Les entreprises fondées sur les démarches de consommation collaborative autont-elles toujours autant de succès et d'intéret une fois la crise passée?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Les entreprises fondées sur les démarches de consommation collaborative auront-elles toujours autant de succès et d'intéret une fois la crise passée?

Le sujet montre clairement le point de tension entre la CC et la crise, la problématique est validée. Beaucoup d'information sur http://movilab.org/index.php?title=La_consommation_collaborative. Pensez également que l'on prédit un monde où les crises sont permanentes-tous types de crise- à l'inverse de nos grands parents qui ont connu des temps comme les 30 glorieuses. La CC est-elle un état d'esprit ou une réponse à la crise? Bonne continuation!

Notre dossier de production

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Notre reportage

Nous tenons à remercier chaleureusement :

Yann Gegenheimer, Co-fondateur de La Machine du Voisin

et Julien Delon, Co-fondateur de Sejourning

Pour leur participation et leurs réponses, qui nous ont permis d'avancer sur notre problématique.

Notre article journalistique sur la problématique

Les entreprises fondées sur les démarches de consommation collaborative auront-elles toujours autant de succès et d'intérêt une fois la crise passée?

Avez-vous déjà fait du covoiturage ? Effectué des achats groupés de produits divers ? Vous ne le savez peut-être pas, mais ces activités aujourd’hui habituelles sont toutes des démarches dites de « consommation collaborative » : une nouvelle façon de consommer dans laquelle l’usage d’un produit prédomine sur sa propriété. Le partage, la location ou l’échange de biens peuvent ainsi tous rentrer dans le domaine de la consommation collaborative. Ce concept a rapidement séduit ses utilisateurs car il permet de consommer à moindre coût et de rendre la vie plus pratique d’un côté, et de rentabiliser des achats qui pourraient servir à plusieurs personnes de l’autre. La crise économique n’est pas étrangère à ce nouveau phénomène, face à un pouvoir d’achat en baisse, il est tout naturel que de nouveaux modes de consommation naissent. Un mode de fonctionnement si lié aux conditions économiques peut-il dès lors être viable ? Sans être contraints par des difficultés financières, les consommateurs iraient-ils tout de même vers ce type de démarche ?


Les nouvelles technologies ont elles aussi joué un rôle !

Si la crise a été l’un des vecteurs clés du développement de la consommation collaborative, il ne faut pas oublier que les l’essor du Web 2.0 a lui aussi joué un rôle crucial. Réseaux sociaux, possibilité de noter les utilisateurs, paiements en ligne, assurance éditées sur mesure en quelques clics… Tous ces éléments ont grandement facilité la mise en relation entre particuliers. Toutes les plateformes en ligne de consommation collaborative ont trouvé un moyen d’intéresser mais également de mettre en confiance les utilisateurs ! Alors qu’on a souvent reproché à Internet et plus généralement à l’ensemble des nouvelles technologies de rompre les relations entre les hommes, l’heure est aujourd’hui au rassemblement et à la volonté de partager et de consommer plus intelligemment. Finalement, même sans crise économique, on peut facilement imaginer que la consommation collaborative aurait tôt ou tard vu le jour !


Un nouvel aspect du lien social ?

Certes, le critère financier est bien l’un des éléments qui pousse les utilisateurs à consommer de cette manière, mais c’est loin d’être le seul critère à prendre en compte. En effet, lorsqu’un individu choisit de faire du covoiturage, ce n’est pas seulement parce qu’il veut faire des économies : c’est aussi parce qu’il souhaite avoir de la compagnie durant son trajet. En d’autres termes, la volonté de créer ou de renforcer le lien social est toute aussi importante que la volonté de gagner ou d’économiser de l’argent. Et cette envie de partager des expériences avec d’autres individus restera intacte, avec ou sans crise économique. Ce genre de partage peut être d’autant plus intéressant qu’il amène de plus en plus de personnes à adopter des comportements écoresponsables : l’exemple du covoiturage montre bien que l’économie, le social et l’environnement peuvent se rejoindre !


Pourquoi renoncer à un moyen d’arrondir ses fins de mois, même sans crise ?

Il semble utile de rappeler que consommer de manière collaborative ne permet pas de gagner ou d’économiser des sommes astronomiques. Il s’agit bien souvent de petites sommes qui permettent d’arrondir des fins de mois ou de se faire plaisir. Une fois encore donc, ce n’est pas parce que le pouvoir d’achat des consommateurs se redresse qu’ils vont soudainement rejeter le concept. Ce « petit plus » sera toujours le bienvenu ! Le côté pratique de ces démarches est un autre facteur encourageant pour la consommation collaborative : utiliser un objet que nous n’aurions pas pu ou voulu acheter permet bien souvent de dépanner, autrement que sur le plan financier ! Les entreprises qui tirent parti de ce nouveau concept ont donc vraisemblablement un véritable avenir : qu’il se joue en temps de crise ou non !

En effet, depuis quelques années, nombreuses sont les entreprises qui ont incorporé le concept de la consommation collaborative dans leurs stratégies ; c’est par exemple le cas de Sixt, pour la location de véhicules. Dès lors, quel impact l’application de ce concept en entreprise pourrait-il avoir sur nos économies ? Pourrait-il leur insuffler un nouveau souffle en bouleversement complètement notre façon de penser la consommation ?

Nos soucres

http://consocollaborative.com/2946-consommation-collaborative-marques-nouvelle-donne.html

http://ouishare.net

http://www.iligo.fr

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

1. En quoi ce cours vous donne-t-il une nouvelle compréhension du business en général ? Et plus largement de la société ?

-Lorélei: Ce cours nous a vraiment permis de comprendre le business non seulement par le biais des interviews avec les professionnels mais aussi avec le travail réalisé en groupe où chacun avez un rôle précis et déterminant. De plus avec nos cours à l’école on n’aborde pas forcément le concept de performance durable de façon approfondie. Le fait de se pencher sur une problématique liée à ce thème (et plus particulier par rapport à notre thème qu’est la consommation collaborative) nous a permis d’apprendre énormément sur le comportement des consommateurs, de trouver des réponses à des questions qu’on pensait évidentes et de soulever d’autres questions qu’on ne soupçonnait pas (ex : la crise est –elle le levier de la consommation collaborative)


-Julia : Le développement durable semble aujourd’hui être un passage obligé pour la plupart des entreprises. Il est intéressant de voir à quel point cela représente pour elles un enjeu particulier: elles sont partagées entre le fait de devoir faire preuve d’une éthique et d’une conscience sociale et environnementale (sous peine d’être mal jugées par les consommateurs ou d’accumuler un retard de développement), et la peur de ne plus pouvoir dégager assez de profit. La population est quant à elle assez défiante par rapport aux nouveaux modèles écoresponsables que tentent de mettre en avant les entreprises. Les consommateurs ont du mal à croire en la bonne foi des entreprises, et sont souvent très critiques envers ces dernières. Pourtant, on remarque (notamment grâce aux différents micros-trottoirs qui ont été réalisés) qu’ils ont d’une manière générale une connaissance assez limitée de leurs actions et des nombreux changements qui sont en train de s’opérer dans leur environnement.


-Lauren : Ce cours m’a aidé à percevoir les différentes façons qui permettent de faire du business une activité qui doit être responsable et durable et qui optimise toutes les ressources (humaines comme matérielles) auxquelles elle peut avoir accès.


-Amandine : Ce cours m’a permis de découvrir une nouvelle approche du business en m’amenant à mener une réflexion sur les mesures à adopter afin d’inscrire son activité dans la durée. En effet, nous avons saisi l’importance de se montrer attentif à la société dans laquelle nous vivons pour s’assurer une performance durable en entreprise en adaptant ses stratégies aux besoins actuels. Ceci passe désormais largement par le concept de développement durable.


-Victoria : Ce cours m’a appris que la société évoluait, et que les entreprises devaient pour la plupart s’adapter plus rapidement à ces nouvelles pratiques qui consistent à respecter de plus en plus l’environnement. De plus, on a pu voir que plusieurs entreprises profitaient des nouvelles attentes de la société pour fonder un business.


-Erwan : il peut paraître évident que dans un business/ la société, savoir de quelles ressources on dispose et si elles seront toujours d’actualité dans un futur proche est vital. Et pourtant on n’y pense pas assez, et beaucoup d’entreprises ne voient pas leur activité sur le long-terme dans cette optique.


2. Qu’avez-vous le plus appris dans le cadre de ce cours ? Pouvez-vous reformuler les compétences acquises ?

-Lorélei : Dans le cadre de ce cours on a été confronté a de nouvelles exigences et compétences auxquelles on va être confrontée plus tard dans le monde de l’entreprise. En effet si on était habitués à respecter des deadlines , l’obtention et la prise de rendez-vous avec des professionnels , la réalisation d’un mini reportage , le respect des contraintes légales en matière de droit d’images et d’auteurs ne sont pas des compétences auxquelles on a souvent été confrontés.


-Julia : Plusieurs éléments m’ont permis d’acquérir ou de renforcer certaines compétences : >la dynamique du travail en groupe et les brainstroming (notamment pour élaborer le dossier de production) nous pousse à être créatifs >le découpage du reportage pour le montage final nous force à être synthétiques > les deadlines, assez serrées, nécessitent une bonne capacité d’organisation >inévitablement, le montage vidéo nous permet d’acquérir quelques compétences informatiques


-Lauren : J’en ai beaucoup appris sur la consommation collaborative car c’était le thème principal de notre vidéo. J’ai également acquis certaines compétences, principalement en terme de gestion de budget car j’étais la trésorière, et aussi en terme de travail de groupe (organisation, prise de décision commune, répartition des tâches…).


-Amandine : Ce cours m’a beaucoup appris tant, en termes de connaissances que de compétences. Le fait d’énoncer une problématique autour de la consommation collaborative puis d’y trouver une réponse notamment en allant à la rencontre de professionnels, m’a permis d’en apprendre énormément sur ce mode de consommation et les entreprises concernées. En outre, la réalisation du reportage m’a permis d’avoir une idée du travail fourni par les journalistes ; un travail de précision qui requiert énormément de patience, de motivation et de ténacité. J’ai également appris à manier un outil de montage (iMovies) qui m’était totalement inconnu auparavant.


-Victoria : Dans le cadre de ce cours, j’aurai notamment appris ce qu’était la consommation collaborative, et tout l’univers qu’englobait ce concept. De plus, j’ai appris à m’adresser à des professionnels, c’est-à-dire établir une certaine relation de confiance pour pouvoir communiquer librement avec eux, et surtout mener à bien une interview.


-Erwan : ce qui est dommage c’est que ce que l’on a le plus appris restera surement « comment monter une vidéo », un processus long et vraiment pénible… qui ne nous servira pas forcément dans le futur. Des compétences organisationnelles étaient aussi requises. En tant que jardinier, j’ai également découvert un nouveau langage informatique et le fonctionnement d’un site de type « Wiki ».


3. Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience d’apprentissage ? De qui avez-vous le plus appris (pairs, interviewé, profs…) ?

-Lorélei : A première vue j’étais assez décontenancée par ce cours qui ne ressemble à aucun autre à Skema et assez inquiète du résultat qui allait en découler à savoir notre reportage. En revanche cette nouvelle expérience s’est bien déroulée et a été très formatrice. Mon équipe et moi même avons beaucoup appris de ce cours surtout avec les interviewés qui ont pu non seulement nous éclairer sur le sujet mais aussi nous faire découvrir d’autres facettes de la consommation collaborative.


-Julia : Au départ assez sceptique concernant le sujet du développement durable, j’ai finalement trouvé qu’il donnait la possibilité d’aborder de nombreuses problématiques et j’ai été surprise par la grande diversité de thèmes qu’il permettait d’aborder. Les lives inter-campus, le nombre d’intervenants, la possibilité d’intervenir en direct via la page Facebook, rendent le cours bien plus dynamique et permettent aux élèves d’interagir entre eux et avec les professeurs beaucoup plus facilement. Les échanges d’idées et les conseils sont plus spontanés. Les rencontres avec les professionnels permettent d’appréhender notre sujet de manière concrète. Ceux sont eux qui m'ont le plus appris.


-Lauren : Cette expérience était plutôt intéressante. La rencontre avec les professionnels a été très enrichissante, c’est d’eux que j’ai le plus appris.


-Amandine : J’ai bien vécu cette expérience. Elle est intéressante dans la mesure où elle reproduit d’une certaine façon le monde de l’entreprise en imposant des contraintes temporelles et des consignes auxquelles se soumettre. J’ai beaucoup appris de mes pairs avec qui j’ai, à cette occasion, passé beaucoup de temps, l’expérience a donc suscité de nombreux échanges, de partage de savoirs et de compétences. J’ai aussi appris des professionnels qui se sont montrés très humbles, attentifs et disponibles.


-Victoria : J’ai appris le plus des professionnels que nous avons rencontré pour les différentes interviews. Cette notion de consommation collaborative était assez vague, et grâce à eux, nous avons pu en avoir des « illustrations ».


-Erwan : Les interviewés nous ont le plus appris sur notre sujet. Je ne connaissais pas vraiment ce que l’on pouvait entendre par « performance durable » mis à part encore un aspect de l’écologie, j’étais surpris de voir que cela ne concernait pas l’écologie (en tout cas pas totalement). Pour ce qui est de l’étape finale en revanche, j’ai été choqué et assez indigné de voir que des groupes ayant utilisé des musiques non libres de droit d’auteur ou encore un groupe ayant un reportage de 7min 52s avaient été sélectionnés. Ce n’est pas très juste comme compétition si les gagnants ne se sont pas souciés des mêmes contraintes que d’autres (nous avions passé un temps gigantesque à faire rentrer notre reportage dans la limite des 7min).


4. A quel pourcentage estimez-vous avoir utilisé les ressources du wiki et des liens associés ? Qu’est-ce qui a été le plus utile pr vous ? Si faible utilisation, pourquoi ?

-Lorélei : J’estime avoir utilise les ressources du wiki entre 50 et 75%. Le plus utile pour moi fut les articles, les vidéos et les différents liens internet concernant notre sujet.


-Julia : J’estime que nous avons utilisé les ressources du wiki à environ 30%. Nous avons consulté la page Wiki consacrée à notre thème (la consommation collaborative) et cela nous a permis de récolter quelques informations, mais nous avons également trouvé des articles intéressants via des recherches sur Google. Cependant, ce sont vraiment les professionnels qui nous ont le plus aidé à répondre à notre problématique initiale.


-Lauren : Je pense avoir utilisé moins de 25% des ressources du wiki car j’ai réussi à trouver les idées et réponses ailleurs que sur le wiki.


-Amandine : Entre 20 et 50%. Les ressources du wiki ont constitué la base de notre réflexion, nous l’avons donc surtout consulté surtout au départ afin de nous lancer puis assez régulièrement afin d’y chercher un certain nombre d’informations. En somme il a constitué un outil utile.


-Victoria : Entre 25 et 50%. Le wiki nous a aidé à introduire cette notion de consommation collaborative, mais les interviews nous ont aidé à la comprendre et surtout à donner un point de vue concret.


-Erwan : Je dirais que nous avons utilisé 25% voire moins des informations. Les articles explicatifs sont longs et extrêmement nombreux (même ceux qui décrivent la matière et les différents travaux qui seront à effectuer) ce qui est assez décourageant, même pour un jardinier consciencieux.


5. Ce cours a-t-il une influence sur vos pratiques collaboratives intra et inter groupe dans le cadre d’un projet comme celui-ci ? Quel a été l’apport de la bourse de compétences ? Comment les compétences ont-elles circulé ?

-Lorélei : A Skema étant habituée aux différents travaux de groupes, ce cours n’a pas vraiment eu d’influence sur mes pratiques collaboratives intra groupe. En revanche dans nos cours on est peu habitués à collaborer avec les autres groupes. Dans ce cours par le biais de la skem bank cette coopération inter groupe était permise et très utile. La bourse de compétences nous a permis de trouver du matériel et des participants pour notre micro-trottoir notamment.


-Julia : Nous avons fait quelques échanges sur la Skem Bank mais nous ne passions pas forcément pour le système de transaction pour collaborer avec les autres groupes. En effet, le premier réflexe est souvent de se tourner vers les gens de notre entourage (notamment pour ce qui nécessite un échange physique, pour du prêt de matériel par exemple), car c’est plus simple et plus rapide. En revanche, la Bank est très utile pour les échanges de connaissances (réponses aux questions posées sur la plateforme).


-Lauren : Les pratiques collaboratives ont été particulièrement importantes pour la réalisation de ce projet. Cependant nous n’avons pas eu besoin de compétences de personnes extérieures au groupe car au sein de notre groupe nous avions déjà les compétences nécessaires à la réalisation de notre projet.


-Amandine : Ce cours m’a principalement amenée à être plus attentive à ce type de pratique car j’y suis désormais sensibilisée et par conséquent je pourrais être amenée à les utiliser à l’avenir. La bourse de compétence constitue elle-même une pratique collaborative en entrant en contact avec nos pairs, en faisant part de nos savoirs faire et en apprenant ceux des autres, des gestes que nous reproduiront au quotidien dans le monde professionnel.


-Victoria : ce genre de pratique ne m’était pas étranger (ayant déjà pratiqué le covoiturage, etc.) mais j’en ai plus appris sur le concept en lui-même. L’idée de la banque était intéressante maison se sentait parfois « forcés » de l’utiliser alors que nous avions parfois les moyens de faire autrement.


-Erwan : La collaboration entre les groupes était un concept intéressant mais j’ai trouvé que son côté obligatoire le rendait un peu austère. Souvent les groupes avec lesquels nous voulions agir ne répondaient pas à nos propositions/demandes et c’était assez frustrant.

Commentaire du professeur

Super sujet, très bonne investigation. Vidéo sympa, claire. Bon travail!




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