L'épicerie du square de Mouans-Sartoux

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L'épicerie du square de Mouans-Sartoux
EpicerieSoc.jpg
Adresse: Square de la Poste
Ville: Mouans-Sartoux
Département: Alpes-Maritime (06)
Région: PACA
Site internet: www.mouans-sartoux.net


L’épicerie du square : une structure innovante et réplicable

L'épicerie du Square

Sur le principe du partage, de la convivialité et de la solidarité, l'Epicerie du Square est une petite surface alimentaire actuellement ouverte deux-demi journées par semaine où il est possible de faire ses courses à prix réduits. Chaque produit acheté est ainsi disponible avec une réduction de 70 à 90 % par rapport au prix du marché. Pour y adhérer, il faut résider à Mouans-Sartoux et répondre à certaines conditions de ressources.

L'histoire vue par les acteurs liés à l'épicerie du Square

Joëlle Oddo, Directrice du CCAS

Joëlle Oddo, directrice du CCAS depuis 30 ans, est une personnalité très importante pour les actions sociales de la commune. Avant la création de l'épicerie, et pendant plus de 20 ans, les Mouansois en situation délicate ont eu accès à des bons alimentaires leur permettant d’aller faire des courses au magasin Casino situé dans le village (bons d’une valeur de 20 à 50 euros). Ce système a fonctionné pendant de nombreuses années et les bénéficiaires étaient accompagnés par une assistante sociale. Néanmoins, pour l’équipe du CCAS, la démarche n’était pas assez complète, et ce pour deux raisons :

  • Le système de bons n'offrait pas de programme global accompagnement des bénéficiaires
  • Stigmatisation possibles des bénéficiaires maintenu dans une condition d'assistance sans contrepartie : les bons étaient en effet donnés sous forme de dons sans contre partie. Il n'y avait donc pas d'objectif pédagogique lié à cette action.

Aurore Philippe, gérante de l’épicerie sociale, Monique, Robert et Cristelle

Aurore Philippe gère l’épicerie du square depuis son ouverture en mars 2010. Durant la première année, Aurore et deux bénévoles présents 2 demi-journées/semaine géraient la prise en charge des adhérents (dossier, sélection des adhérents, explication du programme, suivi), le démarchage des établissements pouvant faire des dons à l’épicerie sociale, l’approvisionnement à partir des différentes sources « fournisseurs/donneurs », la création, l’organisation voire l’animation d’ateliers collectifs en faveur des adhérents. Depuis le 1er janvier 2012, une ancienne bénévole a été embauchée au service du CCAS afin de soutenir Aurore à temps complet sur l’activité de l’épicerie du square. Ce nouveau poste va permettre à Aurore de mettre en place des actions stratégiques sur les points de faiblesses de l’épicerie comme les sources de dons (peu nombreuses mais pourtant génératrices de 50% des produits distribués par l’épicerie).

A partir du 1er février 2012, Monique, bénévole depuis l’ouverture de l’épicerie, vient en soutien au poste de CESF. Elle est embauchée, via un contrat aidé, à temps complet au sein du CCAS. Ses missions seront réparties entre l’épicerie sociale et d’autres services du CCAS. Deux fois par mois, deux bénévoles supplémentaires nous viennent en aide pour l’approvisionnement auprès de la Banque Alimentaire. Robert (bénévole) et Cristelle (aide à domicile) continuent d’accomplir avec assiduité leurs tâches, qui sont respectivement la collecte des dons à Carrefour Market et l’approvisionnement à Auchan et/ou Métro en plus de l’entretien des locaux.

L’équipe municipale

L’équipe municipale de Mouans-Sartoux a toujours activement soutenu le projet de l’épicerie sociale. En effet, comme pour tous les projets de la commune, il y a une forte volonté de proposer des services de proximité et réellement individualisés pour les administrés. C’est dans cette optique que le projet de l’épicerie du square a été élaboré. Après avoir réalisé un benchmarking des solutions proposées dans la région (à Nice par exemple), Joëlle Oddo et son équipe se sont rendu compte qu’aucune des initiatives présentes sur le territoire ne correspondaient à ce que le CCAS recherchait. Le montage du projet a donc pris 3 ans mais répond en tout point à la volonté de Mouans-Sartoux. L’essence même du projet tourne autour de quelques idées clés généralisables à l’ensemble des initiatives de la commune :

  • La centralité : l’épicerie est au cœur du centre ville comme tous les projets culturels (médiathèque, Musée d’art concret…), la vie associative, etc. Mouans-Sartoux a toujours pris le parti d’intégrer les personnes en difficultés sociales ou les infrastructures sociales au centre de la ville. La volonté de la mairie d’intégrer la communauté harki en centre ville en est un parfait exemple. Par conséquent, la centralité de l’épicerie est un facteur d’intégration car il permet aux bénéficiaires de créer du lien social et de retrouver une vie sociale en sortant de chez eux et en croisant d’autres habitants.
  • Surtout ne pas marginaliser ou stigmatiser les personnes en difficultés : pour ce faire, deux points d'attention ont été mis en oeuvre :
    • Le choix volontairement commun du nom de « l’épicerie du square » : il y a eu une grande réflexion lors de la mise en place du projet car les structures sociales, (rien que) par leur nom, peuvent exclure une partie du public concerné qui souvent se sent exclu et honteux de sa situation et à donc des difficultés à se tourner vers les services sociaux. C’est pourquoi, le choix du nom d’épicerie du square a été important et que les mots « cœur », « solidarité », « sociale », « aide »… ont été bannis pour l’appellation de l’épicerie et ainsi éviter toute stigmatisation du concept.
    • L’utilisation de monnaie conventionnelle et non pas des bons alimentaires : le fait d’avoir accès à un crédit de 8€/semaine permet d’obtenir un avantage évident pour les bénéficiaires tout en restant dans le système de l’économie conventionnelle (euros). Ce système fonctionne très bien
  • L’autonomisation, la confiance en soi et le lien social : le programme du CCAS a pour objectif d’aider les bénéficiaires sans les assister. Des objectifs sont fixés à la signature d’un contrat entre le centre et le bénéficiaire (payer le retard des factures par exemple) et ce dernier doit ensuite réaliser différents entretiens avec le centre au cours de la période afin de faire le point sur sa situation. En outre, la participation à des ateliers (cuisine, conférence sur les économies d’énergie) font partie du contrat. Ils permettent aux bénéficiaires de discuter mais aussi d’être sensibilisés et d’acquérir des connaissances sur des sujets donnés, de créer un lien social pour beaucoup fortement étiolé, de redonner confiance. Ces bénéficiaires ayant tous des compétences dans des domaines différents et, pour la majorité d’entre eux, n’ayant pas d’emplois, peuvent mettre en valeur leurs compétences.

Le fonctionnement de l’épicerie en quelques mots

La particularité juridique du CCAS

L'épicerie du Square étant "hébergée" au sein du CCAS, l’achat des denrées alimentaires doit suivre une procédure bien particulière : celle du mandat public. Sous le contrôle du trésorier, le CCAS livre un mandat public aux créditeurs. C’est une dette qui sera recouverte par le trésorier. Ce système a l’avantage de réduire très significativement les risques de corruption, et par la même occasion de garantir le bon usage des deniers publics.

Quelle est la durée de l'accès à l'épicerie du Square ?

La possibilité de fréquenter l'épicerie est offerte aux bénéficiaires pour une durée de 3 mois, renouvelable une fois durant l’année. Les termes du contrat énoncent différentes obligations, comme celle de se rendre à des ateliers, des présentations ou encore de remplir des objectifs préalablement fixés.

Les critères d'éligibilité pour devenir bénéficiaire

Les critères conditionnant l'accès à l'épicerie du Square sont simples et limités. Il faut ainsi :

  • Etre habitant de Mouans-Sartoux
  • Vivre avec 6€/jour/personne
  • Etre en situation de retard de paiement de facture

Les bénéficiaires

Les bénéficiaires actuellement utilisateurs de l'épicerie présentent des profils variés : des personnes sans emploi, des actifs en difficulté financière et des personnes âgées. L’accompagnement est individualisé mais selon les profils, certaines caractéristiques peuvent être mises en avant par profil :

  • Retraités : connaissance du territoire, expériences diverses, compétences spécifiques (cuisine...) + temps à disposition ;
  • Actifs en difficulté financière : peu de temps à disposition mais compétences selon leur domaine d’activité ;
  • Personnes sans emploi : temps à disposition + compétences spécifiques

61 familles ont bénéficié de l’épicerie sociale en 2011.

Typologie sociale des adhérents


Composition des foyers bénéficiaires
Nb.
%
Personnes seules sans enfant
28
46%
Personnes seules avec enfant(s)
17
28%
Au moins deux adultes sans enfant
7
10%
Au moins deux adultes avec enfant(s)
9
16%
Foyers inscrits
61
100%
Nombre total de personnes au sein de ces foyers
131
Nombre moyen de bénéficiaires par foyer
2,1
Répartition des bénéficiaires par âge
Nb.
%
0-3 ans
22
17%
4-14 ans
29
22%
15-25 ans
11
8%
26-59 ans
60
46%
60 ans et plus
9
7%
Répartition des bénéficiaires par genre
Nb.
%
Hommes
56
43%
Femmes
75
57%

Au total, ce sont 131 personnes aidées au cours de l’année. Les personnes seules, sans enfant, sont majoritaires, notamment les femmes âgées en moyenne de 45 ans.La principale problématique des familles accompagnées demeure l’absence d’emploi ; elle touche la moitié des bénéficiaires et engendre une situation financière très précaire. Au cours du dernier trimestre de l’année, il s’est multiplié des inscriptions de « travailleurs pauvres », de personnes en cours de diminution d’indemnisation voir de radiation du pôle emploi.

Que peuvent acheter les bénéficiaires à l'épicerie ?

Répartition des produits distribués en 2011

Le bénéficiaire a la possibilité d’acheter des produits pour un montant maximum de 8€/semaine (+ 2€ par personne supplémentaire dans le ménage) des denrées alimentaires. Ce montant hebdomadaire permet d’acheter des produits allant de 10% à 30% de leur valeur réelle en magasin classique. Une fois le seuil dépassé, il n’est plus possible pour le bénéficiaire d’acheter des produits dans cette structure.






Indicateur de fréquentation

Nombre de passages par foyers par mois

L’épicerie est ouverte aux achats 2 demi-journées par semaine. En raison d’un approvisionnement en produits frais conséquents et à date de consommation courte, l’épicerie est ouverte les lundis de 13h 30 à 16h 30 et les jeudis de 9 h à 12h. En dehors de ses créneaux « achats », l’épicerie est ouverte pour les ateliers.

L'épicerie comptabilise en 2011 une fréquentation moyenne de 17 bénéficiaires par demi-journée d’ouverture (Période de fermeture décomptée). En raison d’une augmentation des inscriptions en fin d’année, les mois de novembre et décembre ont connu des records de fréquentation.

Le temps de présence à l’épicerie lors des créneaux achats est en moyenne de 11 minutes, ce qui est trop peu :

  • 1/3 des adhérents y effectuent uniquement leurs courses
  • 2/3 des adhérents prennent plus de temps et associent courses, temps de convivialité et d’échanges.

Ces données mettent en évidence l’importance de conserver des temps d’écoute pour les bénéficiaires et d’envisager, si la fréquentation augmente au cours de l’année 2012, ouvrir une demi-journée supplémentaire.


Indicateurs généraux de fréquentation 2011
* 61 foyers inscrits
* 131 bénéficiaires inscrits
* 693 passages en caisse


L'accompagnement

Un accompagnement social est réalisé tout au long du parcours au sein de l’épicerie sociale, qui s’adapte selon le profil des bénéficiaires. A chaque passage à l’épicerie, des temps d’échanges sont consacrés aux adhérents. Ils permettent de prendre connaissance de l’évolution de la situation et d’apporter des conseils à chaque bénéficiaire. La plupart des personnes inscrites sont suivies par les assistantes sociales, ce qui permet aussi, d’accélérer des sorties positives. Des bilans de fin de parcours sont réalisés. Cependant, ils sont souvent effectués lors des demandes de renouvellement, et emprunts d’intérêt pour certains bénéficiaires. Le parcours de trois mois à l’épicerie est généralement renouvelé suite à une réévaluation de la situation.

Pour l’année 2011, on dénombre sur les 61 bénéficiaires de l’épicerie sociale :

  • 30 sorties du dispositif dont :
    • un décès
    • 7 dossiers peu actifs (personnes qui se sont présentées quelques fois à l’épicerie)
    • 8 dossiers non renouvelés : parcours de trois mois uniquement non renouvelé suite à une meilleure situation financière ou un comportement non compatible avec le règlement intérieur de l’épicerie.
  • 11 sorties positives après six mois de parcours : situation financière améliorée, reprise d’emploi ou déménagement.
  • 3 sorties (parcours de six mois) en attente d’un renouvellement par la commission
  • 31 dossiers sont donc actifs fin 2011.

Les fournisseurs

Répartition des approvisionnements par fournisseurs

En volume, les dons représentent 50% des produits distribués. Ils sont seulement issus de quelques sources : deux grandes surfaces et un agriculteur. Le reste des denrées est acheté par Aurore dans l’enseigne Métro. Plus spécifiquement, les fournisseurs pour l'année 2011 ont été les suivants :

  • Dons Carrefour Market : ils sont de plus en plus importants et diversifiés. Ils ont couvert pour 2011 la totalité des besoins en produits frais et permettent d’approvisionner le rayon viennoiserie de moitié chaque semaine.
  • Banque alimentaire : tous produits alimentaires confondus
  • Vidal : Légumes
  • Metro : Œufs, papiers hygiéniques, fruits prioritairement
  • Auchan : Produits d’hygiènes
  • Collecte : essentiellement des conserves, produits épicerie sèche - Une collecte a été organisée par les écoles primaires de la commune et a permis de collecter plus de 350 kg de produits alimentaires. Deux collectes ont également été organisées par le Lion’s Club, en partenariat avec le Supermarché Casino, et ont permis à l’épicerie d’acquérir des produits variés en grande quantité. Finalement, larégie agricole municipale a offert des salades l'été 2011 ainsi que des blettes courant octobre.

La partie "don" du fonctionnement de l’épicerie, de part son importance volumétrique est essentielle pour son activité. La faible diversification des sources laisse entrevoir un point de faiblesse du fonctionnement de l'épicerie. En effet, si par un changement de politique interne, les dons des grandes surfaces devaient cesser, cela pourrait alors mettre en péril l’épicerie. La sécurisation des dons par une "boucle de solidarité locale" (relocalisation des sources d'approvisionnement) permettrait de mettre en place un nouvel écosystème dans lequel Mouans-Sartoux serait en partie indépendant de sources externes uniques.

Dans une perspective de sécurisation des approvisionnements, les questions suivantes peuvent être posées :

  • Comment développer un circuit local sécurisé et diversifié afin d’assurer l’approvisionnement régulier de l’épicerie et d’impliquer la population dans ce projet ?
  • Par ailleurs, nous savons qu’il y a un potentiel au niveau des commerces mais aussi des habitants qui cultivent leur potager et peuvent avoir éventuellement trop de fruits et légumes par exemple ! Comment repérer ces acteurs ?
  • Comment ensuite mettre ces acteurs en lien et quels pourraient être les avantages directs ou indirects de cette démarche ?

Animateurs de conférences et ateliers

Depuis mai 2011 (données sur l'année 2011), l’épicerie sociale a mené un certain nombre d’actions éducatives, notamment sur deux thématiques : la cuisine et la gestion du budget. Elle a également confié à un prestataire extérieur un atelier sur l'apprentissage d'éco-gestes au quotidien.

  • Les ateliers « cuisine » : Ces ateliers sont la plupart du temps menés au profit d’une association ou d’une manifestation organisée sur la commune (Marché de Noël du Secours Catholique, Spectacle « Noël pour Tous » de l’OMAJ). Ce principe de fonctionnement rend les ateliers plus attractifs et augmente le nombre de participant (en moyenne 5 par atelier). Les ateliers « cuisine » se déroulent une fois par mois. Au total, ce sont 8 ateliers menés en 2011.
  • Les ateliers « gestion du budget » : sur 2011, deux ateliers ont été menés autour des économies et de la gestion du budget, avec en moyenne six participants par atelier.
  • L’atelier « Apprendre des Eco-Gestes au quotidien », animé avec Rémi Dumoulin de l’association Planète Energie à Grasse, fut une réussite. Ce type d’atelier, mené avec un partenaire extérieur, semble plus ludique et donne une plus value aux actions éducatives. Cette expérimentation sera reconduite chaque trimestre.

L'épicerie encourage également ses adhérents à participer à des ateliers annexes organisés par d'autres structures. Ainsi, tris bénéficiaires de l’épicerie suivent régulièrement les cours d’alphabétisation assurés par l’Espace Activités Emploi.

Dans un souci d'insertion de ses publics, l'épicerie développe également les initiatives suivantes :

  • Tous les adhérents ont été conviés au spectacle organisé par l’OMAJ, le 16 décembre 2011 et ont pu bénéficier de cadeaux de Noël pour les enfants.
  • Des places de cinéma, offertes par l’association « Lumières des Toiles », ont été également distribuées avant les fêtes de fin d’année.

Bilan et perspectives d’orientation de l’épicerie du square

Le bilan de l’année 2011 est une source d’information précieuse. Les résultats qui y sont présentés permettent de comprendre plus précisément les étapes successives à mettre en place pour créer une telle structure, ainsi que les acteurs engagés dans le processus. Au cours de l’année dernière, l’épicerie du square à apporter son soutient à 61 foyers. Le public d’adhérents se répartit de la manière suivante :

  • Près de la moitié des adhérents ayant suivi ou suivant le programme mis en place par le CCAS sont en recherche d’emploi, 19% sont des salariés et 12% sont des retraités.
  • 46% des bénéficiaires étaient des personnes seules sans enfant.

L’accompagnement proposé par l’épicerie répond donc à :

  • Une précarité financière
  • Un soutien à un public sans emploi
  • Un soutien à un public potentiellement dans la solitude 50% du temps

D’autres données issues du bilan de la première année de fonctionnement montrent que le temps de présence à l’épicerie lors des créneaux achats est en moyenne de 11 minutes. Pour l’équipe gérant l’épicerie, c’est trop peu : 1/3 des adhérents y effectuent uniquement leurs courses alors que 2/3 des adhérents prennent plus de temps et associent courses, temps de convivialité et d’échanges. Ceci met en évidence l’importance de conserver des temps d’écoute pour les bénéficiaires et d’envisager, si la fréquentation augmente au cours de l’année 2012, d’ouvrir une demi-journée supplémentaire. En effet, l’objectif du programme de l’épicerie solidaire va beaucoup plus loin que de la distribution de denrées alimentaires. Le souhait est d’avoir un accompagnement complet permettant aux bénéficiaires d’être soutenu dans une période financière difficile mais également d’être génératrice de lien social et idéalement de permettre aux personnes sans emplois (49% du public) de se réinsérer dans la vie professionnelle.

Rappelons que les orientations de développement de l’épicerie à court et moyens termes vont dans ce sens :

  • Développement d’actions éducatives en partenariat et/ou à vocation sociale
  • Poursuivre l’implication des partenaires culturels auprès des bénéficiaires de l’épicerie
  • Poursuivre la recherche de partenaire, notamment au niveau des dons alimentaires
  • Envisager des actions éducatives ou projets divers avec davantage de mixité sociale

A court terme :

  • Mener une enquête de satisfaction auprès des bénéficiaires (une 1ère enquête a déjà été effectuée en mai 2011)
  • Réaliser un livret adhérent afin d’avoir plus de lisibilité dans l’accompagnement social
  • Poursuivre le développement d’actions éducatives en partenariat et/ou à vocation sociale : en cours action sur le thème de la santé – projet autour de la journée internationale de la femme – mise en place d’actions d’échanges de savoirs avec l’OMAJ (Office Mouansois d'Action pour la Jeunesse).

A moyen terme :

  • Poursuivre l’implication des partenaires culturels auprès des bénéficiaires de l’épicerie (voir avec les différentes structures sur la commune et ses alentours)
  • Poursuivre la recherche de partenaires, notamment au niveau des dons alimentaires
  • Envisager des actions éducatives ou projets divers avec davantage de mixité sociale
  • Envisager un changement de local, l’actuel étant trop petit