Le mouvement des locavores : comment satisfaire les besoins de la clientèle de façon durable, alors que la disponibilité des produits est limitée ? : Différence entre versions

De Movilab.org
(Notre article journalistique sur la problématique)
(Notre article journalistique sur la problématique)
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Ainsi, le développement du locavorisme soulève notamment la possibilité de nouveaux scandales alimentaires, en devenant un mouvement de grande ampleur. Mais il est difficile d’imaginer un essor spectaculaire du lovacorime. Les critiques à son encontre sont vives : consommer local ne signifie pas que le produit n’a pas été cultivé à l’aide d’engrais et de pesticides. Un produit non local mais bio s’avère alors de meilleure qualité. D’autres avancent que le locavorisme n’est qu’une mode éphémère, car ne consommer que deux ou trois légumes différents (en hiver par exemple) en découragera plus d’un. Il est vrai que les consommateurs doivent garder en tête que manger est aussi un plaisir.
 
Ainsi, le développement du locavorisme soulève notamment la possibilité de nouveaux scandales alimentaires, en devenant un mouvement de grande ampleur. Mais il est difficile d’imaginer un essor spectaculaire du lovacorime. Les critiques à son encontre sont vives : consommer local ne signifie pas que le produit n’a pas été cultivé à l’aide d’engrais et de pesticides. Un produit non local mais bio s’avère alors de meilleure qualité. D’autres avancent que le locavorisme n’est qu’une mode éphémère, car ne consommer que deux ou trois légumes différents (en hiver par exemple) en découragera plus d’un. Il est vrai que les consommateurs doivent garder en tête que manger est aussi un plaisir.
  
Sources :
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<u>Sources :</u>
 
* C. Desfemmes [http://www.gerbeaud.com/jardin/decouverte/locavores.php« Les locavores : manger local et de saison »]
 
* C. Desfemmes [http://www.gerbeaud.com/jardin/decouverte/locavores.php« Les locavores : manger local et de saison »]
 
* C. Sejournet, 2009 [http://www.femininbio.com/agir-green/actualites-et-nouveautes/les-locavores-rencontre-avec-anne-sophie-novel-61550« Les locavores : rencontre avec Anne-Sophie Novel »]
 
* C. Sejournet, 2009 [http://www.femininbio.com/agir-green/actualites-et-nouveautes/les-locavores-rencontre-avec-anne-sophie-novel-61550« Les locavores : rencontre avec Anne-Sophie Novel »]

Version du 25 novembre 2013 à 16:43

Présentation de notre problématique

La problématique que nous avons choisi de développer est la suivante :
Le mouvement des locavores : comment satisfaire les besoins de la clientèle de façon durable, alors que la disponibilité des produits est limitée ?

Afin de répondre au mieux à cette problématique, nous allons confronter l’idéologie du « ne manger que des produits locaux » face à la demande des consommateurs d’avoir toujours un large choix au moment des courses.

Les principales questions auxquelles nous tenteront de répondre seront : Comment faire face à la demande de variété et de choix des clients alors que la gamme de produits est restreinte par la zone géographique ? Comment s’opère la relation client dans ce système de distribution ? Quelles sont les techniques pour détourner le client des grandes surfaces ? Est-ce une relation satisfaisante et lucrative pour tous les intervenants de la chaine de valeur ?

Notre dossier de production

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Notre reportage



Nous tenons à remercier chaleureusement :

  • Amaury - ENVIES D'ICI
  • Laeticia - Cliente
  • Marie-Anne - LA FERME DES ANNEAUX

Merci à eux pour leur participation et leur temps consacré à notre projet.

Nous tenons également à remercier nos professeurs pour leur aide et leur soutien.

Notre article journalistique sur la problématique

Afin de répondre au mieux à notre problématique, nous allons confronter l’idéologie du « ne manger que des produits locaux » face à la demande des consommateurs d’avoir toujours un large choix au moment des courses. Les principales questions auxquelles nous tenteront de répondre seront : Comment faire face à la demande de variété et de choix des clients alors que la gamme de produits est restreinte par la zone géographique ? Comment s’opère la relation client dans ce système de distribution ? Quelles sont les techniques pour détourner le client des grandes surfaces ? Est-ce une relation satisfaisante et lucrative pour tous les intervenants de la chaine de valeur ?

Selon le New Oxford American Dictionary, un locavore est une « personne qui recherche de la nourriture produite localement ». La distance-limite habituellement associée au mouvement est la même que celle du défi lancé par Jessica Prentice, soit 100 miles (160 km). Défendu par de plus en plus de convaincus, le locavorisme est présenté comme une alternative aux conséquences négatives de la mondialisation. En privilégiant au maximum les produits locaux dans leur alimentation, les locavores contribuent ainsi à aider l’économie qui les entoure tout en diminuant leur empreinte carbone sur la planète. Et les locavores, ne sont pas justes des « écolos bobos », car depuis son arrivée en France en 2008, le locavorisme semble séduire de nombreux consommateurs tout simplement éclairés et avertis des enjeux du développement durable. Le locavorisme permet ainsi aux petits producteurs, aux coopératives de cultivateurs, aux AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et aux commerçants et artisans locaux de vivre et de résister à la concurrence. Ce mode de consommation permet d’aider au maintien de la diversité des paysages, des cultures et des écosystèmes. Enfin, qui dit local, dit aussi de saison, ce qui permet aux populations de profiter de produits frais et plus savoureux que lorsqu’ils sont cueillis et expédiés depuis des milliers de kilomètres ou cultivés sans soleil naturel par exemple.

A travers notre reportage, nous avons constaté que le locavorisme nécessitait une redéfinition du modèle d’offre et de demande traditionnel : il n’appartient plus aux fournisseurs de répondre aux besoins des consommateurs, ce sont ces derniers qui doivent s’adapter à l’offre disponible dans leurs régions. Cet aspect contraignant du locavorisme se contrebalance par la qualité des produits consommés et se justifie par ses enjeux écologiques et environnementaux évidents. Il permet également la création de nouveaux emplois dans la chaîne de valeur (effectuer le conditionnement d’épices dans la région permet de considérer ce produit comme local).

Ce système remet en cause la mondialisation même, il permet le soutien au développement de sa propre région plutôt qu’aux autres pays. A grande échelle, il pourrait même engendrer une réduction de la production de certains produits, voire le recul de certains pays en développement (diminution de la consommation de fruits exotiques par exemple), si bien que le locavorisme peut être considéré comme un retour en arrière de la société. En période de crise, d’insécurité, consommer local signifie entre autre se replier sur soi, revenir aux traditions rassure. Nous pouvons donc nous demander si cette absence de certains produits, devenus courants dans notre mode de consommation, ne va pas motiver les producteurs à se lancer dans la production de nouvelles variétés non adaptées à leur environnement. Les enseignes de la grande distribution pourraient également se lancer dans la commercialisation de produits dits locaux à plus bas prix, dont l’origine ne serait pas forcément locale. Ainsi, le développement du locavorisme soulève notamment la possibilité de nouveaux scandales alimentaires, en devenant un mouvement de grande ampleur. Mais il est difficile d’imaginer un essor spectaculaire du lovacorime. Les critiques à son encontre sont vives : consommer local ne signifie pas que le produit n’a pas été cultivé à l’aide d’engrais et de pesticides. Un produit non local mais bio s’avère alors de meilleure qualité. D’autres avancent que le locavorisme n’est qu’une mode éphémère, car ne consommer que deux ou trois légumes différents (en hiver par exemple) en découragera plus d’un. Il est vrai que les consommateurs doivent garder en tête que manger est aussi un plaisir.

Sources :

Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

A développer lors de l'amphi de clôture - due date : cet exercice sera réalisé lors de l'amphi de clôture