CAPE Grand Est 2026 : rencontre régionale de la Communauté des Acteurs Publics Engagés pour les tiers-lieux
- Site web: https://tierslieuxgrandest.org/
- Organisations qui contribuent : Réseau Tiers-Lieux Grand Est
CAPE Grand Est 2026 : rencontre régionale de la Communauté des Acteurs Publics Engagés pour les tiers-lieux
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Lancée en 2022 par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et France Tiers-Lieux, la Communauté des Acteurs Publics Engagés pour les tiers-lieux (CAPE) est une démarche nationale visant à renforcer les liens entre les collectivités territoriales et les tiers-lieux. Elle répond à un constat partagé : les tiers-lieux sont devenus des partenaires incontournables des politiques publiques territoriales, mais les occasions de rencontre, de dialogue et de partage de pratiques entre acteurs publics et porteurs de tiers-lieux restent encore limitées.
Après plusieurs éditions nationales et territoriales, le Réseau Tiers-Lieux Grand Est a souhaité s'emparer de ce format pour organiser une première rencontre régionale. Cette édition avait pour ambition de proposer un espace d'échanges adapté aux réalités du Grand Est, en valorisant des coopérations locales et en favorisant l'interconnaissance entre collectivités, services de l'État, partenaires institutionnels et tiers-lieux.
Le jeudi 4 juin 2026, cette première CAPE Grand Est s'est tenue à Nancy. Co-organisée par le Réseau Tiers-Lieux Grand Est, France Tiers-Lieux et le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), avec le soutien de l'ANCT, du SGARE Grand Est et de la Région Grand Est, elle a réuni 136 participant·es : élu·es, agent·es de collectivités, représentant·es des services de l'État, structures de l'économie sociale et solidaire, partenaires institutionnels, porteur·ses de projets et tiers-lieux.
L'objectif , au delà de présenter des projets inspirants, a été véritablement de créer des espaces de dialogue entre les différents acteurs, afin de partager des expériences concrètes, d'identifier des leviers d'action et de faire émerger de nouvelles coopérations au service des territoires.
Depuis plusieurs années, les tiers-lieux se développent sur l'ensemble du territoire régional et entretiennent des relations de plus en plus étroites avec les collectivités. Soutien financier, mise à disposition de locaux, coopération autour de politiques publiques, animation territoriale, revitalisation de centres-bourgs, développement culturel ou encore inclusion sociale : les formes de partenariat sont nombreuses mais restent souvent peu connues en dehors des territoires où elles se construisent.
L'ambition de cette rencontre était donc de :
Le calendrier retenu répondait également à un contexte particulier. Les élections municipales de 2026 venaient de se tenir et de nombreuses équipes municipales prenaient leurs fonctions. Cette rencontre constituait ainsi une opportunité pour sensibiliser les nouveaux élus aux enjeux liés aux tiers-lieux et leur présenter des exemples concrets de collaborations déjà mises en œuvre dans d'autres territoires.
Le choix de Nancy s'est appuyé sur la présence de plusieurs lieux partenaires situés à proximité les uns des autres ainsi que sur sa position géographique centrale dans la région. Cette configuration permettait de proposer un événement réparti sur quatre sites complémentaires (L'Octroi Nancy, l'EPCC L'Autre Canal, le CNFPT et Grand Nancy Innovation) tout en conservant des déplacements courts entre les différents temps de la journée.
Dès les premières réunions de préparation, le choix a été fait de privilégier des formats favorisant les échanges de pratiques plutôt qu'une succession de conférences descendantes. L'objectif était de permettre aux participant·es de construire leur propre parcours au fil de la journée, en alternant temps collectifs, témoignages, rencontres informelles et ateliers thématiques.
Le programme s'articulait ainsi autour de plusieurs temps complémentaires : une plénière d'ouverture, un Salon des rencontres composé d'une Bibliothèque de projets et d'une Place des solutions, deux séries d'ateliers au choix, une visite des lieux d'accueil et un temps convivial en fin de journée.
Cette diversité de formats répondait à une volonté de favoriser l'interconnaissance entre les différents acteurs présents et de créer les conditions propices au partage d'expériences et à l'émergence de nouvelles coopérations.
L'organisation de la CAPE Grand Est a débuté près de six mois avant l'événement. La préparation s'est construite progressivement, en associant les partenaires nationaux et régionaux de la démarche ainsi que les structures accueillant l'événement.
Afin de préparer cette première édition régionale, deux instances de travail complémentaires ont été mises en place : un comité de pilotage (COPIL) et un comité technique (COTECH).
Constitué dès le mois de décembre 2025, le comité de pilotage réunissait le Réseau Tiers-Lieux Grand Est, France Tiers-Lieux, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), le SGARE Grand Est et la Région Grand Est.
Ce comité avait pour rôle de définir les grandes orientations de la rencontre. Les échanges ont notamment porté sur les objectifs de cette première édition, les publics à mobiliser, les partenaires à associer, les grandes thématiques à aborder ainsi que le calendrier général de préparation et les questions de protocole (invitations aux élus, prises de parole).
À partir de janvier 2026, un comité technique a pris le relais afin d'assurer le suivi opérationnel de l'événement. Il réunissait le Réseau Tiers-Lieux Grand Est, France Tiers-Lieux, le CNFPT, la Cité du Faire (tiers lieu membre du Collège et représentant territorial en Meurthe-et-Moselle) ainsi que les équipes des deux structures accueillant les principaux temps de la journée : L'Octroi Nancy et l'EPCC L'Autre Canal.
Les réunions régulières du comité technique ont permis de coordonner l'ensemble de l'organisation : construction du programme, identification et mobilisation des intervenant·es, répartition des espaces, préparation logistique, coordination de la communication, suivi des inscriptions et préparation des différents supports destinés aux participant·es.
Cette organisation à deux niveaux a permis de distinguer les arbitrages stratégiques des aspects opérationnels, tout en associant l'ensemble des partenaires à la préparation de la rencontre.
L'un des principaux enjeux de cette première CAPE Grand Est était de construire une programmation répondant aux attentes des collectivités tout en valorisant la diversité des tiers-lieux du territoire.
Le programme s'est progressivement structuré autour de plusieurs temps complémentaires :
Les ateliers ont été construits autour de deux grandes catégories :
Pour chacune de ces séquences, le Réseau Tiers-Lieux Grand Est a recherché des intervenant·es issus à la fois des collectivités, des tiers-lieux, des partenaires institutionnels et des structures ressources. L'objectif était de croiser les regards et de privilégier des témoignages de terrain plutôt que des présentations théoriques.
La diversité des formats proposés nécessitait de disposer de plusieurs espaces pouvant accueillir simultanément des ateliers, des temps de rencontres et des moments de convivialité.
Le choix s'est porté sur quatre sites situés à quelques minutes à pied les uns des autres, dans le quartier Rives de Meurthe à Nancy :
Cette organisation permettait de bénéficier d'espaces adaptés à chaque séquence de la journée tout en conservant des temps de déplacement relativement courts entre les différents sites.
Elle a toutefois nécessité un important travail de préparation : repérage des lieux, élaboration d'un plan des différents bâtiments, répartition des ateliers selon les capacités des salles, coordination des équipes présentes sur chaque site et conception d'une signalétique permettant aux participant·es de s'orienter facilement tout au long de la journée. Pour faciliter les flux, des personnes ont également été désignées pour guider les participant·es d’un site à l’autre en fin selon les ateliers choisis.
Les communications et protocoles d'invitation ont débuté plusieurs semaines avant l’événement.
Sur le site internet du Réseau Tiers-Lieux Grand Est, une page agenda a été créée pour l’événement afin de présenter les objectifs de la rencontre, le programme et les modalités d'inscription. Cette page a notamment été mise en avant dans un article dédié à l’événement sur la page d’accueil du site, mais aussi partagée par mail et diffusée sur les réseaux sociaux.
Plusieurs campagnes de communication ont ensuite été déployées sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn et Instagram) afin d'annoncer progressivement l'événement, de présenter les ateliers, les structures partenaires et les intervenant·es. Chaque publication comprenait une invitation à participer à l’événement suivant le lien de la page agenda, et mentionnait les structures partenaires ainsi que les intervenant·es impliqué·es.
La CAPE Grand Est a également fait l’objet d’articles dans la newsletter mensuelle du Réseau Tiers-Lieux Grand Est, ainsi qu’une campagne d’e-mailing dédiée reprenant les informations principales et les modalités d’inscription.
Des invitations ont également été diffusées par mail auprès des collectivités territoriales, des partenaires institutionnels, des réseaux professionnels et des tiers-lieux du Grand Est. Un communiqué de presse a été transmis au fichier presse du Réseau et relayé par les partenaires.
Les inscriptions étaient centralisées via un formulaire en ligne. Au-delà du recueil des informations administratives, celui-ci permettait aux participant·es de sélectionner les ateliers auxquels ils souhaitaient participer. Cette étape s'est révélée particulièrement utile pour anticiper les jauges, répartir les salles, préparer le matériel nécessaire et adapter l'organisation en fonction du nombre d'inscrits.
En parallèle, plusieurs supports ont été conçus pour accompagner les participant·es le jour de l'événement : un guide papier (comprenant le programme détaillé, un plan des quatre sites, une présentation des ateliers et des intervenant·es ainsi qu'un espace de prise de notes), des affiches, des badges pour identifier les personnes de l’équipe d'organisation, une signalétique répartie sur l'ensemble des lieux et les différents supports de présentation utilisés pendant la journée.
À l'approche de l'événement, la préparation s'est intensifiée. Une stagiaire en production événementielle, accueillie au sein du Réseau Tiers-Lieux Grand Est et basée à L'Octroi Nancy, a été mobilisée spécifiquement pour accompagner l'organisation de cette première CAPE régionale.
Aux côtés de l'équipe salariée (3 personnes), elle a assuré le suivi des intervenant·es, la préparation des espaces, la coordination avec les prestataires, la gestion des supports de communication, la préparation logistique des quatre sites ainsi que le suivi des inscriptions.
Les derniers jours ont été consacrés aux ajustements du programme, à la préparation des salles, à l'installation de la signalétique et du matériel nécessaire. Le montage des espaces a nécessité une demi-journée de travail avant l'événement, tandis que quelques heures ont été consacrées au démontage et au rangement après la rencontre. Pour l’appui logistique, l’équipe des trois salariées du Réseau était accompagnée par un régisseur de l’Autre Canal Nancy, d’une salariée et une stagiaire de la Cité du Faire, ainsi que d’une salariée et de trois stagiaires de l’Octroi Nancy.
Plusieurs ateliers ont dû être adaptés dans les jours précédant la rencontre à la suite du désistement de certain·es intervenant·es. Lorsque cela était possible, les interventions ont été maintenues en visioconférence, permettant de conserver une partie des échanges initialement prévus.
La matinée a débuté à 9h par un temps d'accueil autour d'un café, permettant aux participant·es d'émarger, de récupérer leur programme de la journée et de prendre connaissance de l'organisation des différents sites.
Deux personnes étaient assignées à l’émargement, chacune avec une partie du listing issu du formulaire d’inscription (de A à L et de M à Z), indiquant également les ateliers auxquels les participants s’étaient inscrits.
Chaque participant recevait un guide papier comprenant le déroulé de la journée, la présentation des ateliers, le plan des quatre sites, une présentation des intervenant·es ainsi qu'un espace de prise de notes. Ce support avait été conçu pour accompagner les participant·es tout au long de la journée et faciliter leurs déplacements entre les différents lieux.
À 9h30, la plénière d'ouverture a permis au Réseau et aux partenaires organisateurs de présenter les objectifs de cette première édition régionale de la CAPE ainsi que le déroulé de la journée.
Parmi ses intervenants, plusieurs partenaires institutionnels ont répondu présents, tels que la Ville de Nancy, l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), ou encore le Secrétariat Général pour les Affaires Régionales et Européennes (SGARE) - tandis que d’autres ont malheureusement dû être excusés, comme la Région Grand Est, le Département de Meurthe-et-Moselle et le Préfet de la Région Grand Est.
Cette introduction a également été l'occasion de rappeler les ambitions de la démarche nationale CAPE : renforcer les coopérations entre collectivités et tiers-lieux, diffuser des retours d'expérience et créer une communauté d'acteurs engagés autour des politiques publiques territoriales.
À l'issue de la plénière, les participant·es se sont retrouvés à l'Octroi Nancy de 10h15 à 12h15 pour participer au “Salon des rencontres”, conçu comme un espace favorisant les échanges directs plutôt que des présentations descendantes.
Le Salon des rencontres était organisé autour de deux espaces complémentaires : la “Bibliothèque de projets” et la “Place des solutions”.
La Bibliothèque de projets :
Le principe était de mettre en relation des binômes composés d'un tiers-lieu et d'une collectivité ayant développé ensemble une coopération inspirante. Chaque binôme disposait d'un espace dédié, matérialisé par un mange-debout, autour duquel les participant·es venaient échanger avant de rejoindre un autre projet.
Ce format permettait à chacun de découvrir plusieurs expériences au cours de la matinée tout en favorisant des échanges approfondis avec les intervenant·es.
Les témoignages illustraient une grande diversité de situations territoriales : communes rurales, villes moyennes, métropoles, quartiers prioritaires, projets culturels, démarches de revitalisation ou encore coopérations autour de la santé, de l'alimentation ou de la participation citoyenne.
Parmi les binômes présents :
Parmi les binômes excusés :
La Place des solutions :
En parallèle, la “Place des solutions” rassemblait plusieurs partenaires institutionnels et structures ressources intervenant auprès des collectivités et des tiers-lieux.
Les participant·es pouvaient y rencontrer :
Les partenaires tenaient des espaces permanents où les participant·es pouvaient venir librement échanger, poser leurs questions, découvrir des dispositifs d'accompagnement ou identifier des outils adaptés à leurs projets.
Ce format a favorisé de nombreux échanges individualisés tout au long de la matinée.
Après le déjeuner, les participant·es étaient invités à rejoindre le CNFPT ou Grand Nancy Innovation, où se déroulait un premier cycle de quatre ateliers d’1h30, organisés en parallèle de 13h45 à 15h15.
Pour les ateliers “socles” comme “thématiques”, chaque participant·e avait choisi son atelier au moment de son inscription, ce qui a permis d'anticiper les capacités d'accueil des salles.
Dans chaque atelier, une personne était assignée à la prise de notes afin d’en constituer un compte-rendu formalisé, qui a été transmis à chaque participant·e et intervenant·e après la rencontre.
Les ateliers proposés abordaient les thématiques suivantes :
“Émergence des tiers-lieux et nouveaux acteurs de l'écosystème” (32 participant·es)
Cet atelier s'intéressait aux nouvelles formes d'émergence des tiers-lieux et à l'arrivée de nouveaux acteurs au sein de l'écosystème, tels que les EHPAD, les bailleurs sociaux ou encore les centres sociaux. Les échanges ont porté sur les dispositifs d'accompagnement existants, le rôle des collectivités dans l'émergence de nouveaux projets et les outils permettant de soutenir ces dynamiques locales.
“Lien social : quel rôle pour les tiers-lieux en ruralité et en quartiers prioritaires de la politique de la ville ?” (35 participant·es)
À partir de l'étude “Lieux du lien”, cet atelier interrogeait la manière dont les tiers-lieux contribuent au renforcement du lien social dans des contextes territoriaux différents.
Les témoignages ont permis de mettre en regard des expériences menées en milieu rural et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, en soulignant les points communs mais aussi les spécificités de ces contextes.
“Les modèles de conventionnement entre tiers-lieux et collectivités” (19 participant·es)
Les intervenant·es ont présenté différentes formes de conventionnement entre collectivités et tiers-lieux ainsi que l'évolution de ces modèles vers des partenariats plus durables et plus souples. Les échanges ont notamment porté sur les conventions pluriannuelles, les contrats de confiance et les modalités permettant de mieux reconnaître les spécificités des tiers-lieux.
“Faciliter l'accès au foncier pour les tiers-lieux” (20 participant·es)
Cet atelier présentait plusieurs retours d'expérience autour de l'accès au foncier : réhabilitation de bâtiments existants, occupation temporaire, valorisation d'espaces vacants ou encore mobilisation du patrimoine public. Les échanges ont permis d'aborder les leviers mobilisables par les collectivités pour accompagner l'installation de tiers-lieux sur leur territoire.
Un second cycle d'ateliers était proposé en fin d'après-midi, permettant d'approfondir des thématiques spécifiques :
“Tiers-lieux et industries culturelles et créatives” (39 participant·es)
Atelier le plus suivi de la journée, il abordait la place des tiers-lieux dans le développement des industries culturelles et créatives, les manufactures de proximité, les droits culturels et les coopérations avec les collectivités.
“Les tiers-lieux : de nouveaux lieux d'apprentissage” (18 participant·es)
Les échanges portaient sur les nouvelles formes d'apprentissage développées dans les tiers-lieux, notamment à travers le programme ASTERIE et différents projets de formation implantés dans le Grand Est.
“Faire tiers-lieu dans un édifice patrimonial” (18 participant·es)
Cet atelier s'intéressait aux enjeux liés à l'occupation et à la réhabilitation de bâtiments patrimoniaux. Les intervenant·es ont présenté plusieurs retours d'expérience ainsi que des ressources permettant d'accompagner ces projets.
“Les communs d'urgence face aux crises et aux catastrophes” (12 participant·es)
À travers plusieurs témoignages, cet atelier montrait comment les tiers-lieux, fablabs et espaces du faire peuvent se mobiliser lors de situations de crise et contribuer à développer des communs d'urgence à l'échelle des territoires.
Assurés par un foodtruck local, le déjeuner et l’afterwork, tous deux organisés à l’Octroi Nancy, ont constitué des moments privilégiés pour prolonger les échanges initiés pendant la journée et permettre aux participant·es de développer de nouveaux contacts. Les repas des intervenant·es des ateliers de l’après-midi et de l’équipe sur place ont été pris en charge par le Réseau Tiers-Lieux Grand Est.
À l'issue des ateliers, les participant·es étaient invités à découvrir les lieux ayant accueilli cette première CAPE Grand Est, notamment L'Octroi Nancy et l'EPCC L'Autre Canal.
Ces temps informels ont pleinement participé à l'objectif de la rencontre : favoriser l'interconnaissance entre collectivités, partenaires institutionnels et tiers-lieux, et faire émerger de nouvelles coopérations au-delà des temps d'animation prévus dans le programme.
Cette première édition régionale de la CAPE a permis de confirmer plusieurs choix d'organisation.
Le premier est celui d'un événement largement construit autour des échanges plutôt que de conférences descendantes. Les différents formats proposés (Bibliothèque de projets, Place des solutions, ateliers participatifs et temps informels) ont favorisé les discussions entre participant·es et permis de multiplier les rencontres tout au long de la journée.
Les retours d'expérience croisés ont permis de mettre en lumière la diversité des formes de coopération possibles et de confronter différents points de vue autour de problématiques communes.
Le questionnaire de satisfaction transmis après l'événement montre que les participant·es ont particulièrement apprécié :
Enfin, la diversité des profils présents (collectivités, État, partenaires institutionnels, ESS, tiers-lieux, porteur·ses de projets) a largement contribué à la richesse des discussions et à l'émergence de nouvelles pistes de coopération.
Comme tout événement de cette ampleur, cette première édition a nécessité plusieurs adaptations.
Dans les semaines précédant la rencontre, certain·es intervenant·es ont dû annuler leur participation. Plusieurs ateliers ont ainsi été réorganisés afin de maintenir une programmation cohérente. Lorsque cela était possible, des interventions à distance ont été mises en place grâce au format hybride prévu sur certains ateliers.
L'organisation sur quatre sites a également demandé une forte coordination logistique. Si la proximité des différents lieux a limité les temps de déplacement, elle impliquait néanmoins une signalétique claire, une bonne information des participant·es et une présence importante de l'équipe organisatrice pour orienter les flux tout au long de la journée.
Cette première édition a permis d'identifier plusieurs pistes d'amélioration qui pourront être réutilisées lors de futures CAPE.
L'une des principales remarques formulées concernait l'identification des participant·es. La mise à disposition de badges nominatifs, mentionnant également la structure de rattachement, aurait facilité les prises de contact et les échanges informels tout au long de la journée.
Il pourrait également être intéressant de prévoir davantage de temps entre certaines séquences afin de favoriser les discussions spontanées entre participant·es, qui se sont souvent poursuivies au-delà des créneaux prévus.
Enfin, la préparation de solutions de remplacement plus systématiques en cas de désistement d'intervenant·es permettrait de limiter les adaptations de dernière minute et de sécuriser davantage la programmation.
L’organisation de la CAPE a été prise en charge financièrement par le RTLGE avec un soutien financier de France Tiers Lieux à hauteur de 3000 euros TTC.
Dans le cadre de la signature d’une convention entre France Tiers Lieux et le CNFPT au national, le RTLGE a été invité à solliciter un soutien financier au CNFPT Grand Est. Ce dernier a dû décliner la proposition par manque de moyens mais a pu mettre en place un code de remboursement pour les agents de la fonction publique souhaitant se faire rembourser leur repas.
Les charges directes pour l’organisation de l’événement s’élèvent à 5000 euros environ, en dehors des charges de personnelles des organisateurs.
Il s’agit essentiellement des charges liées à la technique, à l’impression de la communication, aux repas et hébergements et des intervenant·es et animateur·ices.
Seule une intervention a été rémunérée pour un chercheur invité. Les autres interventions et animations ont été réalisées à titre gracieux en soutien à l’événement par des membres du RTLGE.
Idéalement, le RTLGE souhaite pouvoir à l’avenir rémunérer la préparation des animateur·ices en amont des tables rondes et ateliers et sur place, ainsi que leurs déplacements.
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