Présentation de notre problématique

Dans le contexte économique actuel, nous avons pu constater que toute l’infrastructure industrielle fondée sur le pétrole et les autres énergies fossiles vieillit et montre de grandes limites.

En juillet 2008, le cours du pétrole sur le marché mondial était d’une valeur de 147 dollars le baril. Deux mois plus tard, le monde est entré en crise. L'économie s'est subitement ralentie parce que l'essentiel de notre civilisation repose sur le carbone, sous les formes les plus diverses, des fertilisants aux transports, en passant par tout ce que produit l'industrie pétrochimique et qui meuble nos maisons, nos bureaux, nos voitures, ou aménage nos loisirs.

Donc, chaque fois que nous essaierons de faire croître l'économie au même rythme qu'avant 2008, les prix de l'énergie recommenceront à augmenter, entraînant à leur suite tous les autres prix et le mouvement retombera comme un soufflé. De plus, le changement climatique qu’a déclenché l’activité industrielle fondée sur les combustions fossiles est inquiétant et nécessite des actions.

Les industries énergivores qui ont été créées suite à la deuxième révolution industrielle jouent un rôle crucial dans la stimulation de la croissance et de l’emploi en Europe et partout dans le monde, mais de fortes politiques économiques et climatiques peuvent miner leur productivité. L’envolée des prix de l’énergie relance les efforts de l’industrie pour réduire sa consommation énergétique et de recourir à de nouvelles technologies plus propres et abordables permettant une production plus durable à un prix compétitif.

C'est en cela que nous avons pu aborder la problématique suivante :

Les systèmes de clusters énergétiques approvisionnés par des énergies durables: un modèle viable ou une utopie pour les entreprises énergivores?

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Learning log : quels sont nos apprentissages lors de ce cours ?

Les systèmes de clusters énergétiques approvisionnés par des énergies durables: un modèle viable ou une utopie pour les entreprises énergivores ?

Dans le contexte économique actuel, nous avons pu constater que l’infrastructure industrielle fondée sur le pétrole et les énergies fossiles vieillit et montre de grandes limites. Les industries énergivores créées suite de la deuxième révolution industrielle jouent un rôle crucial dans la stimulation de la croissance et de l’emploi en Europe et partout dans le monde. Cependant, l’envolée des prix des énergies fossiles relance les efforts des industries à réduire leur consommation énergétique et à recourir à de nouvelles technologies plus propres et abordables permettant une production plus durable à un prix compétitif. De plus, de fortes politiques économiques et climatiques, notamment la Directive Européenne de 2009, ont introduit des objectifs juridiquement contraignants en terme d’énergie renouvelables à l’ensemble des Etats membres de l’Union Européenne.

Néanmoins, l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique des industries énergivores est une action coûteuse qui exige un réel temps d’adaptation aux infrastructures industrielles déjà existantes. Bien que les centres R&D européens soient très performants en terme d’innovation énergétique, il semblerait que le tempo de la recherche soit plus rapide que la mise en application de ces technologies par les industries. En effet, l’investissement financier que requiert l’industrialisation de ces innovations constitue le principal frein des entrepreneurs face à cette transition énergétique. Aujourd’hui, les industries énergivores européennes se trouvent donc dans une situation délicate : obéir à des directives gouvernementales onéreuses tout en faisant face à une concurrence des pays à bas coûts.

Cependant, d’après les estimations, le coût de l’inaction face au changement climatique serait largement supérieur, d’ici 2050, aux investissements nécessaires à cette transition, lesquels seraient en effet compensés par les économies liées à la réduction de la facture énergétique. De plus, ce pari économique est soutenu par l’engagement des Etats à accompagner les industries dans leur démarche de transition, en débloquant des fonds, en accordant des prêts et des crédits d’impôts ou encore par des incitations fiscales. D’autre part, des établissements publics, comme l’ADEME en France, participe à la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’énergie, en soutenant financièrement les entreprises sous forme de subventions.

La Troisième révolution industrielle naît d’une convergence des technologies de la communication et des énergies renouvelables. L’échange d’énergie sera rendu possible grâce à une communication distribuée et bidirectionnelle d’une constellation de microcentrales. Ces dernières peuvent être définies par des installations telles que des panneaux photovoltaïques sur le toit des entreprises ou des mini-centrales éoliennes, ou d’autres énergies comme la géothermie. Cela peut résumer ce que l’on appelle dans le mouvement de la TRI le concept de la Smart-Grid. De plus, il est important pour les entreprises consommatrices d’énergie de trouver des complémentarités et de profiter dans un premier temps d’une proximité territoriale pour s’échanger les ressources énergétiques afin de réduire la facture électrique finale. Pour créer un modèle viable, les entreprises énergivores devraient donc produire un mix énergétique en synergie avec les systèmes de communication distribuée pour équilibrer leur consommation et la revente de l’énergie en surplus à d’autres industries en besoin.

Par ailleurs, afin de maintenir sa compétitivité, l’Allemagne, prépare la 4ème Révolution Industrielle avec la mise en place d’un grand projet stratégique, « l’industrie 4.0 », consistant à modifier le processus industriel en y intégrant les technologies numériques. Ce grand projet va de pair avec les modèles énergétiques établis par la 3ème Révolution Industrielle et résulte également d’une volonté de répondre aux problématiques actuelles de la gestion des ressources et de l’énergie. Dès lors, les bouquets énergétiques durables constituent un véritable enjeu pour la viabilité de ces futures usines européennes dites « intelligentes ».

En conclusion, nous pouvons donc affirmer que les systèmes de cluster énergétiques approvisionnés par des énergies renouvelables constituent un modèle viable pour les industries énergivores sur le long terme en réduisant leur facture énergétiques et en soutenant leur compétitivité, grâce à l’innovation et à la complémentarité des industries.

Ainsi, dans cette optique, on peut se demander si le caractère collaboratif de la TRI, permettant l’échange des ressources énergétiques entre les industries du fait d’une proximité territoriale, peut dépasser les frontières et s’étendre ainsi à une échelle continentale.


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