que ça fonctionne réellement.

Sylvain : Je ne pense pas qu’en termes de pratique collaboratives ce cours ait changé ma manière de travailler en groupe. L’apport de la bourse de compétence est un outil, certes intéressant, mais ne modifie pas vraiment notre manière de traiter le projet.


Feedback final du professeur

Comme nous le pressentions dans la formulation de votre problématique (cfr. nos remarques préalables), votre vidéo est très (trop) descriptive et ne met pas vraiment en tension un enjeu managérial, mais beaucoup plus un enjeu de société lié à la mobilité. On ne voit pas ici comment les problématiques de mobilité mettent en tension une pratique d’entreprise en particulier ? Par ailleurs, on ne voit pas non plus, contrairement à ce que vous suggérez dans votre vidéo en conclusion, comment Altermove cherche à modifier les habitudes de déplacement au-delà de leur seule existence.
Votre article wiki décolle malheureusement assez peu de votre reportage et du coup, on est un peu sur sa faim. Le seul moment où vous prenez de la hauteur, c’est dans votre second et dernier paragraphe. Là vous entrez au cœur de votre sujet mais hélas, vous êtes terriblement concis. C’est vraiment dommage.