Le storytelling de la ville de Mouans-Sartoux

De Movilab.org
Aller à : navigation, rechercher
Mouans.jpg

Introduction

Mouans-Sartoux est une petite ville de 10 000 habitants se trouvant dans le département des Alpes-Maritimes. La commune se situe dans la vallée Grassoise à 12km de Cannes (73 000 habitants), 8km de Grasse (52 000 habitants) et 16km d’Antibes (77 000 habitants). Mouans-Sartoux est membre de la communauté d’Agglomération Pôle Azur Provence comptant 5 communes et 76 000 habitants.

Lire la page Wikipédia sur Mouans Saroux



Démarrage de MoviLab en 2011 à Mouans Sartoux.


Un village agricole riche en histoire...

Une seigneurie avant-gardiste

Dès le Moyen-Age, Mouans-Sartoux fait preuve d'unicité. Abandonnées vers 1350 pour des raisons d'insécurité et de peste, Mouans et Sartoux sont réunies et repeuplées avec 60 familles génoises en 1496. Les droits et les devoirs des nouveaux habitants et ceux du Seigneur Pierre de Grasse sont alors formalisés dans un acte d'habitation. Jusqu'ici, tout se passe comme dans les autres communes avoisinantes : Biot, Vallauris ou Valbonne. Là où Mouans-Sartoux se distingue, c'est dans la modification à plusieurs reprises du contenu de l'acte d'habitation. En effet, le village édite une nouvelle version d'abord en 1500, puis en 1504, en 1566 et en 1653. Les Seigneurs de Mouans-Sartoux se montrent plus ouverts à la négociation avec le peuple que leurs voisins. Les différences de confession religieuse des Seigneuries et la taille du territoire à gérer semblent être à l'origine de cette différence. En effet, la Seigneurie catholique de l'Abbaye de Lérins se montre particulièrement rigide pour gérer son vaste territoire, qui inclut Cannes et Grasse. A côté de cela, dans le petit village de Mouans-Sartoux, le Seigneur Pierre de Grasse est laïc et ses descendants les Seigneurs Roland de Grasse et Pompée de Grasse sont protestants. Le protestantisme en est à ses tous débuts à cette époque. Cela marque résolument le non conformisme la famille de Grasse. A cause de sa religion non conventionnelle, Pompée de Grasse est d'ailleurs victime d'assassinat à Borme en 1589.

Mais la singularité de Mouans-Sartoux ne s'arrête pas là. A la fin du 16e siècle, Suzanne de Villeneuve, issue d'une famille seigneuriale très importante de la région et épouse du Seigneur Pompée de Grasse marque l'histoire du village. En 1592, la jeune veuve résiste au siège du Duc de Savoie. Pendant plusieurs jours, elle se bat pour faire accepter au Duc de préserver le château et les Mouansois. Le Duc, qui fait mine d'accepter les doléances de Suzanne de Villeneuve, ne respecte pourtant aucune de ses promesses. Il rase notamment le château. C'est alors que Suzanne de Villeneuve interpelle personnellement le Duc de Savoie : "comme le Duc feignait de ne pas entendre elle saisit la bride de son cheval, l'arrêta tout court et lui dit en le regardant fixement : "Prince, écoutez-moi s'il vous plait. Dieu est plus grand que nous, nous écoute lorsque nous le prions. Il exauce nos prières quand elles sont justes. Vous connaissez la justice de la mienne, faites-y attention et considérez combien il importe à un grand prince d'être juste." (Gourdon, M. (1987), Mouans et Sartoux, histoire de deux communautés, Publication du Centre Régional de Documentation Occitane, Mouans-Sartoux) Impressionné par l'attitude de la Dame, le Duc décide enfin de respecter sa parole. Il quitte le village et laisse les Mouansois en paix. La femme et la recherche de justice prennent déjà une place emblématique à Mouans-Sartoux au 16e siècle !

Terre d'accueil

Mouans-Sartoux s'illustre également comme terre d'accueil. Depuis le Moyen-Age, de nombreux bergers du Royaume de Piémont pratiquent notamment la transhumance. Leurs troupeaux profitent des pâturages d'altitude des Alpes Maritimes en été et de la douceur du climat de la vallée du Piémont en hiver. Grâce à cette pratique, une relation de confiance s'installe entre le Royaume de France et celui du Piémont. C'est ainsi qu'entre le 15e et le 20e siècle, Mouans-Sartoux accueille plusieurs vagues d'immigration italiennes. Les populations en quête de mieux vivre, gagnent le pain à la sueur de leur front et contribuent au développement de l'activité agricole du territoire.

Le temps du parfum

Du XIXe siècle à la fin des années 50, Mouans-Sartoux est un petit village rural agricole du moyen pays. Les oliviers, les vignes mais aussi les pois chiche et le blé cultivés entre les oliviers ainsi que la magnanerie constituent les sources de l’économie locale. Les agriculteurs tirent aussi quelques revenus des vaches laitières et moutons de leurs exploitations.

A la fin du 19e siècle, Grasse, la capitale mondiale du parfum est en plein essor. La culture des plantes à parfum se développe alors dans tout le pays grassois dont Mouans-Sartoux fait parti (on cultive la rose centifolia, le jasmin, les tubéreuses, le narcisse, la jonquille, le géranium rosa, etc.). Les oliviers sont même arrachés au profit de la plantation des plantes à parfum. Une vague piémontaise vient alors prêter main forte pour la cueillette des fleurs. C'est au cours de cette période que la famille Aschieri, originaire d'un village pauvre de Ligurie, s'installe à Mouans-Sartoux et se prépare sans le savoir à bouleverser l'histoire de la commune. Sur le territoire de Mouans-Sartoux, le jasmin devient la culture majoritaire à tel point qu’on l’appelle alors « la fleur ». Dans le courant du 19e et au début 20e siècle, les habitants de Mouans-Sartoux déambulent dans un territoire olfactif, l’odeur de jasmin baignant toute la commune.

Une nouvelle patrie

Dans la deuxième moitié du 20e siècle, en 1962 suite à la guerre d'Algérie, 50 familles de Harkis en quête d'un lieu de vie sont accueillies à Mouans-Sartoux. Le maire alors en poste les place en périphérie du village, à l’écart, et les nomme gestionnaires forestiers. André Aschieri, qui sera élu après lui mettra un point d’honneur à intégrer pleinement cette population au centre de l’activité du village. Bien que délicate, cette dernière vague d'immigration se passe bien. Comme toujours, Mouans-Sartoux sait intégrer les nouveaux arrivants et faire vivre ses habitants en harmonie.

... À territoire de modes de vie durables

La terre, un bien précieux

Un changement de paradigme

A la deuxième moitié du 20e siècle, le tourisme littoral se développe et l'agriculture décline. Le parfum est désormais produit à base d'ingrédients de synthèse. A Mouans-Sartoux, les restanques sont détruites au profit de la mise en place d’une activité de maraichage. Les cultivateurs mouansois ont de plus en plus de mal à vivre de leur métier. Conscients de cette faiblesse, des promoteurs immobiliers, à l'affût de terrains pour combler les besoins croissants en logements, leur font des propositions de rachat attrayantes. Il est alors difficile pour les agriculteurs de résister à la tentation. Pourtant, avec de telles transactions, la terre perd sa valeur symbolique, sociale et environnementale. En termes de valeur symbolique, une parcelle de terre fertile est un héritage qui a plus de chance de bénéficier aux générations futures, qu'un pécule qui peut fondre comme neige au soleil. En termes de valeur sociale, les familles qui vendent leur terre peuvent se sentir en échec social. Ils n'ont en effet pas pu conserver la vie meilleure que leurs aïeuls étaient venus construire des années plus tôt. En termes de valeur environnementale, la construction rend la terre stérile, change le paysage mouansois et favorise l'émission de gaz à effet de serre. Le patrimoine paysager est fortement altéré par l’habitat pavillonnaire morcelant le territoire.

De retour de la guerre d'Algérie en 1962, André Aschieri découvre la situation et s'émeut profondément, son père étant lui-même agriculteur. Il décide alors d'agir pour la cause paysanne. Il s'adresse aux propriétaires de terrains pour les convaincre qu'il est possible de survivre, tout en conservant leur précieux patrimoine. Le tournant de l'histoire a lieu en 1965, lorsqu'un projet de construction d'HLM d'une capacité de 10 000 personnes se profile à Mouans-Sartoux. A cette date la commune ne compte pourtant que 1500 habitants. André Aschieri, fidèle à ses engagements, se présente aux élections municipales pour représenter les familles paysannes. Il est alors élu conseiller et contribue à l'avortement du projet. Son but et celui des autres élus est d'éviter une urbanisation démesurée ainsi qu'un destin tragique de banlieue-dortoir à Mouans-Sartoux - destin que connaitront d’autres villes du département. Il délivre ainsi les Mouansois d'une indéniable pollution esthétique et les agriculteurs d'une expropriation massive.

Une ville libre comme un papillon

La ville de Mouans-Sartoux est entourée par l’agglomération tripolaire de Cannes, Grasse et Antibes. Cette agglomération, bloquée en périphérie par la mer et les montagnes, ne peut se développer que vers son centre : Mouans-Sartoux. Cette situation géographique particulière de ville enclavée confère à Mouans-Sartoux un statut particulier. La commune se trouve en effet au centre d’un bassin de vie, et devient par conséquent un pôle d’attraction et un lieu de passage obligé.

La forme du territoire de Mouans-Sartoux, resserrée en son centre, au niveau du centre-ville ressemble, vue du ciel, à un papillon. Cette forme, héritée de l’histoire, met les communes limitrophes (Mougins au Sud et Plan de Grasse au Nord) en contact direct avec le centre ville de Mouans-Sartoux. Tout projet de développement en périphérie de ces villes peut donc impacter directement la qualité de vie des Mouansois. Le maire et les élus de Mouans-Sartoux agissent pour préserver leur territoire et faire en sorte que les choix urbanistiques faits aujourd’hui par la ville ou ses voisines laissent une marge de manœuvre aux générations futures.

Un territoire maîtrisé

Depuis ses débuts, André Aschieri gère le territoire avec la même philosophie : la terre mouansoise est précieuse, il faut en rester propriétaire. Mouans-Sartoux est composé d’un patrimoine naturel d’une grande richesse fait de grands espaces boisés, de terres agricoles et de quelques restanques qui témoignent de l’activité agricole typique du moyen pays grassois qui s’est développée à Mouans-Sartoux jusque dans les années 50.

Dès que l'occasion se présente, la commune achète les terrains en vente et les met au service des Mouansois. A la fin des années 70, elle acquière un vaste terrain au Sud-Ouest de la ville. Le Maire décide d'y construire une zone d'activité afin d’ancrer une activité économique sur le territoire. Grâce à une dynamique collaborative, 60 entreprises acceptent de s'installer dans ce nouveau cadre agréable, plutôt qu’à Sophia Antipolis pourtant très attractive. Ceci est une vraie victoire pour Mouans-Sartoux. C'est ainsi que naît la zone d'activité de l'Argile. En 1980, le parc génère près de 2000 emplois, ainsi que d'importantes taxes professionnelles. Les recettes sont ensuite réinvesties dans l'achat d'autres terrains stratégiques. La commune s'approprie ainsi le centre ville et saisit la chance d'y construire des équipements collectifs clés, tels qu'une gendarmerie, une école, un gymnase ou un centre culturel. Les citoyens bénéficient donc d'un lieu de vie où les services essentiels sont regroupés et accessibles à pieds. C'est le début d'une nouvelle ère de prospérité pour Mouans-Sartoux.

Dans la continuité de cette logique de maîtrise du territoire, le Maire charge la commune de responsabilités généralement laissées aux mains d'entreprises privées. Ainsi, Mouans-Sartoux réalise elle-même la gestion de l'eau, des pompes funèbres, des cantines scolaires, du transport scolaire et des ordures ménagères. Ce souci de transparence, d’équité, de non marchandisation des biens et des services a conduit la ville en 2004 à se déclarer « collectivité hors AGCS » (Accords Général sur le commerce des services).

Héritage culturel et communauté apprenante

De l'engagement personnel au collectif

Véritable citoyen-acteur, André Aschieri est présent depuis 1965 dans l'équipe municipale pour préserver sa commune. Heureux dans son métier de professeur de mathématiques, il n'est nullement intéressé par la politique. Mais, en 1974, la vie lui réserve une surprise. Cette année-là, le Maire Joseph Cauvin est invalidé suite à des problèmes fiscaux. Pour le remplacer, la population se tourne vers le plus éduqué des élus : un certain professeur, dénommé André Aschieri. Depuis, M. le Maire se représente à chaque fin de mandat et gagne sa réélection avec au moins 72% des voix ! Un tel succès s'explique entre autre par le lien entre son engagement et son histoire personnelle mais aussi par une force de caractère alliant générosité et ténacité qu’il pollinisera à l’échelle de son territoire. Le renouvellement constant de la confiance que les citoyens ont accordés aux élus de Mouans-Sartoux a permis de créer une cohérence dans les actions menées.

Une culture associative pour mieux vivre ensemble

La gestion responsable du territoire est très liée à la culture associative du Maire. Le monde associatif est pour lui une véritable école de vie. Elle façonne sa personnalité et son rapport aux autres. De cet ADN associatif découle également son habitude de consulter la population sur les sujets importants de la vie de la ville. Son bureau est d’ailleurs ouvert à tous. Cela fait de Mouans-Sartoux un terrain fertile de démocratie participative.

Passionné de sport, André Aschieri crée notamment en 1966 le premier club de handball de la région. Il s’agit du club de la MJC de Cannes. Il s’engage en tant que président-joueur-entraîneur aussi longtemps que ses responsabilités municipales le lui permettent. Pendant près de 10 ans, il s’emploie à transmettre à son équipe des valeurs fortes, telles que la solidarité, le respect, le collectif et le goût de l'effort.

En tant que Maire de Mouans-Sartoux, André Aschieri donne volontiers aux associations les moyens d'exister. A elles ensuite de faire en sorte de pérenniser leur activité. Par exemple, le Maire met une salle brute à disposition de l’association de judo. Plutôt que d’assister l’association financièrement, le Maire se retrousse les manches pour prendre part aux travaux d’aménagement de la salle. André Aschieri étend donc sa culture associative à la gestion de la ville. Pour cela, le maire nomme le premier adjoint en charge de la vie associative, garant d’une relation performante et durable entre citoyens et élus. Convaincu de leur apport social et sociétal, il s’appuie sur les associations pour développer le mieux vivre ensemble. Et cela fonctionne. Au fil du temps, Mouans-Sartoux développe un tissu associatif hors du commun. En 2010, la commune de 10 000 habitants compte plus de 11 000 adhérents dans les associations. Les Mouansois s’approprient l’outil associatif et deviennent par ce biais de réels acteurs dans la vie de leur territoire.

Une terre culturelle

En 1970, Michel Gourdon et son épouse Marie-Louise, passionnés de culture, projettent de mettre en place une manifestation pour la promotion de la culture occitane. Michel Gourdon propose alors à son ancien entraîneur de handball André Aschieri, de créer une association et d'accueillir ce nouvel évènement culturel à Mouans-Sartoux en 1977. La mairie qui vient tout juste d'acquérir la maison de la culture commence l’élaboration de sa politique culturelle grâce notamment aux revenus générés par la Zone d'activité de l'Argile et la Régie municipale de l'eau. Le projet est donc très vite adopté car il reflète les ambitions de la ville de préservation et de lègue de sa culture et son territoire.

André Aschieri accepte donc le pari suggéré par Marie-Louise et Michel Gourdon, ce dernier rejoignant l’équipe municipale et prenant la responsabilité de la maison de la culture. Il crée l’association du centre d'activité culturelle occitane en 1977 et met en œuvre, en chœur avec son épouse, le festival occitan qui durera pendant 10 ans.

Michel et Marie-Louise Gourdon sont à l’origine de nombreux autres projets culturels, parmi lesquels le célèbre Festival du livre de Mouans-Sartoux (créé en 1988) et la Médiathèque (créée en 2001). A Mouans-Sartoux, la politique culturelle est donc impulsée par des associations soutenues par la ville. La qualité des projets proposés se retrouve dans le fait qu’elles reçoivent des subventions de la mairie, mais aussi du département, de la région et peut-être bientôt de l’Europe !

Un état d'esprit mouansois

Mouans-Sartoux est un centre de vie où les citoyens sont de véritables acteurs de la ville. Les notions de proximité et de lien social y sont essentielles. Depuis les 30 dernières années, la vie de la commune est rythmée une réelle volonté des élus et de la population de maintenir une qualité de vie et une manière de vivre en communauté. Pour les Mouansois, tout semble possible sur leur territoire, comme la concrétisation cette année d’une cantine scolaire 100% bio avec une priorité à l’approvisionnement local, notamment grâce à la mise en place d’une régie agricole. Le succès de Mouans-Sartoux ces dernières années se fonde sur la valorisation de l’humain avant tout et non pas sur un profit économique à court terme. Ainsi, les parkings restent gratuits, le cinéma est l’un des moins cher du département et la médiathèque est ouverte à tous, y compris aux habitants des communes voisines. La ville, dans une réelle volonté d'ouverture et d’intégration régionale a choisi un développement intelligent, créateur de valeur sociétale et environnementale. Le bien-être de la population et la réduction de l’empreinte écologique guide les décisions des élus. Par exemple, après de longues années de négociation, la ligne Cannes-Grasse est réouverte en 2005 grâce à l’action des élus de Mouans-Sartoux. C'est là une première pour la SNCF qui revient très rarement sur ses décisions de fermeture de ligne. Le contraire aurait été dommage sachant qu'aujourd'hui la ligne est empruntée par près d'un million de voyageurs par an. Mouans-Sartoux offre donc une solution de mobilité particulièrement adaptée aux attentes des voyageurs entre Grasse et Cannes. C’est pourquoi, grâce à son exemplarité en terme de pratiques et sa volonté de partage de valeurs, Mouans-Sartoux a été sélectionnée pour devenir ville pilote du projet Movilab d’incubateur de modes de vie durables.

Quelques chiffres clés

Le taux d'activité de la commune augmente entre 1999 (69.2%) et 2008 (74.9%) et se situe au-delà de la moyenne de la communauté d'agglomération Pôle Azur Provence (73.9%). Le nombre d'actifs est également en augmentation. Une augmentation principalement due à la catégorie socioprofessionnelle des cadres et professions intellectuelles supérieures (quasiment x2 entre 1999 et 2008). Les actifs de la commune sont attirés principalement par qualité de vie mouansoise où 26% d'entre eux vont travailler.

Enfin, la part des ménages fiscaux non imposés en 2008 est de 34,9%, ce qui est également inférieur à la moyenne du PAP (42.2%). On recense en outre en 2008 14.5% de personnes sans diplôme et 18.8% de personnes ayant un bac+3 ou plus. Deux chiffres respectivement inférieur et supérieur à ceux du PAP (18.1% et 14%).

  • MOUANS SARTOUX en 2008
  • Nombre d'habitants : 10 290
  • Superficie : 13.52km²
  • Densité : 761 hab./km²
  • Revenu moyen par foyer fiscal : 31 304€/an
  • Nombre de commerces de proximité en ville : à compléter
  • Nombre d'entreprises : 1552 en 2009
  • Nombre d'associations : > 100
  • Taux de chômage : 9%
  • Nombre de familles bénéficiant du RSA : à compléter
  • Part des foyers imposables : 65.1%

La structure économique de la commune

Mouans-Sartoux présente un développement économique sous forme d'un tissu commercial de proximité plutôt regroupé en ville, d'une zone d'activités légères qui comprend majoritairement des sociétés dans les domaines des services, de la construction et de l'industrie. La population qui vit de l'agriculture est stable mais faible (0.3%) entre 1999 et 2008.

La communauté d'agglomération Pôle Azur Provence

Depuis 1993, Mouans-Sartoux est l'une des 5 communes qui composent la communauté d'agglomération Pôle Azur Provence (PAP). En 2008, 17 conseillers titulaires et 17 suppléants, dont 5 membres du conseil municipal mouansois, siègent au conseil communautaire. Ils représentent 76 131 habitants répartis sur un territoire de 81.03 km² (dont 80 hectares de parcs d'activité), soit une densité de 939.5 hab/km². L'habitat individuel y représente 86.4% des résidences principales. Le PAP a repris certaines attributions des communes : développement économique, emploi, aménagement du territoire, transports urbains, habitat et politique de la ville. De plus, il a en charge l'amélioration de la gestion de l'énergie, la protection et la mise en valeur de l'environnement (Charte pour l'environnement, Education à l'environnement et au développement durable, Aménagement des cours d'eau...) et du cadre de vie (collecte sélective des déchets ménagers, lutte contre la pollution de l'air et les nuisances sonores...). Enfin, il gère la culture, le tourisme et les sports. Mouans-Sartoux est d'ailleurs moteur dans deux de ces domaines. La commune organise d'une part le Festival du livre, un des évènements culturels phares de l'agglomération. D'autre part, elle compte 22 associations sportives à elle seule et se place au premier rang parmi les communes du PAP.

Pistes de réflexion sur le storytelling de Mouans-Sartoux

EN COURS DE CONSTRUCTION - idées en vrac/questions à approfondir

A creuser : lien entre Loos et Mouans ? Quels traits communs ?

  • deux villes qui ont connu une économie locale essentiellement mono-activité (charbonnage pour Loos, fleurs à parfum pour Grasse) => vulnérabilité
  • Mourir ou prendre en main son destin : quand le secteur clé de l'économie s'effondre, la ville tangue... Les contraintes sont maximales, la simple "survie" d'un projet de ville est menacé.
  • Résistance créative - Vision transformatrice - Expérimentation (REV de Patrick Viveret)
  • La participation citoyenne au coeur de l'action publique, avec une responsabilisation des citoyens (mise à disposition de ressources avec contrepartie - 50/50 à Loos, soutien du secteur associatif avec volonté de pérénisation par les porteurs eux-mêmes pour Mouans)

Questions à creuser

  • Comment avoir convaincu les agriculteurs de ne pas céder l'essentiel des terres agricoles ?