Définition des Tiers Lieux

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Né d'une approche sociologique de nos territoires, le concept de "Tiers Lieux" se développe en France et dans le monde à grande vitesse. Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n'ont pas forcément vocation à se croiser.


La définition des tiers lieux retenue dans le cadre de Movilab

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Pour nous, le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d'usagers. Il est polymorphe car il peux prendre des formes variées en fonction des besoins d'un territoire et des communautés d'usagers. En ce sens, il n'existe donc pas de tiers-lieu type. Il est par ailleurs modulaire car à l'image d'un camembert de Trivial Pursuit, il peut être composé d'un ensemble de modules dont chacune dispose d'un référentiel clair (services).


Les Tiers Lieux jouent un rôle important dans Movilab. Ainsi, si Movilab est une méthode, le "TiLiOS" (tiers-lieu en open source) est à considérer comme un processus pour permettre l'application de la méthode en bas et par les gens.


Un manifeste des Tiers Lieux

Répondre aux besoins de visibilité, lisibilité et appropriation collective sur le thème des tiers lieux par les territoires et leurs habitants avec la culture de l’open source au coeur de la démarche.

Les glossaires et les lexiques ne peuvent-être suffisamment complet car il faudrait en créer un par individu, par structure et par territoire tant le sujet est complexe, transversal et multi-culturel. L'enjeu est ainsi d'apporter une lecture “Politique” à une dynamique mondiale.



Alléger la Ville - Des stratégies de lieux partagés

L’expédition de la Fing "Alléger la ville" visait à explorer d’autres approches du numérique urbain : au service de la créativité et du dynamisme de tous les acteurs de la Ville, favorisant l’émergence de réponses légères, agiles, diverses, émanant de toutes les énergies du territoire. Les "Stratégies de lieux partagés" sont une des 5 pistes d'innovations issues de l'expédition : Faire des lieux « partagés » un outil des politiques et stratégies de densification, de rétablissement de la proximité, du lien social, de la cohésion sociale, du développement économique et de la qualité d’un territoire.

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Présentation générique

C’est le sociologue Américain Ray Oldenburg qui a introduit en 1989 la notion de tiers-lieux. Oldenburg s’intéressait à la naissance de nouveaux lieux, intermédiaires entre le domicile et le travail et adaptés à un style de vie urbain, individualisé et mobile. "Les « tiers-lieux » se développent dans le monde entier. Ni privés, ni publics, ils composent une solution hybride entre espace personnel et espace ouvert, domicile et travail, convivialité et concentration. Les tiers-lieux réunissent un certain nombre de conditions permettant les rencontres informelles et favorisant la créativité issue des interactions sociales, notamment à travers l’ouverture, la flexibilité, la viabilité, la convivialité et l’accessibilité. Les amis occasionnels, les habitants d’un quartier, les professionnels d’un secteur, peuvent s’y retrouver et en faire le carrefour de leur communauté. Parmi les utilisateurs réguliers, la conversation est le centre des activités et l’humeur est détendue.

Les rencontres informelles et familières dans ces lieux n’ont pas forcément à être planifiées entre les individus qui s’y croisent et s’y retrouvent. Les tiers-lieux peuvent être vus comme des lieux dits « de passage » qui attribuent un sens nouveau à l’espace et à la culture à travers les communautés qui se forment et se rassemblent, des réseaux qui se tissent et grandissent autour des usages que l’on en fait. Dans ce cadre, le « café du coin », le bar connecté, le squat d’artiste ou le centre culturel en tant qu’espaces publics servant de point informel de rencontre peuvent devenir des tiers-lieux selon l’usage qu’en font les individus qui les animent, occupent et visitent. Plus qu’une simple caractéristique spatiale, les tiers-lieux sont donc en grande partie le produit des relations humaines, des interactions créatives et des modes d’organisation sociale et professionnelle dominant les sociétés contemporaines.

Chaque «tiers-lieu» a sa spécificité, son fonctionnement, son mode de financement, mais tous favorisent la créativité, l’initiative et le partage. On assiste actuellement à l’émergence d’un nombre croissant de ces tiers-lieux. Leur fonction se formalise, se professionnalise et parfois se spécialise." (source : Article de Christine Balaï).

Pour une description générique plus développée du concept de tiers-lieu, lire l'article intégral de Christine Balaï.

Le tiers-lieu gagne à être envisagé à travers plusieurs prismes interdépendants les uns des autres :

  • Le prisme sociologique : par nature, le tiers lieu est fait de relations et d'interactions sociales. Il agit comme une fabrique de lien et de capital social, comme carrefour de rencontre, comme espace dans la Cité. Il renvoie à des pratiques culturelles, aux notions de vivre et co-créer ensemble et transcende les projets individuels des uns et des autres pour leur donner une dimension collective.
  • Le prisme socio-professionnel puisqu'il peut devenir un lieu de référence où des professionnels et des proams de domaines variés peuvent se rencontrer, échanger et travailler
  • Le prisme économique : lieu de travail, d'échange et de croisement, le tiers-lieu est à considérer comme une fabrique d'innovation. Comme le dit Elena Lasida dans son dernier ouvrage, la création consiste à établir des relations nouvelles entre ce qui est confondu. Nous sommes ici au cœur de la dynamique des tiers-lieux, et cette créativité peut évidemment déboucher sur la création de richesses financière et non financière, et donc sur une valeur économique avérée.
  • Le prisme culturel : le tiers-lieu est empreint de valeurs d'ouverture, de solidarité, d'échanges et de partages. Loin de se cantonner à la seule sphère du travail, il invite à transformer son usager en acteur co-créateur de sa réalité et de ses projets. Porteur d'une culture proactive, il est aussi lieu de création et d'échanges culturels
  • Le prisme territorial : véritable centre de ressources pour ses usagers, le tiers-lieu devient également un centre de ressources pour son territoire, qu'il contribue à interroger et à dynamiser. Parce qu'il met ses publics en rôle actif de co-création, le tiers-lieu a tout intérêt à être mis en parallèle avec une dynamique territoriale.


Pages associées et associables


Documentation des Tiers Lieux




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