Villes Libres et Open Source

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Sommaire

Pourquoi cette page ?

Ville intelligente appelée aussi smart city ou tout simplement ville (ultra) connectée, voici quelques une des nominations de ce que sera notre quotidien demain. La question qu'aujourd'hui tout le monde se pose : "pour être réellement intelligente, la ville doit-elle être absolument connectée à tout et tout le temps ?"


Vision de la Smart City selon des industriels comme Véolia et Bouygues Immobilier




2 approches différentes à découvrir grâce aux conférences Tedx de Stephane Roche et Isam Shahrour



Intention

En 2013 nous créions la page comment fabriquer des biens communs en open source ?, 3 ans plus tard il nous semble primordiale de se poser quelques questions autour de l'objet ou du service connecté à la ville open source (ou pas) ?

Il ne s'agit donc toujours pas ici d'open source au sens informatique du terme mais de sa transposition philosophique des codes, des règles, des méthodes et des modèles économiques propres au monde du logiciel libre appliqué à la gouvernance et au fonctionnement d'une ville.

L'objectif de cette page est d'offrir une veille actualisée et documentée d'où nous en sommes du concept de la ville libre et open source.


Vidéo réalisée par PublicCode.eu pour expliquer la transposition du logiciel libre à l'ensemble des infrastructures d'une ville


Contexte(s) particulier(s) :


Questions

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Philosophiques et sociologiques

  • Est-ce l'assemblage des actions spontanées dans une ville partagés en open source qui en font une ville open source ou le fait que la ville décide de s'organiser sur des processus et méthodologies open source tant pour sa gouvernance que son fonctionnement ?
  • Dans une ville open source, qui produit ? qui bénéficie ? qui paie ? et surtout qui contribue... vraiment ?
  • "Où et comment naissent les interactions de confiance ?"


Économiques

  • Peut on transposer la logique, les méthodes, les processus, les outils et les modèles économiques de l'open source à la ville ?
  • Celle ci peut elle être vue, pensée et conçu comme un logiciel open source ?
  • Existe t-il de telles initiatives en France et dans le monde ?
  • Quels sont les éléments qui faciliteraient cette démarche ?
  • Quels en seraient les freins et les obstacles ?


Technologiques

  • La ville "objets connectés" peut elle ou est elle déjà un ordinateur connecté ? à qui ? à quoi ? comment ça marche ?
  • La Blockchain est elle la solution miracle ?


Définitions

Comment définir au XXIème siècle une ville libre et open source ? Si la question semble techniquement simple, elle devient bien plus complexe lorsque nous l'abordons dans un axe sociologique voir anthropologique.


Ville

Une ville est un milieu physique — le milieu urbain — où se concentre une forte population humaine, et dont l'espace est aménagé pour faciliter et concentrer ses activités : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture, etc. Les principes qui régissent la structure et l'organisation de la ville sont étudiés par la sociologie urbaine, l'urbanisme ou encore l'économie urbaine.

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Ville intelligente

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L'expression « ville intelligente », traduction de l'anglais smart city, désigne une ville utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) pour « améliorer » la qualité des services urbains ou encore réduire ses coûts. Ce concept émergent — dont les acceptions sont mouvantes en français — désigne un type de développement urbain apte à répondre à l'évolution ou l'émergence des besoins des institutions, des entreprises et des citoyens, tant sur le plan économique, social, qu'environnemental.

Une ville peut être qualifiée d’« intelligente » quand les investissements en capitaux humains, sociaux, en infrastructures d'énergie (électricité, gaz), de flux (humains, matériels, d'information) alimentent un développement économique durable ainsi qu’une qualité de vie élevée, avec une gestion avisée des ressources naturelles, au moyen d'une gouvernance participative et d'une utilisation efficiente et intégrée des TIC. Une ville intelligente serait capable de mettre en œuvre une gestion des infrastructures (d’eau, d'énergies, d'information et de télécommunications, de transports, de services d’urgence, d'équipements publics, de bâtiments, de gestion et tri des déchets, etc.) communicantes, adaptables, durables et plus efficaces, automatisées pour améliorer la qualité de vie des citoyens, dans le respect de l'environnement.

Outre les habitants et usagers, les parties prenantes sont les collectivités, urbanistes et administrations concernés par l'aménagement du territoire et des villes, et pour le secteur privé les industriels des secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des réseaux télécoms et infrastructures, les constructeurs intervenant sur l’équipement matériel des villes intelligentes, les intégrateurs et SSII, les éditeurs, fournisseurs de logiciels propres aux compétences des organismes locaux et les sociétés de conseil.

Ce thème est un concept de marketing parfois utilisé par des sociétés commerciales et des villes, y compris qui n'en traitent qu'un des aspects, alors que la ville ou le territoire intelligent ont toujours un caractère multidimensionnel en termes d’acteurs, de domaines ciblés et de briques technologiques. Il est repris par certaines campagnes électorales.

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Logiciel libre

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Qu'est-ce qu'un « Logiciel Libre » ?, projet GNU, Free Software Foundation

Un logiciel libre est un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement. Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l'utilisateur et la possibilité de partage entre individus.

Ces droits peuvent être simplement disponibles (cas du domaine public) ou bien établis par une licence, dite « libre », basée sur le droit d'auteur. Les « licences copyleft » garantissent le maintien de ces droits aux utilisateurs même pour les travaux dérivés.

Les logiciels libres constituent une alternative à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de « propriétaires » ou de « privateurs »Note 1. Ces derniers sont alors considérés par une partie de la communauté du logiciel libre comme étant l'instrument d'un pouvoir injuste, en permettant au développeur de contrôler l'utilisateur.

Aujourd'hui, un logiciel est considéré comme libre, au sens de la Free Software Foundation, s'il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3) :

  1. la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ;
  2. la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ;
  3. la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
  4. la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.

L'accès au code source est une condition d'exercice des libertés 1 et 3.


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Le libre expliqué en vidéo par le Youtubeur Jau et Richard Stallman l'inventeur du logiciel libre


Open Source

Open-source-artwork.jpg

La désignation open source, ou « code source ouvert », s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, c'est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d'accès au code source et de création de travaux dérivés. Mis à la disposition du grand public, ce code source est généralement le résultat d'une collaboration entre programmeurs.

L’open source a déjà investi tous les grands domaines du système d’information des administrations françaises : environnements serveurs, domaines applicatifs, outils d’ingénierie, solutions de réseaux et sécurité. Les solutions open source sont désormais au même rang que les solutions propriétaires dans le paysage des logiciels du secteur public. Les décideurs effectuent d’ailleurs de plus en plus leur choix à partir d’un jugement éclairé, en comparant systématiquement solutions propriétaires et solution libres.

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L'open source appliqué au système d'exploitation Gnu/Linux

L'open source appliqué à l'agriculture avec Open Source Ecologie


L'open source appliqué aux logiciels

L'open source appliqué aux matériels


Open Source pluriel

Le concept de l'OpenSourceS pluriel naît de la réunion du patrimoine immatériel commun issu des technologies du numérique et du patrimoine matériel commun que sont les outils de production et les matériaux de seconde vie. Suivant l'idée du développement d'un patrimoine informationnel commun permettant la transmission des savoirs et l'optimisation du cycle de vie des matières, l'Open SourceS est un gage de durabilité comme rempart à l'entropie.


Patrimoine commun vers un open source pluriel - OSs.jpg


AbeillePollen32px.png Principe du Libre et de l'Open Source pour Movilab

Travail en cours : Gnu/Linux des Tiers Lieux

Témoignages de Yoann Duriaux en 2012 à Saint-Etienne lors de l'événement Territoire en Transition et des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre en 2014 à Montpellier.

"Pourquoi et comment nous pourrions ouvrir nos villes en open source ?"

Présentation du projet Gnu/Linux des Tiers Lieux à la communauté libriste.


Ma définition d'une ville Libre

  • Une ville que l'on peut utiliser et où l'on peut circuler librement,
  • Une ville que l'on peut étudier et que l'on peut comprendre,
  • Une ville que l'on peut modifier et donc interagir avec elle,
  • Une ville que l'on peut (re)construire et améliorer en permanence.


Ma définition d'une ville Open Source

  • Des infrastructures et des services que l'on peut utiliser avec confiance,
  • Des services et des outils que l'on peut étudier et comprendre le fonctionnement.


Pages Movilab liées

* Médiation numérique à l'internet des objets
* Comment fabriquer des biens communs en open source ?
* Arbre des documentations

Les principes qui suivent sont tirés de ceux du libre et fondent l’économie du don – ainsi que l’éthique de la collaboration (les puristes diront que l’open source n’est pas aussi complet que le libre, mais ici nous simplifions pour faire passer le message, l’open source étant plus parlant pour la majorité des lecteurs que le « libre ») :


  • principe d’abondance : on ne peut partager librement que ce que l’on a en abondance, donc il faut d’abord la créer – savoir faire de code, de cuisine, de bricolage… Réciproquement, à l’inverse du modèle capitaliste, le libre crée de l’abondance en faisant circuler sans barrière l’abondance crée, alors que le capitalisme tente de capturer des rentes de monopole en créant de la rareté par l’installation de clôtures – brevets, appropriation de terres communales ou de plantes médicinales, etc.
  • principe de réputation : plus quelqu’un donne, plus sa réputation augmente auprès des pairs. Réciproquement, plus notre réputation augmente, plus on a de chances que les autres veuillent échanger avec nous. C’est ce qui fait que les jeunes auteurs préfèrent diffuser librement leur création, afin de se faire connaître, avant d’envisager un passage vers une rémunération de type marchand
  • principe de réciprocité : si le don va toujours dans le même sens et que quelqu’un se contente de prendre sans jamais renvoyer l’ascenseur, il finira par se mettre hors jeu au sein de la communauté. Une bonne écologie suppose que le savoir ou la richesse circule au sein de la communauté.


Il y a d’autres principes dans le cas du logiciel libre : réversibilité et traçabilité (on peut toujours revenir à la version d’avant, et comme sur Wikipédia, on sait qui a écrit quoi), liberté de modifier et de transmettre aux autres sa production. Ce cadre étant assez rigide, il a été simplifié pour être applicable aux œuvres intellectuelles et culturelles en général, avec le référentiel Creative Commons.

Un nouveau projet est sorti dans cet esprit (http://movecommons.org/fr/) pour proposer l’équivalent sur la gestion de projet et de process. Le partage des savoirs en open source serait-il devenu viral ?


L'économie contributive

Le libre et donc l'open source (dans l'ordre) disposent de leurs propres modèles économiques, souvent l'assemblage de différents modèles existants, mais c'est l'économie contributive qui constitue le pilier de toutes ces formes d'échanges et de co-production spontanées dans le monde entier.


Appliqué à un territoire, ce processus permet de développer des Territoires Apprenants et des Communautés Apprenantes (TICA)

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Comprendre l'économie contributive

Adaptation en 9 minutes à partir d'une série autour de l'économie collaborative réalisée par Simon Lincelles (http://vimeo.com/user11401896) pour Arts Industrialis.


Plus d'éléments sur la page La co-création



Tiers Lieux et numérique

Il est aujourd'hui plus qu'évident que les Tiers Lieux ont et auront dans les années à venir un rôle central dans le développement des villes et des métropoles. La question aujourd'hui fondamentale est :"Vont ils accompagner le déploiement à grande échelle de la ville ultra connecté par des solutions propriétaires donc fermé ou au contraire, permettre au plus grand nombre d'y contribuer autour de capitaux informationnels et matériels communs donc libres ?"

Plus d'éléments sur le portail dédié au Tiers Lieux Libres et Open Source et à la lecture du manifeste des Tiers Lieux


2 vidéos importantes pour comprendre le phénomène Tiers Lieux en France et dans la Francophonie

Les Tiers Lieux "dans la vraie vie" aux ROUMICS de Lille en 2013

Les Tiers Lieux "du numérique" par Mines-Télécom


"Un Tiers Lieux ne se définit pas par ce que l'ont en dit mais ce que l'on en fait !"


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Ressources Movilab

OpenSource et Sciences : "Partage et innovation" par Thanh Nghiem en 2012



Initiatives de villes libres et open source

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Voici plusieurs initiatives qui nous semblent à l'heure actuelle pionnières en France, mais n'hésitez pas à en ajouter d'autres existantes ou en cours de construction > Comment contribuer sur ce wiki ?


Loos en Gohelle

1ère tentative de documentation d'une ville en open source, la ville de Loos en Gohelle à servie de laboratoire ouvert pour construire la méthodologie Movilab.




Mouans-Sartoux

Petite ville d’un peu plus de 10 000 habitants, située dans la vallée Grassoise, Mouans-Sartoux est “une commune qui a manifesté son autonomie depuis le Moyen Âge. Depuis les années 1960, elle a su résister à l’étalement urbain tout en créant de nombreux projets et infrastructures favorisant le mieux vivre ensemble au sein du territoire.

Ces projets sont aujourd’hui documentés pour en favoriser la pollinisation par une approche originale fondée sur l’open source et les innovations numériques. Par ailleurs, Mouans-Sartoux entend expérimenter de nouveaux projets d’innovation sociétale dans cette approche ouverte comme par exemple la participation en 2015 aux OSCEDays.


Consultez la page les trajectoires d'évolution des ERIC en tiers-lieux


Saint Étienne

"Pas de villes intelligentes sans Tiers Lieux Libres et Open Source !"

De 2004 à aujourd'hui, un collectif d'acteurs Stéphanois s'est engagé dans un processus de documentation de leurs actions sous forme de "code source".



Pages principales de leurs documentations


Initiatives d'actions liés(ables) à la ville libre et open source

BIG ARCHITECTURE

BIG Bjarke Ingels Group est un cabinet d'architecture basé à Copenhague au Danemark. Il a été fondé par Bjarke Ingels après avoir créé PLOT Architecture.

POC 21

POC21 est une communauté internationale dédiée à l'innovation qui a débuté par l'organisation d'une résidence d'innovation. La résidence a réuni 100+ makers, designers, ingénieurs, scientifiques et geeks. A la fin de l'été 2015, nous avons décidé de réunir ces compétences au sein d'un Château français pour prototyper une société zéro carbone et zéro déchet. Notre objectif final était de dépasser la culture de consommation destructrice et faire de l'open source et des produits durables la nouvelle norme. Au cours des 5 semaines, nous avons développé 12 technologies durables et avons fondé une communauté internationale d'innovateurs et supporters qui continue de s'agrandir et d'évoluer.



Communecter

l'association Open Atlas propose une nouvelle plateforme open source permettant de connecter les citoyens d'une commune. Une campagne de financement participatif à été lancé sur KissKissBankBank afin de développer principalement l'application mobile.



Initiatives de produits et de services liés(ables) à la ville libre et open source


Technologies liées(ables) à la ville libre et open source

AbeillePollen32px.png Page Movilab liée : Comment fabriquer des biens communs en open source ?

Automobile

OSVehicle - open source véhicule électrique, libre


Logement

  • Wikibuilding : Le concept générique Wikibuilding a pour objectif de créer des bâtiments adaptés à la ville contributive. C’est un concept ouvert pour faire évoluer l’architecture, l’immobilier et les villes qui s’appuie sur un état d’esprit et des notions liées aux transformations numériques : l’intelligence collective et l’innovation ouverte. Ouvert sur les individus et les sociétés, le concept Wikibuilding est à la croisée des émergences locales et des visions stratégiques globales. Il est pensé pour fonctionner comme une plateforme d’innovations architecturales et sociales permanentes. Cette nouvelle façon de faire de l’architecture a pour but de se diffuser rapidement pour accélérer le développement de villes plus contributives et plus résilientes.
  • WikiHouse est un projet de maisons en open source


Agriculture

Open Source Ecology (OSE) est un réseau d’ingénieurs et de bidouilleurs dont l’objectif est la production du Global Village Construction Set (GVCS). Tel que décrit par Open Source Ecology "le GVCS est une plateforme technologique ouverte qui permet la production aisée des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort moderne." Des groupes à Oberlin, Ohio, Pennsylvania , New York et en Californie développent des plans et construisent des prototypes qui sont ensuite envoyés dans le Missouri. La ferme Factor e Farm est le centre principal, où les machines sont prototypées et testées. La ferme elle-même est un prototype. Les résidents cultivent leur propre nourriture, collectent l’eau de pluie et produisent leur électricité solaire.


Informatique et électronique

MoviLab soutient Framasoft !

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  • Gnu/Linux pour les systèmes d'exploitations
  • De l'électronique open hardware pour les objets connectés (ex : Arduino, Raspberry Pi...)
  • De l'open software pour les interfaces clients (ex : Python, ruby on rails, Django...)
  • Médiation numérique à l'internet des objets


3D et 4D

Photogrammétrie

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La Photogrammétrie est une technique qui consiste à effectuer des mesures dans une scène, en utilisant la parallaxe obtenue entre des images acquises selon des points de vue différents. Recopiant la vision stéréoscopique humaine, elle a longtemps exploité celle-ci pour reconstituer le relief de la scène à partir de cette différence de points de vue. Actuellement, elle exploite de plus en plus les calculs de corrélation entre des images désormais numériques. Cette technique repose entièrement sur une modélisation rigoureuse de la géométrie des images et de leur acquisition afin de reconstituer une copie 3D exacte de la réalité.

Journal.png Le tutoriel complet


Livres et publications

Livre : L'homme nu. La dictature invisible du numérique par Marc DUGAIN et Christophe LABBE

1984 d'Orwell parlait d'une dictature violente. Le monde des Big Datas à l'horizon de la moitié de ce siècle sera celui d'une hégémonie à la fois douce et totalitaire. La fin de la pensée grecque est en marche et avec elle une époque de l'humanité est bientôt révolue.


Articles web

L’économie circulaire open source en France

http://circulatenews.org/2017/06/leconomie-circulaire-open-source-en-france/

Quand les promoteurs immobiliers conçoivent la ville de demain

Par Isabelle Boucq le 28/08/2017 pour la Tribune : lire l'article dans son intégralité

Aux côtés d'une vingtaine de « majors » de la promotion immobilière, une multitude d'acteurs mènent des opérations immobilières de toutes tailles dans cette période d'effervescence. Avec une forte tendance à de grands projets pensés dans leur globalité en mélangeant bureaux, logements et commerces.


Nous citoyens, créons des espaces du « libres ensemble » dans la ville

Article de Céline Beaufils pour OuiShare Magazine le 18 mai 2017 
Source : http://magazine.ouishare.net/fr/2017/05/nous-citoyens-creons-des-espaces-du-libres-ensemble-dans-la-ville/

Démocratie participative, hacking urbain, tiers-lieux, numérique… Les citoyens ont désormais entre leurs mains de nouveaux outils, comme autant de baguettes magiques qui leur permettent de se réapproprier la ville et de la façonner à leur image. Longtemps abandonnés aux collectivités, les territoires urbains, et l’espace public en premier lieu, se réveillent et se transforment, au gré des inspirations, des besoins et des actions de leur population.

Le citadin est mort, vive le citoyen!

Il fut un temps, pas très lointain, où les habitants des villes se contentaient d’être des citadins plutôt passifs, laissant aux pouvoirs compétents le soin de régner sur le monde urbain. Cette époque est révolue. Nous entrons sans nul doute dans l’ère du citoyen actif, disons même pro-actif, et résolu à s’impliquer dans la vie de la cité. C’en est bel et bien fini de la culture politique verticale et de cette fameuse logique top-down d’une France du haut qui agirait pour et à la place d’une France du bas. Le système traditionnel est rejeté de part et d’autre, du fait des scandales politiques certainement, mais surtout de la capacité des citoyens à s’exprimer et se rassembler plus facilement grâce au numérique.

La crise a évidemment joué un rôle important dans ce changement de mentalité. Les collectivités n’ont plus forcément les moyens de leurs ambitions. Elles ont donc tout intérêt à ce que la société civile viennent les suppléer sur des missions qu’elles ne peuvent plus financer, qu’il s’agisse d’actions sociales ou environnementales, mais aussi, et c’est nouveau, pour des projets d’urbanisme. A Rotterdam, les habitants d’un quartier particulièrement enclavé ont ainsi financé eux-même en crowdfunding la construction d’une passerelle piétonne qui les connecte directement au centre-ville. Dans la même veine mais de l’autre côté de l’Atlantique, les new-yorkais pourront peut-être un jour se baigner dans une piscine publique flottante installée sur l’East River, juste en face de Manhattan. Lancé en 2012, le projet reste d’actualité et mène toujours une campagne de crowdfunding.

C’est une nouvelle façon de considérer le “vivre-ensemble“ qui est en train d’émerger, plus constructive et plus collaborative.

Cela passe notamment par un mode de gouvernance horizontal. A Barcelone, la démocratie participative s’est naturellement imposée suite à l’élection en 2015 à la tête de la ville d’Ada Colau issue de Barcelona en Comu, une plateforme citoyenne constituée en parti politique. C’est désormais la logique bottom-up qui prévaut: les initiatives et les décisions viennent de la base, la population, pour être remontées à la collectivité. Revenu pour partie entre les mains des citoyens, le pouvoir est décentralisé et partagé. Les responsabilités aussi…

Le risque derrière tout cela, c’est que ce pouvoir soit accaparé par une poignée de citoyens, plus impliqués que les autres. Nous assisterions alors à une nouvelle forme de ghettoïsation de la ville, qui exclurait de fait les personnes les moins actives. Il est donc primordial de développer et de maintenir une coopération forte entre les citoyens et les collectivités locales, garantes de l’équité et de l’intégration de l’ensemble de la population.

Toujours est-il qu’en s’exprimant et en agissant, les citoyens rendent leur ville plus dynamique, plus vivante et surtout plus humaine. Voilà qui constitue une réponse enthousiasmante à la ville intelligente, rationnelle et pragmatique que l’on a pu nous prédire. En opposition à cette smart city, Carlos Moreno, spécialiste de la ville, parle d’une “Living City” où chacun participe et où l’on considère que le bien-vivre et le bien-être sont aussi importants que l’efficacité et la productivité.

Cette réappropriation de la ville par ses citoyens va bien au-delà de la qualité de vie qu’elle apporte: elle renforce l’attractivité des métropoles. A contrario de la ville globalisée et uniformisée, la ville DIY que créent les citoyens devient unique et exprime son propre caractère, et ce alors même que les grandes métropoles mondiales sont en compétition pour attirer les talents, les investisseurs et les entreprises. Que ce soit par la démocratie participative, le hacking urbain ou toute autre initiative, les citoyens transforment leur ville. Et leur premier terrain de jeux, c’est l’espace public. L’espace public, lieu d’expression des citoyens: un enjeu urbain

Face à la densification de l’habitat, un nouvel usage de l’espace public s’est développé. Avec en moyenne 12m2 de surface habitable en moins par rapport aux besoins exprimés lors d’un 1er achat immobilier (source: IFOP 2011), les citoyens n’ont d’autre choix que d’organiser leur vie sociale en dehors de leur logement. Puisqu’il n’y a plus la place pour accueillir des invités chez soi, c’est donc dans l’espace public que l’on se retrouve: réunions familiales sous forme de pique-niques au parc, fête des voisins dans la rue… C’est ainsi que le sociologue François de Singly a exprimé la nécessité de créer un espace public du “libres ensemble” qui doit rendre possible la cohabitation de différentes sphères sans qu’elles ne se dérangent entre elles. Un parc, par exemple, ne peut plus être qu’une vaste étendue de gazon. Il lui faut des buissons, des séparations qui découpent l’espace en plusieurs petits univers.

L’enjeu désormais est de permettre aux citoyens de vivre un temps personnel (en famille ou entre amis) parallèlement à un temps partagé avec des inconnus.

Pour cela, et plus que jamais, l’espace public se doit d’être inclusif envers chaque typologie de citoyens. C’est l’un des combats de Womenability qui pose la question du genre dans la ville. Pendant 7 mois, les fondateurs de l’association ont visité 25 villes de par le monde, toutes dirigées par des femmes. Si des problèmes de genre se posent partout, Womenability a tout de même relevé une multitude de bonnes pratiques pour que les femmes puissent, elles aussi, s’approprier pleinement l’espace public. Cela va des rampes pour poussettes à Malmö jusqu’à des constats plus anecdotiques mais tout aussi porteurs de sens, comme le dessin de la silhouette de Kate Sheppard, célèbre suffragette néo-zélandaise, à la place du petit bonhomme (masculin) du feu rouge à Wellington…

L’enjeu semble d’autant plus crucial que l’espace public est devenu l’une des principales sources de sérendipité dans la ville. C’est dans les espaces publics que l’on peut rencontrer de manière totalement fortuite d’autres citadins aux modes de vie et aux repères urbains différents des nôtres. Dans notre sphère privée (vie sociale et familiale) ou professionnelle, nous nous retrouvons systématiquement entre membres de la même tribu. Les espaces publics sont ainsi particulièrement stratégiques pour construire une ville inclusive et solidaire.

Alors que leur nombre explose depuis plusieurs années, les tiers-lieux se veulent être de véritables prolongations de l’espace public. Accessibles et ouverts à tous, ils naissent d’une volonté de créer des lieux de rencontres et d’échanges entre citoyens. Leur effet sur la ville est non négligeable puisqu’ils permettent de redynamiser la vie d’un quartier et d’y développer un sentiment de communauté. SNCF Immobilier met ainsi temporairement à disposition des artistes certains de ses sites urbains non exploités. En offrant une nouvelles vies à ces lieux oubliés, la SNCF entend “réinventer et faire des espaces urbains, des nouveaux terrains de jeu et d’échanges”. D’un point de vue plus général, les tiers-lieux redistribuent le pouvoir aux citoyens, principalement grâce aux interactions qui s’y créent. A terme, ces nouveaux espaces peuvent ainsi devenir un élément moteur du fonctionnement de la cité.

Ce sujet fera l’objet du prochain warm-up du OuiShare Fest qui se tiendra à Lyon, le 25 mai prochain dans le cadre de l’European Lab. Parmi les intervenants, vous pourrez retrouver Benoît Quignon, Directeur Général de SNCF Immobilier et Audrey Noeltner, co-fondatrice de l’association Womenability. Carlos Moreno sera l’un des speakers du prochain OuiShare Fest (Paris, 5-7 juillet)

La Guerre des Civic Tech

S’impliquer, voter, cliquer. Voilà la recette de la démocratie version 2.0. Simon est parti à la rencontre des Civic-Tech, ces acteurs qui permettent à cette démocratie d’éclore. Mais, entre start-up, associations, partisans du logiciel libre et défenseurs du fermé, le monde des Civic Tech ne rime pas forcément avec participation citoyenne.


En finir avec la Smart City

Lire l'article sur Makery : http://www.makery.info/2016/09/20/en-finir-avec-la-smart-city/
Le 20 septembre 2016 par Ewen Chardronnet

Barcelone accueillait les 16 et 17 septembre la conférence internationale «Responsive Cities» sur les nouvelles technologies et l’urbanisme de demain. Qui enterre le concept de «Smart City».


Balades de gens heureux dans les villes en Open-source

Article influencia.net
Le 7 mars 2016 par Benjamin Adler

Berlin s'invente en permanence

Or une mobilité qui s’inscrit sincèrement dans une logique d’intelligence collective doit intégrer un degré d’inachèvement, d’imperfection lui permettant de se régénérer et s’inventer en permanence, comme à Berlin, ville en Do-It-Yourself par excellence où on co-cuisine, on co-transporte, on co-possède dans une optique éphémère : la ville n’est pas achevée et ne le sera probablement jamais. Cet esprit d’inachèvement inspire même les pouvoirs publics, puisqu’ils permettent à celui qui le demande d’utiliser un terrain vide en attendant le début d’une construction au moyen d’un bail à durée pré-définie. Difficile à imaginer dans des villes patrimoniales où la construction est encore pensée comme définitive, historique et rarement réversible. La ville en Open Source invite donc à ré explorer la pensée de l’exil de Deleuze, cette dynamique constante et nécessaire de déterritorialisation/reterritorialisation, de l’impossibilité d’être “chez soi”. D’où l’importance d’être nomade dans sa tête et dans son corps pour habiter quelque part…


Lire l'article dans sa version originale sur influencia.net


Wiki Bimby : pour un urbanisme open source, en filière courte et démocratique

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Article urbanews.fr
Le 26 novembre 2015 par Anaelle Sorignet
Le wiki Bimby

L’open source, un modèle de développement qui fait déjà ses preuves

La transformation du BIMBY en démarche formellement libre n’a pas été une mince affaire. L’idée de mettre à la disposition de tous, et donc notamment d’acteurs privés, les résultats d’une recherche publique financée par l’ANR, n’a pas fait l’unanimité. L’objectif de ce type de projet n’est-il pourtant pas d’aboutir à des solutions concrètes et efficaces, partagées et enrichies par le plus grand nombre et générant in fine de l’activité et de l’emploi ?

Pour protéger le caractère libre du BIMBY, et pour qu’aucun acteur public ou privé ne s’en arroge l’exclusivité, une marque a été déposée, la rendant collective et librement utilisable par tous, selon un modèle de développement open source. Un règlement d’usage minimal fixe les règles à suivre ; les licences Creative Commons organisent la diffusion et le partage libre des contenus utilisant le vocable « BIMBY ».

Ce développement open source fonctionne et a permis la diffusion large du concept BIMBY : en témoigne le succès retentissant du colloque de clôture du programme de recherche ANR (dont les actes sont librement consultables, appropriables et réutilisables par tous), qui s’est tenu en 2012 et a rassemblé plus de 70 intervenants et près de 600 participant. L’excellente présentation de la démarche BIMBY par Christian Rolando à l’Openpi, ou encore les dizaines de mémoires d’étudiants en urbanisme, architecture, paysage sur le sujet sont aussi des preuves tangibles de ce succès.

Au-delà d’une simple diffusion des idées, le BIMBY essaime dans les territoires au travers d’expérimentations locales : partout en France, des acteurs publics (CAUE, collectivités, écoles d’architecture, SCOT…) et privés (bureaux d’études) ont initié leurs propres démarches, séduits par les perspectives qu’ouvre le BIMBY et désireux d’expérimenter eux-mêmes les outils et méthodes à mettre en œuvre. Sur la toile, le réseau « BIMBY+ » rassemble plusieurs centaines de professionnels qui partagent leurs réflexions, et un groupe de travail des « acteurs opérationnels du BIMBY en urbanisme », composé d’une quinzaine de professionnels, se réunit tous les six mois pour faire avancer ce processus continu de recherche et développement.


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Quelle sera la première ville open source du monde ?

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Le 2 mai 2011 aKa (Framasoft)

Retour sur ce que Raleigh (États-Unis) et Montréal (Canada) ont mis en place dans le domaine de l'open source, que cela concerne les entreprises ou les citoyens dans leur quotidien.

Voici deux traductions pour s’interroger ensemble sur le concept de « ville open source ». Il s’agit de voir ici la ville comme une plateforme, une plaque tournante, un incubateur, bref un lieu privilégié où peuvent s’épanouir les entreprises et start-up qui placent l’open source au cœur de leur stratégie et de leur développement.

Les villes de Raleigh (USA) et Montréal (Canada) souhaitent apparemment poser leur candidature et ont, semble-t-il, de bons arguments.

Encore faudrait-il définir ce qu’est ou peut être une « ville open source », et se demander s’il est pertinent de vouloir créer, favoriser ou labelliser de telles villes.

L’un des auteurs nous propose ainsi trois critères : la volonté de partager, la volonté d’être informé, et une attitude ouverte à l’innovation, à la créativité et aux expérimentations de toutes sortes.

Et en France, me direz-vous ? Cela bouge du côté de l’Open Data (Rennes, Paris…) mais au-delà, je ne sais pas. Des avis et des liens sur la question ?

PS : Nous avions déjà évoqué la chose dans un billet sur une autre ville canadienne Vancouver : S’il te plaît… dessine-moi une ville libre.

Raleigh, Caroline du nord – la première ville open source au monde

Raleigh, NC—the world’s first open source city
Jason Hibbets – 21 février 2011 – OpenSource.com
(Traduction Framalang : Khyl, Naar, Cheval boiteux et Goofy)

J’ai commencé à méditer sur les qualités qui devaient définir une ville open source il y a quelques mois, quand mon ami Tom Rabon m’en a fait mention au détour d’une conversation. J’étais curieux de voir de quelle façon la ville dans laquelle j’habite, Raleigh, en Caroline du Nord, pouvait attirer d’autres entreprises open source et en être un incubateur mondial, pour en devenir un exemple phare de gouvernance. Comment Raleigh pouvait-elle devenir la capitale du monde de l’open source, à l’instar de ce que sont la Silicon Valley pour la technologie et Paris pour la romance ?

Je pense que la réponse peut être trouvée à la fois par le gouvernement et par la population. D’abord, nos dirigeants doivent être partants pour adopter l’open source au quotidien. Ils doivent faire preuve de transparence dans leur gestion des affaires et dans l’encouragement à la participation citoyenne. Les citoyens, quant à eux, doivent être prêts à participer et à contribuer en donnant de leur temps et de leurs connaissances. Les deux ont besoin d’adopter un prototypage rapide pour explorer de nouvelles idées et des solutions innovantes.

Mais en quoi Raleigh se distingue-t-elle des autres villes ? En quoi est-elle plus apte à être une ville open source que New York, San Francisco, Londres, Paris ou Pékin ? J’ai rencontré autour d’une table le maire de Raleigh, Charles Meeker, pour discuter de ce qui faisait qu’une ville pouvait devenir open source.

Le maire Meeker a été élu en 2001 et s’est familiarisé avec l’open source, principalement en s’intéressant à Red Hat et au modèle de développement open source. En tant qu’avocat, il n’est pas étonnant que le maire Meeker comprenne les avantages de la collaboration et du partage des connaissances. Voyons pourquoi la ville de Raleigh est prête à revendiquer son titre de première ville open source au monde.


Quel grand chantier, en dehors de la technologie, a la meilleure chance d’être abordé par la voie open source (c’est-à-dire au moyen de la collaboration, de la transparence, du partage, de la méritocratie, du prototypage rapide, d’une communauté, etc.) ?

Dans une zone de la ville de Raleigh, l’accent a été mis sur l’utilisation d’un éclairage plus éco-énergétique dont nous pouvons mesurer les résultats. Nous nous activons à la promotion et au partage de nos expériences avec les autres municipalités, notamment pour tester notre consommation d’électricité et la qualité de la lumière produite. Le partage de cette information est un élément majeur de notre expérience.

La ville de Raleigh dispose de quarante installations en LED avec une économie moyenne de 200 000 €/an sur les coûts en électricité. Le retour sur investissement est généralement de l’ordre de 3 à 5 ans (en considérant les coûts du capital). C’est une excellente option pour les parkings éloignés. Vous pouvez facilement installer quelques panneaux solaires et ne pas avoir à ajouter de nouvelles lignes ou changer d’infrastructure. La possibilité pour les villes du monde entier d’adopter l’éclairage éco-énergétique est une véritable chance qui s’offre à elles. La ville de Raleigh veut prendre part à l’aventure et être reconnue comme précurseur dans l’adoption de cette technologie. Propager la bonne parole sur l’éclairage par LED avec l’aide de notre partenaire, Cree, est important pour nous.


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Quelles sont vos réflexions à propos d’un gouvernement ouvert ou gouv’ 2.0 et que peut faire la ville de Raleigh pour avoir un gouvernement plus ouvert et transparent vis-à-vis de ses citoyens ?

Tout d’abord, toutes nos réunions sont ouvertes au public, à quelques exceptions près. Le véritable défi est de savoir profiter de l’expertise de chacun de nos citoyens. Il y a beaucoup de compétences de haut niveau qui peuvent servir à résoudre les vrais problèmes de la ville.

Une solution se situe au niveau des nouveaux comités, comme le nouveau comité ferroviaire que nous avons mis en place, et la façon dont leurs conseils et leurs recommandations sont pris en compte par la ville. Les questions autour des frais de gestion des eaux pluviales nous ont conduits à puiser dans l’expertise de nos citoyens pour apporter les meilleures solutions.

Le ferroviaire est un domaine qui sera opérationnel pour les 3 ou 4 prochaines années. Nous avons beaucoup de personnes expérimentées dans ce domaine prêtes à partager leur savoir et à mettre en application leurs connaissances pour aider à prendre les futures décisions.

Montrer au public ce que nous faisons et expliquer les bonnes pratiques sont des atouts qui restent sous-utilisés, mais nous avons eu du succès, notamment quand le comité de gestion des eaux pluviales a fait part de son avis sur la façon de mieux gérer les inondations. Le conseil municipal a ainsi été en mesure de mettre à profit l’expertise du comité pour prendre les meilleures mesures politiques à ce sujet.


Quelles sont les qualités requises pour devenir une ville open source ?

Trois critères me viennent à l’esprit :

  • la volonté de partager ;
  • la volonté d’être informé ;
  • une attitude ouverte à l’innovation, à la créativité et aux expérimentations de toutes sortes.


Les citoyens doivent se tenir prêts à adopter le futur. L’open source est une stratégie que nous appliquons pour aller de l’avant.


Pourquoi Raleigh s’est amorcée à devenir la première ville open source au monde ?

Nos citoyens sont prêts faire avancer Raleigh et à être plus concentrés sur la démarche open source. Raleigh est disposée à devenir son incubateur mondial.

L’avantage de Raleigh se situe au niveau de sa croissance et des emplois. Nous aimerions voir le Centre des congrès accueillir plus de conférences sur l’open source. Nous serions honorés de voir un tas de petits Chapeaux Rouges (NdT : référence faite à la distribution GNU/Linux Red Hat), et que des start-up et sociétés bien établies viennent dans notre région parce que nous avons fait le choix de ce modèle de développement.

Les partenaires sont aussi une grande partie de la réponse. Le Centre des congrès, le Syndicat d’Initiative, la Chambre du Commerce et les autres partenaires doivent adopter l’open source et le mettre en évidence dans le cadre de notre stratégie de développement économique.


Comment mettre en œuvre la démarche open source dans votre vie quotidienne ?

Au cabinet juridique pour lequel je travaille, j’ai essayé de fournir des informations à de jeunes avocats. Une sorte de partage des secrets commerciaux pour les aider à réussir plus rapidement, et, pour être franc, l’une des choses les plus difficiles pour toute personne de la fonction publique, c’est l’écoute. J’ai remarqué que l’écoute représente 70 à 80 % du travail. Vous devez pleinement comprendre ce qu’il se passe pour prendre la décision adéquate.


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Montréal peut-il devenir un incubateur de start-up open source ?

Can Montreal Become an Open Source Startup Hub?
Evan Prodromou – 21 février 2011 – NextMontreal.com
(Traduction Framalang : Khyl, Naar, Cheval boiteux et Goofy)

« Le premier prix est une Cadillac El Dorado. Le deuxième prix est un lot de couteaux à viande. Le troisième prix est votre licenciement. » – Blake, Glengarry Glen Ross

Seth Godin indique, dans son fabuleux ouvrage The Dip [en] (NdT : Un petit livre qui vous enseignera quand renoncer et quand persévérer), que la seule position qui compte dans les affaires, c’est la première. Quand les lois du pouvoir et les effets de réseau sont nécessaires, la première place du classement est la seule où il faut être. Vous devrez être « le meilleur du monde » dans quelque chose, ou bien vous feriez mieux de laisser tomber et de faire autre chose.

Les écosystèmes technologiques – la plupart des marchés d’affaires, en fait – ont des effets de réseau, et cela veut dire que la seule position à avoir, en tant qu’écosystème, est la première. Être le meilleur au monde.

Quelle est la zone la mieux classée au monde dans les start-up du Web ? La baie de San Francisco. Quelle est la deuxième ? Probablement New-York City. Qui a le troisième prix ? Qui s’en soucie ? Le troisième prix, c’est votre licenciement.

Si nous nous soucions de la croissance de notre écosystème local, peut-être que nous aurions besoin d’arrêter notre course à la 14ème ou la 29ème place du classement dans le monde des start-up orientées Web et réfléchir à construire quelque chose d’autre. Un domaine dans lequel nous serions les meilleurs et sur lequel personne d’autre n’a encore vraiment travaillé. Là où nous pourrions être les meilleurs au monde – pas les 14ème, pour ensuite laisser tomber.

Montréal a la capacité d’offrir le meilleur écosystème au monde pour les start-ups centrées sur le développement de logiciels open source. Nous fournissons un bon cadre pour les entrepreneurs qui ont de l’expérience dans la mise en place d’entreprises tournées vers ce secteur économique, nous avons des investisseurs qui ont bien compris le processus d’investissement et d’encouragement de ce type de compagnies et nous avons un très précieux vivier de talents qui ont contribué à cette évolution.

Plus important, il n’y a aucune autre ville autant tournée vers l’open source sur le globe. San Francisco et Boston accueillent quelques sociétés, mais ne sont absolument pas des incubateurs. Le paysage commercial de l’open source se propage beaucoup plus à travers le monde, de Londres à l’Utah en passant par l’Allemagne et Austin.

Plus que tout, c’est sa commercialisation qui est difficile. Demandez à n’importe quelle personne impliquée dans une entreprise open source. La difficulté se trouve dans l’élaboration d’un modèle de travail. Il n’y a pas de solution simple. Les techniques des start-up pour les autres types d’affaires, tels que l’investissement et les stratégies de commercialisation, ne semblent pas s’appliquer aussi bien. Cela signifie qu’il existe un obstacle à l’entrée d’autres écosystèmes, dont un que nous pouvons exploiter.

En ce moment, j’ai connaissance d’au moins cinq start-up open source dans la ville :

  • StatusNet [en] – J’ai lancé cette entreprise ici-même en 2008. Nous avons levé 2,3 millions de dollars de fonds à Montréal et New-York. Nous enregistrons environ 5 000 téléchargements par mois et dénombrons 45 000 sites fonctionnant sur notre SaaS. Nous comptons actuellement 9 salariés à Montréal et San Fransisco (NdT : StatusNet est un logiciel libre de microblogging sur lequel repose Identi.ca).
  • Vanilla Forums [en] – Le meilleur système de gestion de forums au monde. Il tourne sur plusieurs centaines de milliers de sites et inclut un service SaaS de haute performance.
  • Bookoven [en] – Cette plateforme sociale de publication s’est tournée vers un modèle de logiciel open source. Dirigée par Hugh McGuire, créateur de Librivox, le très populaire projet de livre audio à contenus ouverts.
  • Stella [en] – Cette société à forte croissance a rendu [en] ses logiciels open source.
  • Subgraph [en] – Startup orientée sur la sécurité développant Vega, logiciel open source d’évaluation des vulnérabilités.

Au rang des investisseurs, deux des plus importants groupes financiers de la ville (iNovia Capital [en] et Real Ventures [en]) tentent l’expérience des start-ups open source. Real Ventures (ou plutôt son prédécesseur, MSU [en]) a déjà investi dans trois entreprises open source locales.

En ce qui concerne le potentiel des employés talentueux… c’est plus difficile. Il y a beaucoup de techniciens compétents dans la ville, et les sociétés open source qui en sont en dehors, comme Canonical [en] ont des équipes techniques locales qui peuvent suivre le bassin des start-up de talent. Quid du personnel d’entreprise talentueux ayant une expérience open source ? Ils sont rares sur le terrain. Heureusement, les gens qui ont travaillé dans les sociétés mentionnées plus haut constituent aussi un bon noyau de ce bassin.

Je crois que les conditions sont réunies pour que Montréal prenne sa place dans le monde des technologies en tant qu’incubateur de start-up open source. La semaine prochaine, je dévoilerai ce que je pense être un projet potentiel pour que Montréal devienne le fer de lance de ce marché.


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Des briques de confiances à la congruence

Par Xavier Coadic, LABOSE et le Biome

(...) Au détour de quelques expérimentations et explorations, nous avions, avec Nicolas Loubet, assisté à une conférence de Carlos Moreno sur la ville intelligente à l’automne 2015. Après sa conclusion autour des algorithmes reposant sur la modélisation des comportements psycho-sociaux en milieu urbain (Uber, Air BnB, Amazone…)et son appel pour une ville humano-centrée, j’avais posé une seule et unique question en toute fin de parole publique :

“ Où et comment naissent les interactions de confiance ? ”

Sa réponse fut une invitation à discuter hors des cadres conférenciers. Nous en avions profité pour lui transmettre un artefact issu de la fabrication numérique facilitant l’accès a de très nombreuses collaborations par interactions de confiance documentées en intelligences collectives. Ce moment singulier permit d’établir les premiers ingrédients d’une autre brique de confiance, Carlos Moreno deviendra en mai 2016 le Parrain du LabOSE (que j’ai déjà évoqué plus haut).

La singularité, ici son analogie depuis la physique et la cosmologie, est un bon ingrédient pour concevoir des briques de confiance.

“Distinguer le «raisonnable» et le «rationnel». Le premier inclut l’intuition et l’affectif. 
Le second n’implique qu’un déroulement correct du processus logique.
L’ Espace prend la forme de mon regard” Hubert Reeves

Passer des cas à la construction Ce n’est pas la panacée d’avoir une idée des ingrédients qui composent un matériaux de construction. Sans savoir-faire pour les cuisiner puis les imbriquer, sans vision à long terme et sans culture c’est juste une information de plus dans un nouveau monde qui en déborde déjà.

Une start-up qui disrupte n’est pas que le simple enchainement de Lean canvas ; une entreprise qui innove n’est pas qu’une structure en couche agile ; un territoire résilient n’est pas qu’un point d’attraction économico-touristique ; une ville intelligente n’est pas qu’un empilement d’objets connectés énergivores ; une communauté créative n’est pas que du fun et des outils high-tech. Toute ses volontés d’innover ne pourront devenir réalité que dans un espace-temps basé d’abord sur des interactions de confiance fortes et entretenues entre humains, dans un espace-temps de libre circulation de la connaissance. Du point de vue éthique comme du point vue stratégique (stabilité et durabilité du modèle), il me semble que c’est pas trop mal comme conception de paradigme. Concevoir et rendre opérationnelle une nouvelle zone d’innovation est un beau challenge qui mérite application et sérieux. L’ humain d’abord est certainement le meilleur conseil à porter aux yeux et oreilles de celles et ceux qui veulent combler les besoins en innovation. La conception d’un système d’interaction et de circulation de la connaissance est incontournable. (...)

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