Pourquoi les cantines scolaires ne traitent pas les déchets de manière écoresponsable alors que d'autres y parviennent ?

De Movilab.org

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante : Pourquoi la gestion de certaines cantines scolaires n'est elle pas écoresponsable quand d'autres y parviennent ?




Notre dossier de production

{ (ne sautez pas cette ligne, c'est pour que vous puissiez voir le code)

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Notre vidéo




Notre article de Sustainable Performance

Pourquoi la gestion des cantines scolaires n’est-elle pas éco-responsable quand d’autres y parviennent ?


Aujourd'hui, les entreprises et organisations adoptent un mécanisme de pensée toujours plus tourné vers la compétitivité et l'écrasement de la concurrence. Le profit est souvent le but premier, parfois au détriment d'autres critères. Cependant, on observe actuellement une expansion du phénomène du développement durable. Ce facteur est devenu non-négligeable et prend continuellement de l'ampleur. Dans ce cadre, nous avons décidé de nous pencher sur le domaine des cantines scolaires et plus particulièrement sur la question de l'eco-responsabilité de ces dernières. En effet, comme nous l'explique notre reporter Charles Cagnac dans la vidéo, nous nous sommes demandés pourquoi la gestion de certaines cantines scolaires n'est-elle pas éco-responsable quand d'autres y parviennent ? Enquête que vous avez suivie par le biais de notre vidéo. Nous avons essayé d'apporter des éléments de réponse à un questionnement qui, selon nous, valait la peine d'être soulevé.

Rendons-nous du côté de Mouans-Sartoux, commune des Alpes-Maritimes d’environ 10 400 habitants. Cette petite ville aux aspects pourtant calme, cache un système innovant, qui a fortement attiré notre attention. C'est ce que nous explique Amandine Gabriel, en charge du projet. A chaque déjeuner, dans les trois écoles primaires de la commune, les jeunes élèves ont la chance de déguster un déjeuner pas comme les autres. Le repas est entièrement bio ! Le terme « bio » désigne un produit ou une denrée issue de l’agriculture biologique. Le mode de production agricole est naturel et n’utilise aucun produit chimique de synthèse comme les pesticides, les herbicides chimiques, les fertilisants artificiels ou les hormones de croissance. Seules des matières organiques naturelles recyclées et le principe de rotation des cultures sont utilisés. Les bienfaits de ce mode de culture ont été prouvés. Jusqu’à 24% des maladies dans le monde sont causées par des expositions environnementales et peuvent être évitées. Des interventions bien ciblées peuvent prévenir l’essentiel de ces risques liés à l’environnement, comme le montre un rapport rendu public par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce rapport estime en outre que plus de 33% des maladies qui touchent des enfants de moins de 5 ans sont causées par des expositions environnementales. Pour mettre en place ce projet, la mairie a préempté il y a maintenant trois ans plus de deux hectares de terres agricoles. Sur ces mêmes terres, ils cultivent quotidiennement la nourriture servie par la suite aux enfants. On observe que cette méthode de travail a porté ses fruits, et que les résultats sont plus que satisfaisants. Les enfants mangent des repas sains et apprennent d’où vient leur nourriture. Ainsi, c'est tout un cercle vertueux qui est mis en place. La mise en place bénéfique de ce projet ne s'arrête pas la. En effet, le questionnement sur un éventuel coût supérieur en rapport aux cantines « normales » est anéanti immédiatement. Et cela grâce à plusieurs points : compte tenu de la proximité des terres agricoles, les intermédiaires sont supprimés, ce qui réduit considérablement les frais d'acheminement. Par ailleurs les déchets sont pesés ce qui permet d'adapter les quantités aux assiettes, ce qui limite les rejets inutiles. Ainsi, les enfants ont accès à la nourriture à leur guise et les cantines s'habituent aux quantités demandées.

Les limites éventuelles de ce projet tiennent dans la variation des conditions météorologiques ainsi que dans l'adaptation du personnel par rapport aux nouvelles méthodes. Ces limites nous amènent à nous tourner vers le pourquoi de la non-expansion de ces pratiques. Certains peuvent être effrayés d'éventuelles pertes agricoles en raison d'intempéries ou ne pas trouver d'espaces suffisants pour mettre en place un fonctionnement similaire.

La raison principale tient peut-être au fait que les directeurs de cantines ne sont pas forcément décideurs, ce qui peut les bloquer quant à la prise d'initiatives ou de manque de financement. Cela nous est confirmé par Sylvie Bailley, adjointe au maire à Boulogne-Billancourt, qui nous explique que, malgré leur bonne volonté, les gérants n'ont pas forcément la liberté dont ils voudraient bénéficier. Nous avons pu prouver un point important grâce à cela. Cet exemple montre qu'il est possible de créer, produire et manger bio, le tout au même prix.

Mouans-Sartoux est un précurseur dans ce mode d’opération et a inspiré cinq autres communes qui semblent mener des politiques, si ce n’est similaires, au moins comparables, à celle de Mouans-Sartoux : Toulouse qui a une régie agricole, Ungersheim en Alsace, Andrézieux-Bouthéon en Rhône-Alpes, la Seyne-sur-Mer en région PACA et à Loos-en-Gobelle dans la région Pas-de-Calais. Une chose est sûre, la ville vient d'ouvrir une voie qu'il faut prendre au sérieux, une voie accessible malgré les efforts à fournir, une voie de développement à communiquer largement.


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