Dans quelles mesures réconcilier travail et bien-être comme le font certaines entreprises innovantes est un enjeu du management de demain ?

De Movilab.org


Problématique

Nous avons trouvé que le business modèle de Michel et Augustin (responsabilité sociale de l’entreprise) était pertinent, performant. Nous nous sommes donc demandé pourquoi il n’était pas plus généralisé, d’où la problématique suivante :


Dans quelles mesures réconcilier travail et bien-être comme le font certaines entreprises innovantes est un enjeu du management de demain ?

Dossier de production

Vous trouverez ici notre dossier de production. Dossier de production groupe 87: http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/27775375



Notre reportage



Nous tenons à remercier toutes les personnes ayant collaboré avec nous sur ce projet. Et plus particulièrement


Benoit VARIN cofondateur et associé de Recommerce Solutions



Notre article journalistique

Dans quelles mesures réconcilier travail et bien-être, comme le font certaines entreprises innovantes, est un enjeu du managent de demain ?


L’entreprise n’est plus seulement un « outil de production » de biens ou de services. Les préoccupations des dirigeants ont évolué : aujourd’hui l’entreprise est un « outil de profit » dont paradoxalement la responsabilité sociétale est plus que jamais d’actualité de nos jours. Le management de l’entreprise classique s’avère donc de moins en moins justifié quand se pose la question du rôle central de l’humain dans l’entreprise. De plus en plus courtermiste et matérialiste, le capital humain de l’entreprise n’est plus perçu comme une richesse mais comme un coût à minimiser dans un univers de rentabilité forte et immédiate. L’ensemble du système s’est mis en cohérence avec cette tendance et l’humain ne semble pas prêt d’être au cœur des préoccupations des dirigeants de demain. Et pourtant. Aujourd’hui les cadres et les employés sont de plus en plus mobiles et le sentiment d’appartenance à l’entreprise est de moins en moins fort. Dans toute cette immédiateté, l’humain a sans doute perdu ses repères, le travail et l’entreprise sont aujourd’hui bien trop souvent associés au stress et à l’angoisse. Perte de confiance en soi, en son entreprise, culpabilité, mal-être, peur, instabilité… Voilà ce à quoi se résume l’entreprise pour un nombre croissant de salariés. Un sentiment qui s’est de surcroît accru avec la crise économique qui a amené des vagues de suicides et de dépressions liées au licenciement et au stress au travail. De nos jours, pour beaucoup, l’entreprise n’est plus un rêve mais seulement un moyen de pouvoir subvenir à ses besoins. Dans ce climat néfaste à l’efficacité des salariés, des dirigeants et manageurs ont commencé à réfléchir de manière plus approfondie à des solutions pour y pallier. En est ressortie une remise en question quasi-totale du management et de l’entreprise. De plus en plus de start-up et de manageurs mettent en place un « management humaniste » où le bien-être de l’humain au travail est vu comme la clé de la réussite de l’entreprise. L’approche humaniste de l’entreprise n’est pas nouvelle : en effet, dès 1920 déjà, John Speedan Lewis avait mis en place ce type de management avec le « John Lewis Partnership ». On pourrait donc penser que l’approche financière, de plus en plus extrême de nos jours, a atteint ses limites et ne contribue plus à la croissance et au développement du monde, d’autant plus que son impact économique et sociétal est souvent calamiteux. L’approche humaniste de l’entreprise trouve ainsi toute sa raison d’être et apparait comme une alternative crédible et performante pour l’avenir.


C’est de ce constat que notre réflexion est née. Manageurs de demain, nous nous sommes intéressées à ce nouveau management et notamment à celui mis en place par l’entreprise Michel & Augustin. Très séduites par ce modèle d’entreprise, nous nous sommes interrogées sur sa viabilité et sur son caractère indispensable ou non pour le monde de demain. Nous partageons une vision de l’entreprise comme un lieu d’expérimentation, d’innovation et surtout d’épanouissement. Nous voulons une entreprise à taille humaine, écologique, solidaire et tolérante, qui génère des valeurs, pense au bien-être de tous et au monde de demain.


Mais si de plus en plus de start-up mettent en place ce type de management, quid des énormes entreprises internationales ? Il leur faudrait repenser entièrement leur management et leur fonctionnement. Même si Google semble très bien gérer cette logique d’entreprise, il peut sembler difficile pour les autres de repenser leur modèle et de mettre en place un fonctionnement si différent. Des efforts à plus petite échelle sont possibles, mais le grand changement l’est-il ? Cette possibilité d’évolution ne réside-t-elle pas finalement dans le manageur lui-même, dans sa capacité à être innovant et humaniste ? N’est-ce pas là la question d’une remise en cause de notre société et du capitalisme, l’entreprise n’étant finalement que le reflet de la société ? Aux vues du constat actuel de la société et de la vie en entreprise dont on tire un bilan plutôt négatif, il semblerait que le management humaniste soit une solution plus que crédible car l’entreprise classique ne répond plus aux besoins de notre époque. Enjeu du management de demain, il semble cependant nécessaire que le fonctionnement du capitalisme actuel évolue lui aussi dans cette optique pour que ce management puisse s’appliquer durablement.


Notre Learning log


1)En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? et plus largement de la société ?

Ysaline : Ce cours nous pousse à nous intéresser à des thématiques qu’on a peu l’habitude d’aborder en cours et même par notre vie associative. C’est un moyen pour nous d’élargir nos centres d’intérêts.

Laura : Dans la mesure où nous avons dû aller à l’encontre de salariés et d’un chef d’entreprise, j’ai pu réellement prendre conscience de la détresse de certains au vu du contexte économique actuel. Toutefois, le business tend à changer grâce à des managers à l’écoute des attentes et des besoins de la société. Ce n’est cependant pas par le seul intermédiaire de ce cours que j’ai pu comprendre le business et la société.

Claire : Ce cours donne une vision plus large de l’entreprise au niveau social et technologique. Au niveau social, sur les aspects managériales (comment gérer le capital humain) mais aussi sur la gestion des ressources d’une entreprise et l’impact que a ces gestions sur une population

Valentine : Ce n’est pas le cours qui m’a appris quelque chose sur le business ou la société mais la problématique que nous avons interrogée. Cependant le cours a été un moyen de répondre à cette question à laquelle je n’aurais peut-être pas plus réfléchi si le cours ne m’y avait pas invitée.

Sevan : Ce cours m’a permis de me focaliser sur des questions de société et d’entreprise qui sont finalement très intéressantes et nécessaire pour la vie quotidienne et notre future vie en entreprise.



2) Qu’avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises ?

Ysaline : J’ai appris à mener un projet de groupe de manière autonome avec des directives peu précises. J’ai développé mon autonomie, et ma connaissance du codage wiki.

Laura : Ce cours m’a permis de développer mon autonomie étant donné que nous avions que très peu de suivi et de retour sur notre travail mais également ma capacité de collaboration grâce à un travail de groupe très prenant.

Claire : J’ai surtout appris au niveau de la réalisation d’une vidéo. Il faut être succinct lors de l’interview et cibler les informations les plus importantes pour réaliser une vidéo intéressante et courte

Valentine : J’ai appris sur le développement durable, à savoir que c’est une notion bien plus large que ce que l’on peut penser au premier abord. J’ai aussi appris à mener un projet d’une certaine envergure avec un groupe tout en respectant des deadlines parfois très handicapantes malgré une grande autonomie qui nous était laissée sur le fond du sujet. Enfin, en tant que journaliste, ce cours m’a appris à préparer une interview.

Sevan : En tant que jardinière du groupe, la première compétence que j’ai appris de nouvelles méthodes de diffusion en ligne tel que le « codage wiki ». De plus, ce cours m’a permis une plus grande ouverture d’esprit avec une meilleure capacité d’analyse des différentes situations en entreprise.



3) Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris (de vos pairs ? de l’interviewé ? de vos profs ?…) ?

Ysaline : Le concept était attrayant au début mais comme souvent à SKEMA il manquait un encadrement simple concis et clair pour nous guider dans cette nouvelle méthode de travail. C’est l’interview qui m’a le plus apporté, en effet l’interviewé avait une approche extrêmement enrichissante du sujet et totalement novatrice.

Laura : Cette expérience fut enrichissante car le terrain était très présent et le choix du sujet libre c’est pourquoi j’ai pu traiter un sujet qui m’intéressait réellement. L’interviewé m’a beaucoup appris sur le sujet traité.

Claire : J’ai appris à travailler sur le terrain. En effet, c’était la première fois que l’on se déplaçait hors Lille en groupe pour interviewer une personne. Cela nécessite de l’organisation, du temps mais aussi de la préparation. Il y a plusieurs étapes à effectuer avant l’interview que ce soit au niveau des flux de matériaux vidéo, montage et préparation du questionnaire.

Valentine : Je trouve que l’expérience était intéressante : cours sur le développement durable (nous n’en avons pas assez à mon goût), projet stimulant et ludique, cela sortait de l’ordinaire. Cependant nous n’avons clairement pas eu assez de temps pour le mener à bien comme nous aurions souhaité le faire. De plus, des cours de montage n’auraient pas été un luxe, il me semble d’ailleurs inconcevable aujourd’hui qu’il n’y en ait pas d’une manière générale en école de commerce. Enfin l’utilisation d’un wiki n’était peut-être pas le choix le plus judicieux à faire car cela est très difficile à utiliser et donc handicapant. Pourquoi ne pas faire plus simple ?

Sevan : Cette expérience d’apprentissage m’a tout d’abord permis d’apprendre à travailler en équipe dans une belle cohésion. De plus, j’ai énormément appris grâce aux différentes personnes interviewées lors du micro-trottoir.



4) A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés (inférieur à 25%, entre 25% et 50%, entre 50% et 75%, au-delà de 75%) ? Qu’est-ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation, pourquoi ?

Ysaline : Le wiki n’était pas du tout clair, difficile de trouver les informations nécessaires je ne l’ai quasiment pas utilisé sauf pour les taches obligatoires. Je pense avoir utilisé 10% des ressources du wiki. L’utilisation n’était vraiment pas intuitive ni agréable, il y avait trop d’informations dans tous les sens il faudrait un wiki plus clair et plus concis.

Laura : Je considère avoir utilisé les ressources du wiki à 15% étant donné que ce dernier me paraissait peu clair. Il y avait beaucoup d’informations, sûrement trop ce qui rendait le wiki très peu concis. En revanche, les consignes sur le fond et la forme du reportage attendu n’étaient que très peu accessibles.


Claire : Très faible utilisation du Wiki (moins de 10%) car je n’étais pas jardinière. J’étais banquière, je gérais par conséquent les Skems. Cependant, la jardinière de notre groupe a su utiliser le Wiki malgré des informations peu claires et non concises.

Valentine : Moins de 25%. Le wiki est trop compliqué, mal organisé, difficile à utiliser pour des novices comme nous, surtout en si peu de temps pour un travail si conséquent. Les liens informatifs étaient utiles, mais ils l’auraient tout autant été sur une plateforme plus simple d’utilisation.

Sevan : J’estime avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés pour moins de 20%. En effet, il y avait tellement d’informations et de liens annexes qu’il était très difficile de savoir exactement lesquels nous seraient le plus utile.



5) Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives intra et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui-ci ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

Ysaline : Nous travaillons souvent en groupe ce n’est donc pas une expérience nouvelle et avons aussi l’habitude de s’entraider avec d’autres groupes ce n’était donc rien de nouveau il y a juste la notion marchande qui a été ajouté. Ayant l’habitude de s’entraider gracieusement les échanges étaient quelque peu surfaits.

Laura : Ce projet n’a pas réellement eu d’influence sur mes pratiques collaboratives inter-groupes car malgré la bourse de compétences, nous ne collaborions pas réellement. En revanche, nous avions une réelle cohésion de groupe étant donné que nous avons pu choisir notre groupe.

Claire : Ce cours m’a permis de travailler en groupe avec mes camarades mais aussi d’élargir ce travail à travers l’ensemble de la promotion de Skema car je me chargeais d’effectuer les prêts de matériaux ou échanges de connaissances alors je me devais d’aller voir les autres groupes pour effectuer un échange rentable et utile à notre groupe. Ce cours ressemble à un travail effectué en entreprise car nous avions besoin d’être mobile, sur le terrain et ouvert pour collaborer avec autrui.

Valentine : Nous travaillons beaucoup en groupe à Skema, cela s’est donc ajouté à l’ensemble des compétences que nous pouvons acquérir via tous ces travaux. L’avantage était que nous pouvions choisir librement avec qui nous mettre ce qui nous permettait de travailler avec des gens de confiance dont nous partagions les valeurs. La bourse de compétences ne nous a pas aidées : sachez que beaucoup d’entre nous utilisions Facebook pour faire circuler les infos. Créer une page Facebook aurait été beaucoup plus judicieux je pense !

Sevan : J’ai personnellement trouvé que les liens intergroupes n’étaient pas assez développés malgré le concept de la bourse de compétences. Contrairement à ces liens-là, la collaboration avec les membres de notre groupe s’est particulièrement bien passé grâce à une très bonne entente et à une possibilité de choisir soi-même les membres.



6) Quelles sont vos critiques et suggestions d’amélioration pour ce cours ?

Ysaline : Il faudrait réussir à trouver une solution pour que ce cours ne nous coûte pas autant d'argent. En effet, cela marque les différences entre les élèves.

Laura : Afin d'améliorer ce cours, il serait judicieux d'ajouter une partie dans le wiki expliquant clairement le dossier et les attentes des professeurs de façon à ce que tous les campus travaillent à partir des mêmes informations (durée de la vidéo, choix des musiques etc.)

Claire : L'organisation des cours doit être améliorée afin de pouvoir être plus productifs. Autrement dit, il faudrait condenser cette matière sur une semaine.

Valentine : Il faudrait donner des cours de montage et de langage wiki, nous donner plus de temps pour réaliser ce projet. Je partage le point de vue de mes collègues.

Sevan : La méthode de publication des dossiers est assez compliqué (wiki). Il serait par exemple plus simple et également plus judicieux de demander aux étudiants de créer une page Facebook ou autre au lieu de rentrer dans des détails de codages wiki.

Commentaire du professeur

Notre coup de coeur, sujet très pertinent. La qualité du son aurait pu être un peu plus optimale, mais bravo.




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