Une entreprise sans hiérarchie: la clé d'un management durable?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Une entreprise sans hiérarchie: la clé d'un management durable?

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Notre reportage

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Nous tenons à remercier chaleureusement lister ici les personnes interviewées, avec leur fonction et le nom de l'organisation pour laquelle il/elle travaille

Notre article journalistique sur la problématique

Une entreprise sans hierarchie: la clé d'un management durable?

La mondialisation, la crise, le paysage économique en constante évolution donnent aux entreprises de nouveaux défis économiques, technologiques, sociaux et environnementaux. Pour les relever, les méthodes de management du vingtième siècle sont parfois remis en cause. Un changement qui serait radical, celui d’une entreprise sans hiérarchie est-il alors possible ? Nombre d’entreprises, dirigeants et salariés s’interrogent aujourd'hui. Serait-il une pratique marginale et idéaliste vouée à l'échec ou bien au contraire, une nouvelle forme d'organisation encline à se développer?


L'usine de fonderie d’alliage cuivreux FAVI, située en Picardie, semble prouver que les "entreprises à visages humain" ont aujourd'hui leur place dans notre pays. Selon les dirigeants de cette usine, le but d'une entreprise est d'être économiquement viable et performante sur le long terme. Afin de répondre à ces objectifs l'entreprise encourage ses 400 salariés à opérer en petit groupe de travail, chaque groupe étant responsable de ses clients, ses commandes et ses délais. La hiérarchie est ici quasi inexistante. Les "opérateurs" disposent donc d'une plus grande responsabilité et d'une liberté étendue ce qui améliorerait leurs performances. Comme le soulignent les personnes interrogées lors de notre micro-trottoir, le management sans hiérarchie procurerait aux salariés plus d'autonomie. Cette preuve de confiance les stimuleraient et les inciteraient à être plus responsables. Le dirigent ne serait alors plus qu'un chef d'orchestre, un guide pour son personnel. Il ne serait plus là pour donner des ordres mais plutôt pour aider les salariés à découvrir ce qui conviendrait de faire dans leur travail. La croissance en perpétuelle augmentation de l'entreprise FAVI, désormais leadeur sur son marché, prouve que ce type de management est possible.


Néanmoins il semble être difficilement applicable à tous les types de structures. En effet, le philosophe Yves Michaud et auteur du livre Qu’est-ce que le management responsable ? que nous avons pu rencontrer assure que l'absence totale de direction est impossible et entraverait sérieusement le bon fonctionnement d'une entreprise. Selon lui, un management sans hiérarchie pourrait aussi nuire au bien-être des salariés. Ces derniers livrés a eu même seraient plus stressés et devraient assumer d’importantes responsabilités. Pour lui ce n’est pas le rôle d’un salarié mais celui d’un manager.L'entreprise FAVI ferait donc figure d'exception.


Cependant, il est selon lui nécessaire que les formations de manager soient aujourd'hui revues et modifiées. Si l'absence de hiérarchie n'est pas une solution, il faut néanmoins développer la notion de management responsable. Un management basé sur la confiance et l'écoute, un management mêlant performance économique et l’humain. Le philosophe explique qu'il est aujourd'hui de plus en plus compliqué de réunir des personnes autour d'un projet commun. En effet la mondialisation permet aux entreprises de disposer d'un personnel de plus en plus cosmopolite ayant des normes, des valeurs et même des habitudes de plus en plus divergentes. Pour mieux manager, les dirigeants doivent alors se recentrer sur leurs cœurs de métiers et les valeurs qu'ils transmettent. Ainsi les salariés pourraient se réunir autour de nouvelles valeurs, celles de leur métier.


Aujourd'hui les entreprises semblent opérer une transition vers ce type de management. Le philosophe assure même que les entreprises aujourd’hui n’auraient plus le choix et doivent s’adapter aux nouveaux défis économiques, sociaux et environnementaux. La pression sociale, celle du consommateur, des média d’une part, et d’autre part la pression interne celle des salariés poussent les entreprises à adopter un management plus responsable.

Sources:

http://www.alternatives-economiques.fr/-virez-tous-les-managers--_fr_art_634_57665.html http://www.icres.pro/article-4555282.html http://www.capital.fr/enquetes/strategie/favi-l-usine-qui-tourne-sans-chefs-802390/%28offset%29/1

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

1) En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? et plus largement de la société ?

Contribution Benjamin : Ce cours m’a permis d’observer une nouvelle facette du management d’entreprise, par le management participatif et l’expérimentation du management sans hiérarchie. Il m’a permis d’intégrer l’importance du développement durable dans l’activité d’une entreprise mais également la rigidité du système, des syndicats, et notamment du top management qu’a évoqué le philosophe Yves Michaud pendant notre interview. Qui n’est selon lui pas encore apte à intégrer totalement le management responsable dans les grands groupes.

Contribution Florence : Ce cours nous permet d'être moins passifs, plus acteurs du cours. Cette interactivité est plus stimulante. Nous sommes donc plus intéressés par la matière. Nous avons ainsi l'impression d'avoir vraiment appris quelque chose et cela évite le bachotage d'avant les examens.

Contribution Charles-Maxime : Il faut lier business et développement durable pour être en adéquation avec la société actuelle. Il y a une mise en place qui est encore difficile dans de nombreux secteurs.

Contribution Camille : J’ai pris conscience que la mondialisation, les nouveaux enjeux économiques amènent à adopter une vision plus durable de l’entreprise. J’ai compris que la société n’est cependant pas assez avertie de ses nouveaux challenges et n’a pas une vision assez globale et durable de l’entreprise.

Contribution Olivier : Ce cours et plus précisément le sujet auquel nous nous sommes intéressé m’a permis d’observer l’écart entre les pratiques managériales dans les entreprises dites «durables» et les modes de management plus classique. J’ai appris également que certaines pratiques en entreprise et dans la société sont vouées au changement.


2) Qu’avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous formuler les compétences acquises ?

Contribution Benjamin : répartition des tâches, organisation d’équipe, gestion du temps, des objectifs, gestion des problèmes (15 minutes d’interview endommagées par exemple) et trouver des solutions en urgence pour le montage du reportage.

Contribution Florence : Lors de ce cours j'ai appris beaucoup de choses concernant mon sujet mais aussi sur ma capacité à travailler en équipe.

Contribution Charles-Maxime : Durant ce cours, j’ai appris à me remettre en question concernant des sujets d’actualités, en approfondissant mes connaissances, afin d’avoir un regard plus objectif sur les défis auxquels nous devrons faire face. Préparation d’un sujet d’actualité, préparation de question pour réaliser des interviews.

Contribution Camille : J’ai appris à préparer, mener une interview, organiser un reportage, mais aussi j’ai acquis de nombreuses connaissances sur le développement et le management durable.

Contribution : J’ai appris les particularités du management sans hiérarchie, participatif et durable. J’ai également pu mettre en œuvre des connaissances tel que le travail en équipe, la répartition de taches et l’usage de de logiciel de montage vidéo.


3) Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris (pairs ? interviewé ? profs ?)

Contribution Benjamin : Ce fut une toute nouvelle expérience pour moi, car je n’ai jamais réaliser de reportage. Même si j’ai déjà réaliser des travaux sur le management sans hiérarchie, par l’analyse de l’entreprise FAVI (mémoire en 3ème année de l’université) j’ai appris énormément grâce à l’interview du philosophe Yves Michaud qui nous a éclairer sur le management responsable et sur les conditions d’expansion du management participatif, ses enjeux, ses problématiques, sur l’importance des relations cultures entre les entreprises, entre les salariés et leurs managers.

Contribution Florence : C'est une approche intéressante mais le format vidéo ne me plait pas. Il nécessite des compétences que nous n'avons pas tous et qui ne nous servirons pas nécessairement plus tard.

Contribution Charles-Maxime : Cette nouvelle expérience d’apprentissage était intéressante cependant chaque groupe s’est focalisé sur sa problématique. J’ai donc appris des connaissances concernant notre sujet mais ce cours ne nous a pas permis d’avoir un point de vu global sur le développement durable dans notre société. J’ai le plus appris de personnes interviewées comme Yves Michaud car c’est un spécialiste.

Contribution de Camille : Plutôt bien, c’était intéressant. Même si je ne me sentais pas assez concernée par tous les moyens mis en œuvre : articles wiki, page facebook, skembank… J’ai beaucoup appris de Yves Michaud, mais par le groupe en travaillant sur notre sujet.

Contribution Olivier : J’ai vécu cette expérience de manière assez ludique. J’ai le plus appris de mes camarades et d’Yves Michaud lors du visionnage de son interview.


4) A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et les liens associés ? (inf a 25, 25 et 50, 50-75, au-delà de 75) ? qu’est ce qui a été le plus utile pour vous ? Si faible utilisation pourquoi ?

Contribution Benjamin : Mon rôle étant Jardinier Wiki, j’ai été amené à étudier en profondeur les ressources disponibles sur le wiki, les conseils, les méthodes du reportages, du dossier de production, de l’article etc. Je pense avoir utiliser 75% des ressources du wiki. Ce sont les conseils sur le reportage en lui-même qui ont été le plus utile, les conseils techniques et pratiques.

Contribution Florence : En tant que cameraman j'ai peu utilisé les ressources. Moins de 25%

Contribution Charles-Maxime : Wiki <25% car trop d ‘informations présentes et difficulté pour trouver des articles en rapport avec notre thème. Utilisation d’internet.

Contribution Camille : Inférieur à 25%. Il y avait à mon sens trop d’informations et il était compliqué de sélectionner les infos pertinentes concernant notre sujet. Je préférais chercher directement sur internet.

Contribution Olivier : Inférieur à 25%, mon poste dans le groupe étant le chargé de post production je me suis servi des informations présentes sur le wiki destinées à ce poste.


5) Skembank : ce cours a-t-il eu une influence sur vos pratiques collaboratives intra et inter groupes dans le cadre d’un projet comme celui-ci ? quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

Contribution Benjamin : Je n’ai pas été amené a beaucoup utiliser le dispositif Skembank car je n’étais pas le banquier du groupe. Mais nous avons pu échanger avec d’autres groupes, donc ce fut assez utile pour la recherche d’info mais également pour la fabrication du reportage.

Contribution Florence : L'influence de la Skembank a été superficielle en tant que caméraman.

Contribution Charles-Maxime : Concrètement, les échanges SKEMBANK n’ont rien apporté de concluant pour notre production, bien souvent les échanges ont été pris à la légère tel un jeu entre les étudiants. Donc très peu de valeur ajoutée pour ce support.

Contribution Camille : Je n’ai pas eu l’impression que ce support ait été pris au sérieux par les étudiants.

Contribution Olivier : N’étant pas banquier, je n’ai pas eu à me servir de cette plateforme. Mon avis est que cette plateforme d’échange est inutile dans une école de commerce tel que Skema. En effet nous sommes tous très connectés par le biais de groupes privés sur les réseaux sociaux, le vrai échange se fait sur Facebook tout simplement. La plateforme Skembank n’est pas assez organique, pratique ou facilement accessible. Le fait que les échanges Skembank participent à la notation a entrainé des échanges superflux.


6) Critiques et points d’améliorations

Contribution Benjamin : Je pense que nous avons eu trop peu de temps pour réaliser le reportage, il faudrait peut-être commencer la matière dès la rentrée. Je pense qu’il manquait de suivi dans la construction du reportage sûrement à cause du trop grand nombre de groupes. Il aurait été bien je pense que nous ayons des rendez-vous réguliers avec notre responsable pour pouvoir évaluer l’avancée du reportage, nous donner des conseils, nous guider etc. Ce fut également difficile car nous n’avions pas de connaissances particulières dans l’audiovisuel.

Contribution Florence : Les consignes sont souvent floues. Par ailleurs, certaines consignes sur lesquelles vous avez insisté n'ont pas été respectées dans les TOP vidéo et je trouve cela injuste. Sur quels critères sommes-nous alors notés?

Contribution Charles-Maxime : Ce cours a débuté trop tard dans le semestre, donc trop peu de temps pour réaliser un projet très aboutit dans le temps imparti. Manque d’encadrement des professeurs, des cours réguliers serait plus cohérent pour nous aider à évoluer et avancer dans le bonne direction...

Contribution Camille : Il faudrait plus de temps, le délai était trop court ; Nous donner un réel exemple de reportage ; nous étions trop nombreux en amphi pour être concentrés et assimiler les ressources que vous avez mis à notre disposition.

Contribution Olivier : Un suivi plus intense serait une bonne chose, je pense également qu’intégrer le nombre d’échanges effectué sur la plateforme Skembank à la notation n’est pas une bonne idée.

Commentaire du professeur

Sujet très pertinent. Bon scénario, mais l'interview du philosophe aurait pu être mieux exploitée à mon sens (1ère partie en voix off répondait exactement à la problématique, c'est dommage qu'on ne l'entende pas. ). Dommage pour les petits contrejours, mais bon travail!