Utilisateur:Marc Vanlindt/Réponse FORUM définition tiers-lieux
J'ai lu ce document et l'ai trouvé assez mauvais car ne semble pas avoir été relu.
Il y a de lourdes contractions.
Par contre, j'ai vraiment beaucoup apprécié cette intervention d'Antoine et ce qu'il y dit ainsi que la petite interview de Karen Christensen.
Tu as mis un lien vers Wikipedia EN. J'invite tout le monde à aller lire la définition dans toutes les langues disponibles.
Une des choses dont on se rend compte est que le monde entier a « la même définition », celle de Oldenburg.
J'en ai justement parlé avec plusieurs collaborateurs Wikipédia de différentes langues et ayant alimenté la définition car la définition française ne correspondait pas à toutes les autres et semblait parler « d'autre chose ». C'est la raison pour laquelle j'ai refais la définition en partant de la publication de 1982 avec trois caractéristiques comme base de la définition Wikipédia.
Un des très très gros avantages lorsque l'on devient collaborateur Wikipédia est l'accès à la « bibliothèque Wikipedia », ce qui veut dire qu'absolument tous les articles académiques, qui coûtent parfois un bras, sont accessibles gratuitement. C'est comme SciHub, Zlibrary ou Anna's Archive, mais légal.
J'ai fait une recherche sur le terme « tiers-lieu » dans plusieurs langues et ai chargé tout ce que j'ai pu trouver.
Pour certaines langues, j'ai eu à avoir recours aux IA, particulièrement pour les articles en russe, japonais, arabe... Mais les orientations sont claires : on ne se base pas sur une autre définition du concept.
Mais il y en a que j'ai dû charger car des sources françaises, principalement de l'ANCT, créent des publications « parlant des tiers-lieux », en utilisant des sources académiques très chères si on veut vérifier, qui, elles, ne parlent absolument pas des tiers-lieux.
C'est le cas du document « Tiers-Lieux en Europe et Puissance(s) Publique(s) » : Ils parlent dans tout un document de « tiers-lieux », en citant tout un tas de sources qui parlent en réalité des « New Working Spaces », nom proposé pour désigner des lieux hybrides où l'on retrouve parfois une configuration sociale tiers-lieu. Ils vont carrément créer un site pour parler de ces nouveaux lieux : new-working-spaces.eu/#intro résultat de leurs recherches sur ce thème mais que l'ANCT nous présente comme le résultat d'un travail sur les tiers-lieux... Mais pire, ils annoncent clairement que dans certains endroits les tiers-lieux n'existent tout simplement pas, en Italie par exemple, là où les Centri Sociali et la notion de squat sont des basess.
Ensuite ils font appels à des gens qui documentent les tiers-lieux ici mais qui ne reviendront pas sur les autres sections du document.
Enfin bref, ce document a été un des documents avec lequel je me suis rendu compte que l'ANCT posait problème et voulait imposer sa vision tout en falsifiant parfois l'information.
Je ne les lis tout simplement plus car il prend trop de temps de « débunker » chaque chose dans un tel document.
En Belgique, il y a une moitié du pays qui est Wallonne, et donc francophone, et l'autre Flamande, et donc néerlandophone.
La Wallonie s'aligne sur la vision française des tiers-lieux, et la Flandre s'aligne sur la vision des Pays-Bas.
En Belgique, on a donc un article tel que « Een pleidooi voor onze derde plek », signifiant « Un plaidoyer pour nos tiers-lieux » et publié par les Scouts de Flandre. Il serait impensable que les scouts français ou wallons parlent de tiers-lieu. Mais c'est parfaitement logique en Flandre car partant des caractéristiques de Oldenburg pour exepliquer les scouts... ( https://www.scoutsengidsenvlaanderen.be/blog/een-pleidooi-voor-onze-derde-plek)
Donc, en tant que belge, même si francophone, je préfère la vision flamande du terme que la vision francophone.
Les publications d'Antoine commencent à un moment où il y a déjà une forme de réappropriation.
Lorsqu'il publie sa thèse, en 2017, les tiers-lieux sont en pleine institutionnalisation et c'est dans ce cadre que cette thèse est réalisée.
Mais à l'internationale, il y a une autre thèse française beaucoup plus connue, celle de 2009 de Mathilde Servet : « Les Bibliothèques Troisième Lieu » (https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/21206-les-bibliotheques-troisieme-lieu.pdf) qui est une très bonne explication du « troisième lieu » de Oldenburg et de son application aux bibliothèques.
En français, les principales publications françaises avant celle de 2013 de Antoine, « Démocratiser les tiers-lieux », qui valent la peine selon moi sont, en plus de celles de Mathilde Servet :
- 1994 Guy Coq : Tiers-lieu éducatif et accompagnement scolaire (https://www.persee.fr/doc/diver_0335-0894_1994_num_99_1_6995)
- 2003 Peuples et Cultures : Comprendre, structurer et développer les Tiers Lieux Culturels (https://peuple-et-culture.org/ressources/comprendre-structurer-et-developper-le-modele-de-tiers-lieu-culturel)
- 2009 Pierre Dubus : Rélexion sur les tiers-lieux (https://shs.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2009-3-page-18?lang=fr)
Un autre problème rencontré est que le terme « tiers-lieu » n'est pas le seul à poser problème, c'est juste le plus connu.
Il est difficile de faire accepter une définition du tiers-lieu si l'on ne prend pas en compte tout un tas d'autres termes, tels que tiers-espace et lieu hybride, qui sont encore moins bien définis, mais qui, tout comme le tiers-lieu, ont pourtant des définitions claires sociologiquement, toutes prenant un sens réellement si on les définit toutes convenablement.
C'est une des raisons pour laquelle j'ai recréé un « Glossaire » fournissant des définitions plutôt que des explications d'acronymes ( https://movilab.org/wiki/TLB:Glossaire ).
Pour en revenir à la définition en elle-même, j'ai des documents académiques principalement en :
- * Anglais
- * Français
- * Allemand
- * Italien
- * Russe
- * Polonais
- * Japonais
- * Espagnol
- * Néerlandais
Beaucoup en anglais ne parlant pas forcément des USA ou d'un pays anglophone mais d'autres pays où il vaut mieux utiliser l'anglais que, par exemple, le lituanien ou le serbe, pour voir son article lu.
Même si parfois on parle de nouvelles technologies, cela ne change en rien la définition des tiers-lieux.
Des publications japonaises et russes voient les MMORPG comme des tiers-lieux. Ce concept n'aurait pu être compris par Oldenburg, mais pour avoir, fin des années 90, joué à Ultima Online, La Quatrième Prophétie, Dark Age of Camelot... Je rejoins cette vision car elle étend la vision de Oldenburg sans l'altérer.
Je remets ici du coup ma publi sur les problèmes de la définition des tiers-lieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:VanlindtMarc/Probl%C3%A8me_d%C3%A9finition_tiers-lieux
Pour moi, une définition commune à deux visions opposées n'est pas possible.
La seule possibilité est de faire admettre que l'on peut donner la définition qu'on veut au mot qu'on veut et qu'à un moment il faut bien s'aligner sur la définition générale du terme, surtout quand celui-ci est utilisé globabelement et non uniquement à l'échelle d'un pays ou d'une langue (et encore, les Québecois restent beaucoup plus proches de Oldenburg que ude la France... )