Comment aménager l’habitat de la population vieillissante de manière durable et rentable ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

Deux grandes préoccupations sociales et économiques animent les débats actuels : les seniors et le logement durable.

En effet, on assiste globalement à un vieillissement critique de la population et les établissements mis à disposition des personnes âgées (tels que les maisons de retraites) sont saturés et fort coûteux. Par conséquent, la population vieillissante a de plus en plus de mal à trouver un logement adapté à ses besoins (mobilité, sécurité...etc) et à assumer son loyer.

Par ailleurs il ne faut pas négliger le fait que nous évoluons dans un monde en pleine crise écologique : les sociétés de construction et d’aménagement doivent prendre conscience de l’importance des enjeux environnementaux dans leurs projets.

Dès aujourd'hui, le marché du logement durable pour les seniors représente une opportunité stratégique pour les entreprises car la demande y est croissante.

A partir de ce constat, on peut se demander comment est-il possible de construire et aménager des logements correspondant aux besoins des seniors tout en étant durable mais aussi rentable pour l’entreprise ?


MESSAGE DU PROF :Problématique très intéressante. Bravo. Il faut affiner la notion de rentabilité pour la societé de construction car sans profit, c'est certain qu'elle ne fera pas dans le durable. Quel équilibre est possible? Pour qui est ce le plus rentable (societé de construction ou fabricant de matériaux?). Le contexte de votre problématique est bien posé, mais le point de tension est à affiner lors des entretiens. Peut-être prévoir un entretien préliminaire au film. Bonne continuation

Notre dossier de production

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Notre reportage

Nous tenons à remercier chaleureusement Oscar Lefèvre, étudiant à Skema Business School et ancien stagiaire dans une maison de retraite, ainsi que Julie Martin Rossi, architecte et responsable d'un projet de construction intergénérationnelle pour la maison d'architecte BDVA.

Notre article journalistique sur la problématique

Au milieu du XXème siècle, les services aux personnes âgées se sont développés de manière très rapide. Au départ, peu encadrés par la loi, ils ne sont réellement devenus un sujet de préoccupation qu’à partir de la fin du siècle dernier. Le domaine des services aux personnes âgées est complexe. Il existe aujourd’hui de nombreux types d’établissements destinés aux personnes âgées regroupés sous l’appellation maison de retraite ou bien des logements spécialisés. La construction d’un projet intergénérationnel innovant Dans le cadre de notre reportage, nous avons interrogé Julie Martin Rossi, architecte au sein du cabinet BDVA et responsable de la réalisation d’un projet de construction à Créteil. Ce projet comprend des maisons en cascade, en bande avec un système de rues principales et secondaires qui vont être rétrocédées à la mairie. Il y aura enfin une résidence affaire (un hôtel destiné aux présents lors de congrès ou de séminaires), une résidence étudiante et une résidence intergénérationnelle comprenant des logements T4 parmi les chambres pour personnes âgées. Afin de favoriser une diversité générationnelle, un espace commun sera situé au rez-de-chaussée : des cours de cuisine par exemple y pourront être dispensés, les personnes âgées pourront y recevoir des invités…

       Une marche à suivre imposée 

Lorsqu’un projet de construction est émis, il est caractérisé par plusieurs phases qui détaillent la marche à suivre et les objectifs à atteindre qui seront finalement évalués par différents audits. Parmi les différentes évaluations, on trouve notamment l’évaluation environnementale qui juge le milieu naturel, l’eau, les déchets, et la propreté du chantier ainsi que le calcul de la taxe carbone pour les camions sur les chantiers. Les composantes de l’écosystème et de la biodiversité sont aussi pris en compte (des perchoirs ou des ruches peuvent être imposées aux architectes pour respecter ces milieux). Par ailleurs les architectes actuels se concentrent de plus en plus sur les constructions en bois. Le bois est un produit très encadré par la législation. De ce fait, toutes les entreprises travaillent de manière identique car les matériaux de base des constructions ne peuvent être modifiés et sont soumis à une fiche type qui précise les leurs modalités d’utilisation.

        Les certifications : un frein à l’innovation durable ?

Les entreprises de construction doivent respecter le label Certivéa qui délivre toutes les certifications nécessaires aux entreprises de construction. Ces certifications vont de pair avec des subventions (provenant des collectivités, des agglomérations, ou des communautés territoriales) qui ne peuvent êtres négligées par les entreprises. Les certifications imposent des résultats à atteindre tels que la production de chaleur dans un logement, les types des radiateurs qu’il est nécessaire d’utiliser. Les attentes imposées par les certifications et celles des architectes ne sont pas les mêmes. Les données exigées par les certifications ne sont pas expliquées aux différentes entreprises et ne laissent donc aucune marge de manœuvre aux architectes car chaque produit, chaque objectif est accompagné d’une fiche type qu’il suffit de suivre. Il faut suivre les recommandations pour obtenir les certifications. Or les architectes et les entreprises cherchent de nouvelles solutions innovantes mais ils n’ont pas de marge de manœuvre. Par exemple, la législation exige qu’un sixième de la surface d’une pièce soit obligatoirement vitré. Pourquoi pas un huitième ? Dans le cas du projet énoncé ci-dessus, le coût de construction est d’environ 1 495€/m2 et pour un particulier il serait d’environ 3 400€/m2, ce qui aboutit finalement un logement coûteux. Le projet reste donc rentable pour l’entreprise, mais les objectifs de logements durables et moins coûteux pour les particuliers sont affectés.

        Une diminution des coûts sur le long terme ?

Selon Julie Martin Rossi les constructions environnementales ne sont prises en compte que par un petit pourcentage de la population qui décide de construire un logement en s’appuyant sur une vraie recherche personnelle. Ce n’est pas le cas pour les habitations collectives ou le milieu urbain pour lesquels la législation met un frein aux recherches innovantes et durables. Par ailleurs, la législation contraignante exercée dans le domaine de la construction ne permet pas aux entreprises et aux architectes de créer librement et de manière innovante de nouveaux logements moins coûteux pour les personnes âgées. Le nouvel enjeu pour ces entreprises est donc de favoriser la construction de logements environnementaux qui sont de l’ordre de 20% plus cher pour les particuliers, sachant que les retours de ces investissements ne seront visibles qu’une quinzaine d’années après.

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? Et largement de la société ?

Hénintsoa : Dans le cadre de notre rencontre avec Julie Martin Rossi, responsable de projet pour un projet de construction de logement intergénérationnel, chez BDVA, j’ai appris que business peut être souvent synonyme de rentabilité. Celle-ci peut se faire au détriment de la durabilité. Cela pose des questions d’éthique. Sur l’entreprise en général, j’ai surtout appris sur le management de projet. Sur un projet, il peut y avoir des dizaines d’étapes, des dizaines d’intervenants, ce qui complique la gestion du projet.

Sémia : Ce cours m’a permis de comprendre qu’il est possible de prendre en compte les enjeux écologiques et de prendre en compte le développement durable dans tous les secteurs d’activité.

Imane : Ce cours m'a permis de prendre conscience des enjeux du développement durable et de l'urgence d'intégrer cette variable dans nos stratégies et le management de demain. C'est également un enjeu social car les entrepreneurs doivent entendre les attentes qualitative et durable et non plus quantitative des ménages.

Alexia : Grâce à ce cours et plus particulièrement à notre reportage, j’ai appris lors de la rencontre avec Julie Martin Rossi (architecte) que rien dans le business n’est indépendant et que pour mener à bien un projet il faut prendre en compte énormément de facteurs externes ou d’acteurs externes. Il est donc très difficile réussir à mener un projet à bien en intégrant toutes les contraintes qui pèsent sur ce projet.

Loïc : Ce cours a permis d’avoir une approche originale et nouvelle du business, principalement parce qu’il nous a poussé à aller directement à la rencontre des acteurs de l’entreprise. Ainsi par la rencontre de Julie Martin Rossi architecte dans le développement durable, nous avons appris à comprendre tous les engrenages de ce corps de métier, et on a put se construire un avis sur la rentabilité, la durabilité mais aussi l’éthique qui régissent cette nouvelle économie.


Qu’avez vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises ?

Hénintsoa : Ce que j’ai le plus appris durant ce cours concerne le domaine d’activité de l’entreprise que nous avons interrogée, à savoir une maison d’architecte, BDVA. Il s’agit davantage de connaissance que de compétences. Les compétences d’organisation, qui étaient importantes pour ce travail de groupe, j’estime les avoir acquises depuis longtemps déjà.

Sémia : En tant que jardinier wiki, j’ai surtout acquis des compétences techniques sur l’utilisation d’un wiki, le codage wiki, pour intégrer des vidéos et des slideshare sur une page wiki.

Imane : Dans le cadre de ce cours, j'ai beaucoup appris sur le lien entre management et développement durable, et notamment les différents aspects qu'il peut prendre : économie circulaire, économie solidaire...

Alexia : Grâce à ce cours j’ai tout appris que faire un reportage était quelque chose de très compliqué qui demandait beaucoup de travail préparatoire. Par ailleurs les interviews m’ont beaucoup appris sur les maisons de retraites, ou bien les projets de constructions (les différentes étapes, les accréditations nécessaires..)

Loïc : Concrètement , au travers de ce cours et des rencontres , on a appris des connaissances ciblées sur l’architecture durable , la façon dont les normes sont mises en place , respectées, et comment les différents cabinets travaillent pour remporter les appels d’offre. Mais sur un autre plan, on a appris que faire un montage vidéo c’est long, que sans micro c’était compliqué de faire un interview et que bien cadrer son interlocuteur, c’est important !


Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris ? (De vos pairs ? De l’interviewé ? De vos profs) ?

Hénintsoa : J’ai trouvé que c’était une manière différente de faire un exposé. Mais selon moi, comme pour un exposé simple, le domaine où on apprend le plus est sur l’activité de l’entreprise interrogée.

Sémia : Je trouve que cette expérience d’apprentissage est très intéressante et très enrichissante. Cependant, je pense qu’elle aurait pu être beaucoup plus intéressante si nous n’avions pas chacun un poste attribué. Je pense que ceci a nuit au travail en groupe car chacun s’est chargé de réaliser les tâches liées à son poste, ce qui a limité l’échange d’idées entre les membres.

Imane : J'ai beaucoup aimé cette nouvelle approche qu'a proposé votre cours : rendre les étudiants acteurs de leur cours étant eux même à la quête de la connaissance et de l'illustration concrète du cours. J'ai le plus appris des intervenants et des interviewés. Par contre, j'ai trouvé que l'organisation du travail pensé par vos collaborateurs (assigner un poste à chacun) a nuit au travail d'équipe car chacun est resté attelé a sa tâche et cela a nuit a l'échange d'idee.

Alexia : J’ai trouvé ce nouvel apprentissage plus ludique et intéressant qu’un cours habituel. J’ai appris la plus par les personnes interviewées.

Loïc : J’ai trouvé cette expérience très intéressante/ enrichissante car j’approuve complètement l’idée de vouloir instaurer des nouvelles techniques d’apprentissage, plus dynamique et coopératif qu’en amphithéâtre. Je pense avoir principalement appris des différentes personnes Interviewé, et des documents qu’elles nous ont transmit ensuite (notamment d’ancien rapport de stage effectuer au sein de l’entreprise).

A quel pourcentage estimez vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés (inférieur à 25% ? entre 25 et 50 %, entre 50 et 75% ? Au delà de 75% ? Qu’est ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation, pourquoi ?

Hénintsoa : J’estimerais mon utilisation des documents wiki à moins de 25%. Je les ai utilisés uniquement pour savoir quel sera notre type de sujet, s’il sera sur une économie collaborative par exemple.

Sémia : J’estime mon utilisation des ressources wiki à plus de 75%. Etant jardinier wiki, toute la boîte à outils mise à notre disposition pour la création et l’alimentation de la page m’a été très utile.

Imane : entre 25% et 50% : les ressources que j'ai le plus utilisé sur le wiki sont les articles décrivant le lien entre management et développement durable.

Alexia : Entre 25 et 50% uniquement pour appréhender la matière et voir ce qui était attendu pour le sujet. Une fois que nous avions notre sujet nous avions tout de suite fais nos recherches de notre coté.

Loïc : J’estimerais mon utilisation des documents wiki à moins de 50%. Je l’ai utilisé principalement pour réaliser quelques transactions avec d’autres groupes, suivre l’avancée du cours en général, et regarder quelques informations sur les montages vidéo.

Ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives intra et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui ci ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

Hénintsoa : Ce cours n’a pas influencé sur nos pratiques collaboratives intergroupe, mais seulement intragroupe. Mais je dirais que c’était inévitable, étant donné qu’il s’agit d’un travail de groupe

Sémia : Je trouve que ce cours n’a pas influencé nos pratiques collaboratives intra groupe pour les raisons que j’ai évoqué dans la question 3 (chacun son poste et ses tâches à réaliser). En ce qui concerne les échanges inter groupe, la bourse de compétences nous a moyennement servi.

Imane : A travers ce cours, j'ai réalisé que la remontée d'information est très importante dans un travail de groupe car le manque de communication et d'implication transversale de la part de tous les membres pouvait être fatale.

Alexia : Ce cours n’a pas eu d’influence sur nos pratiques collaboratives car depuis l’année dernière la majorité des projets que nous traitons se font en groupe. Je pense que l’échange de compétences a été plus important pour la demande. Ce cours devrait durer plus longtemps afin que la vidéo finale puisse être plus longue.

Loïc : Ce cours a influencé nos pratiques collaboratives intergroupe, mais aussi intergroupe. Les relations intragroupe évoluent principalement avec la réalisation du projet et son avancée. Le principe de la banque et des échanges de Skem a lui permis une collaboration importante avec les autres groupes, et d’échanger a différents niveaux pour trouver les informations et les moyens nécessaires pour faire la vidéo.

Commentaire du professeur

La qualité de la vidéo et du scénario pourrait être plus élaboré mais investigation intéressante! L'interview avec Oscar est riche.





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