Les grandes enseignes de cosmétique face au développement durable

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :

Nous nous interrogeons principalement sur les composants mêmes des produits cosmétiques qui se disent être naturels, bon pour la santé et l'environnement. Cependant les grandes enseignes de cosmétique parviennent-elles à répondre aux enjeux du développement durable ? Les produits dits "naturels" et "bio" ne sont-ils pas simplement qu'une stratégie marketing ? Ainsi nous avons décider de choisir l'une de ces grandes enseignes, notamment Body Shop, pour répondre à cette problématique:

La provenance des composants des cosmétiques griffés Body Shop suit-elle une politique de développement durable ?

Dossier de Production

Voici le lien pour accéder au dossier de production sur le site SlidesShare: Cliquez ici

Notre reportage


Nous tenons à remercier chaleureusement Marie Perrin, responsable du magasin The Body Shop à Montpellier qui s'est libérée du temps très rapidement pour répondre à nos questions et nous accorder cet interview. De même, merci aux personnes interrogées lors du micro-trottoir qui ont bien voulu nous donner leur avis sur la question.

Notre article journalistique sur la problématique

" La provenance des composants de cosmétiques griffés Body Shop suit-elle une politique de développement durable ? "

L'époque traversée actuellement semble ne se réduire qu'à l'apparence. Ah l'apparence ! Rien n'est plus valorisant qu'une nouvelle jeunesse ou qu'un faciès soigneusement arrangé. La machine est lancée.. Plus qu'une seule réaction possible : Face aux nouveaux canons du monde moderne, toute personne désireuse de se créer une place au sein de notre société n'a de cesse de se procurer les produits adéquats pour y parvenir, peu importe ce qu'il en coûte du point de vue écologique.

Or, en parallèle à ce phénomène croissant, une nouvelle contrainte, née au début du 21e siècle, s'est intensifiée, et continue aujourd'hui encore de prendre de l'ampleur : le développement durable. Ici, le problème est simple : "Comment tout faire pour que les activités quotidiennes et les vies des uns des autres n'empiètent pas sur le bien-être de notre mère à tous?"

La double émergence/intensification de ces deux facteurs semble en apparence nourrir un paradoxe bien complexe à résoudre. Et pourtant, à l'instar d'Anita Roddick et de son entreprise Body Shop, prendre soin de sa peau ou de ses cheveux n'apparait pas si inconciliable que cela avec le soucis de préservation de la planète. C'est pourquoi, en constatant l'essor fulgurant de cette entreprise, il a semblé logique à l'ensemble de l'équipe de se pencher sur son cas, non pas en argumentant sur son succès mais en s'intéressant davantage à la véracité des propos avançant un comportement écologique à toute épreuve.

Pour répondre à cette question, quoi de mieux alors que de s'immiscer au cœur du problème, en remontant à la source : Nous avons décidé de prendre rendez-vous avec l'un des magasins Body Shop situés en France, afin de leur poser directement la question. Et c'est le magasin situé à Montpellier qui s'est donné la peine de répondre présent, et notamment Marie Perrin. Mais que mettent la plupart des femmes sur leur peau? Des produits à bases de composants na-tu-rels ! Cependant, cela nous a rendu un peu perplexe, en effet c'est le slogan de toutes les enseignes de beauté. Yves Rocher notamment qui défend être un "créateur de la cosmétique végétale". Info ou intox?

En ce qui concerne Body Shop, on est bien en présence d'une info, l'enseigne de beauté fait étalage de ses produits comme dans une véritable cuisine. Pas de déco superflue, tout est dans le pot. En effet, chez Body Shop, on parle de "bien-être" avant de parler de "beauté", et la beauté vient en se sentant bien! Et une autre façon de se sentir bien, c'est finalement de faire le bien autour de soi. Les produits ne sont pas testés sur les animaux; le personnel de l'enseigne est notamment invité à faire du bénévolat une fois par an dans le monde entier. De plus Body Shop a mené une campagne de sensibilisation contre les violences conjugales ou même encore contre le SIDA. On peut également citer les efforts pour réduire les émissions de CO2 des boutiques de la marque. Body Shop révolutionne le monde de la cosmétique en s'opposant à toutes les campagnes marketing mensongères qui poussent simplement à consommer toujours plus et promet des résultats miraculeux. Body Shop est un véritable exemple en terme de management éco-responsable.

En résumé, si l'ascension de la marque est telle aujourd'hui, c'est que l'homme est de nos jours de plus en plus sensibilisé au bien-être : à celui de la planète, à ceux qui y vivent, comme à celui de notre corps. Et Body Shop représente actuellement le meilleur moyen de satisfaire ces deux préoccupations à la fois. Bien dans son corps, bien dans sa tête ! Cela promet donc de beaux jours encore pour l'enseigne, véritable pionnière. Seule une question subsiste : Body Shop parviendra-t-elle à maintenir cette ligne de conduite face à une concurrence toujours plus accrue ?

Sources: - http://www.thebodyshop.fr/valeurs/index.aspx - http://www.thebodyshop.fr/services/template1.aspx?topcode=AboutusAnitaRoddick - http://www.marquesolidaires.com/article-the-body-shop-proche-de-l-homme-et-de-sa-planete-71423709.html

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Durant ce cours nous avons d'abord appris beaucoup concernant la production de cosmétiques ainsi que sur la stratégie marketing en lien avec le développement durable. De même nous avons appris que le développement durable pouvait largement s'étendre à la stratégie de l'entreprise et au management pratiqué par cette dernière. Ainsi nous avons découvert "les community project" qui permettent de faire d'une entreprise un acteur responsable et finalement largement concerné par l'environnement à la fois écologiquement et socialement tout en étant un succès commercial. Le développement durable n'empêche en rien une entreprise d'être un acteur important sur le marché et même de faire du profit !

De manière plus personnelle, nous avons appris à développer des connaissances qui pourraient nous servir dans le monde de l'entreprise. D'abord, nous avons appris à travailler en équipe, même si à six ce n'est pas toujours évident, et donc à se mettre d'accord, à écouter les autres, à prendre les bonnes décisions. Nous avons appris à démarcher des personnes susceptibles d'être d'accord pour participer à un projet qui nous tenait à coeur, à se débrouiller avec les outils informatiques dont on disposait, à parler devant une caméra, mais également à gérer des situations de crise. Notamment, nous avons connu plusieurs mésaventures tout au long de notre projet. En effet, le magasin que nous devions interroger était le Body Shop de Nice Etoile, qui au dernier moment nous a laissé tomber, refusant non seulement notre interview vidéo mais également de répondre à nos questions, alors que ces derniers nous avait donné leur accord depuis trois semaines, que l'on a repoussé pour eux d'une semaine l'interview et que la veille ils nous ont confirmé le rendez-vous. Nous avions ainsi cinq jours pour retrouver un magasin susceptible d'accepter notre interview et pour monter la vidéo. Cela nous a donc surtout appris à ne pas céder à la panique, à gérer notre stress, et finalement à être efficace, puisque nous avons bien rebondi, la mission est accomplie en temps et en heure, bien que nous aurions voulu passer plus de temps sur notre montage.