La consommation collaborative

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Principes de la consommation collaborative

interview d'Antonin Léonard, fondateur de OuiShare


la consommation collaborative dans (avec) les Tiers Lieux

interview d'Anne-Sophie Novel, livres la Co-Révolution & la VieShare



La consommation collaborative... qu'est-ce donc ?

L’ADEME définit la consommation collaborative comme « une pratique qui augmente l’usage d’un bien ou d’un service, par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci, avec et entre particuliers ». Il s’agit donc d’un modèle économique dans lequel l'usage prédomine sur la propriété, partant du principe que l'usage d'un bien ou d’un service peut être augmenté par le partage, l’échange, le troc, la vente ou encore la location de celui-ci.

"Trois systèmes

Selon Rachel Botsman, la fondatrice du mouvement de la collaborative consumption, et co-auteur de What’s mine is yours, The Rise of collaborative consumption, on peut distinguer parmi le fleurissement d’initiatives actuelles trois systèmes de consommation collaborative :

Les Product Service Systems, qui permettent de transformer un produit en service: l’autopartage, les vélos en libre en service, ou encore la location entre particuliers. Ces plates-formes s’inscrivent dans le cadre plus général de l’économie de fonctionnalité. Un exemple célèbre est celui du Vélib, mais il en existe bien d’autres, notamment des sites de locations d’objets en tous genres comme Zilok (http://fr.zilok.com/) ou E-loue (https://www.e-loue.com/), des plates-formes de covoiturage ou de location de voitures entre particuliers comme Covoiturage.fr (http://www.covoiturage.fr/), Deways (http://www.deways.com/) ou encore Citizen Car (http://www.buzzcar.com/fr/cityzencar/), des sites de location de sacs à main de grandes marques ou de jouets, etc.

Les systèmes qui permettent de redistribuer des produits dont on n’a plus l’utilité, à travers la revente, le troc ou le don. On retrouve ici des géants du secteur, comme eBay ou Price Minister, mais également d’autres sites moins connus et en plein développement. Dans le secteur de la mode, c'est le cas de Vestiaire de Copines (http://fr.vestiairecollective.com/) et Prêt à changer (http://www.pretachanger.fr/), ou encore de manière plus générale de Freecycle (http://fr.freecycle.org/accueil/), qui permet de donner toutes sortes d’objets dont on ne se sert plus.

Les systèmes qui favorisent des styles de vie collaboratifs en allant plus loin que le simple échange de produits, et en permettant de partager ou d’échanger des services, du temps, des savoir-faire… On peut citer par exemple l’achat groupé de produits directement au producteur (réseaux Amap), mais aussi le co-lunching, le co-working, le crowdfunding ou encore le célèbre couchsurfing.

Il existe des myriades de services disponibles sur la Loire. En fonction du territoire et de ses besoins, nous choisirons ensemble ceux qui sont les plus adaptés.''

Source : article influencia : http://www.influencia.net/fr/rubrique/check-in/media,revue-influencia-boom-consommation-collaborative,40,3733.html?utm_content=buffer9a452&utm_source=buffer&utm_medium=twitter&utm_campaign=Buffer


Voir le documentaire "Global partage" réalisé par Canal plus


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Expressions contradictoires

La consommation collaborative est un recul de la générosité et du partage - par Etienne Hayem

Elle permet d'immiscer le capitalisme et la marchandisation des biens et des services jusque chez nous : dans nos appartements, nos garde-robes, nos tiroirs et nos cuisines. Plutôt que de prêter, donner accès gratuitement, de partager comme le font les enfants, nous faisons payer ces biens qui nous appartiennent à des inconnus.

Plutôt que d'être généreux et de le mettre en accès LIBRE avec son cercle de confiance et de PARTAGER réellement, il s'agit d'une nouvelle marchandisation de biens. D'une deuxième vie dans laquelle chacun devient un kiloutou local et nos objets des revenus potentiels.

On ne partage rien, on loue. On fait du bénéfice sur des choses qui dorment chez nous, on optimise l'allocation des ressources en faisant des rentrées d'argent sur les besoins de son prochain.

Et les jeunes entrepreneurs de foncer dedans pour découvrir de nouvelles niches où l'on peut encore générer du profit et monétiser des relations.

Dommage. On avance en marche arrière.

Chaque fois que nous monétisons quelque chose qui hier était gratuit, partagé, ou qui demain pourrait l'être, nous donnons du pouvoir au système de valeur capitaliste et marchand qui rouleau-compresse bout par bout notre société et transforme en richesse monétaire, financière, plus ou moins fictive toute la richesse réelle et nos relations humaines.

Nous pouvons accuser le système, mais il n'est que le reflet de nos comportements et de nos actes. Nous l'alimentons.

- Qu'est-ce qu'on y gagne? - de l'argent. - C'est tout? - Oui, c'est tout.

Dans la consommation collaborative, on se consomme les uns les autres et c'est cool.


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