Comment une grande ville telle que Lille oriente-elle le management de son centre ville en adoptant des systèmes de mobilité durables ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :

Comment une grande ville telle que Lille oriente-elle le management de son centre ville en adoptant des systèmes de mobilité durables ?

En effet, depuis plusieurs années, les centres villes français évoluent. Les villes essayent de développer, les transports en communs verts, l'aménagement urbain ... En partant de ce constat, quelles sont donc les stratégies mises en œuvre pour la mise en place de ces systèmes de mobilité durable dans une ville comme Lille ?

Notre dossier de production

Notre reportage



Nous tenons à remercier chaleureusement Mr Hugues DE LACHAISE, créateur de WATTOO pour le temps qu'il nous a consacré.


Nous tenons également à remercier nos professeurs pour leur aide et leur soutien, et SKEMA pour les outils de travail fournis.

Notre article journalistique sur la problématique

Lille, ville pionnière ou à la traîne ?


L'étude que nous avons décidé de mener porte sur l'aménagement des centres villes, et ce par le biais des transports. Nous nous sommes plus particulièrement penchés sur la ville de Lille et avons alors voulu savoir pourquoi le centre ville n'est toujours pas équipé de véhicules électriques en libre-service alors même que ceux-ci sont implantés avec succès dans un grand nombre de villes françaises. De plus, la ville de Lille, ville historiquement de gauche, est très portée par ce genre de politique d'aménagement urbain et avait très tôt montré sa volonté de mettre à disposition des citadins ce type de services (V'Lille, voitures Lillas, bus au gaz naturel...). En effet, d'après l'entreprise Keolis : en 1994, Lille était la première ville française à mettre en exploitation commerciale un bus au gaz méthane. Actuellement […] l'ensemble des services Transpole [sont] réalisés avec des modes propres (métro, tram, bus).


D'après une étude réalisée en 2006, 33% des déplacements des lillois se font toujours en automobile, malgré une baisse significative de ce taux en l'espace de 10 ans. Ce chiffre élevé est d'autant plus surprenant quand l'on sait que 41% des habitants lillois ne possèdent pas de véhicule. L'utilisation des transports en communs, et en particulier métro et tram, a fortement progressé pendant cette période. L'implantation récente des V'Lille a aussi diversifié la manière de se déplacer des habitants. Néanmoins, aujourd'hui, les voitures électriques en libre service ne semblent pas être une revendication fondamentale de la population de cette ville, comme cela a déjà le cas à Paris (Autolib'), Lyon (Bluely), Toulouse (Mobilib), Nice (Auto Bleue) ou encore Bordeaux prochainement (BlueCub) …


Suite à la rencontre avec le dirigeant de la société Wattoo, qui commercialise des deux roues électriques, des pistes de réponses quant à la non-mise en place des voitures électriques en libre-service dans la communauté urbaine lilloise ont été apportées. Plusieurs freins sont mis en avant. Tout d'abord, le prix des véhicules ainsi que l'installation de bornes rechargeables reste trop élevé pour de nombreuses communes. Ensuite, il s'agit de se priver de la rémunération de places de stationnement autrefois payantes. Enfin, les subventions accordées par les collectivités locales sont encore trop faibles pour mettre en place un projet tel. Le manque de moyen dédié ne concerne pas que les projets de véhicules d'auto-partage, le problème a aussi été soulevé pour la création de nouvelles pistes cyclables par exemple. Ces problématiques amènent les mairies à se consacrer dans un premier temps à l'équipement des services municipaux tels que la police avant de permettre à l'ensemble de la population de pouvoir bénéficier de ce type de véhicules.


Malgré de nombreuses sollicitations de notre part pour rencontrer la responsable de l'aménagement urbain à la mairie de Lille, nous n'avons pas pu obtenir de rendez-vous afin de poser toutes les questions liées à notre étude, et ainsi en apprendre davantage sur la politique que souhaite mener la communauté urbaine lilloise dans ce domaine. Il nous semblait pourtant intéressant, suite à l'entretien critique de Mr Hugues DE LACHAISE (dirigeant de WATTOO), de confronter les arguments d'un entrepreneur dans le domaine et l'avis d'un responsable politique. Nous avons donc réalisés de nombreuses recherches pour savoir ce que pense la classe politique de ce genre de problématiques, les avis sont très partagés.


En effet, l'étude du Projet Européen Moses par rapport à l'impact de l'auto-partage sur le développement durable est arrivée à la conclusion qu'une voiture d'auto-partage remplace entre 4 et 8 voitures privées. A l'inverse, Pierre Manzat, Adjoint PCF à la Mairie de Paris, s'est positionné très clairement sur le sujet en Mars dernier, en expliquant que le système d'auto-partage est pour lui un échec car on ne parvient pas à l'objectif […] Autolib' séduit les passagers aux transports en commun [mais] ne supprime pas de voitures.


L'étude portait initialement sur la manière dont la ville de Lille oriente le management de son centre ville en adoptant des systèmes de mobilité durables. Indéniablement, la ville de Lille a été pionnière en la matière. Très tôt elle a permis à l'ensemble des citadins de bénéficier d'un aménagement urbain optimisépour les transports en commun (bus au gaz naturel circulant dans toute la ville et la communauté urbaine, métro, tramway, V'Lille plus récemment). Néanmoins la ville semble aujourd'hui dépassée par le principe de l'auto-partage mis en place dans de nombreuses grandes villes françaises. Pour certains il s'agit d'un problème économique, pour d'autres un problème sociétal lié au changement peu rapide des modes de vie des usagers lillois.}}


SOURCES :


http://www.keolis.com

Entretien avec Hugues DE LACHAISE - Société WATTOO

- chiffres étude 2006 : wikipédia

- Pierre Manzat : article du monde

- Projet Européen Moses


Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Constance Vasseur

1) Via ce cours c'est la connaissance d'une autre face du système de management que celle dont nous avons l'habitude de côtoyer et d'entendre parler, qui a été agrandie. Se rendre compte qu'il existe une réelle opportunité d'alternative au fonctionnement actuel du business en général a été le plus marquant. En particulier, en ce qui concerne notre projet, voire que l'ensemble de la société pouvait être impactée.

2) Au delà des connaissances théoriques acquises lors des recherches concernant notre projet, c'est surtout l'apprentissage, très relatif néanmoins, du poste de chargé de post-production qui m'a marqué.

3) Cela a été un travail intéressant car, même si le cadre du sujet nous été imposé, nous avons été libre de choisir ce sur quoi nous souhaitions travailler. Aussi, c'est un travail d'équipe totalement différents de ceux que nous avons l'habitude de réaliser dans le cadre des cours reçus à l'école car chacun a un rôle très précis. En ce sens, c'est de cette manière que j'ai le plus apprécié le projet. En laissant aux autres le soin de réaliser leur propre travail, puis me baser dessus pour réaliser le mien, je pense pouvoir dire que c'est de mon groupe que j'ai le plus appris.

4) Je me suis personnellement très vite désintéressée du wiki, d'autant plus que je n'étais pas « jardinière » tant la manière dont cette ressource est faite m'a semblé complexe et mal organisée.

5) Ce cours, à travers les échanges de skems, aura eu un impact -temporaire et seulement lié au cours je pense- sur mes pratiques collaboratives. En effet les échanges réalisés ont surtout été matériels et donc liés uniquement au projet.


Clémence Gerard

1) De part sa forme originale, ce cours m'a permis de me mettre dans une réelle situation dans les vrais conditions. Ainsi j'ai pu vite me rendre compte de l'impact qu'une problématique peut avoir sur la société entière et de tous les problèmes auxquels on peut être confronté.

2) J'ai pu acquérir des connaissances techniques sur notre problématique.

3) Cette nouvelle expérience d'apprentissage a permis de changer des nombreux travaux de groupe que nous avons depuis le début du semestre. Je pense avoir appris le plus de mes pairs, de mon groupe, en effet étant donné que nous avions chacun un rôle attribué dès le départ, chacun s'y est tenu et nous pouvions nous concentrer sur nos propres taches.

4) Je ne pense pas avoir beaucoup utilisé le wiki (<25%). J'ai trouvé le système trop complexe et n'étant pas la jardinière du groupe je n'avais pas forcément le besoin d'y aller pour trouver des renseignements.

5) Il y a eu quelques interactions entre notre groupe et différents autres groupes. Au début il était très difficile de mettre en pratique des échanges de Skems entre les différents groupes mais ces échanges impactant sur notre note nous nous sommes en quelque sorte forcés à les faire alors que nous aurions pu disposer du matériel ou des connaissances dont nous avions besoin sans passer par ces échanges.


Hugo Baron

1) Ce cours m’a apporté une nouvelle façon d’analyser le fonctionnement d’un business. A travers ce travail de groupe, l’organisation, le management et les délais sont devenus des éléments essentiel pour l’accomplissement de chaque tache. La direction du projet m’a permis de faire de nombreuses taches variées, dans des conditions réelles.

2) Durant ce projet, j’ai été chargé de l’entretien du WIKI (jardinier), j’ai découvert un outil que je ne connaissais pas du tout. Je me suis rendu compte de l’utilité d’un tel outil dans le cadre d’un travail de groupe, de plus, les différentes aides proposés aident à maitriser rapidement les codes wiki. C’est aujourd’hui une vraie valeur ajoutée pour moi.

3) Cette expérience nouvelle d’apprentissage était très enrichissante. Les personnes qui m’ont appris le plus sont les intervenants interrogés/interviewés et mon groupe. En effet, comme le sujet était assez précis, le point de vue des spécialistes était très intéressant, objectif, avec un plus grand recul sur le sujet que nous n’aurions pu avoir. Mon groupe possédant différentes compétences que je n’ai pas (montage vidéo par exemple) j’ai également beaucoup appris de leurs parts.

4) J’estime avoir utilisé le WIKI et ses liens entre 25% et 50%. Etant jardinier, j’ai énormément utilisé la boite à outils pour apprendre les codes, et proposer une page WIKI la plus agréable à lire possible.

5) Ce cour a influencé ma vision du travail de groupe, les outils fournis étaient complets et très bien fait. Cependant, la bourse de compétence n’a pas vraiment était utilise selon moi, les compétences ont majoritairement circulé au sein du groupe. Mais là encore, la conception d’un scénario, les prises de vue, le montage vidéo tous ces éléments étaient nouveaux pour moi, d’après notre cursus il n’y avait aucune raison pour maitriser ces compétences qui pourtant étaient fondamentales pour la réalisation à bien de ce projet. C’est un peu le bémol de ce cour.


Mehdi El Halaissi

1) Ce cours m’a permis de comprendre le développement du business de l’intérieur, de voir comment fonctionnent les entreprises de développement durable mais aussi de discuter avec des professionnels. Au niveau de la société, les micro-trottoirs que nous avons réaliser nous ont aussi permis de mieux percevoir la perception de la société vis à vis de ce sujet.

2) Les compétences que j’ai acquises dans ce cours se trouve au niveau du la réalisation d’un reportage. En effet, je suis aujourd’hui plus capable de réaliser un reportage, de comprendre les difficultés et les enjeux d’un tel projet. En étant moi même journaliste, je suis à présent plus au courant des difficultés à obtenir une interview.

3) J’ai trouvé ce cours plutôt intéressant et formateur. Les outils mis à dispositions étaient bien faits. J’ai beaucoup appris sur le sujet du développement principalement grâce à l’interview du chef d’entreprise dont l’avis était très intéressant.

4) J’estime mon utilisation du wiki entre 25 et 50%. J’ai surtout utilisé cet outil au début du projet pour augmenter mes compétences en développement durable puis par la suite pour apprendre à réaliser une interview. Hormis ces deux moments là je ne allé que très rarement sur le wiki car je n’en voyais l’intérêt.

5) Ce cours a eu peu d’influence au final sur mes pratiques collaboratives. Si, au début du projet je trouvais l’idée de la banque Skem très intéressante, je me suis néanmoins aperçu au cours du projet que l’on avait peu de compétences à s’échanger entre nous.


Adélie Capdecomme

1) Avec un thème donné qui était le sustainable performance, grâce à l’interface public du wiki, j’ai eu l’opportunité découvrir et de comprendre de nombreuses et variées problématiques liées à ce business. Cela m’a permis d’appréhender ce business d’une vision différente et surtout beaucoup plus élargie qu’au simple stéréotype qui résume le développement durable au mot « écolo ». Plus généralement, cela m’a permis de réfléchir à la façon dont la société est influencée par ce sujet à travers plusieurs facteurs (politiques, sociaux, etc) .

2) Les compétences que j’ai acquises dans ce cours concernent l’organisation, la persévérance et la formulation/tournure de la réalisation d’un tel projet.

3) J’ai vraiment apprécié cette nouvelle expérience de travail car c’est une forme d’apprentissage vraiment différent de ce dont nous avons l’habitude de réaliser. Se prendre en charge et pouvoir rencontrer des acteurs du monde du travail ont été un bonne expérience. J’ai plus particulièrement appris de mon groupe de travail.

4) J’ai très peu utilisé le wiki du à sa complexité. J’ai donc laissé mon « jardinier » s’en charger.

5) Ce cours n’a pas eu de forte influence sur mes pratiques collaboratives. En effet, la bourse des compétences ne nous a pas énormément aidé si ce n’est dans l’échange de matériel.


Samia jaouhari

1) Si ce cours ne m’a pas donné une nouvelle compréhension du business en général, il m’aura néanmoins permit d’avoir une meilleure compréhension de la corrélation entre business et développement durable. Il m’aura également permit de me rendre compte à quel point la société d’aujourd’hui essaye d’intégrer le concept de développement durable à tous les produits et services, même là ou l’on ne s’y attend pas.

2) La recherche d’une problématique au départ a demandé de la rigueur et de la précision dans les termes choisis pour être clair dans les propos et bien cibler notre sujet. Ce projet m’a également permit de travailler sur un sujet que je ne connaissais pas et donc d’acquérir de nouvelles connaissances théoriques.

3) Il est plus agréable d’apprendre des choses de cette manière quelque peu ludique que par le biais d’un cours magistral. Je pense aussi que le fait de nous pousser à chercher les informations plutôt que de nous les donner sous forme de cours est un meilleur moyen de nous les faire garder plus longtemps en tête. Le fait de pouvoir choisir ses collègues et son sujet librement (même si le cadre général était donné par les professeurs) est aussi à mes yeux un des points fort de ce projet. Nous avons l’habitude des projets en groupe mais celui-ci différait des autres dans le sens ou la charge de travail était plus importante et les différents rôles que chacun devait avoir nous ont été donnés par les professeurs. Il ne nous restait plus qu’à les répartir entre nous.

4) N’étant pas la jardinière de mon groupe, mon utilisation du wiki a par conséquent été inférieure à 25%. De plus, ce système m’a parut quelque peu complexe. L’idée des skems était intéressante mais je n’ai pas très bien saisie son intérêt dans le projet.

5) Les échanges inter-groupes se sont limités aux échanges de skems sur le wiki. Je les qualifierais donc d’assez faibles et peu intéressants car ils se limitaient à des échanges matériels. Et je pense qu’ils auraient été inexistants si nous n’avions pas su que ces échanges avaient un impact sur notre note.

Feedback final du professeur

Le déséquilibre dans votre reportage est étonnant. Le démarrage est rythmé, dynamique, varié, bonne mise en situation en introduction. Ensuite, vous placez l’interview et n’apportez aucune conclusion. Cela devient statique et la fin est brutale. Le micro-trottoir est trop long et ne répond pas à la question. Pas de liens fait entre l’entreprise Wattoo et la thématique localisée.
Pourquoi n’avez-vous pas utilisé toutes les informations que vous placez dans votre article journalistique dans votre reportage ? Car là, votre article répond à la question posée, alors que le reportage n’y répond pas. C’est dommage.