Fiche méthodologique d'évolution d'un ERIC vers un tiers lieu

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Beaucoup d'Espaces Régionaux d'Internet Citoyens se demanderont (surement) en lisant cette page en quoi aujourd'hui cette évolution les concerne ? C'est tout l'intérêt de cette page qui a été spécialement conçue et produite pour s'adresser aux animateurs, responsables et financeurs des ERIC en PACA et plus largement aux réseaux des Espaces Publics Numériques francophones.

Publics cibles : Temps d'auto formation pour ce module : Modèles économiques :

  • Animateurs et médiateurs numériques
  • Responsables de structures
  • Partenaires et financeurs
  • 1 mois pour comprendre et découvrir
  • 6 mois pour pratiquer et s'approprier
  • 1 an pour mettre en œuvre et aller plus loin
  • faites le vous même = gratuit
  • faites vous accompagner sur certains points = Expert / spécialiste
  • faites appel à un professionnel pour le faire avec vous = Formateur / prestataire
Si vous vous posez la question avant ou après avoir lu cette page comment et qui peut vous aider, demandez de l'aide dans le groupe ARSENIC PACA.

A SAVOIR : "Le savoir se donne, la connaissance se partage et le talent se récompense", merci pour les contributeurs de citer vos sources !


Repères et définitions

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Parlons nous de la même chose ?

Les Espace Régionaux d'Internet Citoyen sont des Espaces Publics Numériques fédérés au seins d'un label régional en PACA nommé ERIC. Ces espaces sont répartis sur l'ensemble du territoire de PACA sous forme associative ou publique et sont fédérés par l'association ARSENIC.

Entre 2011 et 2013, une expérimentation a été menée sur le territoire afin d'étudier l'évolution possible des ERIC existants et à venir vers une logique et un processus de Tiers Lieux.


Les ERIC

Principes fondateurs du nouveau dispositif régional (2013)

La nouvelle politique proposée en direction des ERIC peut être déclinée en 6 objectifs :

  1. Renforcer la cohérence et la visibilité des missions des ERIC à travers une approche « lignes de services » mieux définies pour les citoyens et les institutions partenaires ;
  2. Améliorer les capacités d’innovation sociale des ERIC via le numérique et ce afin de renforcer le « pouvoir d’agir » des citoyens, des organisations et des communautés sur leur environnement social, économique et culturel ;
  3. Favoriser le développement de partenariats inter-institutions au niveau régional au bénéfice de services rendus par les ERIC, notamment grâce à une meilleure structuration de l’offre de services du réseau et une gouvernance plus ouverte du dispositif régional ;
  4. Favoriser une meilleure appropriation de ce dispositif de proximité et d’expertise numérique par les élus et les services de la Région afin qu’ils intègrent mieux les opportunités qu’il offre dans leurs stratégies de déploiement de politiques régionales ;
  5. Renforcer la qualification professionnelle des animateurs de ces Espaces Publics Numériques à travers un dispositif exemplaire d’accompagnement au changement associant offre de formation, VAE, portail de ressources et animation de communautés métiers ;
  6. Proposer un dispositif contractuel de soutien qui favorise de véritables projets de services adaptés à chaque territoire bénéficiaire.


Le nouveau dispositif régional ERIC prend en compte la situation actuelle du réseau des ERIC et une vision plus prospective sur l’avenir des Espaces Publics Numériques (EPN) en France. Il s’inscrit également dans le cadre de la feuille de route du Gouvernement sur le numérique du 28 février 2013, dont plusieurs mesures concernent directement les Espaces Publics Numériques, construite autour de 3 axes :

  • Faire du numérique une chance pour la jeunesse,
  • Renforcer la compétitivité de nos entreprises grâce au numérique,
  • Promouvoir nos valeurs dans la société et l’économie numérique.


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Ces derniers sont appelés à s’intégrer progressivement dans le paysage des services publics, à intervenir en complémentarité des acteurs sociaux économiques locaux. Dans ce cadre, ils ont alors pour vocation de renforcer, en continu, les capacités des individus à être acteurs de leur quotidien dans un environnement d’évolution technologique permanente.

Cette intégration des EPN passe clairement par un effort important de définition des services rendus, complémentaires à ceux déjà offerts par les autres services publics. Une telle évolution n’est pas naturelle pour de nombreux EPN qui ont vécu une expérience de pionniers et d’expérimentation propre à l’irruption des technologies dans nos sociétés. C’est la raison pour laquelle, une telle évolution nécessite un accompagnement au changement qui se traduira par un plan d’actions dédié intégré au nouveau dispositif.

Pour autant, cet effort de formalisation ne doit en aucun cas être un frein à la capacité de création d’innovation sociale que l’on est en droit d’attendre des EPN ; une création d’innovation qui doit pouvoir impulser, expérimenter de nouveaux modes de services.


Les Tiers Lieux

Même si nous renonçons à ce jour à réussir à formaliser une définition qui fasse l'unanimité, voici la définition que nous vous invitons à mettre sur la table lorsque vous commencerez votre projet.

Né d'une approche sociologique de nos territoires, le concept de "Tiers Lieux" se développe en France et dans le monde à grande vitesse. Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n'ont pas forcément vocation à se croiser.

Pour nous, le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d'usagers. Il est polymorphe car il peut prendre des formes variées en fonction des besoins d'un territoire et des communautés d'usagers. En ce sens, il n'existe donc pas de tiers-lieu type. Il est par ailleurs modulaire car à l'image d'un camembert de Trivial Pursuit, il peut être composé d'un ensemble de modules dont chacune dispose d'un référentiel clair (comme p.ex. les fablabs, les hackerspaces, les espaces de coworking, de Pratiques Numériques, les medialabs, les GULL, …).

Ni privés, ni publics, ils composent une solution hybride entre espace personnel et espace ouvert, domicile et travail, convivialité et concentration. Les tiers-lieux réunissent un certain nombre de conditions permettant les rencontres informelles et favorisant la créativité issue des interactions sociales, notamment à travers l’ouverture, la flexibilité, la viabilité, la convivialité et l’accessibilité. Les amis occasionnels, les habitants d’un quartier, les professionnels d’un secteur, peuvent s’y retrouver et en faire le carrefour de leur communauté.


C'est quoi un Tiers Lieux en langue des signes
Le manifeste des Tiers Lieux

Roumics 2013 - Lille
Le site de l'événement

Parmi les utilisateurs réguliers, la conversation est le centre des activités et l’humeur est détendue. Les rencontres informelles et familières dans ces lieux n’ont pas forcément à être planifiées entre les individus qui s’y croisent et s’y retrouvent. Les tiers-lieux peuvent être vus comme des lieux dits « de passage » qui attribuent un sens nouveau à l’espace et à la culture à travers les communautés qui se forment et se rassemblent, des réseaux qui se tissent et grandissent autour des usages que l’on en fait. Dans ce cadre, le « café du coin », le bar connecté, le squat d’artiste ou le centre culturel en tant qu’espaces publics servant de point informel de rencontre peuvent devenir des tiers-lieux selon l’usage qu’en font les individus qui les animent, occupent et visitent.

Plus qu’une simple caractéristique spatiale, les tiers-lieux sont donc en grande partie le produit des relations humaines, des interactions créatives et des modes d’organisation sociale et professionnelle dominant les sociétés contemporaines. Chaque «tiers-lieu» a sa spécificité, son fonctionnement, son mode de financement, mais tous favorisent la créativité, l’initiative et le partage.

Que ce soit seul ou en groupe, utilisez les liens ci-dessous pour vous approprier le sujet.


Le rapprochement ERIC et Tiers Lieux

Voir ou revoir les articles et les vidéos 





Par où commence-t-on ?

Pourquoi changer ? pourquoi évoluer ? pourquoi se poser toutes ces questions ?

Toutes ces questions sont aujourd'hui plus ouvertes que jamais et s'intègrent pleinement dans la réflexion plus globale qu'est l'organisation du territoire à l'ère numérique.[1]

La 1ère étape est d'être convaincu de la démarche et d'avoir envie de suivre un processus plus que d'aboutir à un résultat final. Cette évolution, plus qu'une révolution, ne peut pas être initiée seule tant sur sa pertinence que sa mise en œuvre, le plus grand piège étant d'enfermer la notion de tiers lieu entre quatre murs.


"on ne nait pas coworker, on le devient !"

Tiers Lieux et médiation numérique

Tiers Lieux et innovation sociale

Les personnes

Le tiers lieu n'est à ce jour ni un métier et ni un travail, il ne s'agit donc pas ici de remettre en cause vos capacités, vos compétences et vos savoirs faire. Admettre que notre environnement professionnel, social et environnemental a changé c'est déjà comprendre pourquoi le processus suivi est plus important que l'aboutissement à la création ou l'évolution d'un lieu en tiers lieu.

Le 1er conseil que nous pouvons donner à une personne ou un groupe d'individu qui souhaiterait initié une réflexion locale sur le sujet serait de se projeter à minimum 3 ans, 5 ans et 10 ans plutôt que de parler du présent. La raison est que si vous parlez trop du présent, vos interlocuteurs risquent de se braquer très vite et de se renfermer dans un rôle ou une posture, nous avons quasiment eux à chaque fois ce sentiment d'agression qui est ressorti de nos diverses présentations dans les territoires (80 rencontres entre 2011 et 2012).


Dans un processus d'innovation, il existe 4 types de personnes, à vous de les identifier et de les assembler dans un projet commun sur votre territoire.

  • Innovateur : difficilement contrôlables, ils font avant tout les choses par envie plus que par besoin, ce sont eux qui amènent dans un groupe les idées et les concepts qui formeront les projets de demain... mais on ne le sais pas encore !
  • Réalisateur : ce sont ceux qui arrivent à comprendre très tôt ce que proposent les innovateurs et qui arrivent à faire la preuve que ça marche en réalisant un prototype qui soit matérialisable pour un public plus large que celui des experts.
  • Développeur : plus fréquent mais sans moins de talent, les développeurs sont toutes ces personnes qui ne comprennent pas très bien ou en tout cas pas très vite tout ce que vous dites mais qui ont une forte capacité à le rendre lisible, visible et appropriable lorsqu'ils ont compris le fond.
  • Gestionnaire : ce sont les pragmatiques, ceux et celles qui ont besoin de visibilité et de recul sur tout ce qui se développe dans et par le projet. Ils ont la lourde tache d'être dans une vision de durabilité économique, sociale et environnementale.


Il faut prendre soins de nos "crapauds fous"


Les structures

Lorsque nous avons rencontré les 1er ERIC sur ce projet, nous avons constaté et classifié 3 postures :

  • 10 % - les convaincus : ceux et celles qui œuvrent déjà dans le sens du processus et qui même si la plupart ne le nomment pas de la cette manière, ils sont déjà des tiers lieux par leur esprit et leur façon d'agir. > besoin d'être entendu et reconnu localement par leurs pair
  • 50 % - les intéressés : ils ne comprennent pas grand chose à tous ces les concepts qui se cachent derrière ce mot tiers lieux, mais ils reconnaissent qu'il faut changer en profondeur leur façon de faire au seins de leurs structures et que l'idée est à creuser. > besoins d'exemples de réalisations concrètes
  • 40% - les contres : quoi que l'on fasse et que l'on dise, c'est peine perdue. Il s'agit le plus souvent de personnes aigris et usées par la routine qui ont le sentiment d'avoir déjà tout vu, essayer et fait et que tous ces concepts n'ont aucun intérêt. Lorsque l'on creuse un peu plus, on se rend compte que cette catégorie héberge aussi (surtout) des convaincus et des intéressés qui sont (malheureusement) dans des problèmes de concurrence entre acteurs et des conflits d'intérêts financiers.


Chiffres confirmés par la fédération nationale des centres sociaux lors du congrès de Lyon en 2013.


Les concepts et les théories

Tout le monde le reconnaît, les jargons, les anglicismes, les concepts... c'est pas facile ! et pourtant...

Le bonheur... un concept ?


La base même du tiers lieu au sens processus est de réveiller un territoire, de lui faire redonner le goût d'une identité propre, les mots ne sont donc que des langages de codes universels qui seront et doivent justement être interprété, débattu et partagé par les tiers lieux localement.

Il existe aujourd'hui une multitude de formats et de sources d'information autour des tiers lieux, chacun est donc libre de se faire sa propre culture sur le sujet et d'aller ensuite ou pendant, à la rencontre d'autres usagers, créateurs ou développeur de tiers lieux qui par leurs diversités constituent une richesse bien plus utile au territoire qu'une simple grille de lecture.

Pour un groupe, l'organisation de journées thématiques du type CowoCamp ou CowoSlowTourism reste un bon moyen pour permettre a votre territoire de découvrir, pratiquer et s'approprier l'ensemble de votre démarche qui est le plus souvent "complexe, transversale et... culturelle".

Important : pensez bien à capitaliser et partager ouvertement ces rencontres afin que chacun puisse prendre le train en marche et/ou revenir plus tard lire ou contribuer. L'utilisation d'un Tiers lieu éphémère et/ou d'un MediaLab est alors vivement conseillé pour mettre en place un média citoyen qui accompagnera le projet global de son imagination à son développement.

Les liens pour comprendre :


Le storytelling

Dans plus de 80% des projets que nous avons accompagné, le simple fait d'avoir intégré la discussion autour de tout ce qui touche de près ou de loin au tiers lieux à permis (re)développer une activité, (ré)organiser son accueil, (re)pensé sa gouvernance, renforcer un partenariat, (re)donner une reconnaissance... bref, très peu de BTP dans ce type d'évolution et beaucoup d'intelligence collective.

Cette intelligence est le fruit d'une culture locale et d'un territoire qui n'est pas, plus ou mal connu par la plupart de ses habitants. Aujourd'hui, grâce aux outils numériques et aux usages qui leurs sont propres, l'ERIC peut être le Gutenberg de ce 1er projet collaboratif.


A vous de jouer

Page modèle d'un tiers lieu : commencez à écrire le votre qui sera le socle de l'évolution de votre ERIC en ou vers un tiers lieu
(Copiez le contenu de cette trame et collez le dans votre page que vous venez de créer)


Des exemples


Quelles sont les compétences dont nous avons besoin ?

Décisionnelles : Gouvernance

Plus qu'une compétence d'expert seule, c'est l'ensemble des contributeurs qui constitue à lui seul la compétence première à avoir dans ce type de parcours :

"avoir et donner envie en restant toujours ouvert et bienveillant !"

L'ERIC n'étant pas (plus) simplement considéré comme un outil technique mais un module fondateur d'un éventuel ou futur tiers lieu physique, il va pouvoir formaliser et catalyser une communauté autour, par ou avec lui.

Plus qu'une expertise, il est aujourd'hui nécessaire d'avoir une culture actualisée quotidiennement autour de ces sujets :

  • Politique : territoire, gestion de la cité, vivre ensemble, gouvernance, environnement...
  • Économiques : économie collaborative, numérique, de la fonctionnalité, du don, circulaire...
  • Sociales : jardins partagés, espaces publics coopératifs, AMAP, financement participatif...
  • Industriel : Geek, Maker, imprimante 3D, découpe laser, FabLab, Repair'Café, HackerSpace...
  • Animation et médiation : méthodes agiles et participatives, forum ouvert, BarCamp, Conciergerie...
  • Médias citoyens : méthode, processus, open plateau, MediaLab...
  • Numérique : infrastructures, services web 2.0, mashup multimédia, systèmes de production coopératifs décentralisés...
  • Éducatives : liens avec les associations, fédérations, écoles et universités...
  • Scientifiques : expérimentations, publications, open innovation, open sciences...


Il ne faut bien sur pas chercher ni même vouloir tout maitriser, mais plutôt de savoir repérer et vous appuyer sur des personnes clés autour de vous qui constitueront à terme le noyau dur de votre projet. C'est pourquoi la mise en place rapide d'un espace de coworking au seins de votre structure ou dans un lieu existant disponible à proximité est un bon support pour favoriser l’émergence d'une communauté.


important : si la plupart du temps les compétences existent déjà sur le territoire, il est nécessaire de faire appel régulièrement à des personnes ou des structures extérieures au projet afin qu'elles amènent sans cesse du renouveau et des retours de pratiques d'autres communautés permettant à votre projet d'évoluer avec plus d'agilité tout en conservant sa trajectoire locale.


Exemples d'actions à mettre en œuvre pour constituer votre gouvernance :


Opérationnelles : Services

Soyez distruptif !

Comme le disait notre ami Albert Einstein "Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés". C'est pourquoi il est primordial d'agir en terme de compétence plus qu'en terme de grade ou d'autorité.


Le 1er des formats dans un tiers lieu est le coworking

Formats que vous pouvez utiliser avant, pendant et après la formalisation de votre projet :

  • EpnCamp : pour rester sur la partie pratiques et usages numériques
  • CowoCamp : pour s'ouvrir au travail nomade, collaboratif et numérique
  • AperoCamp : pour parler du fond d'un sujet autour d'un verre ou d'un dîner
  • La conciergerie : pour consolider et développer vos idées en projets


Les animations thématiques orientés publics

  • Cartopartie : pour se servir du territoire comme support de médiation entre les acteurs
  • AssoCamp : pour faire participer la vie associative de votre territoire au projet
  • PapyCamp : pour permettre aux séniors de contribuer au projet par des entrée thématiques
  • JobCamp : identifier et connecter les ressources et les compétences du territoire
  • WikiSchool : co-apprendre des pratiques et des usages numériques coopératifs


Les formats orientés économique


Quelles sont les ressources dont nous avons besoin ?

Avant de vous plonger dans les pages ci-dessous, prenez le temps de lire la publication de Alexandra Ogus qui vient compléter le manifeste des Tiers Lieux avec un angle plus économie, sociale et solidaire : Les tiers lieux, relais de proximité pour tous les citoyens

  • Tiers lieu éphémère : pour transformer n'importe quel "lieu" en "tiers lieu" propice aux échanges, à la créativité et à la co-production autour d'une ou plusieurs thématiques.
  • le coworking : maitriser tous les aspect du travail tout en faisant preuve d'empathie pour les personnes qui y contribue, il est impossible de définir une fiche de poste pour ce type de compétences, le retour d'expériences entre espaces semble le plus pertinent à ce jour.
  • Espace de Pratiques Numériques : l'évolution du Public en Pratiques
  • FabLab : si vous vous intéressez à la conception, réalisation, fabrication et détournement d'objets entre industrie et compétences numériques.
  • HackerSpace : moins affiché qu'un FabLab mais tout aussi pertinent, les compétences des geeks, hackers et bidouilleurs seront nécessaires.
  • Repair'Café : le HackerSpace avec une touche de lien social, des valeurs d'éducation populaire sur fond de médiation numérique seront indispensables.
  • MediaLab : il ne suffit pas de tenir un smartphone ou de publier une vidéo pour créer une dynamique de média citoyen, entre agilité technologique et maitrise d'un processus, faite vous accompagner par des "pro-am" du sujet.


Exemples de Tiers Lieux éphémères en lien avec la médiation numérique



Quelle structure juridique pour porter mon projet ?

Collectif :

peut contraignant, souple et ouvert, cette solution est idéale pour commencer à créer votre communauté. En revanche elle ne permet pas d'obtenir de financements publics et privés et nécessite le cas échéant le portage par une structure membre du collectif qui complexifie alors la dynamique et entache le plus souvent la confiance entre les acteurs.

Association :

la plus répandue des solutions, elle demande peut de moyens et de démarches administratives pour se mettre en place. En revanche, la structuration de l'association a souvent la fâcheuse tendance de nuire au développement des activités et des actions pour lesquelles les membres se sont engagés. La notion de la gouvernance est la partie la plus importante à traiter avant de s'engager dans cette voie. La création d'une association dédiée est en revanche fortement recommandée, toutes celles qui ont évoluée ou tout simplement portée ce type de projet se sont rapidement retrouvée en conflit entre leurs projets individuels et les attentes du collectifs.

Scop :

les coopératives ont le vent en poupe, la crise économique et sociale à laquelle nous faisons face renforce l'envie d'entreprendre et vivre autrement. Si le mouvement coopératif n'est pas nouveau et s'est pendant de nombreuses années surtout développé dans le bâtiment et l'industrie, il est aujourd'hui parfaitement en phase avec la culture numérique qui repose sur les mêmes valeurs : participation, solidarité, expression, biens communs...

SCIC :

encore peut rependu, les SCIC sont des SCOP ouvertes à des acteurs publics et privés. Si cette solution semble prometteuse dans les années à venir, elle demande encore un peu de recul et de retours d’expériences car elle implique une redéfinition de notre approche entre services, commandes, et investissements publics.


Quels partenariats potentiels ?

Important : Il faut bien distinguer au sens de partenariat les actions d'un côté et le financement de ces actions d'autre part. Même si ces 2 ensembles sont immanquablement liés, il est indispensable de bien les dissocier lorsque vous abordez cette étape de votre projet.

De la même manière qu'il ne faut pas confondre partenariat avec une structure ou un groupe d'individu hébergé par le tiers lieu, et partenariat avec les ressources propres au tiers lieu si elles existent.


La Veilleuse est la posture d'aller à l'extérieur du tiers-lieu pour identifier les ressources et les connaissances disponibles sur son territoire, afin de les faire (re)connaître.


Concept de la Veilleuse par Perrine Boissier, Designeuse

cartopartie de veilleuse à Saint-Etienne

Les actions :

Thèmes principaux qui constituent votre offre de services favorable aux partenariats :

  • Animations : donner du sens et donner de l'âme aux projets entre fond et forme avec le numérique
  • Formations : transmettre des savoirs et des connaissances par la culture, les outils et les usages numériques
  • Événements : donner envie, rendre visible et lisible en intégrant au mieux les potentiels des technologies numériques
  • Expérimentations : proposer, configurer, et documenter les processus par des systèmes d'information numériques décentralisés
  • Veille et curation : observer, jardiner, croiser, partager sur les réseaux sociaux et professionnels augmentés par le numérique
  • Coordination et gestion : participer, accompagner et rendre compte en intégrant et utilisant des outils et méthodes issus du numérique
  • Portage et assemblage : identifier, référencer et rapprocher les acteurs en favorisant la "mobiquité" entre les coopérateurs


Les financements :

Sans rentrer ici dans la notion particulière des modèles économiques des tiers lieux, voici les 4 types de commercialisation de vos services dans ou par votre tiers lieu :

  • Citoyenne : démarche spontanée de votre communauté qui ne demande pas ou peut de ressources et financements supplémentaires, une participation aux frais est généralement suffisante.
  • Publique : l'action est intégralement financée par des fonds publics et rentre dans le cadre d'une mission de service public globale ou particulière, une convention est généralement signée.
  • Semi publique : l'action est co-financée par des fonds d'origine publique qui sont croisés à des fonds privés, une prise de décision actée dans un comité de pilotage est généralement imposée.
  • Privée : l'action relève d'une démarche totalement privée et rentre dans le cadre du marché concurrentiel classique, un devis et une facture sont établis avec éventuellement un bon de commande en complément.


Exemples de partenariats possibles

Cette section pourra et devra être développé dans le temps en s'alimentant de retours d'expériences
documentés issus des ERIC ayant fait la démarche d'évoluer vers un processus de tiers lieux.

Familles :

  • École des parents
  • Associations de consommateurs
  • Associations liées aux handicapes


Écoles :

  • Écoles primaires
  • École secondaires
  • Écoles techniques
  • Grandes écoles
  • Centre de recherches
  • Associations d'édudiants


Associations :

  • (re)définir un objet associatif en mode wiki et coworking
  • décentraliser le système d'information entre une communauté et des groupes de membres d'une association
  • organiser un événement en mode collaboratif et numérique
  • accompagner des pratiques et des usages numériques dans le cadre de projets collectifs


Commerces et artisanat :

  • Chambre de Commerces et d'Industrie
  • Chambre de Métiers de l'Artisanat
  • Associations de commerçants


Entreprises et industrie :

  • mettre en place et animer un panel de "beta testeurs" de services ou produits innovants
  • accompagner la médiation numérique autour d'un FabLab sur un territoire


Agriculture :

  • facilité la mise en place de circuits courts (Panier AMAP, ferme au quartier, ruche qui dit oui, etc.)
  • participer et partager les recettes de la mise en place de jardins partagés dans le territoire


Tourisme :

  • Cartopartie : pour valoriser et actualiser les ressources existantes de votre territoire.
  • CowoSlowTourism : pour développer le tourisme professionnel sur votre territoire.


Santé :

  • accompagner les processus et les évolutions technologiques autour des usages de l'e-santé
  • proposer des ExplorCamp autour d'application numériques liées à l'é-santé



Conclusion

Les ERIC, centres de ressources numériques et d'innovation sur les territoires

OpenPlateau avec Stéphane Delahaye, Emmanuel Mayoud et Yoann Duriaux en 2013 lors des rencontres régionales des ERIC en région PACA




Notes et références

  1. rapport Claudy Lebreton : "les territoires numériques de la France de demain"



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