Recherche et design - L'équité dans l'échange

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Le contexte

Plusieurs groupes de travail des élèves de DSAA en design d'interaction de Villefontaine font une étude de cas sur le système de poignée de main numérique KoDeal dans une démarche de contribution du design à la recherche sur les nouvelles formes de contributions et de réciprocités.

Ici, l'ensemble des étude de cas.


Étude de cas - Atelier libre

L'atelier libre est un concept d'atelier regroupant professionnels et particulier au sein d'un lieux permettant la mise en commun d'un espace de dédié, d'outils, de matériaux et surtout de savoirs et savoirs-faire.

L'activité dans le lieux peut donc être à but lucratif, un passe temps, un plaisir ou encore la production d'un besoin personnel. Il s'inscrit dans la démarche makers entre l'atelier d'artisans et le FabLab.

Chacun est libre d'utiliser les moyens commun mais peu également apporter ses outils et matériaux personnels pour diversifier les activités. Les activités au sein de l'atelier peuvent être très variées:

  • Menuiserie
  • Ébénisterie
  • Forge
  • Tôlerie
  • Fonderie
  • Poterie
  • ...


Typologie des rapports au sein de l'atelier

Atlier libre - typologie des rapports.jpg

Il coexiste plusieurs rôles dans l'Atelier:

  • Faiseur : Je viens pour fabriquer, je peux proposer mes competences, mon temps et mes outils
  • Indigent : Je viens demander de l'aide sur un problème personnel et ponctuel
  • Porteur : Je porte un projet qui nécessite d'être fait en commun, mais je reste le référent, c'est mon projet.
  • Concierge : Je m'occupe du lieu, traite les problèmes, l'intendance...

Ces rôles ne sont pas fixe, au contraire, chacun des acteurs de l'Atelier prend tour à tour chacune de ces identité et echange avec les autres ou le lieu. Cela assure l bon fonctionnement de l'atelier où chacun se soucis de la bonne marche du lieu, demande et apporte de l'aide.


L'échange au sein de l'atelier

L’intérêt de cet atelier est de promouvoir l'échange entre ses différents acteurs afin de transmettre des savoirs et savoirs-faire, d'échanger des outils et ressources individuelles en plus des ressources communes et contribuer à la vie du lieux en participant à sa gestion. Les échanges avec l'Atelier (contribution/utilisation des machines) n'est pas traité ici car le modèle économique de l'atelier n'est pas défini.

  • Atelier autonome ou chaque acteurs participe à la production de bien commun vendu pour faire vivre 'atelier ?
  • Atelier à cotisations pondérées selon l'utilisation ?
  • Atelier gratuit
  • Atelier gratuit avec apport de matériaux par les acteurs

-> Matériaux commun utilisables par tous ?

-> Matériaux personnels avec possibilité d'échange avec les jeton


Cette recherche portera donc sur les échanges entre les acteurs de l'atelier

Pour cela, il faut mettre en place les conditions pour mettre les différents acteurs en relation et faciliter les ententes.

L'échange peut être freinée par plusieurs facteurs

  • Je n'ose pas demander car je me sent redevable, j'ai l'impression d'abuser de l'aide offerte
  • Je n'ose pas aider car je n'ai pas confiance, je ne suis pas sur du retour de l'outil prêté ou d'une aide ultérieur, j'ai peur du profiteur
  • Je n'ose pas demander car je ne le connais pas
  • Je n'ose pas demander car J'ai peur de déranger

Il est donc nécessaire de faciliter l’approche entre les usagers de l’atelier afin d’engager plus volontairement l’entre-aide. Pour cela il convient d’assurer la confiance par la réciprocité, c’est à dire garantir que l’aide serra rendue ultérieurement. Cela permet de mettre en place un système d'équité qui stimule l'échange plutôt qu'un "Je te revaudrais ça" trop souvent oublié, laissant la place à une frustration et à un arrêt des échanges dût à un manque de confiance.

Se pose alors la question du poids de l'aide donnée comparée au poids de l'aide rendu, une notion d'équivalence est nécessaire afin d’éviter que l'un des partis ne se sente lésé. On parle alors d'accord ou d'entente.


L'entente

L'entente implique le consentement des partis. Elle est basé sur un accord commun qui n'est pas obligatoirement égale mais étant jugée équitable par les deux partis. Ainsi, la valeur monétaire du service rendu est remplacé par la valeur d’estime de ce service, c'est ainsi que l'on pourra échanger quelques vis contre un panneau de chêne par consentement de deux acteurs alors que cet échange pourrait être refusé dans un autre cas.

A quel niveau se fait l'entente ?

  1. J'ai un besoin, est ce que tu peux le combler ? -> Aide centrée sur le moyen, donc le processus
  2. J'ai un projet, est ce que tu peux m'aider ? -> Aide centrée sur le projet, donc la finalité

Les motivations diffèrent selon la nature de l'aide, une demande d'aide au cours du processus traduit un manque, donc un intérêt du demandeur. Une demande d'aide pour un projet global témoigne plutôt d'un désir de l'accomplissement.

L'entente doit-elle être formalisée ? Ou est-ce que les conditions permettant la poignée de main se suffisent à elles même ? Ces conditions sont le besoin initial et la réciprocité ultérieur, en assurant leur bon déroulement, l'entente fonctionne même sans être formalisée. L'accord est éphémère, il est consentit à un instant donné. Cependant, formaliser l'accord par le geste (ou autre) rassure, il engage plus fortement, à la manière d'un contrat. Formaliser l'entente permet donc de la concrétiser.

Dans le contexte étudié, c'est à dire en milieu professionnel (mais pas que), l'échange est avant tout fonctionnel, il marque un besoin. Chaque acteur de l'Atelier sait qu'il pourra demander de l'aide ou en donner, cependant ici l'entente n'a pas pour but de créer des liens sociaux ou de l'amitié (sans pour autant les rejeter) mais simplement de faciliter les interactions. "Les bons compte font les bons compte, et c'est déjà pas si mal" le rapport affectif intervient dans un second temps.

L'enjeu de cette approche est donc d'établir un climat de "confiance sans confiance", c'est à dire sans se connaitre au préalable.


Typologie de l'entente

Ou ce place cette entente ? à quelle moment la réciprocité est elle nécessaire ?

Dans ce cas, les actions possibles au sein de l'atelier sont :

  • Utiliser mes outils pour mon projet : Pas de réciprocité
  • Utiliser les outils de l'atelier pour mon projet : Réciprocité envers l'atelier dans un besoin de confiance pour éviter les abus (l'exploitation de biens commun sans contre-partie).
  • Prêter mes outils pour le projet d'un tiers : Assurer le retour de l'outil, puis Réciprocité du tiers envers moi-même afin d’assurer le rapport de confiance et éviter les abus (Il faut traiter ici de l'exploitation de la générosité, ou au contraire l’excès de zèle d'un aidant qui prend alors un pouvoir sur les autres arguant de son aide répétée).
  • Collaboration dans un projet commun : Réciprocité dans l'implication pour éviter l'exploitation d'un tiers par un autre, ou au contraire l'accaparement du projet par un individu.
  • Aide et participation au bon fonctionnement de l'atelier par approvisionnement en matière, entretient du lieux et des outils commun : Réciprocité envers l'aidant par l'utilisation de l'atelier et ses ressources.

Classification de l'aide apportée

Il existe plusieurs types d'aides:

  • Un partage de savoir et de savoir-faire. Le donneur ne pert rien, il s'agit d'un échange multiplicatif. Cependant, une réciprocité ultérieur reste la bienvenue.
  • Un prêt d'outil. Le prêteur doit avoir l'assurance de récupérer son outils, de plus, et une réciprocité ultérieur est bienvenue (sauf entente au préalable).
  • Un don de matière première ou consommable. La ressource consommée est perdu, une réciprocité ultérieur du receveur envers le donneur est la bienvenue.

Chacun est alors libre d'identifier (ou non) ses ressources dans une base de donnée commune qui permet à d'autres de savoir vers qui se tourner en cas de besoins. Ces ressources pourraient être identifiées comme suit :

Nom Vincent Nicolas Pierre
Connaissance Forge Menuiserie Poterie
Outils Enclume

Marteau

Pince

Ciseau

Rabot

Scie

Serre joint

Tour

Ciseaux

Materiaux Baguette soudure

Charbon

Acier

Hêtre

Sapin

Colle

Argile

Grès

Temps Oui Non Oui
Besoins Chêne Oxyde de fer


Cahier des charges du dispositif d'échange

Afin de mettre en place le climat favorisant l'échange, assurer le bon déroulement et permettre l’efficacité du système il semble nécessaire de créer un dispositif formalisant l'échange. Mettre en place un dispositif c'est déjà favoriser les échanges en marquant la volonté de le faire.

On peut alors s'orienter vers un contrat défini au début de l'échange incluant l'aide apporté et quel serra l'aide rendu, cependant cette typologie du contrat limite fortement les possibilités d'échange puisque l'aide rendu doit être connue au préalable ce qui suppose que les deux parties aient un besoin croisé au même moment.

Ou on peut s'orienter vers un échange plus spontané qui marque l'aide apportée et favorisant l'aide à venir. Cette seconde typologie est celle que je retient dans ma recherche.

Le cahier des charge pour ce dispositif :

  • La réciprocité n'est pas obligatoire, les acteurs de l'Atelier peuvent choisir d'offrir un service et passer outre le dispositif
  • Un dispositif fluide et peu contraignant - garder une facilité de mise en place de l'échange
  • Un dispositif décentralisé, qui ne soit pas un gendarme, ni un médiateur mais plutôt un moyen autogéré par les utilisateurs
  • Data base - Permet de chercher vers qui se tourner en cas de besoin et créé une forme d'inventaire de ressource propres au lieu
  • Formaliser l'entente - Permet de montrer et donc d'affirmer l'engagement des partis
  • Attester de l'échange - Valider le prêt et le retour d'un outil par accord des deux partis
  • Attester de la réciprocité - Lorsque l'aide est rendu et que l'équivalence est acceptée par les deux partis, l'échange est archivé ou supprimé (la suppression permet de ne pas revenir sur des ententes passées et les ressortir en les réévaluant à l'avantage de l'un des deux partis)
  • Attester de la contribution au bien commun - Lors de l'entretien ou approvisionnement du lieu, faciliter l'utilisation des ressources communes en retour
  • Visualiser l'aide envers l'Atelier afin d'identifier les profiteurs et inciter à la participation individuelle
  • Évaluer l'aide échangée entre deux tiers pour qu'ils mesurent l'équivalence
  • Un dispositif low-tech afin de faciliter l'utilisation et affirmer le micro contrat par la matérialité

Questionnements

Évaluer le poids de l'échange ?

Afin d'éviter de se sentir lésé, les aides échangées doivent être jugées équivalente par les deux partis. On accorde alors un certain poids à l'échange, quand la balance est équilibré, les compteurs sont remis a zéro. C'est le facteur premier de la confiance sans confiance. Cela implique donc un échange entre deux personnes et ferme l’opportunité d'échanges triangulaires (ou plus). D'autant plus qu'un échange entre de nombreux utilisateurs implique une valeur d'échange, donc une monnaie. Le partit pris de cette recherche étant de se passer de monnaie, les échanges à plus de 2 partis ne sont pas étudiés. Ce questionnement est celui qui me semble primordial dans ce contexte et qui serra donc développé par la suite.

Identifier le titulaire de la réciprocité ?

Cette question est liée à la précédente: dans un échange ouvert utilisant une valeur de mesure (monnaie), identifier les contributeurs n'est pas utile et permet d’éviter des possibles cas de discrimination. En effet, peut importe de savoir avec qui on fait l'échange si une monnaie assure l'équité et donc la confiance (c'est le principe économique actuel) Ici, on échange une aide contre une autre, une aide apportée par Vincent ne pourra pas être rendu à Pierre mais devra bien être rendu à Vincent pour conserver la relation d'équité. En effet, rien n'engage Pierre envers Vincent, ce dernier sera alors lésé dans l'échange. On pourrait considérer que l'aide donnée a Pierre soit ensuite rendu à une nouvelle personne puis à une autre encore et enfin revenir à Vincent, cependant on parlais précédemment du poids de l'échange, celui ci ne saurait être conservé au cours de tout ces échanges à moins d'une valeur d'échange dont il n'est pas question ici.

Montrer ou masquer les échanges ?

Visible

Permet à tous de mesurer l'équité des échanges au sein de la communauté et donc d'identifier les abus (exploitation du généreux, excès de zèle...). C'est le principe du contrôle panoptique développé par Foucault. L'une des dérives de ce système serrait de mettre l'échange dans une situation d'échec face au démunis (celui qui n'a rien a apporter mais souhaiterait de l'aide), s'agit-il d'un démunis ou d'un profiteur ? Peut-on être démunis ? Le temps est aussi une forme de ressources distribuée de façon égale entre tous. Cela peut-il être un frein à l'échange par cet aspect public de l'échange ? Notamment dans un milieu professionnel artisanal ? Etant donné que le contexte de l'Atelier établi au préalable cet intérêt de l'échange pour les utilisateurs, il n'y est pas question d'acteurs solitaires, la réticence à la visibilité de l'échange semble alors limité mais à experimenter afin d'être confirmer.

Masqué

Évite les possibles stigmatisation d'une forme "pauvreté" de réciprocité rendu pouvant être dû à une absence de ressource à proposer. Cela permet de ne pas freiner l'échange en le rendant discret mais supprime en même temps l'autogestion de la communauté par identification des travers.

Individuel

Ne montrer à chacun que les échanges qui le concerne afin d'identifier les réciprocité à rendre envers ses ententes passées sans permettre à d'autres de s'immiscer dans l'intimité de ces échanges. Cela permet une discrétion pouvant favoriser les échanges mais restreint l'autogestion de la communauté par la discrétion des échanges.

Comment négocier l’entente ?

Négocier est souvent un acte gênant, que l’on tend à éviter dans notre culture par peur de manquer de politesse ou de paraître ingrat. On peu alors se poser la question de cette négociation au sein de l’Atelier, comment fait on part de notre désaccord dans l’échange ? Comment faire valoir notre avis sur l’accord et dire que l’on préférerait une autre contrepartie par exemple ? Que celle proposée est à notre sens inéquitable ? Comment dire que l’on souhaiterait plus ?

On est aussi en droit de se poser la question dans l’autre sens, comment dire que l’on ne souhaite pas donner plus, parce que là aussi on estime alors l’échange inéquitable ?

Il serrait alors intéressant de traiter cette notion de la gêne dans le négoce, dans l’expression de notre avis.

Comment mettre en place les conditions d'un prêt ?

Comment assurer le retour de l'objet, en bon état, et dans quel délais préalablement établi ? Comment donner une garantie au préteur ?

Le partit pris ici serra la visibilité globale dans le but de stimuler l'autogestion, cette décision serra à tester en condition pour être approuvée.

Comment différencier le retour d'un outil prêté du retour de réciprocité ?

Il semble important de formaliser le prêt d'un outils en donnant une datte de limite du prêt afin d'assurer le bon retour et donner une garantie au préteur. Le jeton peut alors servir d'intermédiaire dans ce cas en y inscrivant la date limite et la nature du prêt. Cependant, comment attester du bon retour ? on rend le jeton ? Dans ce cas, comment justifier d'une réciprocité ultérieur pour le prêt? Une solution serrait de doubler le jeton, mais cela alourdi beaucoup le système. Dans un certains nombre de cas engageant de petits contrat, on peut considéré que le prêt n'est pas susceptible de réciprocité et encourage ainsi une certaine forme d'entre-aide spontané. le jeton sert pour formaliser le prêt et le retour de l'outil, mais qu'en est-il pour un prêt plus important où le préteur souhaite une réciprocité (exemple le prêt d'un véhicule) ?

On pourra aussi se demander quelles seront les consequences du non respect de l’accord. Comment, au préalable, faire respecter l’entente, puis comment faire la médiation autour de l’échec ?

Dans une communauté poreuse mais localisé donc identifiable comme l’Atelier étudié, un bannissement temporaire ou définitif pourrait être envisagé.

Comment mettre en place la réciprocité envers une personne extérieur ?

Quelle attitude adopter face à une personne extérieur sollicitant de l'aide ? Est-ce que l'on refuse de l'aider sous prétexte qu'elle n'as pas d'abord contribué et que n'appartenant pas à la communauté il n'y a pas de certitude que l'aide soit rendu ensuite ? Ou lui rend-on le service en attendant de sa part une contribution ultérieur sans en avoir la certitude? Pour ma part je privilégie la générosité et permettrai l'aide exceptionnel offerte envers une personne extérieur, cependant comment faire la distinction entre l'aide exceptionnel et le profiteur qui revient tout les mois ? Comment légitimer l'aide apporté à ces usagers en rapport avec l'aide apporté envers le contributeur interne à l'Atelier qui lui participe ? L'enjeux serrait alors de créer une communauté poreuse ne nécessitant pas de "carte d'adhésion" et incluant le bricoleur exceptionnel.


Evaluer le poids de l'échange

Hypothèse - Le jeton

Garant de confiance et de réciprocité

Le jeton permet de marquer l'échange, il atteste de son existence. Il est échangé contre une aide et permet au nouveau propriétaire de le faire valoir contre une aide ultérieur. Le jeton permet de libérer la conscience du demandeur en donnant directement une réciprocité à l'aide apportée et permet de ne pas avoir de gêne envers le donneur par le sentiment de dette. Au contraire, le jeton permet à l'aidant de s'assurer une aide ultérieur qu'il viendra demander en retour du jeton à son propriétaire. C'est donc a présent à lui de demander de l'aide et non à la personne aidée de chercher à "payer sa dette"

Le jeton pourrait aussi permettre, en donnant une contre partie immédiate, de l'imiter le sentiment de dérangement du demandeur d'aide. Puisqu'il y a un échange direct dès le début, l'action est différente d'un aide seule, je donne un jeton donc le dérangement est moins pesant, "je donne quelque chose pour la peine" même si ce n'est pas pour le dérangement que le jeton est échangé.

Le jeton assure donc la confiance en garantissant un moyen au donneur de recevoir une aide en retour, de plus, le contexte de la mise en commun choisi volontairement par les acteurs de l'Atelier et la mise en place d'un système d'échange implique un engagement tacite à un rapport d’honnêteté qui établis un climat de confiance au sein du lieu. la communauté est donc en quelque sorte garante tacite de la confiance en plus du jeton, lui, garant physique.

Les limites de cela serraient de donner dans le but de recevoir où l'échange prend alors un rapport forcé donc perverti. Cependant, ce n'est pas le sens établis dans l'échange, ici il est d'abord question d'un besoin auquel on répond par une aide et non d'une aide spontanée que l'on propose.

Identifie les individus

Le jeton permet d'identifier facilement l'individu qui l'échange contre une aide par un jeu de couleurs ou de formes. La couleur (ou forme) permet alors au receveur du jeton de savoir à qui il pourra demander une réciprocité ultérieur. Cela facilite la mémorisation, surtout à long terme, ce qui autorise un plus long délais entre l'échange et la réciprocité et donc une plus grande liberté facilitant les échanges.

Porteur du poids de l'échange

Le jeton ne doit pas avoir de valeur en soit, il ne peut être pondéré ou multiplié pour évaluer un échange. C'est à dire qu'il ne peut prendre une valeur, ex dans le cas d'aide temporel : "Un jeton = une heure" ou pire mettre en place plusieurs poids de jeton, ex : "Un jeton de 30min, un de 1h et un de 2h", ce qui donnerait au jeton un "pouvoir d'achat" et le transformerait en monnaie, ce qui est contraire à l'idée de la recherche et apporterait à l'échange les possibles dérives du capitalisme dans l'accumulation de valeur d'échanges comme finalité et non comme moyen. Il faut donc éviter de donner un pouvoir (d'achat) à ce jeton.

Cependant, comme dit plus haut, il est nécessaire d’évaluer le poids perçu de l'échange afin d'établir une réciprocité entendu. Ce poids doit donc représenter l'échange entre les deux acteurs mais n'avoir aucune valeur après d'un troisième. Pour cela, mon hypothèse est d'identifier la nature de l'échange sur le jeton ce qui permet de l'inscrire dans le temps et de représenter avec justesse la valeur échangée. Ainsi, un jeton avec marqué "clous" permet d'identifier le dons et pourra être échangé plus tard contre une aide ou des vis par exemple. Lorsque la réciprocité est rendu, le jeton est restitué et l'inscription effacée.

Le jeton permet alors de créer des échanges bilatéraux en n'ayant une valeur qu'au sein de cet échange tout en permettant à son propriétaire initial de l'échanger avec chacun des acteurs de l'Atelier.

Toutefois, l'hypothèse vise à être testée afin d'identifier les dysfonctionnements, notamment observer si le jeton noté "Clous" échangé de Pierre à Vincent ne pourrais pas ensuite être échangé de Vincent à Nicolas, ce qui donnerait à Nicolas la possibilité de demander une aide à Pierre sans que Pierre n'ai passé d'accord avec lui. Cela peut faciliter les échanges en permettant de les rendre triangulaire ou plus mais cela peut alors donner un certain pouvoir (d'achat) à ce jeton au sein de toute la communauté et non plus seulement au sein des deux partis initiaux, ce qui n'est pas souhaitable comme énoncé précédemment. De plus, L'entente initiale se fait entre Pierre et Vincent, insérer Nicolas dans l’échange et lui permettre de réclamer une aide à Pierre sans que cela n'est été établi au début peut être très intrusif et même présenter une forme d'obligation et de pouvoir de la part de Nicolas sur Pierre. Il est alors souhaitable de ne pas permettre l'échange de jeton dont on est pas le propriétaire initial, à moins peut être d'un accord entendu entre trois partis ?


Sources et références


Movilab

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et vous invite à utiliser des logiciels et des services libres de cette liste pour vos travaux.


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